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 (+18) Halisper - Hate that I love you.

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statut: modérateurclasse alphamadmen krakens
- Blake Whisper -
duco corporis

Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
Ash Stymest
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MessageSujet: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Jeu 10 Déc - 1:19


Halisper


D'un geste du bras, tu repousses le garçon qui s'était placé sur ton passage alors que tu te frayes un chemin à travers la foule. Avec la fête d'Halloween, les élèves avaient envahit la salle à manger et rares étaient ceux à faire attention à ceux qui essayent de la traverser. Pourtant, tu ne lui accordes pas un coup d'oeil. Tu ne punis pas même son impudence d'un de ces regards noirs que tu sais si bien offrir. Tu n'as même pas à t'y forcer, tu te contentes de l'ignorer. En dépit de ce que tu pensais avant de venir, la soirée s'est avérée distrayante, peut-être même amusante. En dépit de l'énervement généralisé qui t'a lentement gagné les derniers temps, tu es de bonne humeur ce soir, un peu stupidement. Si tu t'autorisais à y songer, tu trouverais l'origine de cette liesse futile,  imbécile. Mais même si cette pensée parvient à effleurer ton esprit, elle n'arrive néanmoins pas à te faire perdre cette étrange allégresse. Lorsque tu arrives à la porte de la pièce, tu te retournes pour lancer un regard circulaire à la foule avant de te détourner et de sortir. Tu le cherches sans le trouver. Sans nier non plus, pour une fois, que c'est sur sa silhouette que tes yeux espèrent se poser. Il n'est pas loin, il traîne forcément encore dans le coin. Ca ne fait que quelques minutes après tout, que vous vous êtes amusés à faire peur à l'humaine qui n'a rien à faire là. Lui enroulé autour de toi sous sa forme serpentine, t'enlaçant d'une étreinte qui aurait été létale si elle n'était pas feinte. Tu avais fait mine de suffoquer et de t'écrouler sous la pression de ses anneaux, t'étais même amusé à faire pâlir ta peau d’albâtre en usant de ton pouvoir pour intensifier cette impression que l'oxygène vient à te manquer, peinant à circuler dans ton sang. Tout dans la finesse pour ne pas te causer de maux inutiles, dans la délicatesse pour ne pas faire d'erreur imbécile. D'autres élèves aux alentours avaient aussi été prit de frayeur avant que, non contents de vous, vous ne dévoiliez que ce n'était qu'un coup de théâtre destiné à distiller un peu de peur. Malgré l'amusement passager qui en avait découlé, vous n'aviez pas eu envie de recommencer, déjà quelque peu lassé. De toute manière, le tour avait trop attiré l'attention, bien que vous auriez pu tenter d'autres variations. Et c'est ainsi que, quelques minutes plus tard, c'est à nouveau séparés que vous vous retrouvez. Éternel jeu d'aimants qui passent leur temps à s'éviter sans cesser de se tourner autour et parfois s'attirent néanmoins inéluctablement. Sans espoir de fuite, dans l'attente de la suite.

Introuvable à ton regard, tu hausses finalement les épaules et quittes le hall pour sortir du manoir. L'air est frais, et tu te délectes de la brise froide annonciatrice du gel de l'hiver lorsqu'elle vient mordre ta peau. La cigarette trouve rapidement le chemin de tes lèvres qui l'enserrent, la fumée celui de tes poumons sans te soucier qu'elle te soit délétère. Tant que ça contribue à te calmer, là est l'importance. Et à cause de tes humeurs dernièrement massacrantes, ce sont des choses plus dangereuses que tu as essayé. Tout ça pour tenter de retrouver un peu plus de contrôle sur toi et tes pensées. Celles auxquelles tu laisses ce soir plus libre court alors que tu les repousses depuis des jours. La cigarette consumée, c'est encore plus vite que tu l'écrases pour t'en débarrasser avant de rentrer. Tu n'as pas envie de retourner à cette soit-disant soirée cependant, ni même de retourner à ta chambre. Aussi, c'est dans les couloirs du rez-de-chaussé que te pas te mènent sans but précis. Errance tranquille qui te vide un peu l'esprit. Jusqu'à ce que tu entendes un gémissement s'échapper d'une pièce, passant par l’entrebâillement. Tu t'arrêtes net. L'as-tu reconnu, ou n'est-ce qu'une illusion tombée des nues ? Tu as un mauvais pressentiment dont la désagréable sensation se repend partout jusqu'à ton sang. Face à ce son qui fait naître cette étrange impression de familiarité, ta bonne humeur se retrouve soudainement dissipée. Dans sa cage, le fauve s'étire, en attente alors que ta colère s'éveille lentement, latente. Tu n'hésites pas ; ta main se retrouve sur le bois et tu pousses la porte d'un geste sec. Tu ne t'encombres pas d'une discrétion inutile, ne prend pas la peine de regarder sans te faire remarquer. Très peu pour toi, tu n'es pas du genre à te fatiguer avec les apparences et ces conneries de bienséance. Il faut que tu saches. Que tu confirmes ou infirmes cette foutue intuition. Et quitte à faire, tu préférerais le second.

Malgré la pénombre dans laquelle la pièce est plongée, tes yeux tombent immédiatement sur ses cheveux blonds, sur ce visage qui t'as trop hanté, cette bouche que tu veux dévorer encore mais dont s'est échappé le son. Ton regard descend le long de son corps, presque nonchalamment. Un instant, tu ne ressens rien. Rien à part ta gorge qui se serre, le nœud qui tord tes viscères. Hautains, tes yeux s'entachent d'un certain mépris alors qu'ils tombent sur le mec accroupit entre ses cuisses. Dans tes prunelles s'assemblent déjà les nuages de la tempête qui s'apprête à faire rage. Arrêté dans son activité, son regard est porteur d'une surprise contrariée et tu as la soudaine envie de lui arracher les yeux. De le frapper jusqu'à l'annihiler, jusqu'à ce que cette expression débile disparaisse de ses traits. Brusquement, tu te rends compte que tes mains sont prises de tremblements, que tes ongles enfoncés dans tes paumes ont percé ta peau. Une douleur sourde qui éclate dans ta poitrine, des lames qui plongent dans la chaire et la déchirent, l'arrachent sans pitié pour venir trouver ton cœur et le poignarder sans s'arrêter. Tu es prit de court par la violence de ces sentiments inconnus qui te secouent, par la souffrance sournoise qui te transperce. Et puis, un barrage qui se rompt. A moins que ce ne soient les barreaux de cette cage dans laquelle le fauve rodaient, celle qui jusque là te retenait. Une ire sauvage vient déformer tes traits, briser les vestiges des masques soignés. Plus d'apparences feintes, tu es le monstre déjà couvert de sang. Tu es fureur, tu es rage. Dans te veines bout une haine inextinguible à l'égard de cette vermine qui a osé toucher ce qui ne lui appartenait pas, et c'est dans les leurs que le bouillonnement se répercute inconsciemment. Le murmure de ton pouvoir qui te prie de laisser libre court à ta rage et de laisser couler le carmin. Tu relèves un instant la tête pour foudroyer Halvard du regard. Toute la colère endiguée à l'encontre de son fantôme refait surface. Tu es furieux contre lui de t'avoir retrouvé alors que c'est avec un autre qu'il poursuit sa soirée, contre toutes ces choses inhabituelles et inconcevables qu'il te fait sentir. Furieux contre ce putain de faire-valoir, furieux contre toi-même.

- Are you fucking kidding me ?!

La rage saccage, la fureur te ravage. Un grognement qui s'échappe de tes lèvres alors que l'autre se relève d'un bond et recule, attirant à nouveau ton attention. Les mains en avant, il semble vouloir essayer de te calmer, ou peut-être d'instaurer une barrière entre vous. Tu n'en sais rien, et tu t'en contre-fous. Tu ne t'es jamais vu dans le rôle de l'amant jaloux, pourtant tu t'y trouves jusqu'au cou. Le sang que tu avais laissé sur ta peau semble se mettre à danser dessus sans pour autant la quitter, et tu vois la peur naître dans son regard lorsque tu t'avances brusquement. Pour une fois, tu ne t'en délectes pas.

- Calm-

Ton poing rencontre sa mâchoire avec violence, l'envoyant tituber quelques pas en arrière avant qu'il n'ait eu le temps de l'éviter ou de prononcer quoique ce soit. Ta possessivité rugit, impératrice de ta colère alors que l'agressivité frappe de ses éclairs. Il est à toi, rien qu'à toi. Personne d'autre n'a le droit. Rapidement, il retrouve son équilibre et l'une de ses mains jailli dans ta direction dans une tentative futile de t'arrêter. Avant que tu n'aies pu te jeter encore sur lui, la sensation d'une lame qui entaille ta peau te traverse sans que rien ne t'ait pourtant touché. Une douleur risible qui parcourt ta pommette, désagréable sensation de picotements et de chaleur. Nul besoin de porter ta main à ta joue pour savoir que le vermeille s'échappe de l'entaille, dévalant le long jusqu'à ce que tu mettes un terme à sa course. Il se détache de ta peau pour venir flotter sans forme distincte à côté de toi, colmatant la plaie en se solidifiant pour empêcher l'écoulement. Tes lèvres s'étirent en un rictus qui n'est que haine sauvage, cruauté assassine qui prédit son agonie.

- Come on, fight back again. I'll take greater pleasure in shattering you.

Ta volonté s'impose et c'est de son sang que tu prends le contrôle. Comme dans un miroir déformé, c'est sa joue qui se déchire soudain sous l'ordre que tu donne à son carmin. De sa bouche s'échappe une plainte qui dégouline de crainte. Déjà, tu te précipites en avant, profitant de son moment d'inattention pour saisir son col et le repousser contre le mur le plus proche. D'une main, tu te saisis de sa gorge, serrant entre tes doigts, enfonçant tes ongles dans l'épiderme fragile. Impérieux, tu approches ton visage du sien jusqu'à croiser ses yeux. Ton air furieux et ta peau toujours maculée de sang frémissant évoquent le démon que nombre de proies imbéciles t'ont accusé d'être l'incarnation.

- I should rip your fucking throat open and bleed you dry.

Tu craches la haine et la violence, la virulence. Voit-il le monstre qui règne sur ce monde de ténèbres cruelles, celles qui terrifient et hantent à l'infini ? Tu vas le détruire, le démolir. C'est là tout ce que tu désires, possédé par la colère et les pulsions meurtrières. Le corps secoué de  tremblements de rage, tu resserres tes doigts jusqu'à le faire suffoquer alors que ton don répond à ta fureur. Sous la pression croissante qui sans cesse augmente, un vaisseau éclate et son nez se met à saigner, signe de mauvais augure. Tu pourrais le crever là, par ta simple volonté. Continuer à augmenter la pression jusqu'à l'implosion. Mais tu ne veux faire preuve d'aucune commisération, pour son offense son supplice mérite d'être bien plus long.Tu ne veux entendre aucune supplique, pas d'humeur aux amusements sadiques. Tu veux le faire souffrir jusqu'à l'anéantir.


© charney


I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
Desire ; Years & Years.
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- Halvard Stinson -
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Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
11/03/2014
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Dim 3 Jan - 4:57

Love is war and I can taste the blade.

Blake & Halvard


Been too long, far too cracked to call cease fire and fall like that way. So tie my hands and light the match and wait for the fire to break my back again. Love, we're not the enemies we wanna be tonight… Love, leave all the weaponry and jealousy behind… Cause I'm not a loner, and I'll be a loner 'til my lover comes over. I'm not a loner, but I'll be in pain until this suffering is over.
Les différences sont flagrantes, les contradictions sont accablantes. Elles parlent d’elles-mêmes et te murmurent toutes sortes d’insanités au creux de tes oreilles. Ombres cachées dans la nuit sans étoiles, où rien ne se dévoile. Entités invisibles qui relèvent de l’incompris, drapées du noir de la mélancolie. Leur râle se courbe en drames, puis s’insinue jusqu’aux profondeurs de ton âme. Un frisson prend vie, ton sang ralentit, tes os se glacent. Dominé par des forces qui te dépassent. Piétiné par leur courroux véhément d’avoir été reniées par tes soins pendant si longtemps. Tu ne comprends pas. C’est le brouillard immonde dans ta tête blonde. Il t’empêche de respirer à ton aise, agressant tes narines d’effluves de baise, lourd de mystères, épais de secrets pervers que ton inconscient garde précieusement pour lui, à tout prix. Tu as des doutes. Tu as tes craintes qui t’explosent à la gueule aussi violemment que la plus destructrice des bombes. Impossible à désamorcer, elles t’enchaînent au sol. Elles te gardent prisonnier de leur emprise monumentale. Tu te sens affaibli. Tu te sens vulnérable. Jamais, depuis Riley, tu ne t’es autorisé à céder à des caprices de ce côté de ton être. Avec lui, tu es complet. Sans lui, tu es laid. Et cela ne doit plus durer. Un goût de bile qui se forme au niveau de ta bouche rien que d’envisager l’éventualité. Tu ne le veux pas mais tu le dois. Il est le danger incarné, le maître de tes cauchemars éveillés. Instaurer une distance de sécurité est essentiel. Tu dois te sauver, prier pour ta survie jusqu’à en avoir la gorge meurtrie. Et l’opportunité se présente, dégoûtante mais pourtant tu ne déchantes pas. Il n’est pas désagréable à regarder, il fera l’affaire. C’est un nouveau, sûrement, tu ne l’avais jamais aperçu auparavant. Et tu te pares du masque de la concupiscence insolente. Ta langue humecte tes chairs, jouent sur les rosées sans difficulté. Tu dégages l’aura familière à tous ceux qui sont déjà tombés dans tes filets. Une fois, deux fois, ils ne s’en lassent pas. C’est toi qui juges quand tout est terminé, quand il n’y a plus rien à donner. Tes empreintes se dessinent sur la peau, tu n’as pas besoin de mots. Il a compris et il en est ravi. Et sans hésiter, sans prendre la peine de vraiment y réfléchir, il te suit, se laisse traîner par le sillage de débauche que tu traînes continuellement avec toi.

Tu le plaques contre la porte, pas forcément pour la fermer. Tu essaies de penser qu’il est important, qu’il aura droit aux meilleures de tes faveurs. Tu essaies de te distraire de cette folie qui t’agace, insistante et pesante. Il ne t’aura pas que pour lui. Tu n’appartiendras jamais à personne. Tu ne seras jamais sien. Peu importe à quel point il te fait bien, à quel degré il chamboule tout ton intérieur. Tu es une créature solitaire, venue au monde pour en connaître tous les revers. Tu ne peux jamais t’attarder au même endroit plus que prévu. Et pourtant, c’est ce que tu fais en ce moment. À traîner dans l’institut sans but précis, alors que clairement, il ne t’apportera pas grand-chose. Usé et abusé par ces émotions bizarres que tu n’as pas l’impression d’être siennes. Alors tu oublies. Tu te saoules avec ce nouveau goût, ces lèvres qui te font plus penser à quel point c’est mieux avec lui qu’autre chose. "You’re a terrible kisser." Sur le ton du reproche dégoûté qui lui fait ouvrir les yeux comme des soucoupes volantes. Complètement burlesque. Ça te frustre tellement, tu as juste envie de l’envoyer chier, puis tu penses à Blake et tu te dis que si tu ne t’envoies pas en l’air, tu iras le retrouver lui. Et ça risque de dégénérer. À t’embarquer inlassablement dans ce cycle vicieux, tu risques de ne plus t’en sortir. À moins qu’il ne soit déjà trop tard. "I hope you’re better at sucking cock." Te saisissant de son bras, tu lui imposes à nouveau ton rythme sans te soucier de ce qu’il veut. Il devrait juste s’estimer heureux d’être la cible de ton attention, alors qu’il est aussi doué que la plus pathétique de tes conquêtes. "Just to be sure… You’re not a virgin, are you? Because I’m getting a certain feeling you haven’t gotten laid in a while." Rictus moqueur vient s’installer en toute sécurité, tandis que tes doigts déboutonnent ton jean pour la deuxième fois ce soir. Le même jean qui se retrouve bientôt à tes genoux tandis que tu fixes le mec avec un mépris presque palpable. Qu’il serve quelque chose, pitié, et qu’il ne soit pas la source d’une déception amère et désagréable. "Whenever you’re ready, handsome. We may be in a classroom, but I’m kind of hoping I don’t need to show you how stuff gets done, that’d be such a turn-off."

Et bien sûr, comme ton pressentiment te l’indiquait avec persévérance, c’est un grand flop auquel tu fais face. Tu maudis ta destinée, et le fait de ne pas encore avoir retenu que ce n’est pas un beau visage qui fait passer de bons moments. Biaisé par la beauté des traits, tu te fais avoir à chaque fois et on aurait pu croire que tu aurais compris qu’à part toi, personne ne peut être pourvu de toutes les qualités requises pour atteindre cet état de presque-perfection. En tous cas, le gars ne sait pas du tout se servir de sa bouche. Ni de sa langue. À un moment, il arrive quand même à t’arracher un semblant de plaisir, alors tu gémis pour l’encourager à poursuivre dans cette voie. Qui a dit qu’il n’y a que ces demoiselles pour savoir simuler ? Conséquemment, un bruit bien distinct se fait entendre, ce qui a le don de t’accorder une pause de cette séance de pure contrariété. Et tu ne peux pas empêcher un sourire de naître aux recoins de tes lèvres lorsque tu découvres le responsable de cette interruption. "This could be fun, mark my words." Dans un murmure pour qu’il n’y ait que la future victime qui l’entende. "Hey Blake, wanna join in ? This boy could use some learning, he’s such a disappointment." Tu te giflerais volontiers. Il a le don de te faire oublier que c’est justement lui que tu veux oublier. Et face au mécontentement conséquent de cette énième tentative, voilà que tu le supplies presque de venir te faire passer le goût âcre de la médiocrité avec quelque chose de beaucoup mieux. Sauf que non, il n’a pas l’air d’humeur, n’étant pas forcément enclin à s’amuser puisque c’est une expression de pure rage qu’il arbore. Tu peux presque sentir son aura qui tremble, tous les organismes vivants de l’espace qui prennent peur sauf toi, peu impressionné par cet accès de colère qui te paraît un peu mal placé. "You don’t look okay, Blake. Is there something wrong? Do you need to lie down?" Pour une fois, Halvard, tu ferais mieux de te taire. Mais pourtant, tu ignores tous les signaux d’alerte que t’envoie ton cerveau d’un revers de la main mental, cherchant à rencontre la lueur animale de ses iris. Et tu le regrettes aussitôt quand c’est le cas, tandis que tu sens le picotement familier de ton sang qui se meut dans tes vaisseaux.

Tu ne t’attendais franchement pas à entendre les os craquer dans la joue du blond. Tu en oublies même de remonter ton pantalon, c’est ainsi dire. Note à toi-même : éviter de te faire repérer par Blake lorsque tu t’envoies en l’air avec quelqu’un d’autre. S’il ne te castre pas d’ici la fin de son courroux. Tu observes l’échange qui se poursuit, combat qui a évolué pour devenir presque invisible si ce n’est les vestiges qui viennent parsemer les peaux. Tu devrais arrêter ça. Pourtant, tu restes immobile, fasciné, déstabilisé par cette scène qui t’obnubile étrangement. Il bouge. C’est un prédateur qui sait quand attaquer, qui sait quand les crocs peuvent sortir. Encore une fois, tu ne t’interposes pas, éberlué par le tournant que cette soirée prend. Tu te sens comme un spectateur qui ne peut pas se sentir concerné, en train de lorgner un film quelconque sur l’écran de sa télévision. Sauf que tout ceci est ta faute, d’une façon ou d’une autre. Et ça te remplit d’une ivresse inconcevable, qu’il n’y a que ton égo hypertrophié pour ressentir. "H… Help…" Ce n’est que le murmure faible de quelqu’un qui lutte pour récupérer de l’air qui te sort de ta fascination. Remontant rapidement ton vêtement, tu t’approches avec précaution. Tu ne veux pas être la nouvelle cible de son ire qui a l’air d’être infinie, presque concrète. "Come on now, boys, there’s no need to fight over me." La provocation est toujours ta marque de fabrique, une habitude tellement ancrée en toi qu’elle ne peut être combattue. Malgré le côté suicidaire qu’elle présente en ce moment, tu ne t’en défais pas, laissant couler les paroles mielleuses et paresseuses qui s’envolent vers ses tympans. Ou du moins, tu l’espères. "I haven’t had a chance to check his, but I’m sure you’ve got the bigger one, Blake. I haven’t seen someone top that, to be honest. So frankly, no need to discuss that since it’s already obvious." Tu roulerais presque des yeux. Franchement, de quel droit se croit-il permis d’être… jaloux? Tu ne te rappelles pas lui avoir envoyé des lettres parfumées où tu lui exprimais ton amour démesuré. Ou encore d’avoir gloussé comme une collégienne après avoir embrassé sa bouche de manière chaste et futile. "Calm the fuck down. You are gonna kill him and get expelled, or whatever."

Tu restes vraiment insensible à la détresse du parti en danger. Franchement, tu ne pourrais vraiment pas t’en foutre plus que tu ne le fais déjà. Ce qui te dérange le plus, c’est les ennuis que ça pourrait t’attirer si ça finit mal. Déjà qu’il a dû lui exploser un truc pour qu’il saigne comme un porc par le nez, alors ça n’augure vraiment rien de bon. "No seriously. Let go of him. Now." Le ton se fait autoritaire, glacial. Ce n’est plus l’heure de jouer, ton narcissisme a déjà eu satisfaction et il est temps de revenir à la raison. Tu n’es pas contre un peu de meurtre dans ce lieu d’ennui extrême, mais au moins qu’il ait des fondements raisonnables, que diable. Un éclair de défi prend naissance dans tes iris, tandis que tu te mets à côté de lui, insensible à son aliénation. Tes doigts s’emparent de son menton pour faire tourner sa tête vers toi, pour qu’enfin vos jumeaux s’affrontent. Les siens difficiles à soutenir, on peut y lire une sauvagerie indescriptible qui te file des frissons au dos. Pourtant, tu ne flanches pas, déterminé à lui faire comprendre que son caprice est tout simplement risible. Et tu bifurques vers sa main, comme pour l’aider à serrer la gorge de l’imbécile qui mériterait la palme d’or de la malchance. Mais au lieu de cela, tu la guides en arrière, comme pour lui faire prendre conscience de ce qu’elle est en train de faire. "I said : Now." Il s’écroule par terre, toussant avec une violence qui donne l’impression qu’il va recracher ses poumons. Il respire. Bien. Tu ne lui lances donc même pas un coup d’œil, gardant le contact avec les billes démentes. "You’re crazy, you know that, right?" S’il croit pouvoir t’intimider ou t’effrayer, il est loin du compte. Il pourrait te tuer, mais il a presque tué pour toi, alors tu te permets de penser que toutes les chances sont de ton côté. Il y a bien entendu cette infime possibilité selon laquelle il serait d’humeur vengeresse, mais bon, vu ses capacités, ce serait déjà fini si c’était vraiment là son but. "I know we agreed to scare people tonight, but that did fall out of line. Or did you do that to impress me? Because I’m only impressed by your stupidity since you don’t realize the trouble you might get into because of what you just did." Un soupir, et tu brises enfin le contact visuel. Il peut le sentir hein? Ton cœur qui bat la démesure, sujet à l’interprétation. "You don’t scare me. Yeah my heart is beating fast, but it’s… That was sexy, man. Whatever. Idiot."
 


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
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Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Ven 8 Jan - 0:32


Halisper


Tu n'es pas censé réagir ainsi, tu n'es pas supposé te faire submerger à ce point par la furie. Mais face à la scène qui s'offre à tes yeux, tu te retrouves incapable de jouer la flegme et l'indolence, incapable de rester de marbre alors que ta raison te dis adieu. Tu as cette étrange douleur qui nait au creux de ta poitrine, incompréhensible souffrance assassine. Tu hais le fait qu'il puisse te toucher de la sorte, tu exècres ce pouvoir jusque là insoupçonné qu'il a sur toi, cette capacité à te faire mal et te mettre en émois. Et la haine et la colère t'entraînent de plus belle, encouragement mutuel. As-tu seulement déjà été aussi enragé ? Au point de trembler, de sentir ton pouvoir menacer de t'échapper, choses qui ne t'était plus arrivé depuis des années, le fauve ou peut-être le monstre réclamant sa liberté. Tu veux briser celui qui a osé toucher à lui, le démolir. Le détruire jusqu'à ce qu'il ne reste rien de lui, mais pas avant de l'avoir fait souffrir. Tes prunelles où éclate l'orage quitte ta future victime, pleines de lueurs sauvages, et c'est le regard d'Halvard qu'elles viennent croiser, son sourire logé au coin des lèvres qu'elles prennent le temps de foudroyer. La proposition et la provocation ne font rien pour te calmer. Outrage inconcevable, comment ose-t-il alors que tu es plongé dans ta rage ? Un instant durant, c'est lui que tu veux faire taire, lui que tu veux faire perdre son sourire quitte à le lui arracher. Après tout, n'est-ce pas lui qui t'as approché pour commencer à passer la soirée avec toi pour la continuer entre d'autres bras ? Serpent vicieux, n'est-il pas coupable de ton déchaînement furieux ? Vérité sournoise qui lentement s'instille pendant qu'il cherche quelque chose dans ton regard qui le vrille.

- You're seriously asking if there's something wrong ? You tell me, what could be fucking wrong, Halvard !

L'ire dévastatrice envahit ta voix, la pare de grave et de rauques dangereux. Presque tremblante de colère, tu ne la hausses pourtant pas, te contentant de paroles pleines d'ironie meurtrières. Et, presque à la manière d'un miroir passant de toi à eux, ton énervement se répercute et agite leur carmin. Puis, l'autre se relève, fait une tentative futile pour essayer de te faire redevenir plus tranquille. Mauvais choix. Il attire ton attention sur lui, se fait cible imbécile de la furie qui t'habite, qui semble te faire plus grand, impérieux et terrifiant. Son instinct lui dicte un mouvement de recul, trop lent et ahuri pour lui avoir conseillé la fuite plus tôt. C'est trop tard pour lui, déjà ton poing rencontre sa joue, te gratifiant d'un léger son de craquement d'os sous la violence du coup. Et sous son regard, continue la bagarre. Ce sont des coups invisibles qui se mettent à pleuvoir, manifestations de vos pouvoirs. Contre-attaque futile, tu écrases vite sa résistance fragile. Tes doigts s'enroulent autour de sa gorge et serrent, pendant que tu le plaques contre le mur et le prive de son air. Rendu impérieux par la colère, prédateur carnassier et furieux. Menaces proférées dans des grognements à peine étouffés que tu ne prends pas la peine de camoufler. Tu veux le démolir, le voir mourir. Toute considération est oubliée, la raison délaissée. Les mains de ta victime tentent de griffer ton bras pour te faire lâcher prise, il gâche son air pour une supplique dans l'espoir qu'on vienne le sauver de la crise, appel au secours de dernier recours. C'est presque inconsciemment que tu perçois le mouvement, distraitement que tu entends les pas. Tes pupilles assassines restent rivées sur lui comme des fusils. Tu n'aurais besoin de nulle arme pour le tuer, d'aucun artifice pour le torturer jusqu'à le faire hurler. La figure déjà couverte de carmin des attaques que tu lui as porté, il serait si simple de l'utiliser. Poupée de chaire et de sang, il est à la merci de tes instincts violents. Peut-être devrais-tu commencer par mettre bousiller sa bouche coupable des maux, déchirer sa peau et mettre sa gorge en morceaux. Tes considérations sont interrompues par l'intervention d'Halvard, et tu as soudain conscience de son approche précautionneuse. Malgré ses paroles provocantes, sa voix indolente, il cherche à te tranquilliser, à te faire le lâcher. A te calmer pour te faire arrêter.  

- Do I look like i fucking care ?

Le venin que tu craches est assassin. Tu ne détournes pas les yeux, persistes à tuer mille fois l'irrévérencieux. Non, à ce moment, tu n'as que n'as que faire de la vanité, tu te fous des conséquences possibles de tes actions, d'être viré de l'institut si tu en venais vraiment à le tuer. Et lui, en quoi est-ce que ça lui importe ? Tu doutes qu'il soit du genre à être craindre ta fureur, ni même l'idée d'être témoin d'un meurtre. Ou il n'agirait pas avec autant de nonchalance, n'aurait pas joué au provocateur. Alors quoi ? Quelles sont ses raisons, refuserait-il que tu abîmes son jouet maintenant devenu ta proie ? Parce qu'il n'est rien de plus que ça, dans les deux cas. Tu as beau réagir excessivement, tu ne manques pas de discernement. Pas au point de laisser la colère et l'incompréhensible douleur qui t'avais poignardé en plein coeur t'aveugler au point de croire qu'Halvard lui accorde une quelconque autre importance. Il n'empêche que le fait qu'il s'oppose à toi pour l'épargner te fait persister dans la rage qui te consume. Son sang dégouline de son nez et de ses plaies, s'écoule jusqu'à ta main. Tes doigts resserrent leur emprise sur sa gorge et ta paume comprime un peu sa trachée pour l'étouffer pendant que tes ongles s'enfoncent dans la peau pour la percer. Tes lèvres s'ourlent de mépris, dévoilant un instant tes dents. Cette fois, c'est de glace et de nuances autoritaires que se pare sa voix pour t'ordonner de lâcher ton étreinte meurtrière. Et si tu n'as encore jamais entendu cette intonation chez lui, tu refuses toujours de tourner la tête, et t'entêtes à étrangler celui que tu veux décimer. Même si ça n'est pas l'unique raison, le fait que ses prunelles recèlent le pouvoir de t'imposer ses volontés n'y est pas étranger. Ca et le fait de ne pas vouloir quitter ta proie du regard. En revanche, c'est ce qui te pousse à résister lorsque ses doigts se glissent sur ta peau et s'emparent de ton menton, t'arrachant un frisson perdu dans tes infimes tremblements. Mais malgré ta résistance, ses billes finissent par capter les tiennes, force magnétique contre laquelle tu ne sembles rien pouvoir faire, et tu t'appliques alors à lui communiquer par le regard l'étendue de ton ire, des pulsions violentes qui te parcourent, de la haine qui te fait bouillir. Les ombres qui t'habitent habituellement se sont faites ténèbres insondables, d'une noirceur infinie. Est-il celui capable de tirer ce qu'il y a de meilleur mais aussi de pire en toi ? A chaque fois ses iris te mettent un peu plus nu, à vif d'une façon inattendue. Sa main trouve la tienne sur la gorge de la victime qui tressaute toujours dans ses ridicules espoirs de survie, et l'ordre se répète et fatalement s'abat.

Malgré toi, tu relâches la pression et ouvres les doigts, forcé de laisser le laisser guider ta main en arrière. Tes yeux flambent mais ne le quittent pas alors que la vermine s'écroule au sol et cherche son air. Tu serres les dents, enragé, tenté d'inonder ses poumons de sang pour l'y noyer. Tu n'en fais rien pourtant, partageant ton attention entre ta proie et celui qui est à toi. Tu ne prends pas la peine de répondre lorsqu'il parle de ta furie comme d'une folie. La provocation retrouve ses droits dans ses mots, et cette fois tu ne peux t'empêcher de grogner, n'ayant jamais apprécié que l'on dise que tu fais preuves de stupidité.. Tu aurais rétorqué sans tarder s'il n'avait pas brisé le contact visuel à ce moment et qu'un doute ne t'avait pas assailli brutalement. Avait-il vraiment usé de son don pour te persuader de lâcher prise ? Tu n'as pas senti la contrainte disparaître une fois l'ordre exécuté, une fois que son regard t'a quitté, et tu n'es plus certain de l'avoir sentie s'emparer de toi pour guider ton corps. Est-ce que tu te serais fait avoir comme un idiot, t'être laissé persuadé qu'il l'avait utilisé alors qu'il n'y avait que ses prunelles dans les tiennes et ses doigts sur ta peau ? La possibilité te trouble un instant, fait marquer une pause à ta colère, laissant la porte ouverte à l'aveu d'Halvard et son myocarde doucement affolé. Dans ta poitrine vacille une sensation étrange qui te dérange. Déjà, elle se trouve éteinte par la contre-attaque sauvage de la tempête qu'est ta rage.

- Shut the fuck up !

Au même instant, ton pouvoir jailli à l'écoute de ta volonté, invisible jusqu'au cri de douleur étouffé, brisé, accompagné de l'effusion de vermeille. Tu n'as pas pas besoin de te retourner pour savoir qu'il a la bouche en sang, les lèvres déchirées par le carmin et l'éclatement simultané d'une bonne partie de leurs vaisseaux. Tu le fais quand même, coup d'oeil lancé par dessus ton épaule alors que sur tes lèvres se prélasse un rictus cruel. A nouveau, tu utilises ton don et le carmin te répond. Flottant dans l'air sans forme distinctive avec l'indolence d'un prédateur pourtant prêt à frapper, comme mu d'une vie propre. Lentement, il s'approche d'Halvard avec toi à sa suite, et ta voix baisse de quelques tons pour se faire caresse dangereuse où se complaît toujours ta colère venimeuse.

- I've told you already. I don't give a damn about getting in trouble but maybe you shouldn't. I'm not exactly kind to whatever gets between me and my prey. Nor to people trying to mess with me like you did.

Tu t'arrêtes, tout près, assez pour que vos vêtements puissent se frôler, et tu profites de la dizaine de centimètres que tu as en plus pour le jauger, repoussant l'envie brutale et irraisonnée que tu as de l'embrasser. Tu laisses ton regard s'y égarer, profitant de l'excuse de ne pas vouloir croiser ses yeux pour ne pas te retrouver hypnotisé. D'une main, tu t'empares de sa mâchoire pour relever son visage vers le tien et le laisser t'observer, contempler l'étendue de la furie qui danse toujours dans tes yeux clairs.

- Next time he'll die.

Peu importe s'il s'agit d'un autre. Ta possessivité rugit, impérieuse, toujours furieuse. L'excès de tes réactions ne fait que te frôler l'esprit sans vraiment le toucher, t'offrant une aperçu clair, violent mais momentané de ce que tu cherches à te dissimuler. Tu ne veux plus le voir avec d'autres que toi.




© charney


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Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Ven 8 Jan - 2:28

Love is war and I can taste the blade.

Blake & Halvard


Been too long, far too cracked to call cease fire and fall like that way. So tie my hands and light the match and wait for the fire to break my back again. Love, we're not the enemies we wanna be tonight… Love, leave all the weaponry and jealousy behind… Cause I'm not a loner, and I'll be a loner 'til my lover comes over. I'm not a loner, but I'll be in pain until this suffering is over.
Toi, avoir peur? C’est chose impossible, une contradiction avec ce que tu es. Certes, comme tout le monde, tu as tes préoccupations. Tu redoutes de mourir jeune, de ne pas assez vivre, de te retrouver à la dèche, de connaître le sentiment d’impuissance pour une durée plus longue qu’il n’est nécessaire. Mais tu ne te laisses jamais impressionner par quelqu’un qui brave le danger et qui croit pouvoir t’intimider. Qu’un individu tente de te mordre, la même marque se trouvera chez lui mais encore plus grande. Morsure doublée dans la douce intention de la vengeance, avec le sourire cruel qui va avec. Tu te tordras autour de lui comme l’impitoyable reptile que tu es, le faisant suffoquer, et t’amusant à faire fluctuer sa respiration en le relâchant juste assez pour le laisser reprendre son souffle. Tu t’étonnes de ne jamais avoir tué. C’est juste que tu n’en as jamais ressenti l’envie ou le besoin, et que tu estimes que c’est un luxe que tu ne peux te permettre si tu veux vraiment éviter de mettre un pied dans ta tombe avant l’heure. Mais tu en serais totalement capable, maintenant que tu en viens à y penser. Ça ne te dégoûte pas, ça ne te choque pas. Le meurtre fait partie de la vie. Tuer ou être tué. Tuer pour survivre dans ce monde malade et déglingué. Tu aurais pu t’amuser à mettre fin aux jours ta mère après tout. Tu aurais apprécié entendre ses cris se répercuter dans la cave de votre ancienne maison. Des hurlements impuissants pendant qu’elle te conjure avec sa voix larmoyante, comme lorsqu’elle était revenue pour découvrir qu’elle n’avait plus rien à cause de toi. Essayant de te persuader qu’elle t’aime, qu’elle t’a mis au monde et que tu es tout pour elle. Oh oui, si tu devais assassiner quelqu’un, si tu devais faire en sorte qu’une personne expire son dernier souffle, ce serait elle la première. La catin qui avait écarté les cuisses pour son seul intérêt personnel, même lorsque ça avait été pour te mettre au monde. Tu la détestes, même si c’est grâce à elle que tu es ce que tu es, ce monstre indifférent, inatteignable, qui n’a que le frisson dans le dos comme réaction à cette violence qui se déroule sous tes yeux admiratifs. Les rideaux s’abattent sur la fin du spectacle que tu ne voulais pas vraiment interrompre. Cela aurait été grisant de voir Blake tuer cet imbécile qui a eu la malchance d’être tombé dans son collimateur. Mais tu n’étais pas prêt à en subir les conséquences, pas prêt à l’invasion psychique qu’aurait exercé le professeur sur toi, tôt ou tard. Pour l’instant, tu as besoin de cet endroit, même si tu t’évertues à le nier. Tu as besoin de ne pas être seul, de ne pas te contenter de la compagnie de plans cul qui ne veulent plus dire grand-chose depuis que tu n’as plus le cœur à ça. Au fond, tu t’es attaché à l’institut, car il te permet de combattre la solitude qui a longtemps hanté tes pensées, le vide que tu n’as cessé de souhaiter combler.

Tu cilles, surpris par la voix qui s’élève en un ordre précis. Tes sourcils se haussent, et l’amusement se mêle à la fascination. Il est à moitié sorti de sa transe, mais tu peux toujours t’enivrer des effluves de son courroux qui te fait hérisser des poils. Putain, pourquoi tu trouves ça aussi attirant ? Pourquoi veux-tu à ce point lui arracher ses vêtements et le calmer à ta façon devant sa victime toujours avachie sur le sol ? D’ailleurs, tu le regardes brièvement et discrètement, pour t’assurer qu’il respire toujours malgré tout. Mais peut-être que tu n’as pas été assez subtil parce que cela lui a valu d’être attaqué à nouveau avec une violence hypertrophiée. Et maintenant, comment vas-tu réparer ça au juste ? Même si tu lui fais oublier qu’il s’est fait agresser comme ça, il va quand même se regarder dans un miroir à un moment ou un autre, ou l’un de ses amis le fera pour lui. Il pourrait aller à l’infirmerie, et cela lui vaudrait un lot de questions, l’ouverture d’une enquête, un quelconque événement qui fera que vous vous retrouveriez toi et le Whisper dans la mouise sans avoir l’opportunité de dire «Et merde». Non mais sérieusement, là, tu es plutôt remonté et tu comptes bien le lui dire en le noyant sous tous les jurons qu’il mérite, ce crétin immature qui se prend pour un immortel ou tu ne sais quoi d’autre. Mais c’est là que tu remarques la masse de sang qui flotte juste à quelques centimètres de toi, et les deux pas qu’il a fait en ta direction. Non mais sérieusement ? Tu ne vas pas te retrouver les fers à l’air encore, c’est déjà révolu, usé, inintéressant. "Mess with you? What the fuck are you talking about?" Tu le juges tellement, cet abruti dégénéré qui est plus possessif qu’un jumeau incestueux qui ne veut pas voir son frère tremper son biscuit ailleurs. Cette partie de lui est tellement dérangeante et séduisante à la fois, et tu es contrarié de subir ce maelstrom de contradictions qui joue avec tes nerfs et détraque ton palpitant. "If someone is messing with the other one here, it’d be you. I was getting a blowjob and you barged in here like you’re the fucking fun police. Yeah, it was a pretty lame one, but still, a mouth is a mouth." Il est proche, trop proche, pourtant ça ne te fait pas arrêter dans ton élan. Il t’a cherché, il va te trouver, cet abruti de merdeux qui se croit tout permis juste parce que tu lui as écarté les cuisses une, deux ou trois fois. "Next time, let’s try to avoid making the people sucking my dick your preys, that’d be easier for the both of us." Tu as cette incroyable envie de le gifler. Très fort. Jusqu’à que son sang se répande à son tour, pour qu’il calme un peu ses ardeurs. Il se prend tellement au sérieux, que ça te sort de tes gonds, et pourtant ça ne manque pas de te remuer les entrailles de la plus curieuse des façons.

"There will be no next time. I don’t fuck people twice, Blake. You were the exception and I’m starting to regret it because it obviously made you believe you own me or something." Ta main atterrit sur son avant-bras brusquement, le dégageant et brisant le contact qu’il a créé entre vous. S’il croit pouvoir t’ébranler, il est tellement dans le tort qu’il devrait en faire son nouveau prénom. Qu’il voit le mécontentement qui danse dans tes yeux, qui n’est que pour lui et son attitude ridicule de personnage tout droit sorti de Twilight. "And you don’t fucking scare me, you childish prick. At best, I’m just hard right now because there’s something wrong about me that makes me horny when I see violence. I’m sure a session with a psychologist would do me good, but then again, I would only be risking his life if he ends up inadvertently touching my thigh." L’agacement prend possession des syllabes que tu laisses échapper, tandis que tu t’es rapproché inconsciemment de lui de sorte à ce que la fin de tes phrases meurt contre sa peau. Et tu es trop près, tu résistes pour ne pas l’embrasser parce que ce serait une erreur après ça. Il prendrait ça pour un encouragement à nouveau, d’envahir ton intimité et de se croire propriétaire auto-proclamé de ta personne. Mais putain de bordel de bite, tu en ressens tellement le besoin, comme si ton anatomie réclamait son dû, cette drogue que tu t’es amusé à lui injecter la fois de trop lors de vos derniers ébats. "You want someone who would stay loyal to you? Get a dog. I’m not yours. I don’t do as you say, and I certainly don’t need you for anything. They’re talking about that overly possessive girlfriend. You’re starting to look just like her, you have her eyes." Ta tirade se termine, tandis que tu reprends ton souffle avec difficulté. Et tu ne sais pas si c’est l’étonnement ou la distraction qui l’empêche de réagir ou de te stopper dans ton élan, mais tu es juste obnubilé par ses lèvres, et tu dois t’en détourner pour ne pas céder. "Now, let me try to fix your mess and fuck off. Some air please, you’re suffocating." Sans ciller, tu détournes enfin tes billes de lui, et tu t’accroupis pour les faire coïncider avec celles de la victime d’une malchance inouïe. Sauf que ses paupières sont rabattues, ce qui n’est vraiment pas une bonne nouvelle pour vous. Rapide, ton réflexe est de poser ton index et ton majeur au niveau de son cou, pour tâter son pouls. Il respire toujours, mais tu ne sais pas s’il est en danger. La claque retentit, brutale sur sa joue et l’éveille en sursaut tandis que la douleur semble à nouveau se propager dans ses membres, à lui en arracher des gémissements pitoyables et pathétiques. "On a scale of one to ten, how hurt are you exactly?" Il ne peut apparemment plus parler, et tu ne peux t’empêcher d’être inquiet. Aurait-il abîmé ses cordes vocales aussi ? Tu te sens presque mal devant ce qui te fait face, presque coupable car il n’aurait été embarqué dans cette mésaventure si tu ne l’avais pas choisi pour ce soir, si tu n’avais pas à oublier la hantise perpétrée par les soins de son tortionnaire. "I’m so sorry." Dans un souffle, un murmure. Non pas pour que personne ne l’entende, mais parce qu’il t’en coûte beaucoup. Et tu te relèves, arpentes la salle avec le poing refermé qui tape doucement contre ton front. "Think, think, think…" Une idée. N’importe laquelle. Quelque chose pour sauver la situation sans compromettre votre avenir.
 


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
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Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
Ash Stymest
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Dim 10 Jan - 1:53


Halisper


Tu es rage, tu es colère. Dans l'air, l'orage qui sévit continue de tout frapper de ses éclairs. Rien ne semble capable de le calmer ni de le faire se dissiper. Le prix que réclame ta furie pour l'offense engendrée par ta victime écroulée au sol n'est autre que sa vie. L'ire atteint des sommets, flambe comme jamais. Plus aucune tempérance ni condescendance, c'est sans masques que tu te laisses aller à la démence. Tu composes avec tes pulsions irraisonnées, tes réactions exagérées, prêt à te venger. Tout à ta démesure, tu voudrais torturer ta proie jusqu'à la rupture, la crever à l'usure. Des envies cruelles, mortelles, que ta colère met en exergue. D'ordinaire dissimulées sous tes fausses personnalités, parfois en partie dévoilées, il n'empêche qu'elles ont toujours existé. Rares sont ceux qui en ont été témoins sans qu'il ne leur arrive rien. Personne ne t'a jamais énervé à ce point, sans rien subir de ta main. Mais si tu as toujours eu cette fureur en toi, sommeillant en attendant son heure, elle frôle aujourd'hui l'apothéose tandis que les ténèbres se meuvent en osmose. Il en est la cause, avec ces émotions étrangères qu'il ose faire naître en toi. Les chaînes et les barrières ont toutes brutalement cédé, laissant libre court à ce qui était enfermé dans les cages d'apparences dorées. Presque en transe, bougeant et agissant avec une terrifiante assurance. Enfant déjà, tu avais cette tendance inquiétante à être sujet à l'animosité,  de pulsions d'agressivité généralement facilement réprimées. Adolescent les choses avaient empirées, devenant accès de colère dont tu avais apprit à jouer et à gérer. Selon les cas, tu les laissais aller pour terrifier, les endiguais pour mieux manipuler. Apparent ou pas, jamais il n'a fait bon de se trouver sous les foudres de ton courroux. Halvard peut bien penser que tu es fou, ça ne change rien au fait que tu crèves d'envie de démolir ta proie, trop enragé pour laisser quoi que ce soit passer. Foutrement jaloux, tu es bien forcé d'admettre cette fois que ça va plus loin qu'une possessivité mal placée, visiblement indésirée.  

Pas vraiment dans l'état d'esprit d'y accorder de l'importance, tu te retrouves à lui ordonner le silence, à t'approcher. La caresse de ta voix contraste avec ces paroles menaçantes que tu finis par proférer, pourtant tu es presque submergé par l'envie de le toucher, de l'embrasser. Dans votre proximité, ta victime que tu viens d'attaquer une nouvelle fois, encore un peu plus amochée, se fait en partie oublier. Pas complètement, mais elle passe après lui au second plan. Tu finiras de régler son cas plus tard, préférant t'assurer qu'Halvard ne recommencera pas, dans l'espérance pas vraiment consciente de le garder pour toi. Et échouant lamentablement. Tu ne t'en rends pas compte immédiatement, tes prunelles occupées à errer sur ses lèvres, une partie de toi à les rêver, à s'en rappeler. Tu t'en détaches pour croiser ses pupilles, t'apercevant alors du mécontentement qui y brille, de la manière dont elles te vrillent. Si tu ne t'attendais pas à ce que tes paroles soient bien reçues, tu ne pensais pas qu'il te les retournerait ainsi, habité d'une colère qui chez lui t'était jusque là inconnue. Et c'est ta fureur qui répond, abandonnant une nouvelle fois ta raison. Un instant tu te demandes s'il se fout de toi, s'il s'amuse bien à jouer à te provoquer et te prendre pour un con. Un maelström d'autres pensées embrouillées, encore trop emmêlées pour les considérer, tente de te submerger. Tu le repousses d'un revers mental de la main, ignorant pour l'instant les émotions désagréables, prémices de pire, qui s'y sont sournoisement insinuées.

- Oh yes, and what do you call spending the evening with me, some frigging nice time for once, and then runing away to get a lame freacking blowjob by a fucking tosser then ?! How do you expect me to react when you make me believe we're gonna i don't know spend some time together and then go try to fuck some other guy ?! I'm not your fucking boy toy !

Tu exploses à nouveau, tes mots oubliant tout de leur précédente nonchalance feinte, empreinte de ta colère jusqu'à la moelle. L'agressivité se renouvelle, mais ce n'est pas dans tes gestes qu'elle se révèle mais dans tes paroles qu'elle se mêle. Tu es prit entre les paradoxales envies de le frapper et de le plaquer contre un mur pour le baiser mais tu es décidé à ne pas céder au dernier. Pourtant ce ne sont pas les prétextes qui manquent de le faire, la tentation de coller ta bouche contre la sienne pour le faire taire. Il joue au connard débauché aux excuses débiles, mais toi aussi, tu agis en imbécile. Vu la suite de ses paroles, peut-être aurais-tu dû le faire tout de même. Il attaque, te détraque. L'agacement et le venin qu'il y injecte te touchent et font mouche tandis qu'il se dégage brusquement de l'emprise de ta main. Tu peux sentir la chaleur de son corps à travers les vêtements, son souffle qui s'échoue sur ta peau. Étonné par la véhémence de ses mots, estomaqué de te retrouver victime de maux. Tu es prit de court par certaines réalisations qui s'imposent à toi, par des choses que tu crois comprendre de ses propos. Ce ne sont presque que des impressions sur lesquelles tu peines à mettre des mots, mais les émotions douloureuses s'imposent sans que tu ne saches repousser leur arrivée. Tu pensais que vous étiez deux à ressentir cette putain d'attraction d'une manière équivalente, cette addiction frustrante. A le vouloir encore, incapable de te le sortir de la tête alors qu'il continue à hanter tes pensées. Mais peut-être que tu t'es trompé, perturbé par ces choses qu'il fait naître en toi pour la première fois sans que tu ne saches de quelle manière les gérer. A nouveau, tu sans cette douleur dont les doigts se referment sur ton cœur pour le comprimer, sur ta gorge pour serrer et lentement t'étrangler. Il finit par se détourner, et tu te rends soudainement compte du silence déconcerté dans lequel tu es tombé, incapable de savoir précisément quoi penser. Ses dernières syllabes s'abattent, te rejettent. Il te repousse, et c'est dans les ténèbres familières de ta rage que tu retombes. Accueillantes, elles t'enveloppent et s'insufflent dans ta voix à nouveau dangereusement basse, furie de glace.

- Next time do try to be clear from the start and don't ignore for weeks the guys you fuck with without saying you want no more and then suddenly reappear and play nice and flirty as if you want them again, you jerk. Go on, fix that one or go find another lame bastard to fuck with. I don't fucking care.

Tes paroles coupent et frappent alors que tu craches la dernière phrase de ta sentence avec colère. Est-ce qu'elle sonne aussi amère qu'à tes oreilles ? Est-ce qu'elle semble aussi mensongère que dans ta tête ? Bien sûr que tu ne t'en fous pas, sinon tu ne réagirais pas comme ça. La porte claque derrière toi avec une violence loin de la quasi indolence de tes mots, preuve de ta fureur. Et ta douleur ? Tu ignorais qu'il était capable de te toucher de la sorte, d'enfoncer une lame à travers toutes tes barrières pour poignarder ce cœur que tu pensais inatteignable, incapable de ressentir un tel mal. La souffrance continue d'exploser dans ta poitrine, de t'ébranler avec une cruauté assassine. Tu es blessé, sans comprendre pourquoi. A moins que tu ne le saches au fond de toi, sans vouloir le voir ni le croire. A la place, tu te retranches dans une rage noire. Qu'il se démerde s'il tient à le sauver, tout ce que tu ferais c'est t'assurer de le tuer. Tes pas battent le sol dans leur ire, sous les lointains éclats de rire, réminiscence d'une fête complètement sortie de ta tête. Tes pas battent le sol dans leur ire, sous les lointains éclats de rire, réminiscences d'une fête complètement sortie de ta tête. Tu abats les mètres sans un regard en arrière, et très vite, tu te retrouves dehors, ouvrant la porte du garage d'un geste rageur, frappant le pneu d'une quelconque voiture pour déverser ta fureur. Si tu trouves rapidement ta clé de voiture pour la déverrouiller et y entrer, c'est au moment de trouver le contact que tu te rends compte des tremblements violents qui agitent tes doigts, et tu dois t'y remettre à plusieurs fois avant de le trouver après t'être forcé à respirer et légèrement te calmer. Tu es à peine sorti de l'institut que tu écrases l'accélérateur, foudroyant du regard l'aiguille qui grimpe trop lentement à ton goût sur le compteur mais dépasse vite la limitation de vitesse sans apporter aucune trace allégresse. Ta voiture fuse sur l'asphalte et tu vas trop vite, bien trop vite. Tu n'en as absolument rien à foutre, oubliant la prudence dans tes envies de violence. Tu ne sais même pas comment c'est arrivé. Tout ce dont tu te rappelles, c'est d'avoir appuyé de toute tes forces sur le freins pendant que tu braquais en vain. Ou pas tout à fait ; tu avais probablement réussi à limiter le choc et les dégats. Les airbags qui fusent et l'aile droite de ta voiture bien froissée pour ta voiture, des ecchymoses qui ne manqueraient pas d'apparaître mais pas d'autres blessures. Rien pour dissiper ta rage rugissante cependant. Tu t'extirpes du véhicule en jurant pour appeler une dépanneuse et profiter du temps qu'elle arrive pour te calmer en faisant les cents pas et utilisant ton don et le sang qui te macule. Histoire de ne plus être furieux au point d'avoir envie les trucider eux-aussi lorsqu'ils seraient là, comme tout ce qui pourrait te passer sous la main.




© charney


I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
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Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Dim 10 Jan - 4:14

Love is war and I can taste the blade.

Blake & Halvard


Been too long, far too cracked to call cease fire and fall like that way. So tie my hands and light the match and wait for the fire to break my back again. Love, we're not the enemies we wanna be tonight… Love, leave all the weaponry and jealousy behind… Cause I'm not a loner, and I'll be a loner 'til my lover comes over. I'm not a loner, but I'll be in pain until this suffering is over.
"Fuckhead." Tu lui jettes ton regard le plus assassin, le plus méprisant tandis qu’il se détourne de sa responsabilité comme un gamin de treize putain d’ans.  Il déchaîne ses instincts primaires, il noie l’homme sous le poids de sa colère et puis il s’en va comme si de rien n’était, comme si ce n’était pas là le fruit de ses actes démesurés. Bien sûr qu’il a fallu qu’il soit un impulsif comme ça, qui se laisse contrôler par la première chose qui lui passe par la tête, par ses pulsions premières sans aucune réflexion, sans prendre en considération le fait qu’elles soient complètement tirées par les cheveux. Tu n’aurais pas pu tomber sur pire, et tu te persuades qu’il est infect, qu’il bouffe ton oxygène, qu’il est une erreur de parcours absolument affligeante qu’il te faut sans doute réparer le plus vite possible. Tu te mens effrontément, disant à haute voix qu’il ne te mérite pas alors qu’à l’intérieur, la passion fait fureur, le désir de le poursuivre, de le déshabiller et de t’abandonner à lui te hante et te déchante. Tout ton corps te hurle de donner suite à ces envies loin d’être sages, à ces vagues qui s’enchaînent et qui t’entraînent loin du rivage. Ses paroles te reviennent en tête, elles s’entêtent à faire balancer ton cœur, à t’emplir d’une émotion inconnue que tu n’arrives pas à identifier. Boy toy. Mais qu’est-ce qu’il croyait que vous partagiez ? Que s’est-il mis en tête, au juste, pour que sa réaction soit aussi exagérée ? Tu ne peux t’empêcher de croire qu’il ressent la même chose que toi. Cette douce addiction au parfum irrésistible, qui t’emplit d’une haine envers son élément déclencheur. Tu te frustres même à espérer que ce soit ça. Qu’il mène le même combat que toi. Que lui aussi brûle lorsqu’il te voit, qu’il se consume lorsqu’il est assez proche pour sentir ton odeur ou ta chaleur. Qu’il pense à toi avant de dormir, que sa main va machinalement trouver son organe en turgescence lorsque des images indécentes s’en viennent bousculer ses pensées, perturber son sommeil. Qu’il ne peut plus être avec quelqu’un d’autre sans comparer, sans se dire que c’était tellement avec toi. Pour toi, c’est tellement mieux avec lui. L’une des rares choses que tu ne t’évertues pas à nier foncièrement, comme si ça allait plus ou moins aggraver ton cas. Putain, tu bandes. Ce n’est pas possible, il n’y a que toi pour être suffisamment imbécile pour être excité à un moment aussi grave. "Calm down, it’s not your time." Serais-tu l’horrifiant cliché du mec qui s’adresse à son pénis comme une entité indépendante et dotée de sa propre conscience ? Apparemment, oui. Ce soir, tu l’es. Alors qu’il y a potentiellement un futur cadavre si tu ne te bouges pas les fesses, juste à quelques mètres. Il faudra d’ailleurs que tu trouves un moyen d’éviter ce fâcheux décès qui te vaudra des ennuis incommensurables. Et s’il croit que tu vas te prendre tout le blâme si le mec clamse, il se fout le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

Tes doigts passent dans tes cheveux, serrent fort comme si ça allait t’aider à trouver une solution au problème qui est étendu sur le sol. Ce dernier pousse d’ailleurs un gémissement qui t’arrache un frisson, tellement il dénote de toute la détresse qu’il doit ressentir. "Don’t you dare die on me, you poor creature." Et alors? Le garder en vie le plus longtemps possible ne sert strictement à rien. Il lui faut des soins. Un hôpital. D’accord, tu peux l’emmener là-bas, non ? N’arrête pas de cogiter, trouve la clé. Pour ce faire, il faut le transporter. Déjà, cela n’est pas très évident puisqu’il a l’air d’être plutôt lourd, et tu n’es pas exactement le mec le plus musclé de l’institut. Ensuite, il faut le faire bouger sans te faire repérer, ce qui est chose clairement impossible. Bien que la moitié, voire les trois quarts du manoir soit rassemblé dans la salle à manger, il y en a forcément deux ou trois pour te repérer. "I don’t suppose you can walk?" Pas de réponse, il doit être retombé dans les pommes. De toute façon, c’est stupide. Même si tu le conduis là-bas, il lui faudra des jours pour se rétablir. Et les questions fuseront, la police interviendra, et Xavier sera forcément mis au courant. Tu te creuses les méninges, tu utilises tous les neurones de ton cerveau. Et c’est l’illumination. Comment as-tu pu être aussi ignorant, aussi aveugle à l’évidence même ? Si tu ne peux l’embarquer chez un docteur, alors c’est le docteur qui s’en viendra vers lui. Ravi d’avoir enfin trouvé une piste à exploiter, tu le fixes et tu t’accroupis à nouveau pour te mettre à son niveau, le palpitant qui grince sous le joug de ton impuissance, les épaules qui s’alourdissent du fait de tes fautes. "I’m gonna bring help. Fight for your life. Dying because you blew a guy is not cool, like really. It may even be worse than dying of AIDS or getting hit by a bus or something. So, think about that. A lot. And don’t let yourself go."

Tes pas se font précipités dans le couloir. Tu sais où tu vas. Tu n’as pas le choix. Tu ne la connais pas vraiment, tu ne lui as jamais parlé, mais tu as entendu parler d’elle grâce au cercle dans lequel tu évolues. Tu t’es assuré de te faire les bons amis, ceux qui te seront utiles et qui t’apporteront toutes les informations dont tu as besoin. Ceux qui inconsciemment apaisent ta curiosité vis-à-vis de tout ce qui se passe ici. Des pouvoirs qui débarquent, des romances qui commencent et que tu veux détruire, des puceaux qu’il faut éduquer dès que tu en as l’occasion. Tu es un mécréant qui vit grâce aux ragots, qui survit grâce aux renseignements qu’il grappille par ci par là. Et c’est de ça que tu vas user ce soir. Reste à la retrouver, tu ne te rappelles pas vraiment de son visage. Et dans la masse de gens, cela va être très difficile, voire impossible, de la trouver à temps. Tu ne peux pas demander à quelqu’un que tu connais s’il l’a vue, ce serait trop en dire, trop en dévoiler. C’est ridicule, tu ne la trouveras jamais ici. Tu n’as qu’à espérer qu’elle est dans sa chambre, qu’elle n’avait pas envie de se joindre aux festivités. Tu montes les marches quatre à quatre, stressé que quelqu’un découvre l’amoché, seul dans la salle d’étude. Un couple aux mains baladeuses, qui décident d’aller dans la même pièce que tu as choisie et qui tombe sur l’inconscient. Tu arrives finalement devant sa porte, où son nom bizarre est inscrit. Tu toques à la porte, monstre d’assurance. Tu n’aimes pas ne pas avoir le contrôle, lorsque tu sens qu’il t’échappe petit à petit. Et là, c’est trop se remettre au hasard, trop croire en tes chances. Et tu n’as pas le droit de flancher ou de te désister, tu ne peux pas le laisser crever alors que c’est toi qui est la cause des coups qu’il s’est pris, du sang qui a coulé par toutes les pores de sa peau. Ton masque se décompose petit à petit, à mesure que les secondes s’égrènent petit à petit. Elle n’est pas là. Et alors que tu t’apprêtes à faire demi-tour pour te résigner à la chercher partout ailleurs, une voix résonne. "Do you … need something?" Oh que oui, tu as besoin d’elle, de son don, de ses facultés spéciales qui pourraient éventuellement redresser les torts, réparer les blessures qui parsèment son corps. Et tu t’approches doucement, évitant d’avoir l’air menaçant. "I’m… Yes. I don’t know how to say this." Tu lâches la bride au déguisement de l’innocent, à celui que personne ne soupçonnerait d’être sur le point de commettre un méfait. Mais est-ce vraiment un délit si tu te sers de ton pouvoir pour sauver quelqu’un ? Certainement, il y a d’autres moyens, mais pas sans te foutre dans la merde, pas sans assumer beaucoup trop de responsabilité. Et tes yeux coïncident avec les siens, tandis que tu excites sa curiosité. Elle est déjà perdue, elle t’appartient déjà, elle est prisonnière de tes souhaits jusqu’à ce que tu en décides autrement. "Follow me."

Elle vient encrasser tes poumons, se répandant en poison dans les immaculés. Tu as trop fumé ces derniers jours, cédant à l’appel de la nervosité. Tu détestes ce sentiment qui vient te déglinguer de l’intérieur, t’empêchant de vaquer à tes occupations. Tu ressens une sorte de vide qui a grandi petit à petit, jusqu’à te dépouiller de ton bon sens. Tu sens que ton existence s’est mise en pause, n’ayant plus aucun objectif. Tu ne sais pas quoi faire de tes journées, sinon stresser à chaque fois que tu vois celui qui a failli te mourir entre les doigts et à chaque fois que tu ne vois pas celui responsable de ces maux. Surtout pour le deuxième en fait, car pour le premier, tu t’es chargé de lui à coups de "Go straight to bed and forget about everything that’s happened to you here." À en juger par le fait que tu es toujours là, ayant le loisir de fumer ta clope dans le parc, c’est que ça a marché. Mais Blake a disparu. Depuis cette nuit-là, tu ne l’as pas revu. C’est comme si la terre s’était fendue en deux et qu’elle l’avait englouti. Est-ce qu’il s’est barré ? Tu as été tenté de t’approcher de ses connaissances, de leur soutirer juste un mot ou deux pour savoir ce qu’il en est, mais tu as résisté. Tu ne dois pas lui montrer qu’il importe. Tu ne dois pas le laisser deviner que tu rêves de lui, que tu es en manque de sa présence, que tes iris réclament sa silhouette et son sourire cruel. Tu ne dois pas le laisser gagner tout simplement, même s’il l’a déjà fait parce que ta vie n’a plus du tout le même goût. Retour à la case départ, après avoir passé des mois à l’ignorer, à t’éloigner, à trouver le bonheur entre d’autres cuisses. Et tu ne te sens pas la force de l’oublier une nouvelle fois. C’est trop éprouvant, trop fatigant, et tout être a ses limites. Tu viens de connaître les tiennes. Il les a définies, il les a fixées en fières conquérantes, sans le savoir, sans être conscient du pouvoir qu’il possède sur toi. Tu en as marre de tout calculer, tout prévoir. Il va te blesser ? Tant mieux. Tout mais pas cette indifférence vis-à-vis des jours qui passent, qui n’ont aucun goût. Tu préfères la douleur de l’attachement au néant de la torpeur. Et rien que de penser que c’est trop tard, qu’il est parti, ça te rend dingue et tu n’arrives pas à imaginer ce que tu ferais le cas échéant, combien de temps il va te falloir pour t’en remettre. Tu écrases le mégot avec rage, et tes doigts s’en vont s’emparer d’une autre cigarette dans ta poche. Rien. Tu as déjà fumé les trois ? Putain. Te croyant malin, tu as décidé de prendre trois bâtons empoisonnés avec toi chaque jour, pour éviter de tomber dans l’excès. Gardant le paquet dans ta chambre, là où tu aurais trop la flemme d’aller. Sauf que tu as sous-estimé les journées vides de sens que tu allais enchaîner. Conséquemment, tu tournes les talons, et remontes vers le bâtiment après un soupir de pur désespoir.

Une clope au bec, tu t’embarques hors de ta chambre, te promettant que c’est la dernière. Le paquet est bien resté là où il doit être, et tu l’as presque senti en train de te sermonner. Éternel rappel de ton échec pour les deux addictions qui sillonnent désormais ta vie avec plein de mépris pour ton cœur que tu portes en bandoulière. Un surveillant te jette un regard noir, plein de jugement et il s’apprête à ouvrir sa gueule quand tu tires sur la cigarette pour lui montrer qu’elle est bel et bien éteinte. Tu n’as pas besoin d’un connard pour te faire une leçon sur la fumette dans le couloir, nom de Dieu. Tu la remets en place, le bleu orageux de tes yeux soutenant celui du pion avec une lueur de défi. Tu fais le chemin inverse, au lieu de rester dans ta chambre où plein de réminiscences t’assaillent lorsque tu jettes un coup d’œil à ton lit. Il est partout. Dans chaque couloir, sur chaque parcelle de ton corps en manque de lui. Tu crois même l’apercevoir, laissant tomber tes mirettes sur son dos et… En fait, c’est vraiment lui. Ton myocarde bondit de joie, te dégoûtant de toi-même à un degré que tu n’aurais pas pu concevoir. Tu es déçu de ton attitude, déçu de ces sentiments qui ont trouvé le moyen de malmener ton muscle cardiaque. Mais tu es trop… soulagé pour y prêter attention. Tu es même trop heureux, mais ça, tu t’abstiens de le confesser. Et tu te freines, tu te refrènes, progressant doucement en sa direction. L’heure n’est pas au jeu, il faudra être… sérieux. Tu ne t’en sens pas capable, tu te crois incapable de ne pas juste aller derrière lui et de faire acte de présence comme la dernière fois, une habitude qui ne manquera peut-être pas de l’amuser. Mais vu comment les choses ont dégénéré la dernière fois, tu t’en abstiens, te mettant à une distance raisonnable pour qu’il puisse entendre ta voix. Et c’est là que le prénom quitte ta bouche, avec une pointe de nervosité qui n’apparaît qu’aux oreilles des plus expérimentés. "Hey, Blake."
 


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
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Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Lun 11 Jan - 0:10


Halisper


Dans les couloirs, les tête se tournent sur ton passage, les regards s'attardent sur ta silhouette, traînent sur ton visage. Une semaine que tu n'es pas revenu, que tu avais disparu. Bien entendu, ça a dû passer inaperçu pour une bonne partie des habitants de l'institut. Non pas que tu sois du genre discret, même entouré de tous tes secrets, mais il est facile de ne pas faire attention la présence ou l'absence d'une personne lorsqu'il y a autant de monde. Non, si tu attires autant leur attention aujourd'hui, c'est pour une toute autre raison. En l'occurrence, les ecchymoses qui s'étirent parfois sous ta peau et que tu n'as pas prit la peine de résorber. Ton accident n'en est d'ailleurs pas la seule cause. L'un ose colorer doucement ta joue, tandis que d'autres jouent sur tes mains et tes avant-bras découverts par les manches remontées de la chemise, dévoilant quelques coupures refermées par du sang cristallisé. Réminiscences du verre éclaté qui a volé des vitres brisées. Si tu n'as rien eu de grave, ta voiture en a pour un moment au garage. Pourtant une fois la dépanneuse arrivée, tu n'es pas rentré. C'est vers la ville que tu as continué, trouvant un hôtel, n'importe lequel, où tu as choisi de rester. Enfin, pas avant le matin. Toujours trop enragé, tu avais d'abord traîné dans les rues, jusqu'à te trouver mystérieusement impliqué dans une bagarre avec des inconnus. Cela dit, tu les avais quelque peu provoqué quand ils t'avaient cherché. Et la raison pour laquelle tu t'étais rendu dans ces sombres ruelles, était bien pour étancher tes pulsions cruelles. Oh, tu ne leur avais rien fait de mortel, mais tu avais bien usé de tes poings et de ton don pour te défouler. Évidemment, tu t'étais aussi récolté quelques coups de plus que ceux que tu avais reçu dans la soirée, mais ça n'était rien face à leur délicieux air foutrement terrifié quand tu avais utilisé ton  pouvoir pour mieux les abîmer. Pour gagner et t'en aller, aussi, parce qu'il est clair qu'ils ne t'auraient pas laissé partir s'ils t'avaient battu. Chose impossible, tu les aurais plutôt crevé que d'être vaincu.

La même scène s'est d'ailleurs répété plus d'une fois durant la semaine, après que tu as appelé Isaora le lendemain pour qu'elle te ramène des affaires et de quoi ''t'aider à te calmer''. Evidemment, elle avait été passablement énervée d'apprendre que tu ne l'avais pas appelé avant alors que tu avais eu un accident. Tu lui avais vaguement expliqué ce qui c'était passé, sans rentrer dans les détails gênants, de ces sentiments étrangers et dérangeants. Vous aviez passé la soirée ensemble, entre clopes à outrance, vodka et quelques lines de cocaïne. Qu'on te juge comme on veut, ça t'avais fait un peu oublié toutes ses choses et cette colère assassine dont tu ne sais que penser. Elle était rentrée le lendemain, et tu étais resté. Tu avais réfléchit, prit des décisions que tu refuses de voir comme vaines. Tu t'invente des réalisations, te convaincs que tu avais juste été trop bête pour ne pas réagir plus tôt et mettre un terme aux envies impossibles que tu t'étais mis en tête. Tu t'étais imaginé qu'il y avait quelque chose de différent, quelque chose de plus avec lui, mais ce n'étaient que des illusions nées de vos nuits. Quelle stupide folie. Oui, ça avait été bon, terriblement, incroyablement. Peu importe à quel point tu le voulais, tu ne pouvais pas nier ça. En revanche tu pouvais tout à fait tenter de persuader que ça s'arrêtait là. Que, pour une raison incompréhensible et risible, tu t'étais laissé avoir par l'impression que ce que tu ressentais était réciproque et ... bizarrement spécial. Fourvoyé par des débilités, tu avais juste réussi à lui donner le pouvoir de te faire mal. Mais ça n'arriverait plus. Maintenant que tu accepté que t'étais un peu perdu, tu allais pouvoir l'oublier, le virer de tes pensées.

Alors pourquoi la réalisation que tout n'était qu'un simulacre empli ta bouche d'un tel goût âcre ? Pourquoi est-ce que les jours suivants, alors que tu essayais de te perdre dans les cuisses de tes amants, femmes et hommes indifférenciés, il continuait de te hanter ? Incapable de ne pas te rappeler, de ne pas comparer. Incapable de te perdre dans le mouvements des corps alors que tu recommences encore et encore. T'empressant d'oublier que c'est lui que tu ne peux t'empêcher d'imaginer lorsque la litanie des coups de rein touche à sa fin. Incapable d'oublier sa bouche sur ta peau, peu importe qu'elle ait été persécutrice de maux et de délices. Incapable de te perdre dans d'autres bras lorsque l'on t'étreint, parce que ce sont les siens dont tu te souviens. La frustration grimpe, atteint des sommets dignes de l'Olympe. Même ta fureur hypertrophiée se retrouve coincée, enfermée bien qu'elle soit toujours démesurée. Pourquoi son fantôme refuse-t-il de te lâcher ? Pourquoi persiste-t-il à apparaître partout dans les ténèbres de ton royaume ? Tu continues à l'ignorer, à tenter de l'oublier. Sans grand succès. Tu as toujours cette rage sourde qui gronde en toi comme un orage, confinée dans une cage qui n'a plus rien de dorée. A la fin, tu réussi tout de même à rassembler ta volonté pour renforcer tes résolutions, pour te persuader qu'il a réussi à te manipulé, peut-être même hypnotisé et que c'est pour ça que tu ne parviens pas à l'oublier. Mais ça ne peut plus continuer, décidé à suivre à la lettre tes nouvelles décisions.

Et c'est fort de ta détermination, que tu conquiers les couloirs, insensibles aux regards de la foule et à ses déboires. Tu commences par passer par ta chambre pour y déposer tes affaires avant d'en ressortir, traînant dans l'institut en quête de quelque chose à faire. L'envie d'aller griller une clope te prend, mais tu viens à peine de le faire en sortant du taxi qui t'as ramené jusqu'ici. Et tu sais qu'Isaora est occupée à faire du business dehors en ce moment. C'est alors que tu la vois, arrêtée quelques mètres devant toi, ses boucles brunes qui cascadent dans son dos. Tu n'es pas tout à fait sûr que c'est elle mais tu le crois, alors tu t'approches et pour attirer son attention touche doucement son bras. Tu te penches pour venir murmurer au creux de son oreille, tes lèvres effleurant sa peau alors qu'elles laissent s'échapper tes mots.

- Hey, моя мила. Ca fait longtemps.

C'est avec un sourire sur les lèvres qu'elle se retourne vers toi alors que tu appuies nonchalamment ton épaule contre le mur. Une lueur de surprise nait dans ses yeux, que ce soit de te voir ou parce que tu es un peu abîmé, tu n'es pas sûr. Puis elle semble se reprendre avec un mouvement de recul. Tu arques un sourcil face à cette réaction que tu trouves ridicule quand on sait que vous avez déjà connu une bien plus grande proximité, complètement dénudés. Elle reste là pourtant, entamant la conversation avec ce qui te semble être une pointe d'amusement.

- Hey, hi Blake. Hm, did you wage war ?

Tu lui rends son sourire, un peu en coin comme souvent, sans qu'aucune lueur ne touche tes yeux ni ne vienne y luire. Sans rien en montrer, tu hésites un peu à lui dire la vérité, mais tu optes pour prendre un ton également amusé.

- No, but I did wreck my car some days ago. Nothing too serious, fortunately, but it left some... traces.

Quelques fractions passent où elle continue de t'observer, de t'étudier, sans pour autant perdre son air amusé. Aucune trace d'inquiétude, rien qui sorte de l'habitude.

- Do you want something to treat that ?

Une malice qui sur tes traits se glisse alors que ta voix se pare de nuances plus séductrices. Tu joues et t'efforces de te concentrer sur votre discussion et de ne pas céder à la distraction. Non, tu n'as pas du tout envie de chercher une certaine tête blonde aux yeux trop bleus parmi toutes les silhouettes.

- If you offer... I was wondering what you-

- Hey, Blake.

Et justement tu entends la voix concernée. Tu entends sa voix t'appeler avec.. est-ce une infime touche de nervosité ? Non, certainement pas. Si, probablement vu comme tout à dégénérer la dernière fois. Non, tu ne sais pas. Machinalement maintenant, tu étends la perception de ton don vers son sang et son myocarde, cherchant une vérité qu'il ne peut te dissimuler, incapable de le tromper. Et tu sens dans son carmin l'agitation du coeur, celui qui n'est jamais menteur mais un peu moqueur, arnaqueur. S'il trahit son trouble sans erreur possible, il ne t'est en revanche pas possible de savoir ce qui le fait battre ainsi. Il pourrait tout aussi bien avoir couru dans les escaliers ou être stressé pour de toutes autres raisons que celle de te parler. Et dans ta poitrine, tu peux sentir le tien qui tambourine. Traître. Tu t'étais promis de l'oublier, de le détester. Pas d'espérer soudainement qu'il a pensé à toi, ressassé votre engueulade et qu'il l'a regretté. Pas d'espérer que tu lui as manqué, bordel. Tu es toujours partagé par cette putain de contradiction, entre furie et... et quoi, d'ailleurs ? Malgré la semaine passée, tu es toujours incapable de mettre des mots dessus, sur cette sensation qui à force de t'envahir quand il est à côté de toi ou hante tes pensées, n'est plus si inconnue. Oui, tu es toujours en colère contre lui, mais en même temps tu as envie de lui, d'une manière qui dépasse le plan sexuel. Ca n'est pas la première fois que tu le remarques et l'acceptes un peu honteusement, bien que l'occurrence soit peu courante, mais ça ne fait rien pour calmer ton sempiternel énervement. Après ce qui s'est passé et juste au moment où tu reviens, comment ose-t-il venir chambouler tes nouveaux desseins ? Ceux où tu as décidé qu'il n'importerait plus, que tu ne le laisserais plus te hanter comme les derniers mois, avoir ce pouvoir sur toi. Non, c'est normal. Tu ne pouvais pas raisonnablement croire que tu ne ressentirais plus rien -quoi que ce soit- dès la première fois où tu le revois, alors qu'il est aussi le seul qui a vraiment su te faire mal. Non, la situation ne change rien à tes nouvelles résolutions, si tu en prends la décision. Peu importe ce que ton cœur te crie, la manière dont ton corps te supplie de te laisser retourner à lui. Tu t'étais allé à tes pulsions l'autre nuit, mais tu vaux plus que de simples impulsions.

Revenant au présent, quittant ces instants de réflexion, tu es soudain conscient des secondes de silence que tu as laissé filer. Tu avais même complètement oublié que tu t'étais arrêté en plein milieu de ta phrase à l'entente de cette voix qui t'as perturbé. Riley a-t-elle pu voir ce mélange d'expressions étranges, indescriptibles, qui a dû traversé ton visage ? Un ravivement de l'orage qui habite dans tes iris, une infime de tes traits lorsqu'ils ont décidé de te trahir et de cesser une fraction d'être sages ? Probablement, sûrement. Pourtant, habitué à tes masques bien huilés, l'expression d'indolence s'est très vite réinstallée, frôlant  l'indifférence. Fort de tes volontés, tu ne prends pas la peine de bouger du mur contre lequel tu es appuyé. Tu te contentes de tourner la tête pour lancer un regard par dessus ton épaule, lentement pour être sûr de te garder entièrement sous contrôle. Tu n'observes pas son visage, pas tout de suite en tout cas. Bien que tu veuilles t'efforcer de le garder juste à la périphérie de ton champ de vision, tu t'en avères incapable, comme si tes prunelles se retrouvaient aimantées, inévitablement attirées. Alors, tu commences par l'observer de haut en bas lentement, par le jauger indifféremment. En apparence tout du moins, parce que contre la chaleur paradoxale et controversable qui s'éveille dans tes entrailles, tu ne peux rien. Passant par son cou pour remonter à son visage, tu réprimes l'envie inacceptable de venir y enfouir ton nez pour sentir son odeur, faisant renaître une pointe de rage. Non, Blake. Tu ne dois plus le laisser te dominer de la sorte, aussi inconsciemment que ce soit, même s'il a toujours ignoré à quel point son influence sur toi est forte. Tu remontes jusqu'à sa bouche et ses lèvres qui n'ont de cesse de t'appeler, remonte le long de son nez. Enfin ton regard croise le sien, et tu arques un sourcil indolent. La seule chose que tu laisses passer outre l'indifférence est une touche de colère qui brille dans tes pupilles. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'elle est avant tout contre toi. Parce que tu ne peux pas empêcher les réminiscences de vos nuits de revenir assaillit ton esprit. Tu te souviens des baisers échangés à vous faire haleter, du goût de sa peau et de son odeur, de son corps et de sa chaleur, de chaque parcelle que tu as touché, griffé, caressé. Vénéré et souillé. Non, non, non.Ca suffit, abruti. Cesse de te faire avoir comme ça, tu as plus de volonté que ça.

- Halvard.

Tu lui accorde son nom comme simple salut, simple signe de ton attention. La voix qui descend de quelques tons pour se poser dans une désinvolture détachée qui cache toutes les fissures de ta détermination. Tu soutiens ses iris encore une seconde durant d'un air presque désintéressé plus difficile à maintenir que tu ne l'aurais pensé. Puis tu te détournes simplement, comme si tout était normal, sans laisser filtrer le mal que tu as de lui tourner le dos. Ton attention se fixe à nouveau sur Riley. Ou pas tout à fait. La plus grande partie est toujours sur lui, t'enjoignant de te retourner et de la lui accorder toute entière, à grand renfort de cris. Tu a le myocarde qui bat la chamade pourtant, l'espoir inavouable qu'il insiste et te force à le regarder, à lui parler, ou n'importe quoi d'autre. Tu n'as pas le temps de reprendre la conversation là où vous l'aviez laissée cependant, interrompu par Riley alors que tu commençais à ouvrir la bouche pour lui répondre.

- Oh no. You won't involve me in whatever bullshit you have with him.

Elle a beau commencer à reculer dans le but probable de se retourner et de quitter ta proximité, tu arques à nouveau un sourcil peu concerné.

- I told you already. I don't have anything going on with him, Riley.

- Fuck off, I know Halvard's effect. But you can keep lying to yourself if you want, it's not my problem.

Et avant que tu n'aies le temps de rétorquer quoi que ce soit, elle tourne les talons et s'éloigne sans attendre cette fois, te laissant à te demander ce qu'elle a bien pu dire par là et étonné, malgré tout qu'elle ait réussi à voir ce que tu essayes plus que tout de dissimuler et d'oublier. Privé d'un sujet sur lequel concentrer ton attention, tu te retrouves brusquement propulsé au cœur du maelstrom des sentiments et envies que tu tentais réprimer, affaiblissant tes résolutions. Plus rien pour te retenir, pour empêcher le manque et le désir que tu ressens pour lui de t'envahir.




© charney


I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
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Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Jeu 11 Fév - 22:58

Love is war and I can taste the blade.

Blake & Halvard


Been too long, far too cracked to call cease fire and fall like that way. So tie my hands and light the match and wait for the fire to break my back again. Love, we're not the enemies we wanna be tonight… Love, leave all the weaponry and jealousy behind… Cause I'm not a loner, and I'll be a loner 'til my lover comes over. I'm not a loner, but I'll be in pain until this suffering is over.
Rêves éparpillés sur le sol. Châteaux de sable emportés par les vagues trop entreprenantes. Elles dérobent les dernières parcelles d’espoir d’une existence stable. La mère, responsable de la mer, Poséidon déchaînant son ire sur le fils qui n’a demandé que de l’amour. Souffrant abandon après abandon, subissant le calvaire de l’enfant délaissé pour ce qui ne devrait pas passer avant lui. Cadavre d’innocence puant, jeté sous les rails du train de la vie. Poussé par la cruauté incarnée, ses iris glaciaux nullement atteints par la perte de l’insouciance du seul être qu’elle mettra au monde. Une erreur de parcours selon elle, alors qu’elle aurait dû avorter. Le mari dans les filets qu’elle ne voulait pas voir partir avant de tout lui avoir soutiré. Il a vu dans son jeu, intelligence vivace et fugace. Mais trop tard, elle portait dans son utérus sa progéniture et il ne pouvait plus la jeter dehors. Il a pourtant cherché à se persuader qu’il n’était pas de lui, mais le détective privé lui a assuré qu’elle ne l’a jamais trompé. Il ne pouvait plus se permettre de lui dire de foutre le camp alors qu’elle est le réceptacle de ses derniers espoirs. Lui qui se croyait trop vieux pour pouvoir assurer une succession à laquelle il n’a pas vraiment eu le luxe de penser avec tout le travail qu’il devait accomplir. Le choix de se perdre entre les cuisses de filles quelconques, sans avoir le temps de penser au mariage. Et puis, une fois aisé, il la rencontre. Et il croit qu’elle est la plus belle chose qui lui arrive. Elle est de loin la pire. Il ne verra jamais le petit blond qui fera la souffrance de sa mère. Emporté par la maladie. Circonstances douteuses. Les yeux se sont plissés, les sourcils se sont froncés. L’héritage est pour le garçon. Satisfaction pour la famille qui ne voulait pas voir le monstre triompher. Il doit atteindre les vingt-deux ans, avant qu’elle n’ait sa part. Tout lui appartient. Il doit absolument survivre sinon tout va ailleurs et elle n’aura pas un sou. Plan pervers du défunt, qui s’est assuré ainsi une vengeance certaine. Oh, qu’elle l’a détesté. Oh qu’elle l’a maudit. Elle qui voulait se débarrasser du parasite la minute-même où il quitterait ses entrailles. Elle s’est assurée qu’il ne meure pas. Mais elle a aussi pris le soin de lui faire payer l’offense du père. Le plongeant dans un monde des cauchemars dont il est l’acteur principal. Et il vivra l’incompréhension jusqu’à la révélation.

Tu aimes ça. Être aimé, adoré, désiré. Tu aimes attiser les désirs et soulever les empires au gré de tes envies illimitées. Le centre de l’attention, la raison des souffrances. Compter pour quelques minutes ou pour l’éternité. Marquer les gens que tu traînes dans tes sillages. Hanter les pensées des fous qui se sont trop approchés, qui ont regardé dans l’abîme béant de tes horreurs. La fille qui l’accompagne n’est qu’une de tes nombreuses victimes. Riley, dans sa beauté qui pourrait faire plier n’importe quel homme, a eu le malheur de te choisir, de se laisser séduire par l’ignoble personne que tu es. Tu ne l’avais pas remarquée au début. Trop obnubilé par sa soudaine présence dans le décor, comme pour affirmer l’influence qu’il possède sur toi désormais. Et tu te sens un peu trahi. La trêve sur laquelle vous vous êtes mis d’accord n’a pas l’air d’avoir effet. Elle qui se rapproche du seul convoité, du seul brigué plus que de raison. Au-delà de toutes les bornes que tu t’es toi-même fixé. Tu les observes avec un masque d’indifférence. Il ne faut pas sauter aux conclusions hâtives. Oh, si elle a osé l’affront, tu lui en feras voir de toutes les couleurs. Ce qu’elle risque vraiment de ne pas apprécier. Feindre un cessez-le-feu pour mieux attaquer est un coup bas, digne de toi. Et elle regrettera d’avoir été une aussi bonne élève après avoir réalisé que les quelques minutes de satisfaction obtenues auront un prix beaucoup trop élevé. Qu’elle est loin d’être capable de payer. Tu n’es pas jaloux. Pas du tout. Mais si elle a le malheur de lui adresser la parole juste pour te déranger, elle risque de s’en mordre les doigts.  Tu attends une réponse, beaucoup trop impatiemment. Tes nerfs à vif, tes sens ralentissant et tu trouves une quelconque excuse pour occuper tes doigts. Ceux-ci fondant vers le bâton empoisonné, et le portant loin des rosées. Tu te demandes si tu ne devrais pas compter dans ta tête le nombre de secondes qui s’égrènent sans le moindre souffle. Si après une certaine quantité, tu ne devrais pas dire autre chose. Un mouvement de tête arrête le fil des pensées. Lent. Extrêmement lent. Comme pesé, mesuré. Le regard commence par la pointe des pieds, et finit en haut. Une électricité qui parcourt ta peau, lorsqu’il coïncide avec le tien. Des décharges d’énergie qui attaquent chaque centimètre carré. Le vide à l’intérieur lorsque le détachement te frappe en plein cœur.

Tu l’as mérité. Ce murmure de ton prénom. Ce désintérêt total. Trop éberlué par sa froideur, tu ne le retiens pas lorsqu’il se retourne, t’offrant à nouveau son dos. Le rejet. Ce putain de rejet. Tu le détestes. Tu ne veux pas. Tu ne peux pas. Tu es devenu ce que tu es aujourd’hui pour l’éviter. Toujours jetant la première pierre. Toujours être le premier à s’enfuir, à courir. Toujours mordant à pleines dents. Dévorer avant d’être dévoré. Règle numéro une : Ne jamais s’attacher. Règle numéro deux : Toujours prendre son pied puis passer à autre chose. Toutes deux bafouées, ignorées. Tes instincts de survie délaissés, la garde baissée. Contre ton gré. L’hypnotiseur hypnotisé. Tu n’es pas en colère. Tu es triste. Tu voudrais planter tes griffes dans le mur, les faire descendre le long de la surface jusqu’à t’en arracher les ongles. Ressentir autre chose que ce néant qui est venu absorber tout ce que tu ressens. Trou noir incontrôlable. Puis tu te rappelles d’elle. Est-elle satisfaite ? Est-elle en train d’apprécier le spectacle ? La fierté maltraitée, tu lèves néanmoins les iris sur elle. Ils la préviennent qu’elle s’aventure en terrain dangereux. Une lueur de menace y brille comme un phare en pleine nuit. Mais elle n’a même pas besoin de l’avertissement. Lorsque tu oses enfin la regarder, c’est pour la voir reculer comme si elle est acculée par un tueur en série. Ses paroles te feraient presque éclater de rire si tu ne venais pas d’endurer cette épreuve qui consume tes veines. L’effet de Halvard. C’est drôle, ça. Tu ne peux pas t’empêcher de trouver ça drôle. Un boost de confiance qui vient te redonner contenance. Les pans de ton assurance reconstitués, recousus. Ton inconscient te hurle de faire demi-tour, pourtant tu fais un pas en avant. Bravant terres étrangères, songes éphémères. Hésitant mais pourtant sûr de toi, de tes envies. Vainquant les interdits en conquérant maudit. La chaleur se diffuse dans tes muscles, jusque dans tes os. Il est ta faim, il sera ta fin.

C’est l’une de ces occasions où les mots manquent, où il est difficile de trouver quoi dire. La spontanéité et l’éloquence d’une langue perfide te trahissent. Elles t’abandonnent impuissant devant l’évidence d’un trouble presque palpable. Alors, tu ne parles pas. Tu ne respires pas. Tu touches. Du bout de tes doigts. La pulpe qui effleure la peau du cou, qui s’engage sur ce doux contact. De moins en moins timides, tes extrémités se déposent et osent. Comme pour demander la permission sans vraiment le faire. Tant qu’il ne te repousse pas, tu continueras. Tu continues ton avancée, de sorte à lui faire face. Tu n’attends pas. Tu n’attends plus qu’il se retourne à nouveau. Et les yeux cherchent leurs comparses. La boule dans la gorge ne veut pas être chassée même quand tu déglutis. "Hey…" Comme lorsque l’on s’approche d’un enfant apeuré, qui a besoin de parler. Un bruissement à peine audible, tandis que le temps ralentit considérablement. La vulnérabilité exposée au grand jour. Les blessures en lacérations sur ton épiderme meurtri. Et tu remarques enfin les siennes. Bouleversé, ébranlé jusqu’aux tréfonds de ton être. "Looks like you get often into fights. And based on what they managed to do to you, I guess they are pretty much dead right now." L’autre toujours dans son cou, le dos de ta main gauche ne souffre pas l’insensibilité et monte doucement caresser le bleu sur la joue. Avec une tendresse sûrement exagérée, que tu n’aurais pas employé en temps normal. Inquisitrices, tes mirettes se promènent et scrutent les avant-bras. Des entrelacs de balafres qui engendrent l’inquiétude et la curiosité. "What the hell did happen to you ?" Il faut que tu paraisses plus naturel. Non pas que ce sont des mots forces qui quittent ta bouche. Mais ce n’est pas toi, de te soucier comme ça des autres. Ce n’est pas toi de demander ce qui ne va pas. Et même si toute ton âme t’incite à t’enquérir, même si elle veut le secourir, tu ne peux pas te dévoiler comme ça. Lui montrant à quel point il … compte. "Did you hurt yourself for me, or what ? That’s pretty fucked up." Le retour du sourire débile, railleur. Qui donne envie d’administrer des baffes à ceux que tu énerves. Cette fois, ce sont les estafilades que tu oses titiller, y allant doucement, délicatement. "I don’t…" Putain, tu ne peux pas t’en empêcher. C’est comme un acide qui te brûle les cordes vocales. Les syllabes doivent sortir, sinon ça empire. Les ravages des non-dits, des non-avoués. Fuck it. "I don’t like to see you hurt."


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
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Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Sam 13 Fév - 17:54


Halisper


Au fond tant mieux, hein ? Tant mieux s'il n'a pas cédé face à ton indifférence et qu'il continue la danse. Ca t'a plu, ça t'a touché en un sens. Tu étais déjà prêt à être déçu, prêt à supporter le trou dans l'estomac et l'abysse dans la poitrine lorsqu'il aurait tourné les talons pour partir. A faire face à cette douleur délicatement assassine qu'il ose te faire ressentir, lorsqu'il aurait abandonné et t'aurait laissé tomber. Cette fois, tu l'aurais laissé fuir sans le suivre. Peut-être aurait-ce été la fin. Tu te mens effrontément. Bien sûr que ça n'aurait pas été la fin, tu aurais continué à lui voler des regards, à l'observer et le vouloir. Si tu étais sincère, tu avouerais que tu n'es même pas certain que tu aurais été capable résister à l'envie de le poursuivre, incapable de la faire taire. Mais plutôt que de s'éloigner, c'est un pas vers toi qu'il a fait. Tu l'as senti se rapprocher avant qu'il ne t'ai touché, t'emplissant d'une liesse teintée de gouttes d'un bonheur qui t'écœure.

Virage à 180 degrés. Les extrémités déposées sur la peau te balancent loin du rivage. La volonté vacille, le cœur oscille. Il te conjure de laisser tomber les résolutions toutes fabriquées pour éviter de souffrir de nouvelles fissures. Comment est-ce que tu es censé l'oublier lorsqu'il a ce pouvoir sur toi ? Comment est-ce que tu peux espérer l'ignorer lorsqu'il t'invoque ainsi à lui, juste du bout des doigts ? Ils se perdent dans ton cou, s'y abandonnent comme si c'était là leur place légitime, dans un contact étrangement intime. Est-ce que c'est seulement par hasard s'il a commencé à attaquer par là avant de confronter vos regards ? Tu étouffes la faiblesse provoquée par la caresse, incapable de réprimer le frémissement qui remonte le long de ta colonne. Les réminiscences s'éveillent, les souvenirs sortent du sommeil. Tu peux encore sentir ses mains, ses lèvres, sa bouche qui sillonnent ta personne. Tu devrais le repousser. Tout de suite. Virer ses doigts de ton épiderme d'un revers de la main, comme s'ils n'étaient qu'une mouche ayant commis l'offense de venir te perturber. Tu t'étais juré de ne plus lui accorder que ton indifférence, de t'éloigner, de l'oublier. De ne plus céder à ces pulsions, ces émotions qu'il est le seul à pouvoir faire naître en toi. Pourtant tu ne bouges pas d'un cil, tu n'entames aucun mouvement pour interrompre sa conquête, te laissant prendre entre ses fils. Tu ne peux empêcher certaines réactions. Le muscle cardiaque qui s'agite en sadique. La respiration qui abdique et se coupe face à l'attente qui frôle l'insoutenable. Les expirations qui fluctuent et se font instables. Il est le danger. Le seul à être capable de te blesser, celui qui finira par t'annihiler. Le seul que tu te retrouves à désirer. Peu importe les amants que tu as enchaîné durant la semaine, quelques instants avec lui et oublier tes envies irraisonnées est désormais chose vaine. Tu le veux d'une manière qui dépasse le sexe, qui est devenue bien plus complexe. Et c'est  folie, et ça te met en furie. Tu te complais dans l'inconscience, refusant de voir l'évidence. Celle que même Riley a vu avant de te balancer ces mots qui ont réussi à te mettre un peu à nu. Mais non. Tu refuses toujours d'ouvrir les yeux, d'accepter ces choses que tu ressens pour lui. Des sentiments qui te sont inconnus, qui te laissent aujourd'hui un peu perdu. Partagé entre la colère et le désir de l'avoir rien que pour toi. Parce que tu t'en rends compte maintenant ; t'en tenir à l'indifférence est impossible. Tu aurais dû t'en rendre compte déjà il y a un moment. Entre vous, tout est toujours trop intense, ouragan de déchéance qui abat toute résistance.

Ca ne t'empêche pas de continuer à feindre le détachement. De renforcer le masque d'indifférence pour ne pas le laisser voir l'effet qu'il cause. Un silence assourdissant dans la bulle qui s'est refermée sur vous. Uniquement perturbé par le son de ses pas. Toi, par le bout des doigts qui errent dans ton cou. Puis tu le vois, il est là. Son apparition dans ton champ de vision suffit à captiver ton attention. Non pas qu'elle l'ait quitté, tu as bien trop conscience de sa présence, mais tu étais simplement plongé dans tes pensées. Dans ce maelström qu'est devenu ta personne. Ca ravive ta colère, et tu t'accroches à ses étincelles carnassières. Elle, au moins, t'es familière. Ses yeux cherchent les tiens et le clair capte l'éther. Il déglutit et tu contemples l'hésitation qui entache son assurance légendaire. Il te semble même un peu nerveux, mais vous semblez abonnés à des attitudes qui vous sont inhabituelles à tous les deux. Une vulnérabilité mutuelle qui, cruelle, se dévoile à vos prunelles. Le murmure qui se fond dans le silence sans porter la moindre fissure à son empire. Ses billes qui bifurquent sur les blessures qu'arbore ton épiderme, ses pupilles qui remarquent soudainement les hématomes qui ont fait de ta peau leur royaume. Fantômes de l'accident qui n'était pourtant pas le pire événement de cette putain de soirée d'Halloween. L'amusement doucement moqueur de ses paroles ne parvient à occulter complètement l'inquiétude qui perce dans sa voix, mais les souvenirs qu'elles invoquent te provoquent et te rendent aussi furieux qu'oublieux. Tu renifles d'un air arrogant, lui communiquant ton énervement. Tu ne te bats pas tant que ça. Pas de la manière courante, en tout cas. Plus prompt à utiliser ton pouvoir pour affirmer ta supériorité, puisque compte tenu de ta carrure qui ne semble pas prendre en compte le sport que tu fais, ne serait pas toujours assurée. Mais tu ne souffres d'aucune défaite. Jamais. C'est là quelque chose que tu ne conçois même pas, préférant écraser, quitte à tuer. Il n'a pas totalement tord cependant. Certaines traces sur tes mains et ton corps qui remontent à peine à quelques jours. La colère qui susurrait à ton oreille son inlassable ritournelle. L'ire qui imbibait toujours la moindre parcelle jusqu'à ce que ce soit par tes poings que tu la transpire. Dans sa cage, le fauve s'étire, désireux de faire connaître sa rage. Et dans les yeux, les ombres entament une danse sauvage.

Coupés nets. Il te touche et c'est la chute, tu rechutes. Le dos de sa main effleure le l'hématome sur ta joue avec une tendresse qui allume ta détresse. Une allumette jetée dans un tas de paille sèche. Il observe tes blessures de plus près alors que tes résolutions se parent d'un nombre croissant de fissures. Putain non, tu ne peux pas te laisser avoir comme ça. Un geste, un mot ou un frôlement. Est-ce que c'est tout ce dont il a besoin pour te promener à sa guise ? Tu passes d'un extrême à l'autre à une vitesse effarante, il te fait courber l'échine avec une facilité affolante. Tiraillé entre la colère et l'envie de fondre sur lui pour l'embrasser jusqu'à le priver de son air. Entre... Tu ne sais même pas, entraîné par les vents violents de la tempête. Il sera ta perte, ta première défaite. La seule aussi, parce qu'il est le seul à pouvoir atteindre ton myocarde, à réussir à passer ta garde. Il est une putain de tornade. Qui ne laisse de toi que des vestiges. Qui te pousse au bord d'un précipice insondable qui te donne le vertige. Cette fois cependant, c'est parce que tu perçois son inquiétude dans son attitude. Dans ses caresses, ses regards, les intonations que prend sa voix.

Et pendant un instant, tu ne comprends pas. Tu t'étais plutôt préparé à ce qu'il t'ignore en toute indifférence, plein d'arrogance. Tu t'étais attendu aussi ce qu'il te cherche, peut-être, pour exprimer sa colère. Pour te montrer combien il désapprouve ton attitude. Pour te faire comprendre, encore une fois, qu'il n'est pas à toi. Ou au contraire pour provoquer une quelconque réaction chez toi. Pour rester le sujet privilégié de ton attention. Parce que votre relation a toujours été comme ça, au fond. A fuir lorsque l'autre suit, à suivre lorsque l'autre fuit, jusqu'à ce que vous vous retrouviez pour une nuit, continuant le jeu à l'infini. Incapables de ne pas avoir au moins ça, de vous sevrer complètement de l'autre. Incapables de résister à l'incessant magnétisme qui existe entre vous, malgré tout. Mais tu ne t'étais pas préparé à ça. Jamais tu n'aurais même pensé voir de l'inquiétude briller dans ses yeux clairs. C'est comme s'il te coupait soudainement de ton air. Les entrailles qui se tordent, la gorge qui se retrouve à nouveau bloquée en un nœud serré. Une émotion jamais ressentie qui soudainement t'envahit. Tu ne sais pas ce que c'est, mais c'est dans ton ventre qu'elle se complaît. Tu ne sais que croire, que penser. Ce n'est pas son genre. Ca n'a jamais été son genre de s'inquiéter de qui que ce soit, toujours plus prompt à railler. Alors pourquoi pour toi ? Alors bien sûr, il y a votre osmose. Bien sûr, tu es couvert d'estafilades et d’ecchymoses. Mais même comme ça tu as du mal à l'imaginer se faire du soucis pour toi. Tu as cet espoir puérile et imbécile que peut-être, c'est parce que tu comptes un peu pour lui. Autant qu'il compte toi. Tu ne veux pas y croire. Ou plutôt, tu n'oses pas. Et ne t'a-t-il pas fait comprendre que tu n'en as de toute manière par le droit ? A moins qu'au final, ce ne soit effectivement pas qu'unilatéral ? Impossible de le savoir avec certitude. Ca pourrait être une nouvelle manipulation, une nouvelle illusion. Mais si rien de tout ça n'avait été réciproque... il ne serait pas là, n'est-ce pas ?

Puis c'est le retour des piques railleurs et du sourire moqueur. Il te sort la tête de l'eau, des flots qui te malmènent et te perdent. Le courroux qui revient, qui te donne envie de lui arracher son foutu rictus. Ou de le pousser contre le mur pour le faire disparaître et le faire taire d'une toute autre façon, défiant toute raison. Tu ne te fatigues pas à répondre, tu ne gâches pas ta salive. Un sourcil qui s'arque d'un air réprobateur, c'est tout ce qu'il aura pour ça. Tu sais que ça n'était pas une vraie question, pas une véritable assomption. Evidemment que non, tu n'irais pas jusqu'à te blesser pour lui, tu n'en tirerais aucun intérêt. Ce sont des mots creux, dont le simple but est de faire écran pour ne pas laisser voir ce qu'il ressent réellement. Des masques qu'il s'obstine à porter alors qu'il les a déjà parfois retiré avec toi. Tu le sais parce que tu fais toujours de même, à jouer de masques et de fausses personnalités. Sauf avec lui, surtout depuis que ta colère les a tous foutu en l'air. Tu as beau avoir essayé de jouer celui de l'indifférence, tu t'es avéré incapable de le conserver plus de quelques minutes risibles. Et tu te demandes si, derrière ton ire, ton égarement est visible. Pas pour le reste de la plèbe, mais pour lui ? Il t'a vu complètement à nu, c'est différemment de tous les autres qu'il te lit. Ses doigts quittent ta joue, ce sont sur les entailles qui parsèment toujours ton épiderme que leurs extrémités se déposent et courent en un contact doux. Tu tressailles. Des picotements qui naissent sous la pulpe et se diffusent dans la chair. La douceur qui appelle une goutte de douleur, l'hésitation de sa voix, la fragilité de ces mots qu'il prononce tout de même. Des syllabes qui te remuent d'une manière presque ambiguë, provoque une nouvelle vague de fureur qui cette fois t'entraîne. Tu bouges enfin, et c'est autour de son poignet que s'enroulent tes doigts. Tu serres sans pourtant le lui faire retirer, sans non plus le repousser. Tu le gardes juste là alors que tes yeux le foudroient, lui interdisant toute retraite.

- You don't like to see me hurt ? That's a first, you never seemed to care about that before. Or anything else. Is there only something that matter except you and your personnal needs, Halvard ?

La raillerie qui suinte l'amertume. Tu ne parles même pas de blessures physique, toujours mineures, perturbant tout juste l'albâtre de ta peau. Celle que tu sous-entends est bien particulière, la seule qui soit parvenue à passer tes barrières. Celle que tu ne sais pas gérer, que tu as tout de suite exécrée. Anormale, la seule qui t'ait fait mal. Tes mots sont cruels, injustes, comme si c'était lui que tu cherchais à blesser alors que c'est toi que tu te retrouves à exposer. You care too much. You shouldn't. Tu ne devrais pas le lui montrer. Réaction est disproportionnée, tu ne sais plus que penser et tu détestes ça. C'est tout de même lui qui est venu à toi. Lui qui est est venu te trouver alors que tu t'étais résolu à l'ignorer, qui est resté et a insisté lorsque tu as voulu le laisser dans ton indifférence affectée. Celle qui n'a pas tenu à peine a-t-il commencé à te toucher. Et l'inquiétude dans son attitude... Fuck it. Il faut que tu saches si c'est réel et non pas une nouvelle partie de ce jeu cruel. Lentement, tu expires, tu soupires ton ire. L'étreinte de tes doigts sur son poignet se desserre sans que tu ne trouves la résolution ni l'envie de le lâcher. Tu as presque besoin de le toucher. Des mots te brûlent les lèvres mais que tu ne sais pas prononcer. Un peu calmé, tu te décides à répondre à ses interrogations et à lui expliquer. Perturbé par la situation, tu hésites sur les mots, cherche sans trop savoir quoi dire pour rattraper tes propos amers, ton éclat de colère. Le veux-tu seulement ? C'est juste que tu ne veux pas le voir partir et recommencer à fuir. Tu veux qu'il reste encore un peu là.

- I... Tu te coupes, secoue la tête, indécis. Puis tu optes pour un air qui à nouveau se fait détaché, et tu hausses les épaules. Comme si ce que tu t'apprêtes à raconter était une chose banale, d'où n'a découlé aucun mal. Nobody's dead except my car. I screwed it on a tree the other day. Was driving too fast. I just got these.

Un signe de la tête pour désigner les ecchymoses et les fissure qui osent. Ce que tu ne précises pas, c'est que c'était justement quelques minutes après l'avoir quitté ce soir-là. D'ailleurs, tu devrais sans doute lui demander ce qu'il a fait de ta victime, s'il l'a laissé là quitte à ce qu'on t'accuse, ou s'il a réussi à dissimuler tes méfaits, à trouver une excuse. Mais si la pensée t'effleure l'esprit, tu n'arrives pas à t'en faire du soucis. Parce qu'en face de toi, il y a lui. La légèreté que tu avais tenté d'affecter disparaît quand tu plonges dans le bleu de ses yeux. Des réponses que tu cherches dans son regard. Tu t'y égares. Machinalement, ton pouce bouge sur sa peau, offre la subtilité de caresses qui révèlent une goutte de tendresse. Presque inconsciemment, tu fais un pas vers lui, tu t'avances à ton tour. Tu te délestes des masques et des atours, une détermination bien loin de tes précédentes résolutions qui voit le jour. Ta voix se pare de ses nuances rauque, à peine plus fort qu'un murmure.

- Why do you come back now ? You made perfectly clear that you wanted some air. If it's just like the other time, coming back to have some fun after weeks of running away from me, you can stop right now. I got tired of this stupid game.

Il faut que tu saches ce que, tu ne parviens à deviner pour une fois. A moins que justement, ce ne soit exactement comme pour toi. Que lui non plus comprend pas vraiment ce que tu lui fais ressentir, comment réagir. Tu inspires, tu expires. La question qui aurait été preuve de faiblesse dans toute autre situation est la seule qui se dresse à l'horizon.

- What are you looking for exactly ? What do you want, Halvard ?



© charney


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Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
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Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Lun 22 Fév - 3:58

Love is war and I can taste the blade.

Blake & Halvard


Been too long, far too cracked to call cease fire and fall like that way. So tie my hands and light the match and wait for the fire to break my back again. Love, we're not the enemies we wanna be tonight… Love, leave all the weaponry and jealousy behind… Cause I'm not a loner, and I'll be a loner 'til my lover comes over. I'm not a loner, but I'll be in pain until this suffering is over.
La séparation avait été atroce, le besoin de le voir féroce. Tu l’admets, sans une once de déni qui flotte dans les méandres de ton esprit. Tu sais bien à quel point tu es foutu. Que tu t’es trop embarqué dans le circuit trop dangereux qui s’annonce dévastateur. Tu sais déjà qu’il restera une cicatrice dont tu ne pourras jamais te débarrasser. Indélébile sur la face cachée de ton cœur. Révélation du tournant de trop que tu as pris sans le réaliser. Ou du moins sans t’en rendre compte assez tôt pour faire marche arrière. Beaucoup trop de kilomètres parcourus pour pouvoir faire demi-tour, la plante des pieds qui saigne par la route pourtant ardue. Tu es putain d’entiché de sa silhouette qui se dessine sans peine dans tes souvenirs. De son parfum que tu reconnaîtrais entre mille. De sa bouche que tu dévorerais comme la plus délicieuse des friandises. De sa peau qui chauffe au contact de la tienne. De ses rétines qui transpercent le bouclier dressé depuis des lustres. De son souffle que le tien réclame sans cesse. De son corps qui hante tes rêves, même les éveillés. Tu es tout simplement entiché de lui. Douce addiction qui se perd en aliénation vile, loin d’être subtile. Toxine divine, qui te brise en mille morceaux répandus sur le sol de ta déchéance. Tu te sens stupide d’être enroulé dans une toile d’araignée dont il est responsable. Tu te sens prêt à être dévoré. La fin qui approche à grands pas, et que tu ne peux tout simplement pas stopper. Le rejeter n’est plus la solution. Le problème est bien trop gros. Monumental, prenant des proportions gigantesques et burlesques. Et au lieu de le fuir, il faut le confronter. Au lieu d’en être apeuré, il faut le convertir. Il ne peut pas être pire. La peine est déjà là, et elle doit partir.

L’étau se referme sur ton poignet. Sans faire mal, mais inflexible. Autoritaire. La lueur de méfiance, de défiance, de colère qui perle dans ses billes amères. Tu écoutes. Décidé à ne pas l’interrompre. Laissant couler le fil de ses pensées. N’imposant ni barrage ni obstacles aux mots qui coulent à flot. Observant le moindre geste, le moindre signe. Essayant de lire en lui pour comprendre au maximum ce que tu as pu atteindre. Si vous n’êtes pas plutôt deux à plaindre. Ce serait peut-être mieux, non ? Que vous ayez tous les deux chopé la même infection, perdus dans la même affection. Un poids se soulève, les empreintes ne collent plus à ton épiderme. Et c’est une sorte d’absence sur l’avant-bras, quelque chose qui manque. Comme un vide qu’il faut à tout prix combler. "You should be more careful." Brisure du silence. Le doigt qui s’aventure sur les fissures d’un être qui se parjure. Tu te damnes, tu te condamnes. Bien sûr que tu ne veux que rien ne lui arrive. Tu le veux en sécurité. Pire, tu le veux à tes côtés. Aucun mal qui ne lui arrive. Tu ne veux plus exister dans un monde où il est blessé. Où il est loin. Où il n’est plus. Il a trop conquis, il t’a kidnappé dans une étreinte fatale et tu es désormais bancal. Menaçant de t’écrouler à tout moment. Os sciés dans une mélopée stridente et dérangeante. Colonne vertébrale arrachée de ton dos dans une violence sans nom. Tu ne tiens plus vraiment debout, sans lui pour te soutenir. Et les derniers jours l’ont prévu. Bon Dieu, que tu étais perdu. Égaré dans l’inéluctabilité de tes émotions. Tout ce que tu as cherché à réfréner, à comprimer à l’intérieur de toi a éclaté. Dans une explosion aussi belle que cruelle.

Et la raison est ce soir-là où tout a été dit. Sans être clair et net. Des mensonges même dans la franchise totale. Des demi-vérités qui pourtant étaient complètes. L’espoir de voir ton obsession partagée. L’impression de ne pas être seul dans la barque de la folie. Et depuis ce 31 octobre, tu n’arrêtes pas de penser à lui. "You are… absolutely right." Il veut tout voir. Il veut tout savoir. Il aura ce qu’il voudra. Tu vas le lui donner. Le lui offrir sur un plateau d’argent. Tout pour ne pas qu’il fuie. Tout pour qu’il périsse sous ton toucher. Tout pour le garder dans cette bulle que vous vous êtes créés. Impénétrable, imperturbable. Malgré tous les regards qui vous observent curieusement. Malgré tous les sourcils qui se froncent devant les deux mecs de mauvaise foi que vous êtes. Malgré toutes ces personnes menacées par ces deux monstres qui ont l’air d’être sur le point de mener une guerre ou de s’allier. Ce qui dans les deux cas leur donne des sueurs froides à l’idée des dommages collatéraux qui auront lieu. "I am the only one that matters to me." Détachée. Phrase entachée par le parfum de l’authenticité. De l’insouciance d’être révélé sous la lumière du Phébus agressif.  Tu lui octroies le droit de vraiment pouvoir te discerner dans l’obscurité avec laquelle tu te pares. Tu veux tout lui montrer. Tout lui expliquer. Tout lui confirmer sans une once de crainte. Car il ne partira pas. Tu dois y croire aussi fort que tu le peux. Lui ne t’abandonnera pas. Lui ne te laissera pas en larmes sur le lit, cadavre desséché de tout sentiment. À hurler silencieusement, comme dans un film qui passe à la télévision alors qu’on a appuyé sur le bouton pour qu’il n’y ait plus de son. À sangloter sans fin, dans la boucle de ta détresse infinie.

"I don’t care about anything else. That’s how I survived. That’s how I was able to avoid breaking." La voix qui tremble un peu, qui se fend un petit peu. Cassures à peine perceptibles, mais bel et bien présentes et dominantes. Des inflexions qui te retournent l’estomac, mais pourtant tu persévères. Tu ne te laisses pas abattre par les mécanismes de défense qui veulent s’élever, qui t’intiment de te barrer loin de cette influence mauvaise et de cette conversation niaise. De ce qui pourrait causer ton déclin, le trépas dans une marée de carmin. "And the fact that you are this important only means…" Interruption indécise, le chemin ne se precise plus devant tes tympans éberlués. Cette voix qui est bel et bien la tienne mais qui ose proférer pareilles choses. Néanmoins, tu continues. Tête la première. Chute sans terme. "It only means that you make me feel good. It’s selfish. I need you to be alright." Ce sentimentalisme. Ce presque-romantisme. Quelle est la prochaine étape? Tu vas vomir des arcs-en-ciel? Faire la gay pride? Te déguiser en Cupidon pour Halloween? Ange blond qui décoche ses flèches avec des points en forme de cœurs. La même qui est venue se ficher dans le tien. Pour t’arracher toutes ces bêtises, ces sottises qui pourtant portent en leur sein un sens que tu ne retrouves nulle part ailleurs. Tu les acceptes. Tu les enlaces sans retenue. Mis à nu devant tout ce que tu peux ressentir. Tu es un humain à nouveau. La mécanique du myocarde réparée, fixée. Sûrement pour être brisée à nouveau. Mais pour le moment, tu n’en as que faire. "Because that makes me feel alright. Because I can’t stand to see you like this."

À nouveau, tu oses effleurer. Bien que toujours éberlué par cette audace, cet accès de courage qui t’emplirait d’outrage si tu étais dans un moment de conscience. Une évidence, une urgence. Le bleu de sa peau défile sous la chair du bout de tes doigts. "And that answers your question." Tes sourcils s’animent et dansent dans une incompréhension totale. Toi aussi, tu te rapproches comme il l’a fait. De sorte à ce que la proximité devienne presque intolérable. Pesante sur les épaules qui souffrent de porter un tel poids. Une tension sans égale, de l’électricité statique qui s’agite et qui vous fait s’hérisser les poils.  "I only want…" Les lèvres s’écrasent sur son menton, dans une douceur nouvelle, incongrue. Les mains se promènent allégrement, l’une d’elle s’échoue derrière sa nuque pendant que le pouce de l’autre se fige sur ses rosées. Les faisant doucement vibrer dans une mélodie extatique avant de retomber pour que nul obstacle ne se tienne. "you." Caresse des deux bouches, une sorte de frôlement risible dont tu te serais sûrement moqué si tu étais témoin objectif. Mais il était plus intime que tout ce que vous avez pu avoir jusqu’ici. C’est comme si les derniers pans de ce que tu lui as confié lui étaient transmis. Tout ce que tu n’as pas pu dire. Ce que ta mère t’a infligé, les humiliations que tu as essuyées, les personnes dont tu t’es délestée sur le long chemin tortueux que tu as suivi. "And it fucking freaks me out." Dans un seul souffle. Comme une maladresse qui t’échappe. Mais que tu rattrapes. Fondant sur lui comme s’il était ta bouée de sauvetage. Agrippant tes jumelles aux siennes dans une parfaite danse. L’air que tu inspires est sien, devenant tien. L’air que tu expires est tien, devenant sien. Et pendant ce court laps de temps, tu lui appartiens. Son esclave. Sa propriété. Son reflet dans le miroir. Il devient toi. Tu deviens lui. Et puis tant pis.
 


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
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Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Lun 29 Fév - 23:06


Halisper


Ca n'est qu'une fois que tu as fini de parler que tu relâches son poignet. A contre-coeur, ignorant cette manière qu'à ton corps de crier qu'il le veut encore, un peu plus de sa chaleur. Son effet qui reste ravageur, son emprise sur toi qui empire. L'incompréhension, après ce foutu soir de fin octobre, après cette semaine passée à essayer de l'oublier et de retrouver la raison. Rien à faire, des émotions refusent obstinément de se taire, prêtes à te précipiter en enfer. Tu ne tentes même pas de te dire que s'il n'était pas revenu, vous auriez pu redevenir comme des inconnus. Ce serait trop te mentir, chose maintenant impossible avec cette tempête qu'il te fait ressentir. Renforcée par son changement d'attitude radical qui te laisse un peu bancal. Mais lorsque tu l'as mis face à ton air indifférent, il s'est accroché. Lorsque tu l'as confronté à ton détachement, il s'est à nouveau approcher. La main qui s'est posée dans le cou, abattant les défenses, trouvant le point faible dans un éclair de clairvoyance. La légèreté de la nervosité dans la voix, filant entre les fissures. L'inquiétude alors que ses doigts effleurent tes blessures. La silence alors que tu parles, que tu accuses, que tu expliques ce qui t'es arrivé en guise d'excuse. La patience quand tu cherches des réponses, que tu avoues que tu ne veux plus de ce putain de jeu dans lequel tu le suis quand il te fuit de manière presque perpétuelle. Quand tu oses lui demander ce qu'il veut, que tu lui poses la question en soutenant ses yeux. Bien que tu saches le lire comme personne, ta capacité de réflexion envers lui, envers vous, est embrumée par les signaux contradictoires qu'il te donne. Tu ne sais plus ce que tu dois croire, ce que tu dois penser. Tu n'es même pas certain de ce que tu dois ressentir.

Ses mots qui confirment tes pensées. Evidemment qu'il n'y a que lui qui importe, Narcisse moderne, enjôleur égoïste. Ca n'est pas une surprise cependant, encore moins une traîtrise. Tu le savais depuis le début. Pourtant quelque part au milieu de votre relation, ou peu importe la façon dont on pourrait nommer ce qu'il y a entre vous, tu l'as simplement... oublié. Inconsciemment, perdu dans cette bulle que vous vous êtes crée, où plus rien n'existe à part vous. Celle-la même qui vous entoure à nouveau, vous coupant du reste du monde, de la marée d'élèves qui s'aventurent parfois à vous lancer des regards parfois craintifs, souvent curieux et envieux. Mais dans ses yeux tu vois que ce n'est pas tout. Autre chose qui brille dans les pupilles. Une sorte de détermination à te donner des explications. La sincérité alors qu'il se déshabille, qu'il retire ses masques pour toi. Quitte à te laisser percevoir une touche de vulnérabilité cachée dans sa voix. Il parle de survivre, d'éviter de se retrouver brisé. Et tu l'entends, tu peux presque le sentir. Ce tremblement à peine perceptible dans sa voix, les intonations qui révèlent des fêlures. Blessures plus ou moins cicatrisées, des fragilités qui maculent son être et parent son cœur. Des frayeurs enfouies, à moins que ce ne soient des horreurs vécues, qu'il n'aurait jamais dû. Des fissures qu'il a su reboucher, qu'il a caché derrière ses boucliers. Tu les vois avec une clarté impressionnante, presque effrayante. Et tu as cette boule dans la gorge, ce brusque besoin de l'attirer dans tes bras et de le serrer contre toi. D'embrasser ses lèvres et son visage, la moindre parcelle d'épiderme. Pire. D'être avec lui, d'être là pour lui. D'aller détruire tout ce qui a osé vouloir s'en prendre à lui. Personne ne le touche. Peu importe la manière, qu'elle soit physique ou psychique. Peu importe que l'intention se veuille bénéfique ou sadique. Dans tous les cas les conséquences s'échelonneront de dramatiques à tragiques. Personne qui ne le blesse. Pas s'ils veulent espérer vivre. Tu es soudainement conscient d'à quel point tu es prêt à tout pour lui. A te damner, à tuer. Pour un vous, c'est encore pire. Tu es prêt au parjure, à toutes les blessures. A anéantir tout un empire. Il ne peut pas savoir ça. A quel point tu es foutu, à quel point il t'a perdu. Cette manière qu'il a de te faire perdre la tête, de te rendre fou. Et même s'il s'avère que tu n'es effectivement pas le seul à avoir été déglingué par votre trop grande proximité, tu n'es pas certain néanmoins qu'il soit aussi fichu à ce point. Et à vrai dire ça te fait un peu peur, tu grimaces presque d'horreur face à cette façon qu'il a d'atteindre ce muscle inconnu qu'est ton cœur.

Tu ne l'interromps pas, tu ne bronches pas, tu ne dis rien. Pas tant qu'il n'a pas fini de parler, même lorsqu'il cherche ses mots et se met un instant à hésiter. Comme tu le lui as finalement dit, tu as besoin de savoir. Ce qu'il veut, ce qu'il attends de toi. Ce que tu représentes pour lui, qu'elle importance exactement tu as prit. Pourquoi cette inquiétude à te voir blessé, cette nervosité lorsqu'il est venu te trouver. Ce que tu as réveillé en lui en le quittant l'autre soir, pour qu'il cesse soudainement de te fuir. Les aveux sortent de sa bouche finalement, tiraillés entre sentimentalisme et preuve de son égoïsme. Les mots justes qui sonnent juste pourtant, ceux qu'il fallait pour passer outre ton scepticisme. Tu ne l'aurais jamais comprit s'il t'avait parlé de quelconques sentiments, tu ne l'aurais pas cru s'il n'avait pas du tout été question de lui. Tu peux comprendre en revanche le fait qu'il veuille que tu ailles bien parce que tu le fais se sentir bien. Ca n'est pas une nouvelle, pas une foutue manipulation cruelle. Ca n'est pas quelque chose sur lequel il peut mentir, la seule chose que tu sais mutuelle. Ensemble vous êtes... bien. Au niveau sexuel d'abord, puis l'alchimie a dépassé le charnel. Ou tout du moins c'est ce que tu t'es retrouvé à croire. Une réciprocité pour laquelle il te redonne ce sentiment dangereux qu'est l'espoir. Peut-être... peut-être que tu t'es trompé finalement. Que c'était effectivement vrai et non pas un mensonge. Pas la folie à force de voir son fantôme hanter tes songes. Soudainement, tu te rends compte de la manière dont ton cœur s'agite dans ta cage thoracique à l'entente de ses mots, presque écoeuré par tant de ce sentimentalisme mièvre. Pourtant ta seule envie est d'anéantir la distance risible entre vous pour t'octroyer ses lèvres.

Il fait le premier pas. Ses doigts qui effleurent à nouveau l'un des bleus qui ornent ta peau alors que vient la suite de ses propos. Une évidence qui fait enfler le muscle cardiaque jusqu'à frôler l'implosion. L'incompréhension, ou peut-être l'hésitation qui s'affiche sur son visage, dénué de ces masques qui se contentent de projeter des mirages. Etrangement, il te semble encore plus beau sans eux pour tromper tes yeux. Le pas de plus qui assassine cette pseudo distance qui t'opprime. Comme tu l'avais fait, c'est à son tour de se rapprocher. La proximité si grande que vos chaleurs s'emmêlent et dansent, l'espace entre vous quasi inexistant et pourtant toujours trop grand, précipitant la déchéance. Une lutte où nul de vous ne peut ressortir vainqueur. La dernière fois que vous avez été si proches, c'était ce fameux soir, cette engueulade où il t'a fait croire qu'il ne servait à rien que tu t'accroches. C'est différent cette fois, la colère a laissé place à l'émoi. Et l'électricité crépite, l'attraction est magnétique. L'alchimie indéniable, la tentation insoutenable. Tu résistes pourtant, fasciné par les mots qui sortent de sa bouche, par le mouvement de ses lèvres qui se fait hypnotique. Elles s'échouent sur ton menton, temporisant une chute dont la finalité pourrait s'avérer aussi tragique qu'extatique. La douceur inconnue qui te trouble et te remue, ses mains qui s'aventurent sur ta nuque et ton visage, provoquant des frissons. Il te faut toute la volonté de ton monde maintenant détraqué pour ne pas que ce soit toi qui fonde sur ses lèvres en enfouissant tes doigts dans ses mèches blondes. Le muscles cardiaque qui s'affole en attendant la fin de ses paroles. Un mot, c'est tout ce qu'il te faut. Son pouce glisse sur ta bouche, faisant fluctuer le souffle. Il s'accroche sur les rosées, s'écrase sur la pulpe de son extrémité. Tu devines la fin dans ses pensées, tu sais qu'il va t'embrasser. Le myocarde s'emballe pendant que tu le regardes. Le temps qui se met en pause, comme s'il avait utilisé son pouvoir d'hypnose. Et il ose le dire. Avouer que c'est toi, la seule chose qu'il désire.

Le simple effleurement de ses lèvres contre les tiennes, pression presque risible dans lequel s'expriment enfin ces émotions irrépressibles. Si infime qu'il en devient intime, l'intensité insoupçonnée, inégalée qui te fait frissonner du plus profond de ton être. Quelque chose qu'il remue au fond de ta poitrine alors qu'il s'en fait maître, sensation délicieuse porteuse d'un extase bien meilleur que ce placebo que tu as pu trouver ces derniers jours dans la cocaïne. Le contact qui se termine, vos souffles qui se mélangent et s'échangent. Plus qu'un air que vous partagez, c'est mutuellement que vous vous respirez. Un nouvel aveux murmuré, une faiblesse qu'il ose te montrer avant que ses lèvres ne fondent à nouveau sur les tiennes pour d'autres caresses. Bien entendu que ça l'effraye, ce sont des choses qu'aucun de vous n'êtes habitués à ressentir, allant presque à l'encontre de votre nature, plongeant quitte à ressortir couverts de blessures. Tu es pareil, ignorant comment réagir face à ces sentiments en éveil. Votre baiser a cette fois un tout autre goût. Une saveur désespérée, passionnée, comme si vous étiez déjà condamné et que vous vous accrochiez à ce vous qui miroite devant vos prunelles. Chute possiblement mortelle du haut d'une falaise bien trop abrupte. Toutes les barrières qui cèdent, les derniers pans de résistance se désagrègent. Brusquement et pour quelques instants, ton monde ne tourne plus qu'autour de lui et de ses lèvres. L'une de tes mains qui vient attraper sa chemise au niveau de ses reins, l'autre qui se glisse sur sa joue pendant que les rosées s'entre-dévorent. Une faim qui ne connaît nulle fin. Tu te retrouves à le pousser légèrement contre le mur, à te presser doucement contre son corps. Comme si tu étais incapable d'en avoir assez, qu'il t'avait bien trop manqué. Comme si par ce mouvement tu pouvais vous soustraire à ces regards incrédules qui se posent sur vous, auxquels tu ne fais pourtant pas attention du tout. De toute manière ils ne comprendraient rien. A moins qu'ils ne le devinent que trop bien. Un gémissement qui monte dans ta gorge, que tu réprimes et étouffe avant qu'il n'atteigne ta bouche. Ta langue qui caresse une dernière fois la sienne alors que le cœur tangue. Tu t'arrache à l'échange, le souffle erratique, les pensées chaotiques. Des réponses que tu cherches dans ses yeux que les pupilles dilatées ont assombris, bien que tu as très bien compris qu'il n'a pas menti.

- Why did you-

Tu te coupes, secoue doucement la tête de droite à gauche comme pour remettre en place tes pensées, faisant s'effleurer vos nez dans votre proximité. Une question que tu n'as pas besoin de poser, ses mots ont suffit à t'expliquer pourquoi il t'a fuit. Pourquoi il t'a repoussé et t'a envoyé balader. La fureur du moment, et puis la peur. Tes yeux contemplent le moindre de ses traits, cherchant l'une de ces choses que tu voulais lui dire mais à cet instant tout te semble abstrait, les secrets déjà partagés devenus sans intérêt. Alors tu te tais. Tes doigts caressent sa joue, glissent jusqu'à son cou. Le regard qui se perd sur les rosées, pense encore à l'embrasser. Mauvaise idée de recommencer ici, alors que la chaleur a déjà envahi ton anatomie. Alors tu le relâches et tu te recules, ta main s'emparant de la sienne après avoir frôlé sa clavicule. Presque inconsciemment, comme si le geste ne signifiait rien.

- Come on, let's go somewhere calmer.

Quelque part où vous pourrez être seul. Non pas par pudicité, qui est loin de vous étouffer, mais par réel besoin d'intimité. Des regards noirs que tu lances à ceux qui osent se trouver sur votre chemin alors que tu l'entraînes à travers quelques couloirs. Ta chambre pour destination, heureusement vide à cette heure de la journée. Sa main relâchée, la porte verrouillée. Une hésitation, une touche de nervosité et tu te retrouves presque à faire les cent pas avant de te décider.

- You know, this last week I resolved to forget you. To stop thinking about you, to be sure you were nothing to me. Just another guy I fucked and had fun with. Nothing more, even if it felt... good, to be with you, to say the least.  Because this is how it should be, right ? Nothing else than sex, no string attached.

Tu cesses de t'agiter, de marcher pour te rapprocher. La main qui passe dans les cheveux, les billes qui le vrillent et se rivent à ses yeux. Une détermination sauvage qui brille dans les pupilles. Lui faire comprendre ce qui se cachait derrière ton indifférence apparente, derrière ta rage.

- This is how I am. Manipulating and using people. No fuck given about how they could feel, nor what they need or want. Not when it has no purpose to me. And when they become of no use,  I just ditch them as if they're nothing. This applies to everything. Not just sex, not just entertainment. Life in general. But you...

Des lueurs qui s'allument et se battent dans les prunelles, feu éternel que rien n'éteint. La fureur et la colère en premières. La contrariété de sentir quelque chose t'échapper. L'incompréhension, l'hésitation. Et cette émotion qui te bouffe le cœur et les entrailles sans faire dans le détail. Rien que tu lui caches, aucun masque. Il t'a laissé le voir, c'est à lui de savoir. Et tant pis si tu te parjures, tant pis si tu finis avec encore plus de blessures.

-  It's different with you. I don't know why, but I can't just fucking ignore you and do as if there's nothing. It's infuriating. I can't pretend you're nothing anymore, and you won't just leave my mind alone.

La frustration, puis vient l'abandon. Les dents qui se desserrent, les traits qui s'adoucissent alors qu'une tension se désiste. Un soupir qui quitte ta bouche et qui sur la sienne s'échoue. Une distance que tu as comblé sans presque en avoir conscience. Insupportable, la proximité paradoxe de confortable et d'insoutenable. Les doigts incapables de se retenir de le toucher, les extrémités venant traîner sur son avant-bras alors que tu poursuis le fil de tes pensées. Distraction pour ne pas réfléchir à la signification de ces paroles que tu profères sans te départir de ton assurance. En apparence. Parce que dans ta cage thoracique, ton cœur s'agite en sadique. Parce que dans ta voix, il y a cette même intonation qui avait teinté la sienne face à toutes ces choses qui vous sont inconnues. Des mots comme des vêtements que tu jettes au vent pour te retrouver nu. Un courage que tu dois rassembler pour garder tes yeux sur son visage et confronter le bleu.

- You just happen to matter. And it's freaking me out too, because I want more.

Les mots prononcés clairement, presque analytiquement. Tes doigts se referment sur sa mâchoire avec douceur, les lèvres qui en tracent l'angle avec lenteur. Tu veux redécouvrir la moindre parcelle pour les faire tiennes. L'ukrainien qui roule sur la langue, des mots que tu coules au creux de son oreille. Plus facile à dire, même s'ils sont faciles à prédire.

"You're the only one I want too. I'm not sharing, you'll be mine and noone else's."





"ukrainien"

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Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
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Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Jeu 3 Mar - 21:00

Love is war and I can taste the blade.

Blake & Halvard


Been too long, far too cracked to call cease fire and fall like that way. So tie my hands and light the match and wait for the fire to break my back again. Love, we're not the enemies we wanna be tonight… Love, leave all the weaponry and jealousy behind… Cause I'm not a loner, and I'll be a loner 'til my lover comes over. I'm not a loner, but I'll be in pain until this suffering is over.
Une quête impossible. Passant de l’improbable au palpable. La douleur est l’obstacle à éviter, la fureur est le prix à payer. La frustration engendrée par le rejet continuel de la passion pourtant de miel. Et puis la goutte de trop dans le vase fragile. Brisures, cassures dans la verrerie futile. Éraflures sur le béton bâti au fil des années, après chaque abandon enduré ou imposé. Souffle de vie s’insinuant par le biais de ces fêlures, sensuel et irréel. Se glissant jusque dans ton squelette pour le réchauffer du froid létal qu’il connaissait auparavant. Une sensation de cocon qui se referme comme une prison mais qui pourtant assure des sentiments rarement connus jusqu’ici. Et la peur. Encore et toujours. Cette phobie excessive, incisive qui s’empare de toi comme une créature des Enfers. Te traînant avec elle dans la souffrance et la démence. Suppôt d’Hadès, elle t’attire vers la bassesse. Ses pattes affreuses s’agrippent à tes chevilles et tu te retrouves comme dans des sables mouvants. Embourbé jusqu’au cou, essayant tant bien que mal de retrouver ta respiration dérobée par la compression de la terre autour de toi. Et tu réclames de l’air, brassant des bras vivement. Tu veux pouvoir te délester de ces craintes qui polluent tout ce que tu peux éventuellement ressentir. Qui t’empêchent d’être normal, qui font que tu t’évertues à lui faire mal. Et ce serait mentir que de dire que tu le fais inconsciemment. Tu le repousses encore et toujours juste pour préserver ta santé mentale. Juste pour ne pas sombrer dans cette folie destructrice, cette tentation annihilatrice de tous tes instincts de survie. Châteaux de sable balayés par la vague de ses prunelles que tu rêves d’avoir continuellement sur toi. Résolutions anéanties par sa malice déstabilisatrice. Ses traits mutins qui muent en sourire divin, lame tranchante perpétrant des lésions qui te hantent. Les façades qui se mêlent aux réalités, les bravades qui sont le fruit de l’insanité. À trop se rapprocher du feu, Halvard, on se brûle. Et tu es le mieux placé pour le savoir. C’est toi qui es cette flamme qui consume tout ce qu’elle touche. C’est toi qui en as tellement ravagé des peaux. C’est toi qui en as tellement endommagé des os. C’est toi qui en as tellement brisé des cœurs, attisé des rancœurs, bafoué les mœurs. Jusque-là, tu traînes la charogne de victimes d’antan. Lasses de vivre sans toi, souffrance vivace toujours présente due aux souvenirs avec toi. Le premier à tourner les talons, à donner du dos dans une perversion bestiale, sans égale. Résolu à détruire avant que l’on puisse te nuire. Leur faisant courber l’échine dans une maîtrise qui illumine l’objectif comme placé dans un piédestal dont tu es fier. Idéalisé par les créatures qui croyaient avoir droit à plus que de la simple luxure, et qui se retrouvent ornés de coupures. L’ange blond qui les laisse derrière, battant des ailes dans une tempête meurtrière. La langue de serpent qui se glisse entre les lèvres comme pour une dernière marque de mépris, une incitation au défi de le rattraper et de lui rendre la monnaie de sa pièce.

Tu sens les protections s’affaisser, répondre à ton besoin impérieux de disparaître et de te laisser passer. À mesure que tu es lancé dans ton discours, il s’ouvre de plus en plus à toi. Il n’est plus aussi distant, plus aussi hésitant. Il ne risque pas de ficher le camp et de te laisser mourir dans la honte et la disgrâce. Pas lui. Tu sens toute l’attention dont il fait preuve en écoutant chaque syllabe que tu daignes prononcer. Le changement d’attitude, les yeux qui en disent trop. Ils le trahissent sans un seul égard pour leur propriétaire. Mais pourtant, tu n’en souris pas. Ce n’est pas là un résultat que tu voulais à tout prix atteindre. Il n’y a rien de calculé, rien d’anticipé. Tu ne ressens aucune fierté à l’avoir amadoué. Car tu ne l’as pas fait. C’est vraiment toi. L’essence même de ton être qui dégouline et qu’il peut contempler au gré de ses envies. Le sent-il lorsque tu lui offres ce baiser chaste ? Peut-être le premier de ta vie. Un baiser juste pour embrasser. Juste pour être proche. Aucune intention sexuelle, ou arrière-pensée concernant ce qui risque d’arriver après. Et il te le rend. Extatique, tu en perdrais presque la raison de soulagement. Acculé contre le mur, dans une félicité pure. Fin. Séparation brutale et animale. Cordon ombilical coupé, que tu voudrais reconstituer. Regards intenses qui s’affrontent, qui se sondent comme pour une confirmation de ce qui vient bel et bien de se produire. Perte du fil de pensées qui se fait subtil. Question avortée, jugée trop inutile. Et le toucher qui veut absolument tout signifier. Une fureur loin d’être calme, un cri de l’âme qui te conjure de l’embrasser à nouveau. Et tu attends, frissonnant au fur et à mesure que le contact s’éternise. Sa main est chaude dans la tienne. Ses doigts se glissent entre les espaces qui se trouvent entre les tiens. Comme si c’est là qu’ils appartenaient. Une peau douce, un contact intime qui apporte une saveur nouvelle et réelle. Et tu risques d’éclater en sanglots. Monstre de sentiments. Jamais. Il ne devrait jamais te lâcher. Est-ce qu’elles peuvent fusionner ? Ces deux poignes qui se découvrent d’une manière inédite. Et tu le suis docilement. Rien de prémédité, rien de réfléchi. Tu te laisses guider sans protester. Le sanctuaire pénétré pour la première fois, la porte verrouillée derrière lui. Une part de toi qui veut sourire, qui veut déjà le dévêtir. Mais une autre qui te somme d’attendre, des non-dits qui doivent encore être confessés dans la réserve de la chambre. Et les cent pas que tu as déjà faits dans ton propre espace trouvent finalement écho en lui. Des instants d’intense réflexion que tu n’oses pas interrompre. Tu sais que ça viendra. Il ne t’a pas ramené ici pour rien, il a juste besoin d’être ménagé avant d’enfin braver le pas. Tu ne doutes pas un seul instant du fait qu’il le fera. C’est comme une certitude ancrée dans ta béatitude. Aucune inquiétude.

Tu le suis des yeux tout le long. Spectacle désemparant, se produisant devant toi. Figure de la résignation, de l’abandon à la vérité. Réalités prononcés dans une expiration incertaine, dans une appréhension humaine. Les oreilles grandes ouvertes pour recevoir le fruit de ses efforts, les termes qu’il a choisis pour vous décrire. Et ton être tout entier, corps et âme, qui tremble de l’approcher, de l’embrasser, de le déshabiller et de tout lui donner. Mais le poids de ce qu’il ose révéler t’en empêche. Tellement similaire à ce que tu as vécu. Portés par le même courant, dans des directions différentes pour ne pas vous rejoindre. Tirant sur la même corde, chacun de son côté alors que votre but est commun. Vos craintes le sont aussi. Et malgré tous les commentaires que tu pourrais faire, toutes les railleries qui auraient en temps normal dépassé le seuil de tes lèvres, tu restes muet. Ému autant qu’effrayé. Vous êtes les faces de la même pièce. Tellement pareils et tellement différents à la fois. Vous rejoignant dans un paradoxe séduisant et alléchant. Et le cœur en fête, bien qu’ayant connu la défaite. Il n’a pas su résister à Blake Whisper, ce garçon tellement distinct des autres mais surtout qui est tombé dans le panneau aussi. Si tous les deux êtes prisonniers de cette toile d’araignée, qui est la personne qui l’a tissée au juste ? Qui risque donc de vous dévorer ? Est-ce ce sentiment baroque qui pourrait éventuellement finir par enrouler ses pattes autour de vous et de vous enfouir dans ses entrailles ? Vous rongeant comme de simple os de poulets dans un verre d’acide. Et le baiser a un goût bizarre, qui défie les hasards. Désespoir. Capitulation. Confession. Les mains s’accrochent aux pans de sa chemise en bas, les serrant très fort dans tes poings. Leur intimant de patienter, de ne pas trop se précipiter vers l’épiderme trop convoité. Et tu ne sais que répondre. Après tout ce plaidoyer, tu restes quand même coi. Il n’y a que cet index et ce majeur qui montent rabattre une mèche sur le côté de son crâne. Et tu souris inconsciemment. Adolescente enamourée pendant les années de lycée. Aucune ruse  dans les traits. Juste un bonheur qui menace d’exploser à l’intérieur. Volcan dangereux prêt à déverser ses gerbes de lave sur tes membres déjà calcinés par sa chaleur.  Et tu ne tentes même pas un geste en sa direction, te laissant faire alors que sa bouche fond sur ta peau comme si elle y appartient. Place légitime qu’elle détient. La langue étrangère des autres fois qui s’en vient ravir tes tympans dans une symphonie inconnue. Mais que tu comprends quand même. Pas précisément, mais le principal est retenu et te fait tomber des nues. Langage merveilleux qui conquiert les sens et te place dans une sorte de transe. Tellement attirant, tellement obsédant. Tellement sexy.

Vous vous êtes tous les deux aventurés dans un terrain beaucoup trop inconnu. Les palpitants battant à un rythme agressif, et les esprits craintifs. Fiançailles de la peur et de l’excitation. Le nouveau qui vous prend aux tripes, malades mais pas de la grippe. Malades de l’un l’autre. Virus vous prenant pour hôtes, vous punissant pour toutes vos fautes. Et les instincts reprennent le dessus, il est temps de reprendre la route du connu. Rocailleuse comme ta voix qui se fait de velours, qui va caresser ses oreilles pour faire vibrer son vermeil. "You talk too much, Blake." And you scare me. Fragment manqué de ta phrase, condamné à demeurer dans le secret de tes pensées. Puni d’être aussi révélateur d’une vérité qui a trop quitté ta gorge pour toute une éternité. Les mains qui s’installent en conquérantes sur son torse, comme si elles y appartiennent. Enivrées par la dureté qui enchante tes sens. Et presque trop gentiment, tu le forces à reculer. Tu le pousses jusqu’au bord du lit sur lequel ses talons finissent par se cogner. Il se laisse faire, bien sûr qu’il se laisse faire. Il n’y a qu’à voir cette façon quasi naturelle avec laquelle il s’assoit sur les couvertures qui risquent d’être bientôt défaites. Un simple index qui l’y a conduit. Et puis tu le rejoins. Te créant une place bien à toi sur ses genoux. Tes doigts déjà de chaque côté de son cou, ta bouche  se mariant à la sienne dans un ballet admirable et mémorable. "I missed this." Tes chairs bifurquent vers l’endroit qu’occupaient tes extrémités. Ces dernières, quant à elle, ne restent pas sages et s’embarquent dans une exploration de son corps au-dessus du tissu. Qui bientôt révélera une peau que tu meurs d’envie de marquer par le rouge, par le bleu, par l’indigo, par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Toutes les couleurs qui existent. "I missed you." Le bouton du pantalon défait, et la main qui s’infiltre pour de gentilles et inoffensives caresses sur le sous-vêtement déjà bien rempli. Impatient d’avoir cet amant formidable pour toi, et rien que pour toi. Possessif jusqu’au bout des orteils de ce corps qui sait si bien répondre au tien, qui devine tout ce qui lui plaît. Il n’y a plus de place pour la déstabilisation ou l’appréhension d’un attachement. Il existe déjà, celui-là. Tu es comme relié à Blake. Comme s’il était toujours en toi, comme si vous aviez fusionné ne faisant qu’un. Et retrouver cet état, cette union est dans l’immédiat une évidence, une urgence. Tu en as marre de le rêver, de le désirer, de réclamer sa proximité. "I want you." Murmure sensuel alors que tes dents s’enfoncent dans sa clavicule libérée au grand air. Et on dirait que chaque seconde qui s’écoule est une perpétuité dans les travers des Enfers. Tu voudrais déjà être à lui, tu voudrais déjà qu’il soit à toi. "Show me that you want me too."
 


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
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Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Dim 13 Mar - 1:00


Halisper


L'intimité de la chambre, verrouillée pour ne pas être dérangés, te pousse à accepter les vérités mille fois cachées. Des fragilités qu'il a créé, d'infimes vulnérabilités que tu as longtemps tenté de nier. Impossible de continuer à te mentir alors que les dernier jours ont presque réussi à te faire souffrir. Roi déchu de ton propre empire, parti en exil pour te sevrer de son emprise incomprise. L'hôtel miteux, les coups de poings furieux, les amants ennuyeux qui t'ont servi d'asile. Idée futile, réaction puérile, crise imbécile. Les résolutions qui n'ont pas tenu plus de quelques minutes dès lors qu'il est revenu, que face à ton indifférence il est resté et s'est tenu. Effondrées comme un vulgaire château de cartes sur lequel il n'a eu qu'à souffler pour les faire toutes s'envoler. C'est lui que tu veux, que tu as toujours voulu depuis que vous vous êtes égarés dans ce labyrinthe dont vous pensiez pourtant être sortis. Les réticences et les mensonges envoyés au diable. Le rejet de la prudence, un souffle de courage alors que tu plonges tête la première dans une chute effroyable. Les leurres arrachés, les masques brisés, les faux-semblant annihilés. Monstre de cruauté, tu n'étais pas censé pouvoir aimer. Non pas un choix mais une réalité. Des troubles soi-disant mentaux qui ne t'ont jamais dérangé en guise d'escorte, que tu ne nommerais même pas de la sorte. Juste ta manière d'être, le détachement envers les émotions comme la preuve que tu es ton propre maître. Mais une réelle difficulté s'attacher. Etre dénué de cœur, c'est au raisonnement que tu as toujours fonctionné, analyse calculatrice à la froideur glaciale. Des pulsions primales, un besoin de faire mal. Pas de sentiments pour dérégler ton jugement, juste un peu d'affection qu'on parvient à te soutirer, très rarement. Et pourtant l'attachement inconcevable est devenu indéniable. Vous êtes assez semblables pour qu'il ait pu t'atteindre. Il est celui qui te voit sans aucun masque et qui pourtant veut toujours t'étreindre. Assez semblables pour savoir te déglinguer, assez dissemblables pour que tu puisses l'aimer. Et tu t'es amouraché de son âme, entiché de son être dans son entièreté. Et tu te damnes pour un peu cette chaleur qui enflamme tes entrailles quand il te touche et te caresse. Pour son odeur qui t'empli de liesse, la saveur de sa bouche et de sa peau pour laquelle tu es prêt à toutes les bassesses. Il est ta faiblesse. Et tu te confesses, abandonnant toute trace de sagesse.

Ses prunelles couleur ciel ne te lâchent pas une seule fois alors que tu fais nerveusement les cents pas. Occupé à réfléchir à ce que tu veux finalement lui dire, l'intensité de ses pupilles réussi à te faire frémir. Tout part en vrille, tu pars en vrille. Balancé au hasard d'une émotion à l'autre avec une brutalité qui ne dénote aucun égard, déchiré par les crochets venimeux de l'espoir. Poison dangereux au goût délicieux. Drogue aussi pernicieuse qu'elle est précieuse. Déjà accro à ces maux, à la sensation de sa peau. Tu peux encore sentir la chaleur de sa main, la douceur de sa paume, le fantôme de ses doigts glissés entre les tiens. Maintenant tu le sais, vous êtes tous deux les victimes. Et tu te prends à vouloir encore ce contact bizarrement intime, presque puérile. Tu n'as jamais été de ceux à rêver de tenir la main de l'être aimé, bêtement vénéré. Il est encore une fois l'exception, celui qui fait que tes envies défient toute raison. A nouveau, vous êtes si proches que vos souffles se séduisent et s'accrochent. Et dans ta poitrine, il y a cette douleur assassine. Le myocarde qui se serre et se resserre. Une pression qui augmente, la tension qui se relâche avec une brutalité aussi urgente qu'alarmante. C'est l'implosion, la destruction. L'overdose. Le muscle cardiaque explose et de ses cendres naît un cœur en vrac, encore agité par le ressac. Des battements irréguliers, le rythme d'une musique hypnotique. Tu continues pourtant à parler, à lui expliquer. Ce que tu es, ce qu'il a osé causer. Ce que tu ressens. Ces sentiments pour lesquels tu n'es qu'incompréhension, qui te font frôler la déraison.

Et son silence, qui trahit tout ce qu'il pense.

Vos lèvres qui se touchent et s'abandonnent, se confessent dans ce baiser qu'elles se donnent. Différent de tout ce que vous avez connu jusqu'à présent. Ses mains refermées sur les pans de ta chemise, les poings qui enserrent le tissu dans la retenue alors que le silence se fait comme exigu. Plein de ses vérités enfin admises, de ces envies insoumises. De ces choses restées imprononcées mais déjà promises. Toujours aucun son qui ne passe vos lèvres, vos corps pourtant envahis de cette étrange fièvre. Et ses doigts viennent repousser une mèche de cheveux tombée dans l'espoir de voiler tes yeux. La pulpe qui effleure et caresse, alors que sur son visage se dessine un sourire plein d'une liesse qui te bouleverse. Emprunt d'une joie qui te met en émois. Emprunt d'un bonheur qui ne peut être un leurre, d'un bonheur pur qui suffirait à te pousser au parjure. Et soudainement c'est presque trop. Des étincelles qui crépitent dans ta poitrine pour célébrer sa beauté qui t'assassine. Le cœur qui s'étrangle d'une façon étrange et anormale, la cordes vocales qui se nouent presque à t'en faire mal. Il faut que tu l'embrasses, que tu l'enlaces. Mais si tu fais ça maintenant, tu sais que tu n'arriveras sans doute pas à t'arrêter. Emporté trop loin du rivage par ce besoin de lui sauvage. De redécouvrir chaque parcelle pour les faire tiennes. Ta bouche, tes mains, ton corps contre le sien, aucune partie de vos anatomies laissée de côté jusqu'à ce que vous ayez fusionné à nouveau, consumés jusqu'aux os. Et tu dois finir de lui dire. De lui expliquer, de t'avouer autant qu'à lui ces sentiments qu'il fait naître en toi, tellement plus que du simple désir. Parce que si tu t'arrêtes, tu n'es pas certain de retrouver un moment adéquat où finir. Hors de cette atmosphère particulière, la discussion ne te semblerait pas d'à propos, alors que tu as déjà du mal à trouver tes mots. Déconcentré par le mirage que constitue sa peau, tu as comme l'eau à la bouche, il faut que tu le touche. Alors tu te contentes de tourner la tête, geste instinctif, inoffensif et pourtant significatif. Les lèvres effleurent le creux du poignet, au-dessus de son pouls qui, pour toi, est loin d'être muet. Caresse chaste et pourtant intime, étrangement légitime. Dans votre bulle, c'est tout un monde qui éclot et s'épanouit maintenant que l'ouragan et ses sanglots se sont évanouis. Un autre espace-temps, une autre dimension qui n'appartient qu'à vous. Le printemps et sa délicatesse se succèdent à l'hiver et sa rudesse. Encore pleins de faiblesses, des restes de bassesses qui laisse place à des gouttes de tendresse.

Et c'est finalement contre sa peau que tu retrouves tes mots. Ceux qui te semblent soudainement puériles, comme s'ils n'étaient que répéter tes actes d'une manière inutile. Mais tu les dis tout de même en une expiration fragile. Tu lui admets qu'il importe et que tu veux plus, et même que toi aussi cela t'effraie. Comme lui l'a fait, et pour ces aveux même le silence se tait. Tes doigts caressent sa mâchoire, ce visage qui t'a hanté jusqu'à te faire frôler les déboires. Ta bouche se fond sur sa peau, et tu fonds en recherchant cette fusion. Le murmure que tu susurres, l'ukrainien gardé pour les aveux de la fin, secrets maintenant partagés d'un univers lointain. Et dans la pièce, il y a ce quelque chose dans l'air qui rend presque un peu fébrile, qui tient de la timidité d'un soleil au début du mois d'avril. Un inconnu déstabilisant qu'il vous faut changer, qu'il vous faut quitter. Sa voix qui marque la fin, son velours qui fait croître ta faim. Et sur ton torse se déposent ses mains, faisant naître sur tes traits l'esquisse d'un sourire en coin mutin. Leur chaleur qui traverse le tissu et te donne envie de les sentir directement sur ta peau nue. Elles s'y pressent, te poussent sans rudesse. Et tu recules, presque docile. Tes talons touchent ton lit et c'est tout naturellement que tu t'y assis. Déjà, il est sur tes genoux, ses doigts contre ton cou. Tes mains qui dévalent son dos, dégringolent jusqu'à sa taille, redécouvrent ce corps, cet être qui te donne l'impression d'avoir trouver ton tout. Et vos jumelles qui se dévorent, rattrapent le manque cruel dans une danse qui se rêve d'être éternelle. Baiser sans retenue, qui fini pourtant par être rompu. Le souffle qui s'est raréfié lorsqu'il t'avoue que ça lui a manqué. Et ses lèvres prennent la place de ses extrémités et se perdent dans ton cou que tu ne peux t'empêcher de lui tendre, cet aveux que tu lui as manqué qui fait battre ton myocarde comme un fou. Et les baisers que ses rosées te donnent supplient que tu t'y abandonnes. La brûlure de ses lèvres sur ta peau, délicieuse torture qui provoque de ces frissons qui remontent tout le long de ton dos. Des lamentations qui rêvent d'envahir tes expirations, que tu ravales pour les faire mourir, refusant de les laisser sortir. Ses mains s'égarent presque au hasard sur ton torse, explorent à nouveau ton corps. Les doigts qui défont le boutons, qui se glissent dans le pantalon. La douceur des caresses contre la preuve de ton désir, qui distillent des gouttes de plaisir. Une envie de lui inhabituelle qui te réchauffe de l'intérieur, pourtant bien réelle. Tu le veux d'une façon différente, bien plus puissante, presque déchirante. Elle dépasse le simple désir de très loin, se mue en un véritable besoin. De lui. De son être entier, de son corps dans lequel te fondre, de son âme que tu veux toucher, caresser, cajoler.

Tu as la respiration qui fluctue, le souffle pourtant loin d'être vaincu. La bouche qui s'écrase contre son épaule, tes mains qui froissent le tissu à même sa peau. Entre vous, il est de trop. Les gestes un peu confus, comme si tu étais trop pressé pour défaire chaque bouton, trop impatient. Et pourtant tu prends ton temps, tu n'as pas envie de bâcler les choses pour t'être trop précipité. Tes doigts s'accrochent à ses épaules, migrent vers l'avant, agrippent le blanc entre deux boutons qui se défont. Son murmure sensuel qui s'échoue contre ta peau, ses dents qui s'en prennent à ta clavicule. Sa demande presque ridicule tellement tu as envie de lui. Vous transpirez une dose absurde de phéromones par tous les pores de vos corps, de vos anatomies qui n'attendent plus que d'être à nouveau unies. Qui crient et qui supplient sans presque faire de bruit. Tes doigts se glissent sur sa joue, soulignent sa mâchoire pour lui faire relever le menton. Tu l'embrasses à nouveau, pendant que tu finis de le débarrasser de sa chemise, changeant vos position pour le faire s'allonger sur le lit et te retrouver au-dessus de lui. Et dans tes gestes, il y a l'urgence causée par manque. Et dans la manière dont ta bouche se presse contre sa gorge, dévale son cou jusqu'à son torse, il y a une sorte de révérence. Lentement autant qu'impatiemment, tes mains touchent et caressent, les doigts tracent chaque angles et chaque courbe. Ils suivent les épaules et longent les bras, retournent sur le torse et traînent jusqu'à la taille, cajolent le ventre dans leur descente sur sa peau brûlante. Et ta bouche embrasse et se nourrit de sa chaleur, tes lèvres traînent sur la peau et se délectent de sa saveur. Sensuellement, elles retracent l'aréole, s'attardent avant de reprendre sa descente ponctuée de baisers fiévreux. Il t'a demandé de lui montrer que tu le veux, alors tu le lui prouves dans chaque geste et chaque caresse. Possessif de la moindre parcelle de ce corps que tu as tant rêvé, désireux de l'acte qui sera enfin à nouveau réel. Tu le veux pour toi, rien qu'à toi. Et pour la première fois la réciproque est vraie aussi. Tu veux aussi être à lui. Et tu le marques sur sa peau, suçon que tu laisses sous ses côtes pendant que tes doigts défont le bouton, que tu commences à le soulager de son pantalon. Puis c'est l'une de ses hanches que tes lèvres vont torturer. Subtilement d'abord, puis doucement. Des baisers papillons qui évoluent en caresses languides avant que les dents ne viennent taquiner l'épiderme sensible. L'une de tes mains remonte le long d'une de ses cuisses, vient caresser son entre-jambe à travers le tissu du sous-vêtement avant de l'abaisser. Tes doigts s'enroulent autour et entament un lent va et vient, le temps que ta bouche voyage lascivement jusqu'à son aine. Tu commences par l'embrasser, par laisser traîner tes lèvres presque délicatement. Et tu le prends en bouche d'abord un peu, puis plus. Tu vas et tu reviens, avec une dédication qui frôle la vénération. Concentré sur son goût et sur les signes qui le trahiront. Tu ne veux pas le finir, juste le faire danser sur le fil. Le laisser pantelant et fébrile, sur cette fine frontière entre raison et folie. La plus douce et délicieuse qui soit mais aussi la plus sauvage, la plus impétueuse. Finalement, ta bouche le quitte définitivement, suivie par ta langue qui s'attarde encore, comme récalcitrante à l'idée de le laisser. Et tu remontes plantant un baiser sur son ventre, au centre de son thorax, sur son épaule et sous son oreille à laquelle tu murmures d'une voix qui oscille entre le rauque et le velours. Une goutte de malice dans le vice, perdue dans un océan de d'émotions et de sentiments bien plus profonds.

- As if you didn't know I want you to death.

Passage par sa bouche, un baiser fiévreux ponctué de plein de souffles sans que pour autant il ne se coupe. D'inspirations pantelantes, d'expirations tremblantes, les lèvres qui refusent de se détacher, les langues de se quitter. Tu finis pourtant par le faire, le temps de murmurer tout de même l'évidence que tu avais tue, de réciproquer ces aveux que tu n'aurais jamais penser entendre en revenant cet après-midi à l'institut.

- I missed you too.



© charney


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Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
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Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Jeu 17 Mar - 23:16

Love is war and I can taste the blade.

Blake & Halvard


Been too long, far too cracked to call cease fire and fall like that way. So tie my hands and light the match and wait for the fire to break my back again. Love, we're not the enemies we wanna be tonight… Love, leave all the weaponry and jealousy behind… Cause I'm not a loner, and I'll be a loner 'til my lover comes over. I'm not a loner, but I'll be in pain until this suffering is over.
Fuis. Qu’elle répète inlassablement cette voix intérieure. Il n’est pas trop tard. Insistante, pesante, dérangeante. C’est pourtant la tienne. Ce sont tes propres syllabes qui se cognent contre les parois de ton crâne. Un fouet qui claque, un ton autoritaire. Un rappel de toutes les cassures infligées par le passé. Tu ne peux pas t’en permettre de nouvelles. Pourtant, tous tes instincts sont rejetés. Balayés par tes soins, bien qu’avec une pointe d’hésitation. Tu t’es promis de ne plus lui tourner le dos. Tu n’en es pas capable. Cela ne fait que te bousiller les entrailles. À chaque fois avec encore plus de violence. Les organes rongés par l’acide de l’amertume. Le cœur déstabilisé par les battements irréguliers de la séparation. As-tu tort ? Tu penses à tes remords, à ton myocarde pas suffisamment fort. Il est une part de toi maintenant. C’est incontrôlable. Une flamme vivace qui tracasse. Pour laquelle tu trépasses. Torturant ta chair de bas en haut. Et les séquelles se multiplient autant en surface qu’à l’intérieur. Te rapprochant de plus en plus d’un décès douloureux. Tu te sens comme ces rois dans les contes dont une voyante prédisait la fin. Règne bafoué par un imprévu dévastateur. Une prémonition qui paraît ridicule sur le coup, rejetée avec un mépris loin d’être dissimulé. Tu es le cliché de ces histoires à dormir debout. Étonné d’en être arrivé là, toi qui te croyais être devenu invincible. Arbre droit pendant des siècles, dont les racines ont tout simplement lâché. Un coup de hache asséné au bon endroit, et toute la grandeur s’écroule. Comme si elle n’avait jamais existé. À genoux devant l’évidence, devant ces offenses aux fondements mêmes de ta réputation. Une note de travers en plein concert, et la foule qui fait semblant de ne rien avoir vu. De ne rien avoir entendu. Ta respiration s’alourdit, tes sens s’intensifient. Tu es tombé bien bas, et il n’y a qu’une seule façon de se relever. Céder aux pulsions devient essentiel. Vital. Oublier tout ce qui te retient. Toutes ces chaînes qui te musèlent et t’empêchent de t’embarquer en terrain aventureux. Il a déjà tout conquis. Et un bon leader doit savoir quand capituler. Quand il n’y a plus rien à sauver. Ses mots ont ce goût de désespoir dont tu te délectes parfois. Mais pour une fois, ce n’est pas la détresse qui te grise. C’est bel et bien l’impact de ce qu’ils veulent dire. C’est cette authenticité qui te fait vibrer, qui résonne en toi. Le glas sonne, marquant le début d’un soulagement. Plus besoin de prétendre avec lui. Plus besoin de vous mentir, de vous trahir. Vous pouvez succomber sans un seul regret. Pour le moment.

Choc des titans, guerre des amants. Mais lors d’une bataille aussi épique, les participants se doivent d’être bien armés. La question se pose, curieuse et ruineuse de la situation. Comme si elle te tire la langue, se moquant ouvertement de toi. Êtes-vous en possession des équipements appropriés pour la suite ? Tu as plus l’impression que vous avancez à l’aveuglette qu’autre chose. Tout ce que tu as est à même le sol. Tout ce que tu as dit, il l’a pris et il l’a décuplé. Jusqu’à ce que tu ne saches plus trop où aller. Jusqu’à ce que tu en arrêtes de respirer. Tu le laisses s’approcher suffisamment pour qu’il puisse te blesser. Pour qu’il puisse te mériter. Et il n’y a qu’un seul pas à faire pour poursuivre la conversation. Irrémédiable, te plongeant directement dans le précipice. Une perspective que tu es loin de pouvoir ou de vouloir prendre. Et la meilleure défense est l’attaque, adage enseigné au fil des âges. Précepte que tu enlaces sans une once d’hésitation. Tu ressens quelque chose de réel. Une lumière sur le chemin, et pour une fois tu n’as pas besoin de partir au petit matin. Vous vous briserez. Vous vous détruirez. Et vous vous reconstruirez. Il n’y a qu’à te projeter vers le passé pour savoir que le feu que tu as au cœur est pour lui. Et uniquement pour lui. Et ça avait commencé de la plus merveilleuse façon qui soit. Après l’attente, son premier baiser t’avait coupé le souffle. Net. L’assaut est lancé, les armes sont dressées. Et s’assoir sur ses genoux fait jaillir des torrents de flammes au creux de tes reins déjà malmenés. Flot contenu jusqu’ici qui se déverse dans tes entrailles et les ravive. Tu aurais pu coucher avec n’importe qui, au lieu d’en faire ton défi. Mais maintenant que tu as goûté à l’addiction, tu sais que tu ne t’en déferas pas de sitôt. Chaque nuit que tu te réveilles, c’est à lui que tu penses. La main inconsciemment placée sur ton membre durci par l’érotisme des rêves déconnectés de la réalité. Filaments de brume qui se dissipent aussitôt le réveil, et qui te laissent infiniment frustré. Il n’a plus besoin d’être un rêve. Il est là. Tu es là. Vous êtes là, à vous embrasser, à vous dévorer. Sa salive est de la lave en fusion qui calcine ta gorge. . Ses mains s’amusent à tracer des creux enflammés sur ton dos. Son phallus que tu caresses à peine et qui réagit déjà Prêt à recevoir ton amour, prêt à subir tes attentions. L’aveu qui n’en est pas un dans ce climat de pure luxure, de pensées impures. Et le challenge lancé dans un murmure qui veut le faire bander encore plus. La fournaise vous asphyxie dans une harmonie pesante. Moment interrompu dans le sablier du temps. Menton relevé par ses soins, et les regards qui s’affrontent. Des éclairs qui zèbrent, électricité statique qui secoue les os. Baiser doux, passionné. Intime. Le blanc de la chemise sur le sol, prêt à être sali. Toi qui te retrouves sur les draps prêts à être tachés. Ton corps allongé, prêt à être souillé. Et la folie qui t’attend au tournant. Cette bouche qui a l’air de connaître le moindre de tes points faibles. Ses empreintes rougissent l’épiderme sur leur passage, et anéantissent les derniers pans de ta raison. Putain, que c’est bon.

Chaque tracé de ses lèvres est un coup de pinceau sur la toile de ton anatomie. Il est cet artiste peintre qui a trouvé son inspiration dans chacun de tes muscles. Chaque centimètre carré de ta peau est devenu l’endroit où il veut entreposer son œuvre. Habile, chacun de ses gestes est précis. Destructeur de par sa beauté incomparable. Rayons de soleil brûlant la chair à vif sur leurs passages. "Fuck me …" que tu chuchotes alors qu’il s’attarde sur ton téton. Non pas pour lui demander de bel et bien te baiser. Mais parce que tu es tellement excité que ça fait mal. Tu as mal d’avoir autant envie de lui. Tu as mal de tant le convoiter. Tu as mal de le sentir comme ça, alors qu’il te maltraite. Chauve-souris te drainant de ton sang sans pitié. Et tu coules, tu manques d’air. Épiderme aspiré entre ses lèvres pour laisser une trace de son passage. Pantalon qui se baisse, révélateur d’un boxer où se dresse la zone érogène. Gonflée par le désir, anticipant le plaisir. Tu te laisses faire, envoûté par les mouvements de ses babines qui ne font qu’augmenter la surface occupée dans le sous-vêtement. Haletant devant les caresses qu’il abandonne sur la hanche. Péché mignon auquel tu ne peux résister, inclination qui s’est révélée trop tôt. Point faible auquel tu succombes. L’araignée escalade ta jambe, ses pattes se rapprochent dangereusement de sa proie. Impotent, tu la sens l’atteindre. Tu la sens s’enrouler autour, arrachant un râle de liesse que tu expires sans honte. L’heure n’est pas à la retenue, tu t’abandonnes complètement à lui. Tu es déjà si proche. Comme un puceau de quatorze ans qui découvre les joies de la masturbation. Un effet magique que ses doigts possèdent déjà sur toi. Et la gueule qui les rejoint, qui agit comme une entité timide et innocente. Au début du moins. Ta queue s’engouffre entre ses rosées, et tu retiens inconsciemment ta respiration. Tes doigts agrippent la couverture, ton cœur bat la démesure. Et tu te mords violemment la lippe, aux affres du plaisir. Transporté vers un monde de paillardise et de dépravation. Oh merde, s’il continue, tu vas déjà jouïr. Aveu stupide que tu manques de lui lancer, déstabilisé par cette précocité incongrue. Des jours passés sans penser à quelqu’un d’autre. Des nuits sans que personne ne vienne te tenir compagnie. À bout de tes résistances pour plein de raisons, et frustré de ne pas pouvoir tenir. Heureusement, il s’arrête avant l’inéluctable et remonte en laissant sur son sillage quelques baisers sur des points stratégiques de ton physique. Ton goût se mêle au sien lorsqu’il t’embrasse à nouveau, et tout se dissipe autour de toi. Tout est flou. Il n’y a plus que vous. Tu lui as manqué aussi. C’est tout ce que tu avais besoin d’entendre. Bien que tu en sois conscient, c’est comme si cette confession te donnait la force qu’il faut. Un rictus vient étirer ton museau, et tu reprends contenance. Tant bien que mal, mais tu le fais quand même.

Inversant les positions sans grand mal. Comme si c’est naturellement l’étape qui suit. Tes mains s’affairent à déboutonner sa chemise avec une lenteur déconcertante. Tes fesses déposées pile poil sur sa virilité, que tu bouges parfois dans un frottement qui cherche à faire rugir. Les billes inquisitrices le vrillent, et contemplent les tatouages dont le spectacle t’émoustille. Jamais tu ne te lasseras de ces figures d’encre magnifiques qui ne font que décupler son potentiel attracteur. Et tu tâtes le terrain, un index qui fait des cercles lents autour du téton tout dur. Le dos qui se courbe pour que tu te penches et que tu t’épanches. Un coup de langue sur le mamelon avant qu’elle ne s’en aille plus bas. Dressant sa propre voie le long de ses abdominaux. Ton corps se décale, abandonnant le sien. Le jean est viré avec impatience, l’intérieur de la cuisse est agressé par une myriade d’effleurements de ta bouche. Et comme par magie, il se retrouve nu, complètement à ta merci. Ayant pour seul vêtement une chemise retenue uniquement par les épaules. Le sexe dressé comme un étendard, que tu scrutes avec grande attention. Et le sourire narquois prend naissance sur ton faciès, et se déforme dans une cruauté sans pareille lorsque tu l’enjambes à nouveau pour t’assoir sur lui. Cette fois sur ses genoux de sorte à ce que les deux érections se touchent et se jaugent. "You know, we’ve already established you have the bigger one. Stop bragging." Comme si tout ceci était sous son contrôle. Comme s’il maîtrisait les trémulations de son corps. Comme s’il n’était pas sous l’emprise de forces beaucoup trop grandes pour lui. Beaucoup trop grandes pour vous. "For what it’s worth, you suck dick better than the last guy. Or maybe it’s just because it’s been a while for me now." Amusé, tu joues avec la nourriture, et tu touches ta propre verge encore mouillée par sa salive. La toisant d’un air boudeur alors qu’elle te fait défaut, prête à pleurer les larmes de la volupté alors que vous ne faites que commencer. "All of this made me think that I wanna cum in a specific way." Cette fois, c’est la sienne que tu emprisonnes à l’aide de tes doigts. Rigide, inflexible. Te donnant des envies loin d’être sages, mais qui peuvent attendre. "I wanna reach climax…" Tu le fixes intensément, jugeant la moindre de ses réactions. Peu sûr de ce que tu dis, mais sûr de ce que tu veux. "… inside you." Aussitôt, ayant peur de sa réaction, tu t’approches de son oreille, prenant le lobe entre tes crocs. Tu es rarement au-dessus. Tu as toujours trouvé plus de contentement à être en-dessous. Véritable tapette qu’ils diraient, à vouloir te la prendre dans le cul. Mais avec lui, c’est différent. Ce serait différent. C’est comme une impression qui t’envoie des décharges électriques. "I want to fuck you, Blake. Let me fuck…" Baiser sur son oreille, comme suppliant. Rauque de la voix dans ce dernier mot essentiel à la phrase. "you."
 


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
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Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Sam 19 Mar - 18:31


Halisper


Son souffle sur lequel tu te concentres, qui le trahit en des fluctuations inconscientes. Son souffle que tu partages lorsque tu l'embrasses. Qui se fond entre vos bouches pour ne plus former qu'un unique filet air, transmit à chacune de vos respirations. Une dernière expiration que tu lui prends, il est la muse qui t'inspire et dont l'image hante ton esprit en intruse, débride la débauche de ton imagination profuse. Il est partout. Dans chaque rêverie éveillée, inavouée. Dans chacun de ces songes desquels tu te réveilles fiévreux et haletant en plein milieu de la nuit. Dans la moindre des gouttes de cette frustration qui se plaît à t'inonder pour essayer de te noyer dès lors que tu réalises que tu es seul dans ton lit. Dans la moindre envie perverse qui te traverse, dans d'autres qui te mettent en fureur parce qu'elles font preuve de douceur. Son souvenir qui a tant de fois remplacé tes amants durant ces jours, ces mois où tu t'es retrouvé secoué par la contradiction violente de tes sentiments. Pourtant cette fois, il est vraiment là. C'est enfin réel. Bonheur brutal, à t'en faire mal. Il est partout sur toi, puis sous toi. Partout sous tes mains qui redécouvrent, sous tes doigts qui touchent la moindre parcelle. Partout sous ta bouche, sous tes lèvres qui retracent et laissent parfois des marques. Des couleurs que tu abandonnes sur ton épiderme, tatouage éphémère de possessivité que tu éprouves à son égard. Parce que, contrairement à ce qu'il t'avait dit l'autre soir, c'est vrai cette fois non ? Il est à toi. Il est tien pour plus qu'uniquement jusqu'à demain.

Son souffle qui vient à lui manquer, rendu haletant par l'attention que tu portes à sa hanche. Point faible maltraité, sortie des dents pour érafler la perfection de l'anatomie et le supplicier. Et dans tes gestes, il y a cette passion qui frôle la vénération. Et dans le mouvement de tes lèvres qui descendent jusqu'à son aine maintenant dénudée, il y a des mots qui se forment. Des aveux murmurés dans l'inconscience et le silence. Trahissant ces sentiments que tu ne sais pas encore ni nommer ni t'avouer mais que tu commences à accepter. Parce qu'à travers ses paroles confessées, au revers de ses gestes et de ses attitudes, il t'a montré que c'était pareil pour lui. Que vous êtes pareils, les cœurs dont vous ne savez rien qui s'agitent dans leur éternel sommeil et lentement s'éveillent. Et leurs pulsations erratiques se mêlent en sadiques, réchauffant le vermeil. Tu le sens qui brûle dans tes veines et tes artères, la chaleur qui se diffuse et se mêle à celle de l'atmosphère. Fournaise indicible qui transforme vos corps en brasiers inextinguibles. Et tu pourrais faire ça toute la journée, toute la nuit. Toute ta vie, si tu ne mourrait pas tant d'envie de lui. Un râle de plaisir qui lui échappe, arraché par tes doigts qui s'enroulent autour de lui, rejoints par ta bouche qui les remplace.

Son souffle que tu lui voles, c'est vers l'extase que lentement tu provoques son envol. Tu veux qu'il s'abandonne sans encore perdre le contrôle. Ne pas encore le mener à la jouissance, juste maltraiter ses résistances. Ses doigts qui s'agrippent aux draps, un coup d'oeil vers lui qui te révèle que ses dents ont attaqué la lippe. La tension de ses muscles que tu sens sous ta main libre qui se promène sur son anatomie, balade languide de sa cuisse à sa hanche pour finir sur son ventre comme si elle en était la reine. Tu le sens déjà proche. Alors tu t'arrêtes, tu remontes le long de son corps pour venir l'embrasser entre deux évidences murmurées. Tu aurais pu finir et le faire jouir mais ça n'est pas ce que vous voulez. Ni lui, ni toi, et vous n'avez pas besoin d'en parler pour le savoir. Parce qu'il y a cette quasi nécessité de vous unir. Fusion dont l'intensité révèle vos passion, fusion perpétratrice de déraison. Parce qu'entre vous il y a toujours eu cette chose particulière, cette résonance singulière. Un lien dont l'origine se perd dans les semaines et les mois qui commencent à se faire lointains. Impossible de lui trouver un commencement. Cette nuit partagée, la première fois que vous avez baisé, le labyrinthe et le baiser sauvage échangé ? Encore avant ? Depuis le début enfermés dans cette bulle, ce caprice de l'espace-temps où se complaisent le vice et les délices, qui vous torture autant qu'il soigne vos blessures. Lieu de parjure qui est pourtant le seul où vous pouvez réellement être vous. Enfin complets, enfin entiers.

Ton souffle qui fluctue lorsqu'il inverse vos positions et que c'est à ton tour de te retrouver allongé sur les draps avec lui au-dessus. La lenteur de ses mains qui défont un à un les boutons de ta chemise est frustrante, te force à la patience. Tu voudrais déjà sentir ses doigts sur toi, ses mains errer directement contre ta peau. La manière dont ses billes te vrillent ne fait que t'allumer davantage, flamme jetée sur un tas de paille sèche alors que ses yeux dévorent tout de ton corps. Ton souffle qui se raccourcit alors que son bassin bouge contre le tien et provoque ces putains de frottements. Souffle qui s'alourdit progressivement lorsque son indexe retrace lentement l'aréole, qui veut se transformer en grognement lorsque sa langue s'en mêle. Elle titille et descend, descend le long de tes abdominaux alors que tu te redresses vaguement sur un coude pour pouvoir le suivre de tes pupilles. Tes appuis qui changent pour soulever ton bassin et le laisser te débarrasser de ton pantalon qui vous dérange. L'expiration qui se bloque dans ta gorge et s'échappe, porteuse du fantôme d'un râle lorsque sa bouche s'en prend à l'intérieur de sa cuisse. Effleurements qui remuent monts et merveilles, gorge un peu plus ton entrejambe de vermeil. Dénudée l'instant d'après, ta virilité dressée à la merci de ses regards et de ses appétit. Il te scrute avec une intensité qui te donne presque envie de te damner pour qu'il te suce et te rende la pareille. Ne plus vois ce sourire narquois sur ses lèvres, celui qui te donne l'impression qu'il a exactement deviné tes pensées et qui suffirait à te faire bander encore plus si c'était anatomiquement possible. Mais tu le veux déjà tellement que tu es presque au supplice, et tu sais que tu devras encore supporter ses vices, perspective aussi insoutenable qu'excitante.

Cette fois, il s'assoit sur tes genoux, retrouve cette place qu'il a fait sienne. Le rictus sur son visage empire, t'arrache un soupir lorsqu'il se pare d'une cruauté qui ne fait qu'accentuer encore cette attraction folle qu'il exerce sur toi. Sa remarque fait naître sur tes lèvres un sourire lent, aussi lascif qu'indolent. Raillerie amusée à son égard. La voix rauque s'écoule insolemment d'entre tes lèvres, digne du ronronnement d'un félin satisfait de tenir sa proie entre ses griffes alors même qu'à cet instant c'est plutôt le serpent qui te tien entre ses anneaux. ''Why would I ? I know you love when I'm...'' Le coup d'oeil jeté vers les parties concernées de vos anatomies. Le sourire sournois qui vient jouer sur les babines sur lesquelles passe la langue gourmande, révélant des crocs affamés. ''bragging.'' Le mot qui drape d'indécence et traîne sur ta langue, s'éternise dans l'air tandis que roule le r. Paré de cette lourdeur toute particulière, de cette chaleur étouffante qui contamine l'atmosphère. Le sourcil qui s'arque lorsqu'il passe à la suite, hautain autant qu'amusé par les paroles proférées auxquelles tu réponds d'un air assuré. ''Of course I do it better.'' Une évidence. La comparaison n'est pas acceptable avec cette vermine minable. Celle que tu as failli tuer, que tu aurais tellement exulté à briser avant de l'achever. Il n'importe plus maintenant. Halvard est tien, l'autre n'est rien. Il se touche, amusé puis presque boudeur, et tes mains retrouvent ses cuisses, remontent le chemin tout tracé jusqu'à ses fesses. Distrait parce que tu as sur toi et sous tes doigts, sa voix sonne un instant à tes oreilles, mélodie à tes tympans avant que tu n'enregistres les mots prononcés. Et tes prunelles qui s'étaient perdues dans la contemplation affamée de son corps reviennent à son visage. L'attention à nouveau captée, la curiosité piquée par ce qu'il veut te proposer et que tu sais déjà à l'opposé d'être sage. Ses doigts s'enroulent autour de ta verge, te forçant à étouffer un nouveau son envieux au fond de ta gorge. Et ses yeux continuent de te fixer alors qu'il poursuit. Ils te vrillent sans pudeur, et la sensation qu'il t'étudie aux rayons X te donne l'impression d'avoir le corps en feu, en fusion. Plus de sang dans tes veines mais de la lave qui porte le reste de ton anatomie à des températures insoutenables. S'il n'était pas dans le même état que toi, vous devez irradier de chaleur comme un putain de soleil à ce moment. Et tu as tellement envie, tellement besoin que vous baisiez là, tout de suite, qu'il te faut quelques fractions avant que tu ne comprennes la fin de sa phrase. La signification de ses mots. Déjà, il est penché sur toi, son visage caché dans ton cou, ses dents capturant le lobe de ton oreille pour t'arracher un frisson violent. Il reformule, répète, réitère. Un baiser abandonné sur ton oreille comme pour te persuader d'accepter. Que tu le laisses te baiser. Et les inflexions rauques de sa voix de font frémir de plus belle malgré le quasi choc qui a crispé tes muscles.

Le laisser te baiser... Bien sûr, tu as déjà pensé à l'éventualité par le passé, mais tu ne l'as jamais fait. Jamais tenté, tu as toujours préféré être au-dessus et dominer. Contrôler, même si avec lui tu l'as déjà partiellement abandonner celui-ci. Et pourtant, tu as toujours cette putain de chaleur qui ravage tes entrailles, qui continue brûler chaque millimètre jusqu'à ce que tout soit calciné. L'étonnement qui te fait perdre le fil de tes pensées, le vide soudain dans ton esprit. ''... What?!'' L'éloquence. Murmure étouffé qui t'échappe et trahit ta surprise. Tu n'as jamais laissé personne te baiser, les quelques propositions toujours dédaignées. Pourtant... Pourtant quand c'est lui qui te demande ça, tu te retrouves incapable de refuser. L'esprit assailli d'images perverses et explicites où c'est lui qui te renverse. L'imagination débauchée, déchaînée. Et ton bas-ventre qui persiste à cramer, ton corps enfiévré, te forcent à admettre que... oui. Oui, tu as envie qu'il te baise. L'exception encore, toujours. Le seul qui te donne envie de savoir ce que ça fait de l'avoir en toi. D'atteindre l'orgasme comme ça. Et si la réalisation atténue le choc, elle ne fait rien pour diminuer ton inconfort. Mal à l'aise avec tes propres désirs insoupçonnés, inavoués. Une première, tu as toujours été du genre à savoir exactement ce que tu veux et à l'accepter sans te poser de question, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Il change les règles, altère tes généralités. Tes vérités ne tiennent plus avec lui. Et tu cherches quoi lui répondre, le corps parcouru d'une tempête de feu et d'électricité qui te dévaste et ne laisse de toi que des vestiges où naît cette nouvelle envie qui te donne le vertige. Comment accepter quand tu batailles entre ces désirs inconnus et ce que tu prenais pour une évidence quasi absolue ? Comment refuser quand tu en a envie et que ton corps te supplie de tout balancer au diable et de plonger tête la première dans la débauche ? Sans plus penser ni réfléchir, sans aucune autre considération que votre plaisir. Et tu t'énerves tout seul. Ca n'est pas toi, de céder à l'inconfort, de te perdre dans l'indécision mal assurée. Jamais toi. Un pic de colère contre toi-même alors que tu repousses Halvard sur le côté pour inverser vos positions et te retrouver à nouveau sur lui. Là. Tu as la stupide impression de retrouver un peu de contrôle, un peu d'assurance. Assez pour confronter son regard de tes yeux orageux, presque impérieux. ''Why should I let you fuck me ?'' Pas un refus, pas un accord non plus. Tu as besoin d'être convaincu, calmé aussi. La colère légère se mêle au désir, sensation bizarrement électrisante. Ton bassin vient se lover à nouveau contre le sien, perpétrer parfois un lent frottement entre vos membres tandis que tu te réfugies dans son cou. Des baisers brûlants laissé contre son épiderme malmené par tes dents, aspiré parfois par tes lèvres pour le marquer d'un violet violent. Et son son odeur et sa chaleur envahissent tes sens, son goût inonde ta bouche. Et ça te calme, ravive un peu plus tes envies insatiables. La voix est à nouveau de velours, pleine d'accents rauques lorsque tu murmures au creux de son oreille. ''Why would you want to fuck me ?''Une véritable question et non pas une raillerie. Le sens des mots pourtant n'importe que peu. La manière dont vous baiserez aussi, tu meurs juste d'envie de lui, alors qu'il te convainques s'il te veux vraiment, sinon ce sera toi qui le baisera.



© charney


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Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
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Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
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Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Dim 20 Mar - 14:33

Love is war and I can taste the blade.

Blake & Halvard


Been too long, far too cracked to call cease fire and fall like that way. So tie my hands and light the match and wait for the fire to break my back again. Love, we're not the enemies we wanna be tonight… Love, leave all the weaponry and jealousy behind… Cause I'm not a loner, and I'll be a loner 'til my lover comes over. I'm not a loner, but I'll be in pain until this suffering is over.
La barque s’éloigne du rivage. Bravant les vagues d’une bravoure insoupçonnée. Couronne brisée, royauté dénaturée. Rêves de puissance avortés, ailes écorchées. Déployées en plein envol, elles se font déchirer par les vents contraires. Désormais coincé sur terre. Plus de possibilité d’être l’aigle magnifique dans le ciel. Réputation entachée par ces envies qui l’ont attaqué sans prévenir. Mais elles en valent la peine. Hein, qu’elles en valent la peine, Halvard ? Tu ne retrouveras jamais ça. Même après des années de quête. Même si tu t’entêtes. Il est le seul qui puisse te faire ressentir toutes ces émotions. Puissantes et fulgurantes. Uniques en leur genre. Une part de toi qui ressort sous ses doigts. Guitariste habile qui fait de toi son instrument. Se servant de tes cordes pour créer la beauté et la détresse. Mélodies du désespoir qui laissent entrevoir la part de vulnérabilité qui coexiste avec les horreurs de ton âme. Il sait appuyer là où il faut. Quand il le faut. Musique de ton corps qui se tend et se cambre sous ses touchers habiles. Danse sensuelle en eurythmie avec ce qu’il joue. Plénitude. Extase. Tu es déjà trop proche. Tu t’accroches aux derniers pans de résistance. Pas tout de suite. Pas encore. Il reste encore tellement à découvrir. Il reste encore tellement à faire avant de mourir. Regard qui veut tout dire. Je vais te faire jouir. Oh que oui, il va le faire. Mais il n’échappera pas à l’exaltation. Contagieuse, pernicieuse. Lui aussi succombera. Tu t’en assureras. Il est conscient de ce qu’il provoque. Et lui non plus ne veut pas te déclarer perdant. Pas déjà. Il doit tourner autour du pot avant. Et bien que tu sois le dindon de la farce, bien que tu sois le faible dans l’histoire, tu t’en fous. Étrangement, ça ne fait que te pousser à le respecter encore plus. Il n’est plus question d’un jeu. Tout ceci est réel bien qu’il frôle l’irréel. Ce n’est plus une guerre pour se plaire. C’est un amour pour toujours. Gonflant le cœur d’une peur incommensurable. Presque chassée par la félicité qui s’en empare. Et il y a toujours cette pointe d’hésitation au fin fond de ton être. Cette interrogation comme un murmure qui se balade dans les sinuosités de ton corps. Se mêlant au sang pour parcourir tous tes tissus. N’aurait-il pas été mieux que tu ne l’aies jamais rencontré ? Tu n’as jamais été un croyant. Ces histoires de destin absurdes, de ces esprits qui ont besoin de croire en une entité supérieure. Ces férus de la perfection et de l’absolu. Mais à la base, tu n’étais pas supposé rester à l’institut. Tu n’étais pas supposé le rencontrer. Et ce soir-là, l’insomnie était plus une contrainte qu’autre chose. Tu n’avais même pas dragué le barman de l’autre fois. Et tu n’avais jamais oublié ton téléphone auparavant. Toutes ces circonstances exceptionnelles. Et plein d’autres auxquelles tu ne penses même pas. Elles se sont toutes donné le mot. Elles ont tous intervenu dans le complot. Elles se sont mises d’accord pour vous faire tomber dans leurs filets. Pour vous faire tomber… amoureux. C’est effrayant. Mais c’est aussi grisant.

Vous vous faites l’amour avec les corps déchirés par le désir. Vous vous faites l’amour avec les regards engourdis par l’ivresse du moment. Fusion dénuée de défaut. Chaos dans les caboches égoïstes. Tendances altruistes pour l’allégresse de l’autre. Virage pris à plein vitesse, accident de voiture. Saut dans le vide, ces quelques secondes où la mort en vaut la chandelle. Retenues et emprisonnées dans un boîtier. Libérées là dans l’espace qui se trouve entre vos deux corps. Euphorie sans égale, qui taillade les membranes. Et l’humour qui est loin d’être intrus. L’humour qui se veut créateur du lien qui vous retient déjà trop. Collision entre deux bolides trop préoccupés par leurs propres vies et qui en possèdent soudainement une autre. Vibration intérieure, échos de douleur. Flirt des auras qui vous entourent, brûlures et fissures sur les points de contact. "I can’t say that I hate it." Remarques qui ne relèvent pas du déni qui vous habitait il n’y a pas si longtemps que ça. Vous savez déjà tout. Au fond de vous, vous savez l’envoûtement qui s’est emparé de vous. Ce charme qui vous fait défaillir. Une brise divine et assassine. Qui emporte les sens dans sa chorégraphie élégante. "But you know how much I hate losing." Joute que vous avez entretenue avec une patience légendaire. Alors qu’il aurait été facile de tout simplement céder aux pulsions primaires. Au lieu de faire preuve de cette résistance sans pareille qui a finalement porté ses fruits. Vous plaçant sous le joug d’une alchimie renversante. Cavaliers continuellement désarçonnés par un phénomène inexplicable. Leurs chevaux se rebellent et leur mènent la vie dure. Pourtant de fiers destriers auxquels on pouvait faire confiance auparavant. Façades d’assurance craquelées et lézardées. "That’s what I was talking about. Bragging. You’re a pain." A pain in my heart. A pain that I want to linger on for years and years. Forever. Ses mains s’emparent de ta croupe, dans cet élan de possession. Comme un aveu involontaire de ce qu’il veut tout de suite. Impatient de te posséder, de te surplomber sous les coups de reins. Mais croyait-il vraiment que tout irait selon ses plans ? N’a-t-il rien retenu de tous ses imprévus ? Qu’il caresse tes fesses s’il le veut. Il ne les aura pas. Pas tout de suite. Une alternative germe dans ton esprit. Fleur qui éclot dans le printemps de ton imagination. Et des convoitises indécises prennent place dans le ring de votre combat. Réclamant leur dû. Méditations secrètes proférées au grand jour. Vampires ne se cachant plus, s’exposant au soleil. Malgré tous les risques. Malgré le fait que cela puisse mener à la fin. Cadavre de vos ébats offert aux vautours de l’inconfort. C’est du tien dont tu as peur. Ce n’est pas quelque chose que tu fais en temps normal. Ou rarement. Mais avec lui, ça prend d’autres proportions. Et tu sais. Tu es sûr que ceci n’est qu’une énième preuve de l’exception de ce rapport que vous entretenez. Au-delà du sexuel. Au-delà de l’artificiel.

What ? Question rhétorique qui ne demande pas de réponse. Émise par la surprise. Transperçant presque tes tympans qui sont si près de sa bouche. Alors qu’elle n’est que murmure peu sûr de lui. Te faisant te redresser pour affronter ses yeux où se mêlent l’appréhension, la consternation et l’étonnement. Une lueur qui ne trompe pas. Celle de la faim. Celle de la tentation. Celle qui te fournit l’espoir que tu obtiendras ce que tu veux. Ou peut-être pas. Renversé à nouveau sur le côté pour te retrouver surmonté. Pourquoi cette colère ? Pourquoi cette rage ? Est-elle au moins adressée à toi ? Ou est-il en train de combattre ses propres démons ? Tu essaies de décrypter ce qui le plonge dans cet état. Mais c’est difficile. Vraiment difficile. Ses rétines ne communiquent rien. Elles restent muettes à tes interrogations. Elles placent un barrage impénétrable. Elles font patienter le moment où la bouche se décidera enfin à tout révéler. Elle ne tarde pas d’ailleurs à tout expliquer. Indirectement. Te noyant dans les affres d’une confusion désastreuse. Ravageuse. Non… Sérieusement ? Et tu lis entre les lignes. Tu combles les vides laissés par sa respiration. Espaces qui ont besoin d’être obturés. La gêne cachée dans ton cou, les physiques qui se frottent. L’excitation est toujours là. Et la concupiscence grandit exponentiellement. Une bombe de jubilation expose en ton sein, que ta cage thoracique contient à grand-peine. Battement excessifs, arythmie dans le myocarde triomphal. Punition de ces succions qui marquent ton corps avec violence. "You’ve never been fucked before, have you ?" Rictus carnassier qui étire les commissures de ta bouche. Les relevant dans une sorte de sadisme assumé. Tu joues aux devinettes. Tu t’amuses à le bousculer de cette façon. Tu ne cherches nullement à l’intimider. Ou encore à te moquer de lui. C’est juste tellement… parfait. Un autre coup de cette pseudo-providence qui s’entête à vous confirmer ce que vous pensez tous les deux. À quel point vous êtes faits l’un pour l’autre. À quel point il vous faut vous accrocher à cette chaîne qui vous attache. Enfoncée dans les nombrils, les adhérant sans vous demander votre avis. "That’s even better, Blake. That’s even better."

Le mystère dans les inflexions de ta voix. Positions intervertis à nouveau. Comme un échange à chaque fois pour prendre la parole. Même si ça a l’air d’être une manière d’exprimer sa domination, c’est loin d’être cela. Ce n’est pas une bataille de vos anatomies. C’est une lutte pour convaincre et rallier à ta cause. "Don’t you realize how great this is ?" Comme si quelque chose lui échappait, alors que pour toi c’est aussi clair que du cristal. Blake est bandant. Blake est excitant. Tu te damnes pour lui. Tu lui offres ta vie. Dans ce souffle que tu lui alloues dans le mariage de vos gueules. Cette espèce de fil sur lequel vous avancez imprudemment. Sans prendre en considération le trottoir qui vous attend en bas. Prêt à faire éclater vos membres. Prêt à répandre le carmin sur les murs. "I only want it more now." Confidence dans l’intimité d’une chambre qui pourtant ne vous appartient pas vraiment. Les murs sont témoins, mais ne pourront pas répéter ce à quoi ils ont assisté aux colocataires. Ceux qui resteront dans l’ignorance. Ceux qui ne réaliseront pas le spectacle qu’ils ont raté. L’ébauche de ce quasi-idéal que les deux amants sont en train de concevoir. Un rire presque importun qui résonne dans la pièce, soulevant ton torse et manquant de t’étouffer. Te faisant tomber sur le côté tellement il éclate contre ton ossature. Souffrance dans la liesse. Et il se dissipe, petit à petit, alors que tu retrouves le contrôle. "Seriously though. Not even a finger ?" Tu le regardes, moqueur. Beau dans ton incrédulité. Beau avec tes cheveux désordonnés. Main placée sur ta joue, coude à l’appui sur le matelas. Allongé sur le ventre sans le vouloir, tendant l’exhibition de ton séant. Et brusquement, prestement, sans qu’il n’ait le temps de faire un mouvement, tu reprends ta place sur lui. Tes doigts s’enroulent autour de ses avant-bras, les remontant au-dessus de sa jolie tête. Les emprisonnant dans la poigne d’une seule main. "Not gonna do to you something you don’t want, Blake." Tu es l’hypnotiseur. Tu es le manipulateur. Tu es celui qui ne supporte pas qu’on lui dise non. Pourtant, tu comprendrais ses réticences. Tu trouverais le moyen de dépasser la frustration dans ses bras. Tu saurais attendre. Tu saurais l’attendre. "But I would be…" La main libre s’aventure dangereusement sur sa cuisse. Si tu ne t’engages pas à le forcer, cela ne veut pas dire que tu seras juste. Que tu ne chercheras pas à le persuader de la meilleure méthode qui suit. Celle qui t’assurera la victoire. Qui t’offrira des minutes inestimables. Elle atteint le point G masculin. Elle s’en saisit  en même temps que du tien, les mêlant maladroitement. Les menant dans un tango intense, qui te fait entrer en transe. Halètements qui résonnent dans l’espace exigu. "I would be so gentle with you. I would give you so much. Oh, so much." Les paupières se rabattent. Tu te consacres à cette masturbation de vos deux membres qui te transporte. Qui te rapproche tellement et qui te frustre. Tu aurais dû baiser ailleurs en attendant son retour. Imbécile. Ça n’aurait pas été aussi bon, mais tu n’aurais pas été aussi fragile. Aussi sensible à la moindre caresse. "New sensations, Blake. Allow me to be the first one." The only one. Baiser sur son cou alors que tu arrêtes les va-et-vient de ta patte. Las de ne pas être en lui. Comme si l’imminence de vos ébats s’était muée en des siècles d’attente. Tu n’en peux plus. Mais tu ne cèdes pas. Il doit accepter. Il doit se donner. "You won’t regret it. I promise."
 


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
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Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Ven 25 Mar - 6:07


Halisper


Des regards qui s'accrochent et s'écorchent, se perdent à contempler l'autre dans toute sa vérité. Celle qui, il y a peu, était encore voilée, cachée, dissimulée. Une symphonie mystique de souffles écourtés jusqu'à frôler l'erratique, de respirations alourdies et irrégulières. Des rythmes insolites, une harmonie enchanteresse et singulière. Mélodie murmurée dans ce qui es loin d'être le silence, qui vous plonge dans une sorte de transe. Des râles de liesse qui naissent sous les caresses, trahissent la détresse autant que l'allégresse. Un requiem sur lequel dansent vos anatomies pour célébrer la mort des faux-semblants dissonants. Les corps, les êtres, les âmes qui s'aiment. Une complicité presque innée, comme si ça faisait des années, comme si vous n'aviez jamais été séparés. Comme si vous vous étiez toujours connus, pourtant simple résultante de cette capacité que vous avez de vous mettre mutuellement à nu. Personne avant lui ne t'avait comprit à ce point, ne t'avait vraiment vu. Et tu es certain que personne ne l'avait vraiment fait avant toi pour lui non plus. La touche d'humour entre les caresses, entre les baisers et les étreintes. Comme un jeu en plein cœur des ébats, de la fournaise conjointe qui vous marque de ses empreintes. L'amusement dans l'attachement évident, si loin d'être naissant. Et la mention qui fait penser au passé. ''When did you lose, Halvard ?'' La question qui n'a plus rien à voir avec la discussion, qui rappelle ce jeu auquel vous jouiez plus qu'elle ne parle encore de la taille de vos anatomie. Une profondeur nouvelle. Soudaine et singulière. Vous êtes plongés dans cette atmosphère toute particulière, celle qu'aucune phrase, qu'un mot ne peut décrire. L'amour et le désir emplissent l'air, envahissent tes poumons, t'étouffent presque dans cette passion que vous ne savez pas gérer. Dévorante, effrayante. Enivrante. Celle qui se diffuse dans tout ton corps et étrangle ton cœur d'une manière aussi sadique qu'extatique. Mort magnifique que tu ne peux t'empêcher de vouloir encore. De vouloir pour toujours, alors même que l'éternité est un concept qui t'a toujours dépassé, que tu étais à deux doigts de mépriser. Plus maintenant. Pas avec cette faim de lui qui te donne l'impression que ce ne sera jamais assez. Non, la question comme un rappel de ce jeu qui vous a longtemps servi de prétexte, ce jeu qui a participé à causer votre perte. A toujours vouloir être le vainqueur, quitte à braver la douleur. A perpétrer et contempler des horreurs. Vous avez dépassé ce stade depuis un moment, à présent. Amants du déni, le mensonge devenu trop grand pour persister à nier. Trop imposant pour continuer à vous leurrer. Les trônes que vous avez mutuellement poussés au bord du précipice. La chute provoquée, qui vous entraîne dans les abysses. Et vous tombez. Vous tombez sans rien sans rien pour vous raccrocher sinon l'un à l'autre. Vous tombez, jusqu'à vous écraser. Eclatés en un million de morceaux sur le sol de votre déchéance. Et vos âmes qui dansent. Vos coeurs qui s'aiment et qui s'élèvent, enfin libérés de leurs prisons de masques brisés, de mensonges dévoilés. De nouvelles ailes qui se créent pour remplacer celles qui se sont déchirées. Une fragilité apparente qui s'oublie sous la beauté accablante. Une délicatesse presque violente. Une liesse fulgurante.

Des reproches qui n'en sont pas. Une touche de malice complice. Des phrases comme un jeu qui fait naître en toi une étrange joie. Elle éclate, explose dans ta poitrine, se diffuse dans ton corps jusqu'à en atteindre les ruines, laissant sur son passage des sillons indélébiles. Tu ne comprends pas vraiment le pourquoi de tout ça. Pourquoi ces mots te touchent comme ça, pourquoi il te fait cet effet là. Comment il parvient à déclencher ces choses, ces émotions quelles qu'elles soient. Un sourire que tes lèvres voient fleurir. Les commissures des rosées assoiffées qui s'élèvent avec lenteur. Une pointe d'amusement enlacée dans la lascivité de l'instant, effacés par des touches insolites de bonheur. Ca n'est pas un énième rictus, pas non plus un de tes fameux sourires en coin que tu déclines à l'infini. Un vrai sourire. Comme tu n'en offres que très rarement, comme ce qui parvient à t'en faire esquisser un se compte sur les doigts d'une main. Il envahit tes yeux, allume une lueur particulière, presque étrangère dans leur éther. ''A pain, yes. Of course.'' Tu répètes, inutilement. Murmure vaguement amusé qui laisse percevoir bien plus, comme si tu avais aussi deviné la suite de ses pensées dont tu n'as pourtant aucune idée. Comme pour essayer la sonorité des mots qu'il a utilisé, les lui emprunter pour les faire rouler sur ta langue aussi. Et tes mains qui se glissent à ses cuisses, remontent jusqu'à ses fesses en une caresse. Le désir incontestable qui se fait insupportable. Pourtant dissemblable des fois précédentes. Une inconnue de plus dans l'équation qui rêve d'expliquer votre fusion. Volonté irréalisable, votre alchimie dépasse de loin les frontières de l'explicable. Il y a pourtant ce souffle dans l'air, cette goutte d'un inconnu plein de mystère qui se distille dans chaque toucher, dans chaque baiser échangé. Subtil, presque fragile. Qui te donne envie de ne jamais bouger d'ici. De toujours rester comme ça sur ton lit, contre lui. Tu perds le fil, occupé à contempler ce corps qui est sien mais que tu ne penses plus qu'à faire tien. Occupé à le toucher, le désirer, à rêver de l'embrasser. La chaleur gronde dans tes entrailles, orage d'été prêt à éclater et causer tous ses ravages dans une explosion d'une beauté effrayante et sauvage. Tu en as soudainement marre d'attendre, marre de parler. Tu veux du concret. Tu le veux là, tout de suite, maintenant. Te fondre en lui, vous fondre l'un dans l'autre pour ne plus faire qu'un. Les crocs de l'envie s'enfoncent dans ton corps et te dévorent, cherchent à provoquer ta folie. Celle qui était déjà là toutes les nuits, dans chaque minute d'insomnie.

Sa question te prend de court. Euphémisme. La surprise te fait comme un électrochoc, déclencheur de l'incompréhension et de l'inconfort, vague furieuse qui te précipitent contre la rive et ses rocs. Les désirs nouveaux, inattendus qui te font un choc. L'exclamation qui s'échappe de tes lèvres en un murmure éraillé avant que tu n'aies pu la retenir. Son attention qu'elle attire. Il se redresse sans te quitter, ses yeux confrontent les tiens pour tenter d'y découvrir ce qui t’ahuris à ce point. Tu sens ses rétines te déshabiller alors que tu es déjà nu, dans l'espoir d'apercevoir cette tempête qui fait rage dans ta poitrine. Te brûler, te perforer pour soir ce que tu ne parviens pas à cacher. Perte de contenance agaçante dont tu n'as que trop conscience. La colère qui naît pour contrebalancer ton attitude insensée, émotion familière à laquelle tu préfères te raccrocher. Inversement des positions, ses prunelles qui persistent pourtant à essayer de te décrypter sans encore faire preuve de succès. Le secret dissimulé derrière cette nouvelle barrière. Celle dont tu te retrouves pourtant à lui offrir les clés à travers les questions susurrées. Tes souffles et tes silences qui lui en murmurent la réponse en toute inconscience. Et l'envie inextinguible comme preuve supplémentaire alors que tu crées cette friction entre vos corps, perpétratrice d'une félicité telle qu'elle en devient risible. Alors que tes lèvres peignent de nouvelles couleurs dans son cou, sculptent de nouvelles traces sur l'épiderme. Ton ire et ton désir que tu imprimes à même sa peau comme pour le punir de ce qu'il te fait ressentir. Et sa question reflète une affirmation, affolant les battements de ton palpitant. Il devine et en quelques mots t'assassine, coup de lame en pleine poitrine. Tu as presque pu sentir le moment où il a assemblé les pièce et qu'il a comprit. Des fluctuations nouvelles dans le court de son sang, son pouls qui s'est précipité sous tes rosées, filant sans plus de régularité.

Pendant un instant tu ne bouges plus. Tu ne respires plus. Figé l'espace de quelques courtes fractions avant que tu ne t'en rendes compte et que ta colère ne remonte. Celle qui te fait mordre la jonction de son cou et de son épaule pour te venger du ton moqueur qui perturbe ton cœur. Comme si c'était lui et non pas toi qui t'énerve de la sorte. Comme si c'était quelque chose qui t'importe. Imbécile. Quel imbécile tu fais que de réagir comme ça. Le fait que tu n'as jamais été baisé foutrement évident à ce moment. ''And so what ?'' Les mots grognent, qui t'échappent et sortent d'une manière toute autre que de celle plus contrôlée que tu voulais. Sur la défensive, les intonations un peu trop agressives. Redressé de façon à observer son sourire carnassier, tes sourcils légèrement froncés. L'incompréhension. Qu'est-ce qui est mieux ? Pourquoi ton inexpérience et tes réticences le seraient à ses yeux ? Le désir insoupçonné qui prend tes entrailles pour un instrument de musique, pinçant les cordes pour jouer une mélodie sadique aux nuances dévastatrices. Supplique qui te susurre de céder au vice. L'inversion des positions. À nouveau il te surmonte, il te surplombe. L'expiration s'accroche dans ta gorge, qui trébuche et qui tombe. L'affront qui ne fait qu'amplifier ton excitation. ''I don't see how you find it so great no.'' Parce que l'idée d'être le premier lui plaît, probablement. Ca n'explique pas pourtant pas l'étendue de son enthousiasme, la manière dont cela parfait son fantasme. Il parle, et ton regard erre sur ses lèvres et s'y perd. Lentement tu dégluti, la bouche rendue soudainement sèche de ta soif de lui. Tu meurs d'envie qu'il t'embrasse. Maintenant. Et les pensées s'enlacent, les souffles se mêlent. Vos lèvres et vos langues s'emmêlent. Sa confidence qui interrompt la danse. Qui fait grimper encore la chaleur mais qui te laisse frustré, à ne pas en avoir eu assez. Sa voix caresse tes tympans, t'emportant. L'orage dans les prunelles, témoin de ses ravages. L'éther parsemé d'éclairs qui le foudroient lorsqu'elles rencontrent ses yeux clairs. Traîtres qui transpirent ton ire, respirent ton désir. Et le noir des pupilles qui le vrille et s'entête à le vouloir.

Son rire qui éclate. Feu d'artifice qui explose, empli l'atmosphère et le moindre espace. Eclat de joie tel qu'il le renverse sur le côté, qu'il le fait s'échouer sur le lit pendant que quelque chose en toi par en éclats. Le froid qui te gagne là où il n'est plus, sa liesse qui pourtant te réchauffe et se glisse sous ta peau. Son bonheur qui se répand partout jusque dans tes poumons. Beau. Bien trop beau. Seule pensée qui te parvient alors que sa beauté truande te transcende. Il te transcende. Le souffle qu'il te vole alors qu'il reprend le sien. Sensation incongrue dans la poitrine alors qu'il a ce sourire sur les babines. Tu reste muet, tu restes coi. Le myocarde en émoi. Et face à l'incrédulité qui te dévore tu ne peux qu'admirer sa beauté. L'indolence de sa position, la joue appuyée sur sa main comme s'il ne se rendait pas compte l'incidence, d'aucune des conséquences. Les cheveux dorés désordonnés par toi et par son rire, appelant tes doigts à s'y enfouir. Et son sourire qui s'amuse à te faire défaillir. Créant mille lueur dans ses yeux qui pourtant son moqueur. Tu brûle sur le soleil, accablé par les merveilles. Tu es fichu, foutu, abattu. Plus rien qui n'a d'importance en dehors de son existence. L'écroulement de tes résistances, tout est trop intense. Tu ne sais même pas ce qu'il a dit. Tu as tellement envie de lui que tu en souffres. Au bord du gouffre, ton corps qui s'immole alors que ta conscience s'envole. Tu brûles, tu crames, tu t'enflammes. Peu importe qui de lui ou de toi baise l'autre, tu le veux de toutes les façons possibles. Et si c'est lui qui te prend tant mieux. Tant mieux. Il est le seul que tu veux. Tu t'embrases. Et tu veux juste te jeter sur lui et l'embrasser. Presser ton corps contre le sien, redevenir un. Tu en as besoin, mais tu n'en fais rien. Parce qu'avant que tu n'aies eu le temps de faire quoi que ce soit, il est à nouveau sur toi, ses doigts qui s'enroulent autour de tes avant-bras. Qui les remontent au-dessus de ta tête et les gardent là d'une main. Et ça te va très bien. Pas la moindre envie de bouger de là. Qu'il te soumette, qu'il te fasse perdre la tête. Quoique tu l'as déjà perdue, celle-là. Il dit quelque chose, et tu dois faire un effort de concentration pour comprendre ses mots. Les paroles qui te touchent bien que tu ne comprennes pas pourquoi il se fatigue à parler et n'est pas plutôt en train t'embrasser. Ne pas te faire ce que tu ne veux pas... Tu es prit d'une envie de rire brutale, à t'en faire mal. Il n'y a rien que tu ne veuilles pas, rien que tu ne veuilles pas qu'il te fasse. Hystérie extatique. Tu as l'impression d'avoir prit une putain de drogue, plus efficace que toute celles que tu as pu essayer jusque là. Tu frôles l'overdose, et il en est la cause. Way too fucking high.

Distrait de ton envie de rire par sa main qui s'aventure sur ta cuisse, rendu muet par ses doigts qui montent et montent, glissent sur ta peau et s'attirent toutes tes convoitises. Ton corps qui se tend et anticipe. Et lorsque ses extrémités parviennent à leur but, tes doigts se referment en poings, l'air qu'ils agrippent. Les mouvements de sa main sur vos membres, le plaisir intense qui précipite ta déchéance. Ton corps qui ondule et qui se cambre. Les souffles qui se perdent, halètements qui emplissent la pièce. L'air attaque ta gorge, brûle et érafle, arrachant un grognement de plaisir que tu ne peux retenir. Putain. Et qu'il cesse de parler. Trop de mots qui passent la barrière de ses lèvres qui devraient être occupées ailleurs. Porté par les intonations de sa voix, le son plus que la signification. Les vas-et-viens qui cessent et te laissent à bout de souffle. Aussi erratique que les pulsations de ton myocarde. Ses lèvres abandonnent un baiser dans ton cou et te donne envie d'encore une autre myriade. Sa voix proche de ton oreille, proférant de nouveau paroles. Tu rouvres les yeux sans aucun souvenir du moment où tu les as clos bougeant la tête pour croiser son regard. Dans tes yeux brille l'indécence, concupiscence insolente. Sourire lent et dangereux. Luxurieux et vicieux. ''You talk way too much, Halvard.'' Les mots que tu détaches pendant que les accents traînent. Fauve carnassier qui ronronne avec insolence, la velours éraillé de la voix qui condamne à la déchéance. Doucement, tu tires sur l'un de tes bras pour te libérer, rencontrant une légère résistance, plaisante. L'un de tes poignets que tu lui laisses, tandis que la main qui s'est échappée vient s'échouer contre sa nuque. Lentement, les doigts s'enfouissent dans les cheveux pour les déranger, continuent jusqu'à sa joue qu'ils caressent presque avec tendresse. ''I don't get, though...'' Le contraste avec ta voix qui n'est que chaleur, qui trahit la fournaise. Ils continuent leur chemin jusqu'à ses lèvres que tu dévores du regard avec un appétit sans fin, délaissant le détachement qui aurait été vain. ''Why you aren't putting your pretty mouth to better use.'' Le pouce qui délaisse la supérieure pour retracer la lippe. Qui l'abandonne ensuite pour laisser sa place aux extrémités de l'index et du majeur qui se glissent dans l'interstice. ''Why you're not fucking kissing me until I've no breath left, already.'' Les doigts qui quittent son visage pour s'aventurer plus bas. Sa mâchoire qu'ils soulignent, son cou autour duquel ils se referment. Ils enserrent doucement, léger étranglement. Les dents qui attaquent ta lippe en un rictus impatient. Déjà ils le relâchent, descendent jusqu'à son torse, se faufilent à son flanc. Et à nouveau, tu le déséquilibres pour inverser vos positions. Juste pour le plaisir de le faire encore une fois. Pour la manière dont vos corps se confrontent dans l'instant. À présent, c'est son bras que tu gardes remonté au-dessus de sa tête, ta paume qui vient trouver la sienne, tes doigts qui se glissent entre les siens. Des baisers que tu abandonnes sur sa mâchoire, les lèvres qui errent sur sa gorge et que tu remontes jusque sous son oreille. Ton corps pressé contre le sien qui profite de sa chaleur pendant que tu respires son odeur.  ''I want...'' Brève hésitation que tu fais passer pour un égarement. Un temps que tu prends pour t'avouer tes désir avant de les dire. Les dents qui éraflent le lobe avant de le laisser pour venir l'embrasser. Baiser à couper le souffle pour l'embraser. Brutal, affamé. Besoin vital, effréné. Vos langues qui se caressent, la tienne qui déjà se confesse. ''I want to feel these new sensations that you promise. I want you to do me. Fuck me.''



© charney


I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
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Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
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Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Mar 29 Mar - 15:21

Love is war and I can taste the blade.

Blake & Halvard


Been too long, far too cracked to call cease fire and fall like that way. So tie my hands and light the match and wait for the fire to break my back again. Love, we're not the enemies we wanna be tonight… Love, leave all the weaponry and jealousy behind… Cause I'm not a loner, and I'll be a loner 'til my lover comes over. I'm not a loner, but I'll be in pain until this suffering is over.
Frisson. Les cœurs battent à l’unisson dans ce combat sanglant. Les coups pleuvent sous la forme de baisers qui s’écrasent sur les peaux. Douloureux, qui donnent envie de plus. Toujours plus. Et les esprits se lassent de cette épreuve qui détruit les patiences. De ces transgressions répétées à cause de l’autre aux propres codes qu’ils ont eux-mêmes choisi de suivre. Ils endurent le supplice de ces attaques annihilatrices. Convaincus qu’ils sont en train de vivre les meilleurs instants de leurs vies. Une erreur fatale qu’ils finiront par regretter. Aujourd’hui est un autre jour. Mais en ce moment volé au temps, exquis à souhait, vous n’y pensez pas. Dans la tornade de vos corps, dans l’orage de vos yeux, il n’y a que le désir en tête. Il vous guide dans les méandres d’une passion sans égale. Animale. Des idées qui s’en viennent à foison, comble de la trahison. Elles vous murmurent des insanités au creux de l’oreille. Des horreurs que vous écoutez sans y penser à deux fois. Plongés dans cette ambiance de concupiscence infinie. Elle vous use sans répit. Petit à petit. Des lambeaux de chair qui vous sont retirés à grands coups de dents. Crocs enfoncés dans vos enveloppes transies d’amour, avides du toujours. Enfermer ces moments dans un dôme de verre pour le conserver à jamais. Cryogénisation dans ce moment de complicité, de voracité. Immortalité convoitée dans le tourbillon de vos corps qui se cherchent et qui se trouvent. L’excitation est à son comble, et les membres engorgés du vermeil sont là pour le prouver. Une attestation de ce que vous deux ne cherchez plus vraiment à cacher. L’effet dévastateur que vous possédez l’un sur l’autre. Les prunelles qui s’ouvrent en grand comme devant une drogue. Accro au stupéfiant, au déroutant. Vous n’êtes qu’un, pourtant vous êtes distincts. Le reflet de l’autre dans un miroir déformant. Les différences sont presque parfaites. Voyage immobile que vous vous proposez. Dans le confort d’un lit où il a dormi, où il t’a rêvé, tu deviens réalité. C’est maintenant du concret dans l’espace de la chambre qui vous appartient pour ces quelques instants. La menace de l’interruption a le goût inouï de l’interdit. Bien que cela engendrerait sûrement de la colère si ça venait à se réaliser. Et dans ton regard se lit tout ce que tu ressens. Si seulement il pouvait voir. Si seulement il pouvait lire toutes les confessions que tes deux jumeaux crient éperdument. Jusqu’à s’en arracher les cornées. Jusqu’à en pleurer des rubis ensanglantés.

"Does it matter ? In the end, we both lost." We both won. Phrase qui se perd dans vos envolées sublimes. Tout se développe beaucoup trop vite. Spontanéité imposée par les circonstances. Avide de hurler ses exigences dans un torrent de concupiscence. Tes pensées sont possédées. Tes résistances sont affaiblies, amoindries. Pour toutes ces fois où tu voulais juste de la constance, où ton vent funeste ne viendrait pas tout déchirer en lambeaux. À contrario de ta volonté. Pour toutes ces opportunités gaspillées dans le bang de ton tempérament lunatique. Pour tous ces instants où tu voulais juste rester perdu dans l’intensité de ses yeux. De son baiser qui n’a jamais besoin de prendre fin. Morsure vengeresse qui trouve sa place dans l’atmosphère installée. Trop appropriée. Les défenses s’élèvent mais ne te gênent pas. Tu as parfaitement conscience de la gêne expérimentée par la majorité des hommes. Obstacle au plaisir qu’ils ne soupçonnent même pas. Tu es prêt à l’abattre et à le combattre. Si ce n’est ce rire qui s’empare de toi. Spectre de ta nervosité se matérialisant, sardonique. Ironique. Beauté authentique que tu transpires sans t’en rendre compte. Sans rien essayer. Tu le séduis sans y penser. Tu le conquiers sans le vouloir. Et tu retournes réclamer ce qui t’es dû. Pas de discours pompeux pour le convaincre. Pas de conversation où les arguments de taille feront en sorte qu’il te cède. Une simple opportunité qui se présente. Celle du moment tout simplement. Outrageusement manipulateur, utilisant la magie de l’excitation pour apaiser les craintes. Usant de tes atouts physiques pour briser sa prudence. Et tu sens le «oui» venir. Ou est-ce ton propre corps que tu sens prêt à rugir ? Va-et-vient que tu interromps pour ne pas décéder sous leur emprise, pestant intérieurement contre ta faiblesse. Te réfugiant dans la chaleur de son cou avec une anticipation fulgurante. Coïncidence. Naissance d’un spasme qui fait vibrer l’échine. Puits qui se contemplent. L’eau à l’intérieur bouge dans tous les sens. Vos prunelles s’affrontent et communiquent tout ce que vous échouez à proférer. Tous les mensonges déblatérés au fil des années balayés en un seul coup d’œil. Tout change en une fraction de seconde. Pourtant, tu n’as rien dit qui aurait éventuellement le pouvoir de le persuader. C’est comme si son choix était déjà fait depuis le début. Que tes syllabes n’étaient qu’un gaspillage de l’air que tu aurais pu utiliser autrement.

Il a raison. Tu parles beaucoup trop. À t’essouffler pour rien. Et tu ne fais même pas d’effort à retenir la prison qui renferme ses bras. Décontenancé par le fait qu’il n’en profite pour libérer qu’un seul. Ce dernier vient faire trembler ta nuque, désordonner tes cheveux. S’emparer de ta joue dans une affection qui a une sensation particulière. À laquelle tu pousses un râle de satisfaction indomptable. S’échouant sur ses doigts qui viennent redessiner tes lèvres à l’aquarelle. Aux couleurs du rouge passionnel. Contenant tes pulsions pour ne pas le mordre jusqu’au sang. Pour ne pas le regarder se tordre sous la même douleur qui s’est emparée de ton ventre. Refermant quand même tes chairs un peu plus sur ses prolongations comme pour les garder plus. Suicide de tes sens, de tes émotions. "Thinking of making you lose your breath in another way." Que tu répliques alors que lui persiste dans son exploration qui met à mal les zones fragiles de ton anatomie. Asphyxie inoffensive que tu ne tentes même pas de stopper. Et une fois sur tes hanches, ses doigts bouleversent à nouveau ton équilibre, alors que l’agacement te gagne. Non pas que tu as marre de ces continuels renversements, mais l’impatience est de plus en plus pesante. Contrariété tout de suite réfrénée par sa main qui s’empare de la tienne. Parfaite union de vos pattes qui deviennent une seule et unique. Transpercée par les éclats des retrouvailles. Vous n’avez pas choisi d’être ainsi maudits. De tomber amoureux dans ce concours de circonstances affreux. N’étant pas sûrs, ni l’un ni l’autre, de ce que vous voulez. De ce que vous convoitez. Délaissant la mer de questions pour vous plonger dans l’océan de l’orgasme. Et ton attention redouble, malgré la distraction que peut représenter ses baisers. Incertitude en ta faveur, tu le sens, tu le sais. Échange de salive encore plus désespéré que tous les précédents. La saveur spéciale de la résignation, de l’abandon. Il croit que tu as gagné. Vous avez gagné. Et même si tu t’y attendais, même si tu le prévoyais, même si tu le désirais de chaque fibre de ton être… Lorsque les dernières paroles retentissent, elles sonnent le glas de ton aliénation. Il a dit oui. Et cette réponse positive se répercute dans tous les recoins de ton cerveau, comme une symphonie folle. De concert avec toutes tes envies qui se dissimulent sous la brume de ton imagination.

"Really ?" Comme si tu avais vraiment besoin d’une confirmation. Comme si ton cœur ne te trahissait pas par ses battements que tu entends toi-même. Mû par le souhait de casser tes côtes, de les réduire en poussière d’os. "Ok, then." C’est tout. Il ne peut plus se désister. Façon de parler puisqu’il pourrait tout à fait changer d’avis. Mais tu te mets déjà en action. La machinerie se met en marche à ton avantage. Tes mains s’emparent de ses reins, tes griffes se fichent dans la peau fragile. Et tu te sers de ce point d’appui pour le maintenir assis sur tes cuisses, alors que tu te relèves à moitié. Assez pour que ta bouche trouve son menton. Assez pour que tes poumons captent l’air qui a déjà effleuré son épiderme. Échanges d’oxygène dans vos espaces vitaux. Létaux. Poitrine qui se soulève, et dans laquelle tu plonges tes babines. La langue s’insinue hors de son antre pour se repaître de sa succulence. Tu entres en transe, et tu deviens serpent. Pas littéralement, mais ton corps lui échappe avec une facilité déconcertante. Comme de l’eau qui glisse et qu’il ne peut plus retenir. Allant derrière lui et le forçant à se mettre à quatre pattes alors que tes chairs trouvent sa nuque qu’elles parsèment de baisers épris. Descendant de plus en plus, s’arrêtant sur chaque espace entre deux vertèbres. Suivant un rythme bien à elles, faisant du dos leur territoire qu’elles défendront à tout prix. Ta main s’enroule autour de son membre engorgé de sang qu’elle encourage à oublier toutes ses réserves. Et puis tu remontes, t’arrêtant au niveau de son oreille. Cette même main allant aux frontières de sa gueule pour reproduire le même geste qu’il a effectué à ton encontre. "Wanna know why I think it’s that great ?" Sauf que toi, ce sont trois de tes doigts qui forcent le passage et qui rencontrent la charnue. Les ressortant mouillés, prêts. Luisants et conquérants. "Because I get to see your face when you figure out how different this feels." Les promesses sont honorées lorsque toutes les précautions sont prises alors que tu t’engages dans le terrain vierge. Un seul intrus pour commencer, qui fait de son mieux pour écarter les sphincters. L’étroitesse ne trompe pas, et ne fait que corroborer ce que tu avais déjà deviné. Ce qu’il t’a déjà révélé avec ce rouge aux joues qui ne trompe pas. Pucelle effarouchée que le vilain python vient souiller de sa bave. "Because I get to hear you moan like no one ever did before." Vérifiant qu’il s’est bel et bien accoutumé à l’infiltration, le majeur rejoint l’index dans son expédition. Grisés par ces envies de conquêtes que tu leurs confères. Chaleur qui recouvre tes phalanges, mais qui semble se répercuter dans chaque parcelle de ton anatomie. "Because I can’t wait for you to like it and to ask me to do it again." Ils bougent à l’intérieur. Comme pour fouiller ses entrailles. Comme pour le rendre encore plus fou qu’il ne l’est déjà. Comme pour affirmer ta propre aliénation. Épaule que tu mordilles doucement, comme pour distraire de l’autre douleur qui muera bientôt en jouissance.
 


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
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Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
Ash Stymest
Adament
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Mer 27 Avr - 23:44


Halisper


Il parle trop. Beaucoup trop, à tenter de te persuader alors qu'il a déjà gagné. Inconscient du charme fou de ses sourires qui te précipitent du bord de la falaise sur laquelle tu te tenais dans un équilibre déjà précaire. L'éclat de rire qui accompagne la chute interminable dans le précipice insondable. Il te séduit, t'anéantit. Et tu n'as plus qu'une idée en tête, retrouver ses lèvres pour le boire, les dévorer jusqu'à satiété. Celle qui n'arrivera jamais, préférant te perdre à l'infini dans un baiser qui tarde, sans jamais avoir besoin d'y mettre fin. Ton corps et ton esprit se mettent enfin d'accord, cessant de se complaire dans le déni. Oui, tu le veux de cette façon aussi. Et au diable les hésitations imbéciles, les appréhensions futiles. Des promesses de nouvelles sensations qui menacent de te faire perdre la raison pour ces plaisirs qui t'attirent. La concordance de vos êtres qui se dévoile davantage et déploie ses ailes dans l'air brûlant. Icares aux ailes de cire qui n'attendent que de fondre sous le soleil, ou phénix prêts à renaître des cendres sempiternelles ? Il est le seul à t'avoir jamais donné envie de te laisser baiser. De le laisser te baiser. Sûrement aussi le seul à le mériter. Parce qu'il est aussi le seul à te faire crever de désir, presque à t'en faire souffrir. A te donner envie de te damner pour ses sourires, l'éclat de ses rires. Pour ses soupirs et son plaisir. Naufragé dans l'océan infini de te concupiscence, tu as néanmoins vaguement conscience d'être sacrément foutu. Démon déchu à qui l'on a greffé un cœur pour le voir se tordre de douleur face à ces sentiments inconnus qu'il tient en horreur. Roulette russe fatale, dotée de deux balles. Le bonheur et le malheur, sans qu'il ne soit prédire lequel sera l'exécuteur de votre déchéance. Le résultat fruit d'une série de hasards qui te laissent un peu hagard. Mais après tout tu n'es pas seul. Vous êtes deux dans cette barque qui dérive sur cet océan terrible. Ballottés par des vents violents, victimes de l'ouragan. A ne pas vraiment comprendre ce que vous vous faites ressentir, à vouloir vous faire souffrir autant que vous combler de plaisir. A vous détester pour ce que vous vous faites éprouver, parce que l'autre vous fait aimer. Aussi terrifiant qu’enivrant.  A vous rendre jaloux parce qu'en dépit de vos dires, de l'autre vous voulez tout. Ça n'a rien de doux. Rien des ambiances tamisées tant vantées, des saveurs suaves et subtilement sucrées. C'est explosif et agressif. Furieusement vindicatif. Choc des corps qui crée une étrange harmonie dans ses accords. C'est addictif et abrasif. Ca met les chaires à vif. Une violence qui vous laisse en transe.
C'est archaïque. Mais c'est aussi magnifique.

Tu libères l'un de tes bras. Vu le manque de résistance, tu n'aurais eu aucun mal à faire également s'évader ton poignet gauche, pourtant tu l'abandonnes à la prison de ses doigts, maintenu contre le matelas. Position qui ne te déplaît pas, avec la chaleur de ta paume qui étouffe ta peau. La tienne s'aventure sur sa nuque, fuyarde se délectant des tremblements dont elle est la cause cruelle. Dérangeant un peu plus ses mèches d'or dans une envolée rebelle. La douceur et l'affection lorsqu'elle atteint sa joue, perpétratrice de nouvelles afflictions. Râle de satisfaction qui s'échappe en un souffle et joue sur tes doigts où il s'échoue. Sur tes lèvres, la légèreté d'un sourire singulier. Tes extrémités errent sur son visage jusqu'à ses rosées, incapables de rester sages. Lentement, tu les redessines d'une première esquisse, d'un air un peu pensif. Sensuellement, tu les peins, les pare de couleurs charnelles d'un second effleurement lascifs. Contemplativement, deux curieux malicieux passent la barrière et se glissent par l'interstice. Contact d'une chaleur humide, bizarrement intime. Sensation anonyme qui éclate dans ton ventre et serre ta poitrine lorsque les charnues se referment autour de tes extrémités, comme pour les garder, les faire rester. Quelques instants volés au temps alors que vos prunelles se cherchent et conversent sans bruit. Agitées d'ombres et de lumières similaires, loin de vous être familières. Cris des cœurs qu'elles se hurlent en un murmure sans oser perturber le silence relatif de ta chambre. Même lorsque c'est une autre discussion que vous tenez, incapables de ne pas vous provoquer. L'inspiration qui s'accroche sur ta langue, trébuche entre tes lèvres. L'expiration qui, durant une seconde, se bloque. Déjà tu te rattrapes, te parant de ton insolence provocante. ''Then stop thinking and start doing.'' Tu susurres alors que tes doigts murmurent d'autres promesses contre sa peau, frôlant d'autres bassesses. Comme s'il avait besoin de faire quoi que ce soit pour te faire perdre ton souffle.

Nouveau retournement de situation, tu reprends momentanément le dessus pour prendre la parole. Ta main qui trouve la sienne et, dans son cou, des baisers qui se perdent. L'hésitation subsistante que tu étouffes contre sa bouche, que tu noies dans sa chaleur. Et tu acceptes, la voix basse au creux de son oreille. Le vermeil frappe tes tempes dans un tempo précipité, les myocardes battent de concert en un rythme syncopé et pourtant étonnamment synchronisé. La question qui s'échappe d'entre ses lèvres, comme s'il avait besoin de t'entendre le redire, le confirmer à nouveau. Comme s'il était surpris alors que tu es quasi certain qu'il se doutait qu'il finirait par réussir à te persuader. Comme s'il en avait douté. Sourcil qui s'arque, le clair des billes qui le transperce et qui le vrille. Seule réponse à sa question futile. Il se reprend de lui-même et soudainement tout s'enchaîne. Ses doigts s'enfoncent dans tes reins tandis que dans ta peau ses griffes se fichent. Point d'appui qu'il se crée pour se redresser en te gardant assis sur ses cuisses. Comme si tu en aurais bougé, comme si tu aurais tenté de t'échapper. Ses lèvres s'écrasent sur ton menton, ta tête qui se relève et part légèrement en arrière comme pour pouvoir continuer à atteindre l'air. Rester hors de ces eaux déchaînées, débauchées, dans lesquelles il tente de te noyer. Ses lèvres cheminent, sa langue se darde sur ta poitrine pour un peu de ta saveur, traîne pourtant trop peu à ton goût. Soupir lascif qui s'amuse à te trahir.  Et puis soudain, il n'est plus là. Fumée qui glisse entre tes doigts, et le voilà derrière toi. Sans savoir trop comment, tu te retrouves à quatre pattes sur le lit. Pas de place pour l'inconfort de la position inhabituelle, de la situation exceptionnelle. Les baisers contre le revers de ton cou te font frémir, bouillir. Retenir des sons de satisfactions pour ne pas qu'ils se mêlent à tes nouveaux soupirs. Il en parsème ton dos, dévalant la pente de ta colonne, s'arrêtant entre chaque vertèbre.

Les chairs qui remontent le long de ton dos, calmant la nervosité et les maux, confirmant la conquête de ta peau. Sa main va et revient, te pousse à oublier, t'enjoint à te laisser aller. Grognement qui t'échappe, le corps qui bouge, ondoie pour accompagner ses mouvements. Et ton sang semble décider à te brûler. La chaleur qui empire, l'envie te consume et tu crames dans les bribes de plaisir. Les dents attaquent la lippe dans un effort de résister, de ne pas déjà céder. Puis ses doigts te quittent, te lâchent soudain pour t'abandonner sur le chemin, entre frustration et soulagement qu'ils ne t'aient pas déjà amené trop loin. Ils se pressent contre tes lèvres, et alors que sa voix sort de la sienne, ils s'engouffrent dans ta bouche. Reproduisant ce geste que tu avais fait quelques moments auparavant. Tes rosées se referment sur ses extrémités, ta langue s'amuse de leur intrusion intime, des saveurs qui se perdent sur les papilles et fait partir l'imagination en vrille. Les caresses qui laissent la peau humide avant qu'elles ne s'évadent. Tu connais leur destination. La naissance de l'appréhension. Dans tes muscles, l'éclosion de tensions. Bien que tu saches pertinemment que ça ne t'aidera pas, qu'au contraire il faut que tu te détendes. Ca ne t'empêche en rien de lever légèrement les yeux au ciel et de lui lancer un regard par dessus ton épaule alors que tu railles, grommellement sarcastique qui camoufle la pointe de malaise avec une certaine relativité. ''Oh yeah, 'cause i have no clue that it will feel somewhat different. Obviously. I forgot.'' Non, en fait tu te trahis probablement encore plus. Non pas qu'il ne puisse pas déjà le deviner. L'évidence suite aux premières réticences déjà oubliées, aux hésitations toujours existantes.

Tu n'es pas vraiment en position de faire le malin, cependant. L'index s'introduit et tâche de te détendre, sensation étrangère de l'invasion entre les chaires encore vierges. L'inconfort que tu ne sais pas encore faire passer mais qui ne parvient à noyer l'envie qui persiste, qui insiste. Tu as soudainement bien trop conscience de ta position. Presque vulnérable, à la merci de ses décisions, de la moindre de ses envies. Tu n'as pas l'habitude d'être dominé ainsi, de te retrouver dans une position où tu n'as rien à faire et où, pire, tu ne sais pas quoi faire. Pas assez à l'aise pour savoir si tu dois bouger ni de quelle façon. Rien à faire de tes mains qui se referment sur les draps. Rien à faire de ton regard à part fixer le mur ou le matelas. Ca t'agace. Etre démuni ne te plait pas, ne te va pas. Tu ne sais même pas où poser les yeux dans cette chambre dont tu connais le moindre centimètre carré. Sur ce lit où tu passes chaque nuit. Les fermer ? Tu ne ressens que mieux les sensations, contrariant le but de ses mouvements qui cherchent à assouplir les sphincters. Ils y parviennent un peu cependant, en dépit des tensions qui peinent à disparaître. Et puis sa voix à ton oreille. Les intonations qui charment et hypnotisent comme si son pouvoir affectait maintenant sa voix, évolution inconnue ou détail qu'il t'aurait caché. Vague de chaleur inattendue qui te cueilles dans l'inconfort et qui t'emporte. Et tu te noies dans les accentuations pécheresses des paroles proférées. L'imagination qui s'éveille et sort brutalement de sa transe d'incommodité. Son majeur qui rejoint son frère dans sa conquête. Tu n'es pas détendu pour autant, pas sorti de l'inconfort où la situation, et plus encore votre position te placent. Douleur qui se mêle au malaise. Mais tu as ces images trop vives de couleurs et de mouvements flous qui envahissent ton esprit. Ces films débauchés où la moindre sensation est répliquée, plaisir amplifié, qui défilent dans ta tête. Imagination qui se déchaîne. Qui s'entête et part en fête. C'est bien ce que tu veux. Mais pas comme ça. Pas pour la première fois. Pas assez de distractions alors que tu ne sais pas quoi faire à part rester immobile dans ton inconfort. Peut-être une autre fois. S'il arrive comme il le promet si bien à te donner envie de recommencer, à lui en redemander.

Ses dents qui attaquent la peau et mordillent l'épaule, cherchent à faire perdre le contrôle. Douceur de la douleur, celle dont tu sais mieux te délecter. Insuffisante pour te faire oublier le reste. Tu tournes légèrement la tête, pour l'avoir dans ton champ de vision, lui lancer un regard en biais. ''Wait. Not like that.'' Sans que tu ne vois le moindre problème à dire que ça ne te convient pas parfaitement. Tu sais ce que tu veux. Mélange de dopamines et d'endorphines qui court déjà dans ton organisme et te fais tourner la tête. Assumer les désirs qu'il a fait naître, si c'est pour accéder au plaisir. Et ça n'a simplement pas d'intérêt si tu dois te forcer, si tu ne prends pas toi aussi ton pied. Tu te dégages de son emprise et te redresses sur les genoux. Tu te tournes pour lui faire face et vos anatomies s'affrontent sans honte. Une main que tu glisses à sa hanche pour le rapprocher, si bien que vos corps se retrouvent presque accolés. L'échine qui se courbe pour faire coïncider vos bouches sans encore les laisser se toucher. ''If you keep all of your pretty promises, maybe I'll let you fuck me like this another day. But not this time.'' Les lèvres qui remontent le long de sa mâchoire, les dents qui éraflent le coin. Baiser laissé sous son oreille où ta voix rauque susurre alors que tu te fais moqueur, prédateur. ''Especially if you want to see my face.'' Insinuation qui s'écrase contre sa bouche, péri lorsque tes lèvres s'écrasent contre les siennes. Baiser affamé, à couper le souffle. Ta main libre vient trouver sa nuque, l'incitant à te suivre. Et tu l'attirant entre tes jambes alors que tu te rallonges sur le lit, le laissant te surplomber. ''Keep going on.'' Tu instruis, plaçant tes jambes de manière à lui faciliter la tâche alors que tes mains se délectent de repartir à la découverte de ce corps qui est maintenant un peu tien. Que ce soit pour quelques moments, ou pour enfin bien plus longtemps.


© charney


I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
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Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
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Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Lun 23 Mai - 3:48

Love is war and I can taste the blade.

Blake & Halvard


Been too long, far too cracked to call cease fire and fall like that way. So tie my hands and light the match and wait for the fire to break my back again. Love, we're not the enemies we wanna be tonight… Love, leave all the weaponry and jealousy behind… Cause I'm not a loner, and I'll be a loner 'til my lover comes over. I'm not a loner, but I'll be in pain until this suffering is over.
Et peut-être faudrait-il qu’elles apprennent à aimer, ces âmes esseulées. Elles ont passé toutes leurs vies à se convaincre que c’est mieux comme ça. Que la solitude est synonyme d’indépendance. Que l’attachement est le premier pas vers la faiblesse. Que le cœur qui tangue est un cœur qui va au-delà de sa fonction primaire. Qui pousse ses limites et qui se croit émérite. Pompe le sang comme le stupide organe que tu es. Ne bats pas comme ça. Ne te précipite pas vers un supplice volontaire. Ne te fais pas esclave de ces sentiments contradictoires. N’essaie pas de quitter la cage pour laquelle tu as été destiné. Comme si tu allais t’envoler pour aller rejoindre ta moitié. Comme si tu cherchais à tout prix à palpiter à l’unisson avec un autre. Et Halvard, il croit qu’il peut le raisonner, ce stupide muscle. Mais il ne peut pas l’entendre. Il a déjà une douce mélodie plein les tympans. Il est doté de sa propre vie. Il a ses propres desseins. Il a trouvé un sens dans tous ces ébrouements qui n’en avaient aucun. Il se perdait dans un rythme erratique dans des circonstances qui n’étaient que temporaires. Une course après le futile et le débile. Des nuits sans lendemain, même si ce qu’elles apportaient était divin. Et pour mener où ? Pour mener à quoi ? Si ce n’est dans ces bras différents. Dans cette mise à nu de toutes ces craintes devant l’être qui l’a détraqué. Machinerie devenue défectueuse. Virus qui est venu infecter son système, et qui s’amuse à tout court-circuiter. Prenant un malin plaisir à le voir se démener, essayer de combattre le magnétisme animal. L’attirance fatale qui le plonge dans les affres d’un rêve dont il ne voudrait pas se réveiller.

C’est un artiste, Blake. Un foutu artiste. Et tu ne l’as pas vu, la première fois. Non, tu t’es laissé abuser par les nuances perverses et sadiques. Tu as bien voulu croire qu’il n’était qu’un bon coup comme un autre. Tu t’es persuadé que tu ne tomberais pas sous le charme. Après tout, tu ne t’entiches jamais ou beaucoup trop rarement. Alors, un mec qui baise bien, c’est tout ce que c’est. Rien d’autre. Une échappatoire lorsque le désir naît au creux des reins. Une façon d’oublier à quel point tu te détestes. À quel point tu subis quotidiennement cette crise d’identité. Ne sachant pas toi-même qui tu es. Un fantôme sans visage, intrus dans cette marée d’esprits sauvages. Ils savent tous qui ils sont. Ou presque. Ils ont au moins une idée, non ? Mais toi, tu fais tâche. Toi, tu es Halvard aux mille et une faces. Tu t’amuses à faire le fielleux par ici, et le monstre sanguinaire par là-bas. Multiplicité dans les faciès que tu arbores selon le décor. Et c’est amusant. C’est grisant même. C’est ta drogue, ta putain de drogue qui s’immisce dans tes veines. Qui contamine ton sang et te laisse pantois. Qui te fait haleter d’exaltation, tellement c’est bon. Oh que oui, c’est bon de se foutre de leurs gueules. De leur faire croire que tu es ça, alors que tu es autre chose. Mais justement, quelle est cette autre chose ? Quelle est cette facette que tu ne révèles à personne ? Pas même à toi ? Et tu en as une peur bleue. C’est comme un secret bien gardé. Dont tu ne peux pas t’approcher toi-même. Coincée dans un tiroir dont tu ne possèdes pas la clé. Pourtant, tu devrais. C’est ton esprit. C’est le labyrinthe de tes pensées. C’est la palette de tes personnalités distinctes et illimitées. Tu es peut-être vraiment malade. Tu as chopé un truc quand tu étais enfant, et tu n’as jamais été diagnostiqué. Tu n’as jamais été guéri ou remis. Tu n’as jamais eu personne pour te dire la vérité telle qu’elle est, personne qui n’a osé te comprendre. Comment les blâmer lorsque toi-même, tu as échoué ? Mais lui, c’est un artiste. C’est différent. Ça ressent les choses plus intensément, ces bêtes-là. Et peut-être qu’il ne sait pas dessiner. Ou chanter. Il n’est pas un acteur de renommée. Ou un écrivain aux idées torturées. Mais ce mot revient sans cesse, il est un satané artiste. Un sculpteur de la vie, qu’il sait faire rejaillir dans ton corps. Comme une dose d’adrénaline injectée dans le cruor. Oui, c’est un artiste des incompris, lui qui a tout deviné sans chercher à le faire. Inconsciemment. Sans comprendre à quel point ça a été compliqué pour le commun des mortels. Blake, c’est un Dieu. Ton Dieu. Et il tient tout entre ses mains. Ton salut comme ta perte. Et ça te fait flipper comme jamais.

Et tu es vraiment heureux. Ce n’est pas pour de faux, hein Halvard ? C’est un instant privilégié. C’est peut-être l’un de ces rares où tu es vraiment une explosion de bonheur. Qui résonne dans toute la chambre. Tu ne prétends rien de rien. Et ce n’est pas une de ces satisfactions cruelles. Ces sensations d’accomplissement lorsque tu répands le venin de tes crocs. Ce n’est pas la perspective d’avoir réussi à tromper, à duper, à nuire, à détruire. Tu es la joie incarnée parce que tu es avec lui. Et parce que tu ne voudrais pas être ailleurs pour rien au monde. Tu es l’extase, et elle est toi car il est là, car son corps est si près du tien. Car tu pourrais le toucher partout, cet homme qui t’a dérobé des derniers pans de tes réticences. Qui t’a plongé dans la démence. Au point que quelques jours de séparation ont suffi pour que tu perdes ta raison. Comme si le phare qui te guidait jusqu’ici s’était subitement éteint. Et que tu avais perdu tes objectifs de vue. D’ailleurs, que sont-ils exactement ? Ou qu’étaient-ils plutôt ? On dirait que tout a été chamboulé, de long en large. Parce que là tout de suite, tout ce que tu peux penser, c’est lui faire connaître la jouissance. Une fois, deux fois, trois fois. Mille fois. Cent-mille fois. Un milliard de fois. Encore, encore, encore. Sans s’arrêter. Jamais. Pour toujours. Jusqu’à mourir dans ses bras. Jusqu’à crever, bousiller vos poumons de cris de félicité. Perdre le souffle pour le retrouver dans sa bouche. Le goût de ses doigts dans la tienne est fulgurant. Familier. Tu l’as appris par cœur. Tu y as pensé pendant des heures. Sa peau, ses os, ses cheveux, ses yeux. Ses mains aux touchers divins. Ses coups de rein qui t’envoyaient dans les plus lointains des confins. Il y a ce flirt avec les frontières de ton bon sens que vous vous êtes amusés à explorer. Il veut de l’action. Il en aura. Tu t’abandonnes au continuel retournement de situation. Sachant qu’à un moment ou un autre, il te laissera reprendre le dessus. Pour essayer de nouvelles choses. Pour jouer avec le feu des éventualités jusqu’à s’en calciner les chairs.

Dis, Blake, suis-je ta muse ? Suis-je exceptionnel ? Ou est-ce que tu traites tout le monde comme ça ? Suis-je supposé être jaloux ? Parce que peut-être, j’ai pas été le seul. Parce que t’as peut-être fait ça avec d’autres. Parce que peu importe à quel point je veux y croire, je suis qu’un gars comme un autre. Qu’ils ont tous succombé et que tu veux me faire suivre le même chemin. Que tu attends de me rendre fou pour mieux écraser mon cœur. Pour mieux me dire à quel point tu te foutais de ma gueule. Tout ça fait partie du jeu, hein ? T’as juste envie de me ruiner. T’as juste envie de me faire tomber pour mieux m’écraser avec ton pied. Pour t’esclaffer lorsque je souffrirai le martyr. Lorsque je m’ouvrirai les veines pour te montrer que mon sang, il a désormais ton influence. Que t’as pas besoin de le contrôler parce qu’il est tien. T’as même pas besoin de lui murmurer d’ordres, il bougera pour te protéger. Il s’animera pour t’aimer. Il se matérialisera pour te montrer à quel point t’as tout pris à son propriétaire. À celui dont les vaisseaux l’accueillaient sans broncher. Est-ce que t’as aussi bien embrassé un cou qui n’est pas le mien ? Est-ce que t’as aussi bien touché les âmes de tes amants ? Est-ce que c’est ça, ton plus grand charme ? Tu prends tout, et tu ne leurs laisses rien ? Tu vis de leur malheur, de cette addiction que tu leur inocules sans peur. Je veux pas finir comme ça, moi. Je t’ai rien demandé. Je voulais juste m’amuser. Je voulais juste qu’on s’envoie en l’air. Qu’on aille embrasser les étoiles. Qu’on atteigne le septième ciel et qu’on fasse une chute vertigineuse dans la réalité. Une fois. Peut-être deux, parce que t’étais vraiment bon. Trop bon pour ton bien. J’ai pas pu rester loin. Et toi non plus, t’as pas voulu me laisser tranquille. Et c’était pas chiant. Ça m’exaspérait pas, que tu me colles ainsi. Au contraire, ça m’excitait. Ça me donnait envie de céder. Alors non, je peux pas résister. Et peut-être que tu savais qu’inévitablement, je te retomberai entre les bras. Je deviendrai la catin de ces émotions paradoxales. Et t’attendais que ça pour m’asséner le coup de poignard final. Je voulais baiser. Et maintenant, je veux être une comète. Je veux devenir aussi léger que l’air, fusionner avec la brise, défier l’atmosphère, la stratosphère et tout ce qu’il y avec. Je veux briller dans le ciel. Mais seulement si c’est avec toi. Parce que la supernova, c’est ton effet. Je l’ai senti jusqu’à dans mon ventre. C’est des feux d’artifice. Si on était le soleil, toi et moi, on se rapprocherait de la Terre, hein ? On les cramerait tous. Pour être les derniers à survivre. Pour être seuls dans le cosmos. Pour pouvoir hurler sans retenue et s’aimer jusqu’à la toute fin s’il en existe une. Parce que quand on est le soleil, je crois pas qu’on finit par mourir.

"Liking what you taste ?" que tu demandes avec malice. Les doigts qu’il humecte lui-même alors qu’il sait pertinemment où ils vont atterrir. Ou alors est-il dans le déni ? En tous cas, tu t’en amuses. Et tu anticipes déjà ses réactions. N’en pouvant plus de deviner et voulant voir les choses se concrétiser. Le grand, l’inatteignable Blake Whisper va-t-il gémir ? Va-t-il te supplier de le prendre comme une chienne ? Va-t-il en demander encore ? Tu as plein de questions dans la caboche, dont les réponses se situent à quelques minutes du présent. Un espace-temps qui existe en parallèle et que tu souhaites déjà explorer. Mais lui n’aime pas quand tu te réjouis. Quand tu joues avec la nourriture alors qu’elle ne demande qu’à être consommée. Et dans cette pointe de sarcasme répugnée, tu ne vois qu’une supplication d’en finir. De faire ce que tu as à faire et d’arrêter de tourner autour du pot. Et tu t’exécutes, tu vous lances dans une énième expérience. Tu sais pertinemment que ça ne lui plaira pas comme ça. Tu devines l’inconfort qu’il doit ressentir dans cette position que toi-même tu n’aimes pas. Mais tu veux qu’il le dise. Tu veux qu’il l’avoue. Tu veux qu’il te guide vers ce qui lui plaira. Tu ne veux pas qu’il se contente de ce que tu as à lui administrer. Qu’il s’insurge. Qu’il exprime ses désirs les plus secrets, les plus inavoués. Allez, Blake, fais un effort. Proteste. Confesse que ça ne te plaît pas. Et tu attends patiemment. Il ne te décevra pas. Il est le meilleur des amants. Il n’est pas un de ces mecs ramassés de façon aléatoire dans un club. Il n’est pas un de ces imbéciles qui n’y connaissent rien et qui se contentent de la mécanique du sexe. Sans se préoccuper des détails les plus élémentaires. Giclées de l’orgasme qu’ils pourraient avoir avec leurs propres mains. Et les mots résonnent enfin. Libérateur de la tension qui s’accumulait. Alors que tu te demandais si tu n’y es pas allé trop vite. Si tu ne t’es pas trompé du tout au tout. S’il apprécie vraiment d’être placé comme ça. Tu ne l’aurais pas jugé. Mais ça aurait été ennuyeux. Quand il bouge, tu facilites les choses et tu extrais tes doigts de l’antre où ils s’étaient fichés. Frisson qui dégringole les vertèbres de ton dos lorsque sa patte chaude se dépose sur ton flanc. Rapprochement au point où les sexes se défient, où ils se supplient de s’adonner aux plus beaux de leurs échanges. Et les lèvres se convoitent mais ne s’effleurent même pas. Alors que tes paupières restent bien en haut pour que tes rétines affrontent les siennes sans crainte. Jusqu’à te noyer dans l’éther de ces gouffres où perle toute la convoitise dont il fait preuve par le moindre de ses gestes. Il essaie de te convaincre de changer, comme si tu en avais besoin. Mais c’est un plus que tu ne te refuses pas. Ce sont des baisers qui font grandir ta convoitise. Et tant pis, tu ne lui avoueras pas que c’était un test. Que tu ne voulais pas du tout l’avoir comme ça. Que comme il le dit, tu veux voir son visage. Le moindre de ses traits déformé dans un mariage de la douleur et la félicité. Et tu t’abandonnes. Attiré vers le gouffre. Le suivant dans son abdication sans broncher, sans objecter. Tu es pris d’une furie destructrice, d’une folie annihilatrice.

Et tu t’en vas conquérir ses lèvres. Tu veux les lui arracher. Les garder collées contre les tiennes. Qu’elles t’appartiennent comme le restant de son anatomie. Tout. Tu veux tout. Et ce n’est même pas assez pour désaltérer cette soif vive. La gorge sèche parce qu’il n’y a pas son goût. Il te le faut perpétuellement. Oasis cathartique de ton âme déchirée entre détachement et abjuration. "Do you think it’s possible to cum by kissing ? Like we just keep kissing till we climax. That should be fun to try someday." Petite pause que tu marques alors que tu sèmes le désordre dans le brun de ses cheveux. Pourquoi est-il aussi parfait ? Pourquoi est-il aussi beau ? Tu glousses comme ces adolescentes amourachées avant d’aller embrasser son torse, et d’y déposer ta joue. Juste ça. Rien d’autre. Tu ne veux plus rien d’autre. Parce que tu sais. Parce que tu t’en rends compte déjà. "And I don’t wanna try anything today. I’m tired. I’m… really … tired." Ta voix se perd dans des trémolos bizarres. Tu es paralysé. Tu ne peux plus continuer. Il y a quelque chose qui t’en empêche. Un obstacle. Un mur qui s’est levé entre vous. Et ce n’est pas celui de sa virginité. Enfin, tu ne penses pas. Tu devrais t’en foutre de ça, non ? Tu n’as pas la frayeur de lui faire mal. Sinon tu n’aurais pas ces pensées parasites qui se sont faufilées pour polluer ton esprit. "Sorry to disappoint, I can give you head if you want. I’m just… I don’t know. I think I just wanna stay here. Like this. For a while." Ce n’est pas la phobie de la performance. Non. Pas toi. Et pourtant, il est prêt. Les jambes écartées, te donnant libre accès. Et tu t’évertues à les ignorer. Tu pourrais presque débander si c’était humainement possible à ses côtés. "Can you hold me, Blake ? Just a little."

Parce que tu es déjà parti. Loin, très loin. Là où il ne pourra pas te rattraper.
 


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
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Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
Ash Stymest
Adament
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Jeu 26 Mai - 19:08


Halisper


Et dans l'intimité de la chambre, l'espace se cambre sous les élans lascifs du temps. L'espace-temps se tord en un ultime sursaut, le silence saturé par leur lamentations de félicité et de souffrance mêlées, indifférenciées. Et dans leur jouissance, une faille se crée. Et de leur union, sous un ciel plein d'éclats et d'étincelles colorées, c'est un autre monde qui naît. Privilégié par l'offrande de votre présence. Sorti du néant pour que vous puissiez le fouler, engendré par l'extase et les ténèbres, pour laisser aux monstres un endroit où s'aimer. Où vous délester de vos mille et uns masques, où vous défaire de tous ces costumes qui vous étouffent sous le poids toujours plus important leurs étoffes. De ces rôles dans lesquels vous vous drapez. Des tissus du déni, celui qui a refermé ses doigts arachnéens autour de vos gorges, si légèrement d'abord que vous pouviez faire comme si vous n'aviez rien remarqué. Puis il s'est mis à serrer. Jusqu'à vous étrangler, jusqu'à ce que vous ne puissiez plus respirer. A serrer jusqu'à ce que vous ne puissiez plus le supporter. Forcés d'accepter l'évidence qui se plaît à vous agresser. Vous vous voulez l'un l'autre, d'une façon qui a depuis longtemps dépassé le désir sexuel, qui surpasse même le stade de vos enveloppes charnelles. Pris dans une vrille folle, vos âmes aspirent à une union beaucoup plus belle. A en frôler l'irréel.

Vous n'aviez pas prévu de vous attacher, de vous enticher. Encore moins de vous amouracher. Et pourtant ce vous, vous ne pouvez plus vraiment vous en passer, vous qui vouliez seulement jouer. Être le premier à faire ployer, à faire céder à ce désir qui déjà vous bouffait. Résister jusqu'à ce que l'autre se voit forcé de craquer.
Vous vouliez juste baiser. Succomber une fois à la tentation irrépressible, écouter le murmure sournois des flammes dans l'espoir que l'incendie qui faisait rage dans les entrailles se calme. Vous défaire de ces liens qui vous enchaînent, de ce magnétisme qui vous aliène pour retrouver cette liberté dont vous avez été dépouillés. Sans imaginer qu'il est incoercible, ce feu qui vous embrase. Sans songer qu'elle est irrésistible, cette attraction qui vous empoigne.
Vous vouliez seulement gagner. Non plus les parties mais ces batailles qui font se sentir en vie. Non plus le jeu mais la guerre, vous trompant bêtement d'adversaire. Êtes-vous votre propre ennemi ? Inconscients du fait que le loup rode déjà dans la bergerie, parce qu'il ne prend vie que la nuit, lorsque la conscience s'est endormie. Mais êtes-vous seulement certains qu'il y en ait vraiment un ? Parce que ce n'était déjà plus l'autre, mais autre chose. Une entité invisible et bien trop sensible. Ces sentiments qui naissaient lentement, ces cœurs qui cessaient de ne faire que pomper le vermeil et s'éveillaient de leur sommeil. Ces cœurs qui battent une même chamade alors que les rêves éveillés qu'ils partagent sans le savoir deviennent myriades.
Et vous vouliez simplement récidiver. Baiser encore une nuit, puis peut-être céder encore à la danse de vos corps transis. D'autres moments à partager le même lit pour tenter d'épancher vos envies. Instants que vous n'avez que désiré, qui n'ont fait que vous hanter. Parce que ça a toujours été mieux qu'avec tous les autres amants. Parce que ce vous, il a toujours été différent. Il a toujours été transcendant. La moindre caresse cent fois amplifiée, le moindre baiser vécu avec mille fois plus d'intensité. Parce que sans vraiment le chercher, vous vous comprenez. Vous vous atteignez par delà ces milliers de barrières que vous êtes les seuls à avoir jamais traversé. Sauf que vous ne vous en êtes jamais allé. Une fois entrés, vous avez refusé de vous quitter. Refermée sans y repenser, la porte qui a permis de passer à travers. Et dans la serrure, l'unique clé s'est retrouvée brisée.
Il voulait t'éviter. Tu persistais à le traquer. Vous vouliez juste une soirée où vous amuser, un semblant d'innocence avant de, peut-être, vous abandonnez encore aux promesses de déchéance. Tu voulais juste le retrouver, et lui se dépêcher de t'oublier. Tu voulais juste tuer celui qui avait osé le toucher. Le mutiler jusqu'à l'entendre te supplier sans que tu ne lui accordes la moindre once de pitié. Mais il ne voulait pas de ta possessivité. Alors à ton tour tu as décidé de l'oublier, mais cette fois c'est lui qui a refusé de te laisser filer entre ses doigts, avoué qu'il ne veut que toi. Qui t'a murmuré que tu lui as manqué entre deux baisers.

Et maintenant ? Vous voulez juste vous aimer, quitte à crever lorsque vous vous embraserez. Même si son cœur est meurtri, que le tien commence tout juste à prendre vie. L'enfant blessé, effarouché que l'on a tant de fois refusé de regarder et d'apprendre à aimer fait face au monstre terrible qui découvre avec stupeur qu'il peut aimer. Et peut-être que vous n'êtes pas fait pour ça. Peut-être que vous êtes un peu maladroits, que dans la joie il y a une goutte d'un effroi qui fait frissonner de froid. Réchauffés par vos corps qui s'étreignent, les membres qui s'emmêlent. Les bouches qui traînent sur les épidermes. Les âmes qui s'aiment, les ailes qui se défont enfin de leurs chaînes. Vous êtes la clé de l'énigme que vous constituez. La raison pour laquelle personne n'a su vous décrypter quand il ne vous a fallu que quelques regards pour vous appréhender. Quand c'est naturellement que vous vous comprenez. Ensemble, le puzzle prend tout son sens. La réponse à toutes ces questions qui vous maculent, l'évidence qui vous accule pour que vous cessiez de fuir. Non pas pour vous détruire mais pour vous voir vous épanouir. Non pas pour vous faire souffrir, mais pour vous voir jouir, et puis sourire. Et ça a quelque chose effrayant. Peut-être que c'est un peu impressionnant, que c'est si exaltant que ça rend un peu dément, que ça donne envie de tout balancer au vent. Mais il a quelque chose d'apaisant au milieu de l'enivrement violent. Tu bois son souffle comme s'il était devenu l'air dont tu as besoin pour fonctionner. Tu te délectes de son odeur, tu te saoules de cette manière dont il te touche, de son goût dans ta bouche. Insatiable, tu t'abandonnes à sa chaleur. Et dans l'ivresse flamboie la liesse.

Et toi aussi, tu es juste heureux. L'éclat de joie taillé pour en retirer les impuretés, sans rien pour le contaminer. Sans cruauté, sans calculs pour le polluer. Un bonheur simple, épuré. Et c'est peut-être pour ça qu'il est aussi beau, qu'il est aussi intense, ce bonheur. Parce qu'il n'y a rien pour le voiler ni le ternir, rien pour le faner ou le salir. Parce qu'il est aussi brillant que mille soleils qui rayonnent dans la nuit noire. Aussi étincelant qu'une parure de cent-mille diamants qui reflètent un million d'éclats et de lueurs pour se les renvoyer à l'infini. Une complexité particulière dans sa pureté cristalline qui explose dans ta poitrine. En apparence fragile, elle est comme une toile d'araignée perlée de rosée, une œuvre dont la quintessence se révèle dans ses intrications subtiles. Et tu es si heureux que ça fait un peu mal. C'est trop pur, pour l'être souillé de vices que tu es. C'est trop pur, pour l'être couvert de milles nuances d'ombres que tu es. C'est d'une innocence presque ingénue alors même que vos corps qui s'enlacent sont totalement nus. Ebloui par toute cette lumière qui inonde le royaume de ténèbres dans lequel tu vis. Et les entrailles se tordent, se nouent comme pour mimer cette boule de félicité qui se consume comme une étoile perpétuelle en ton sein. Et ça enfle, ça s'amplifie. Ca s'intensifie. Ca explose dans un élan d'exaltation, dans un accès de passion. Ca se répand partout, et ça envahi tout. Il n'y a plus que vous. Il est ton bonheur, comme il était ta douleur. Et ça te monte à la tête, drogué de ces décharge d'endorphines. Ca tourne autour de vous, tout le reste est flou. Ca étourdit, ça te donne l'impression d'être un peu fou. Tu t'en fous.

Tu voudrais qu'il se sente aussi léger que toi. Aussi heureux, pour cette même raison idiote qu'il est avec toi. Mais tu ne sais pas faire ça. Toi, tu sais distiller la peur jusqu'à faire naître la terreur. Tu sais cajoler pour mieux perpétrer la douleur. Tu sais faire espérer, mais tu prends un malin plaisir à les briser pour les voir chuter, pour mieux les écraser. Créature de chaos venue des enfers pour infliger des milliers de maux. Catastrophe qui se nourrit de souffrances et de violence avec sur les babines un rictus dément. Désastre ambulant qui se délecte de leur peine et se complaît dans la haine. Qui manie la torture, et vénère la luxure. Paré de malice, composé des pires vices. Tu ne sais que détruire. Et puis aussi faire jouir. Mais tu ne sais pas rendre heureux. Et pourtant Halvard sourit. Et pourtant, Halvard est un éclat de rire qui illumine la pièce. Plus d'endroit où te dissimuler pour frapper, tu es exposé. Et pourtant... Pourtant il te regarde comme si tu étais l'une des plus belles choses qui lui soient arrivées. Ephèbe narquois et indolent, adonis lascif. Il te voit et  pourtant il ne fuit pas. Il a peur, mais pas vraiment de toi. Et tu ne comprends pas. Comment pourrait-il t'aimer toi ? Aux yeux du monde, Halvard est l'incarnation de la concupiscence tandis que tu te drapes d'une cape d'innocence. Mais lorsque tous les masques tombent et que le dernier costume est arraché... Lorsque l'on chasse les ombres qui vous cachent, les rôles sont inversés. Il est l'ange que le démon a charmé mais qui en chemin est aussi tombé. Parce que tu ne peux plus le nier. Ca n'est pas que de l'attraction stupide. Ca n'est pas qu'une alchimie irrésistible. Il t'a fait t'approcher de la falaise à reculons, envoûté par le serpent aux milles nuances qui, d'un sourire concupiscent, t'a poussé dans le vide béant. Trop vite pour que tu puisses espérer te rattraper. Trop loin pour que tu puisses espérer te raccrocher. Mais peut-être que tu l'as emmené avec toi. Serré contre ton corps, dans cette chute qui défie la mort. Et vous tombez encore, amour inexorable d'une profondeur encore insondable.

Et peut-être qu'à te raccrocher ainsi au soleil tant convoité, tu vas te brûler. Peut-être que tu vas finir par cramer, à moins que tu n'imites Icare. Peut-être que la cire de tes ailes va fondre et que tu vas tomber jusqu'à t'écraser. Chute différente, qui cette fois fera si mal qu'elle sera probablement fatale. Mais tu ne t'en soucies pas pour le moment. Parce que tu as cette bête impression que vous êtes maintenant indicibles. Que vous êtes un peu invincibles tant que vous restez là, ensemble sur tes draps. Et même l'inconfort de ta position, même les incertitudes qui emplissent ta tête quant à ce que va suivre ne parviennent à changer ça. En revanche ce sont eux qui te font lever les yeux au ciel face à la malice de sa question. Tu l'ignores. Tu refuses de répliquer de peur que ses doigts ne s'échappent de ta bouche. Parce qu'il a raison, même si ça n'est pas l'unique explication. Tu aimes ce goût particulier qu'ont ses extrémités. Tu l'aimes, parce que c'est le sien, saupoudré d'une pincée du tien. Ta réponse est muette, la langue qui offre une dernière caresse avant qu'il ne subisse tes représailles de tes dents qui l'agressent malicieusement. Ca n'est que là que tu acceptes de les laisser filer, d'essayer de te détendre. Sans grand succès. Le malaise te frappe en vagues de plus en plus grandes. Elles s'écrasent sur toi toujours plus fort sans parvenir à t'emporter. Ca n'est pas que l'inconfort de la nouveauté, la douleur de ses doigts qui se frayent un chemin en toi pour essayer de délier tes muscles. Non, c'est surtout que la position ne te vas pas, ne convient pas. Tu veux pouvoir le toucher et l'embrasser. Oublier les appréhensions alors que tes doigts tracent leur chemin sur son anatomie tant désirée. Noyer tes craintes contre sa bouche alors qu'il te touche. Aussi tu le lui dis, sans t'encombrer d'une quelconque honte, sans même en être bêtement gêné. Pourquoi le serais-tu ? Ca ne peut être bon que si vous êtes tous les deux à l'aise, ça n'a jamais servi à rien de forcer. Et tant qu'à te laisser baiser, tu veux que ce soit parfait. Ca ne le serait pas comme ça. Tu ne doutes pas que dans une autre position ça le sera. Tu le sens, tu le sais, parce que c'est avec lui. Ca n'est pas par sentimentalisme. C'est juste qu'il a toujours été le meilleur de tous tes amants. C'est juste que vous savez naturellement vous faire atteindre l'extase. Fuser au septième ciel pour aller  provoquer les étoiles. En êtes-vous seulement revenus ? Si le soleil te crame en cet instant, tu as l'impression d'avoir passé des mois plongé dans les ombres épaisses d'une éclipse lascive, sans même la lueur de la lune pour t'éclairer. Inhibé et frustré. Éternellement affamé sans que rien ne parvienne à calmer ce gouffre hurlant dans tes entrailles. Tordant ton corps comme s'il était un vulgaire bout d'une fragile ferraille.

Aussi, tu l'arrêtes et te dégages de ses doigts qu'il extrait de toi. Tu te redresses, tu te retournes pour lui faire face. Et lorsqu'il frissonne quand ta main conquiert sa hanche pour le rapprocher, tu te délectes des trémolos que murmurent sa peau. Lui ne dit rien, mais il n'en a pas besoin. Son corps parle pour lui. Son souffle se fond dans le tien et se confesse. Ses prunelles couleur ciel recèlent chacune de ses réponses alors qu'elles se perdent dans les tiennes. Tes paroles s'échouent sur ses lèvres, et c'est sur sa peau que parfois les tiennes se perdent. Tu sais déjà qu'il acceptera, que ça ne le dérangera sans doute pas. Mais tu parsèmes quand même tes explications des caresses des rosées, tu les ponctues tout de même d'un de ces foutus baisers qui n'en n'ont jamais été. Non, ce sont vos bouches qui baisent de leur propre volonté. Ce sont vos lèvres, ce sont vos langues qui se caressent pour atteindre un orgasme qui leur est propre. Tu le sens qui s'abandonne, et tu l'entraînes vers le bas, tu l'attires au-dessus de toi. Mais c'est bien plus loin que vous tombez, n'est-ce pas ? L'abdication n'a pas été que physique. La chute continue bien après que vous ayez touché le matelas. Le cœur qui se décolle et qui s'envole, son hurlement étouffé par l'air bouillant qui s'y engouffre trop soudainement. Les eaux inconnues dans lesquelles vous avez plongé sont froides et noires. Et les remous causés par vos êtres qui les traversent et persistent à se débattre les rendent plus insondables encore. Impossible de voir au travers. Impossible de deviner lorsque vous toucherez le fond vers lequel un nouveau poids vous entraîne. Impossible de prédire les menaces auxquelles vous devrez faire face. Ca n'est pas le calme serein de la mer, c'est un océan qui palpite et qui vibre au rythme d'un ouragan. Ce n'est plus effrayant. C'est terrifiant. Et si tu n'as jamais aimé être soumis à la peur lorsque c'est toi qui est censé la provoquer, si tu n'y as jamais céder, ça ne t'empêche pas de te raccrocher à Halvard comme s'il était ton seul salut. Non pas comme s'il allait te sauver, parce que tu n'as jamais cru à ces conneries, mais inconsciemment tu as cette stupide conviction que ça n'est qu'ensemble que vous pourrez atteindre cette foutue porte de sortie.

Le baiser qu'il initie retrouve ce goût particulier, désespéré. Comme s'il était le seul moyen de continuer à respirer. Le seul moyen de ne pas succomber à la faim qui vous ravage, à la soif qui vous saccage.  Vous vous buvez, vous entre-dévorez, et ça n'est pas assez. Alors vous vous respirez, pour que chaque millimètre de votre anatomie soit conquis. Ca n'est jamais assez. L'une de tes main vient se loger contre sa nuque, l'autre dévale son dos, repart à la découverte de chaque parcelle de ce corps qui t'appartient. Elle se loge contre ses reins, l'incite à se presser un peu plus contre toi. Et soudain tout ce que tu veux c'est qu'il te baise. C'est savoir ce que ça fait que de l'avoir en toi, rien qu'à toi. Tu veux te consumer dans sa chaleur, contre son cœur. Quitte à crever, quitte à y rester. Et tu te serais même passé de l'air qui vient à te manquer, s'il n'avait pas cessé de t'embrasser pour parler. Tu lui lances un regard frustré de ne plus avoir sa bouche pour te saouler malgré le sourire qui s'empare de tes lèvres suite à son interrogation. ''Maybe...We should try that... sometime.'' que tu réponds entre deux respirations pantelantes alors la fin de tes mots s'évapore dans tes inspirations haletantes. Tu as un peu de mal à respirer, le souffle étrangement coupé. Plus, sûrement, qu'il ne le devrait. Ton torse se soulève et se rabaisse en un rythme presque anarchique, préférant peut-être suivre les pulsations de ton myocarde erratique. Tu es troublé. Égaré dans les affres de ton aliénation. A vrai dire, tu lui as menti. Tu es quasi certain que vous finiriez par jouir, à vous embrasser comme ça. En tout cas, il ne t'en faudrait pas beaucoup plus que ça, tes résistances déjà bien trop mises à mal. Pas juste là, mais depuis ce moment où il est venu s'asseoir sur tes genoux, où vos corps en manque se sont à nouveau exposés à leur drogue la plus puissante. Oui, c'est plutôt ça. Tu as l'impression de faire bien plus que frôler l'extase. D'y flotter, de t'y noyer, d'y planer. De t'envoler toujours plus haut, de plonger toujours plus profond sans pourtant avoir atteint aucune limite. Peut-être même que tu as déjà jouis. Pas physiquement, pas matériellement. Pas suffisamment. Mais tu l'as presque, cette sensation de plénitude qui accompagne l'orgasme. C'est étrange et atypique. Mais ça n'est pas quelque chose dont tu vas te plaindre. Même si ça n'est toujours pas assez, que tu n'es toujours pas arrivé à satiété. Est-ce qu'on peut mourir de trop jouir ? Le cœur qui lâche, qui implose quand l'orgasme explose ? Ce serait presque une mort enviable. Un suicide de bonheur, dénué de douleur.

Ses doigts dérangent tes cheveux sans qu'il ne te quitte des yeux. Sans que tu ne le fasses non plus, la gorge éternellement sèche. Comme s'il n'avait pas déjà semé le désordre dans ta foutue caboche. Il rit, et tu esquisses un mouvement pour revenir l'embrasser, étancher la soif qui continue de te ronger et refuse de se calmer. Geste avorté lorsqu'il se penche pour venir abandonner un baiser sur ton torse. Lorsqu'il y pose sa joue et que contre toi il se laisse aller. Changement dans l'atmosphère qui te laisse interloqué. C'est... inhabituel. Tu avais l'idée, peut-être erronée, qu'il n'était pas de ceux à apprécier ce genre de gestes d'affection. Ne t'avait-il pas chassé dès lors qu'il s'était réveillé, la dernière fois ? Lorsque vous aviez dormi ensemble après vous être écroulés sur le lit de l'hôtel ? Mais cela dit, vous étiez toujours profondément dans le déni. A croire que ce n'était que du sexe, à ne pas vouloir voir que vous vous étiez attachés. Et en dépit de cette impression que tu as, vous n'avez pas baisé tellement de fois que ça. Pourtant il reste là. Soudainement, il se dit fatigué, et dans sa voix, il y a ces nuances étranges. Ces tremblements dont la cause t'échappe. Tu n'aimes pas trop ça. Ou peut-être un peu trop, tu ne sais pas. Tu es prit entre des bouffées de tendresse, de détresse et d'inquiétude. Tout se mélange, et tu perds le pressentiment dérangeant dans la plénitude de l'instant. Tu ne comprends pas son brusque changement d'attitude. Son étonnante volte-face, alors que tu le sens toujours excité, alors qu'il avait insisté pour te persuader de le laisser te baiser. Alors que tu avais accepté, alors que vous êtes presque à bout depuis le début de vos ébats. Mais en même temps, tu ne comprends pas non plus tout ce qui se passe entre vous. Qui change et évolue aussi vite que le ciel lorsque la nuit se le dispute avec le jour. Et tu es certain qu'il est tout aussi paumé. Tu gardes le silence quelques secondes face à ses excuses, sa proposition, son aveux de ne pas vouloir bouger de là. Ce serait mentir que de dire que tu n'es pas étonné, que tu n'es pas un peu déçu. Un peu inquiet, et bizarrement un peu touché aussi. Tu n'as pas l'habitude de tout ça. Tu ne sais pas comment réagir à ça. Tu hésites. Sauf quand il te demande de le prendre dans tes bras, et que tu écoutes sa demande aussi bien que cette impulsion que tu as de le serrer contre toi.

''Of course.'' Tu murmures sans qu'il n'y en ait pourtant besoin. Ton geste parle pour toi. Tu l'entoures de tes bras, tu l'enlaces et tu le gardes là. Machinalement, tu te mets à tracer d'une main des motifs abstraits sur la peau qui se trouve sous tes doigts. Et dans la légèreté du touché, dans la lenteur des caresses innocentes, il y a un peu de cette tendresse inconsciente. Tu ne te rends pas vraiment compte de ton geste, l'esprit occupé à tâcher de retrouver un semblant de contrôle pour réfléchir. Si la surprise a adouci l'incendie qui te dévorait, elle est incapable de l'éteindre. Evidemment que tu as toujours envie de lui. Tu en ressens même le besoin jusque dans le moindre vaisseau, brûlant le moindre millimètre de ton anatomie transie. Mais ce désir insatiable, tu as eu le temps d'apprendre à le maîtriser un peu, durant toutes les semaines à ne faire que le rêver, à le voir t'éviter. C'est plus difficile, parce qu'il est enfin là, nu et allongé sur toi, parce que vous étiez sur le point de retrouver ce point de fusion que tu as été incapable d'oublier. Mais c'est aussi étrangement plus simple. Parce que tu l'as dans tes bras, et qu'il est un peu à toi maintenant. Que vous aurez encore tout le temps pour ça. N'est-ce pas ? Tu peux attendre. Tu peux te contenter de la plénitude dans laquelle tu es toujours plongé, de la félicité qui persiste à vous envelopper. Ne reste que cette goutte d'appréhension qui te glace les reins. Cette note d'inquiétude qui sonne comme un mauvais prélude. Accord mineur, prémisse de mauvais augure, de temps obscurs. A nouveau, tu hésites. Tu as envie de lui faire relever le visage et de lui demander ce qui se passe. De pouvoir observer ses traits, d'essayer de trouver une réponse dans ses yeux si bleus. Tu ne fais pas confiance à ses mots, il vous a toujours été trop aisé de mentir sans le moindre repentir. Demander tout de même ou pas ? Tu n'as pas l'habitude de ce genre de situation. Tu n'as pas l'habitude que la réponse t'importe autant. Qu'elle t'importe personnellement, et non pas pour la réalisation d'un quelconque plan.

Finalement, tu bouges pour te mettre un peu plus à l'aise. Tu refermes légèrement les jambes, tu les emmêles un peu dans les siennes. Doucement, l'étreinte de tes bras se resserre, comme pour être sûr de le garder là. Il a quelque chose d'apaisant dans la manière dont vous êtes enlacés. D'intime. Il y a quelque chose de léger et d'attrayant. De doucement grisant. En dépit de ta tumulte intérieure, tu es... bien. Oui, tu es juste bien. Tu n'as pas vraiment envie de bouger de là. Vous êtes comme ces amants indolents, dont les corps s'enlacent toujours après avoir fait l'amour. Refusant de se quitter avant d'y être forcé par la venue du petit jour. Pourtant, tu as ce nœud dans les entrailles qui, au lieu de filer, ne cesse de se resserrer. Même s'il ne te dit pas la vérité, la question fini par t'échapper. ''Halvard ? You're ok ?'' A peine plus que murmuré, comme pour ne pas briser la bulle dans laquelle vous vous trouvez. Comme pour ne pas le brusquer. Comme si tu hésitais, bien que ta voix reste assurée. Et, sans comprendre pourquoi, tu te sens un peu bête de demander ça comme ça. Tu te doutes déjà de la réponse, et ça n'est pas parce que vous vous êtes... avoué cet effet que vous vous faites, que vous avez confessé que vous vous êtes manqué qu'il va se mettre à tout te raconter. Vous étiez encore adversaires, il y a tout juste quelques temps. Ou quelque soit le terme que l'on puisse inventer pour désigner votre relation dans toutes ses nuances et sa complexité, parce que tu n'as jamais su définir ce que étiez. Ce que vous avez. Et le nœud remonte dans ta gorge. Et ça te redonne cette impression que ta trachée est un désert assoiffé au point que ça te gêne pour respirer. Tu déglutis silencieusement, difficilement. Ca ne suffit pas. Il n'y a pas son goût, ni son odeur. Et soudainement, tu en as besoin si tu ne veux pas étouffer. Ca défie toute logique, et pourtant ça se met à brûler dans ta cage thoracique. ''Can I kiss you ?'' L'urgence  à peine voilée qui se distille dans ta voix et en imprègne les nuances malgré toi. Bousculé la tumulte, malmené par l'ouragan qui s'obstine dans ses saccages, tu perds momentanément tes repères. Ascenseur émotionnel où tout est trop nouveau pour ne pas se perdre. Où tout va si vite qu'il est impossible de ne pas se retrouver étourdi.

''We don't have to fuck or try anything else right now. I just want to feel your lips and your taste again.'' Tu ajoutes plus calmement, avec une pointe d'un détachement mal feint. Tu te noies. Tu n'arrives plus à respirer. L'air inonde tes poumons mais il t'es devenu nocif. Une anxiété insoupçonnée qui te déchire de sa bouche cauchemardesque, bordée de rangées de dents aux pointes effilées. L'une de tes mains se perd dans ses cheveux, redescend jusqu'à sa nuque, trace lentement sa colonne. Presque fébrile. Tu as besoin de le toucher. Retracer les courbes de ses muscles et les angles de ses os, la moindre de ses lignes avec une quasi révérence. Mémoriser la texture de ses cheveux, la douceur de sa peau. Graver dans ta mémoire chaque détail de son corps avant que ne frappe la démence.


© charney


I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
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Feuille de personnage
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- Halvard Stinson -
duco corporis

Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
11/03/2014
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MessageSujet: Re: (+18) Halisper - Hate that I love you.   Dim 31 Juil - 1:08

Love is war and I can taste the blade.

Blake & Halvard


Been too long, far too cracked to call cease fire and fall like that way. So tie my hands and light the match and wait for the fire to break my back again. Love, we're not the enemies we wanna be tonight… Love, leave all the weaponry and jealousy behind… Cause I'm not a loner, and I'll be a loner 'til my lover comes over. I'm not a loner, but I'll be in pain until this suffering is over.
Tu halètes. Ton corps grelotte de froid, malgré les couvertures. Malgré la présence d’un autre être humain à tes côtés. Une chose à laquelle tu es loin d’être habitué, et qui durant les derniers moments s’est produite à deux reprises. Avec le même individu. Le même ravisseur de ton cœur, le même régisseur de tes douleurs. L’homme au croissant lunaire pour sourire, aux braises solaires pour yeux. Le gamin en comparaison avec tes différents amants qui n’ont pas duré le dixième du temps que tu as passé avec lui. L’imbécile qui éveille les envies sordides, la lubricité avide de vous ronger la chair des os. Tu sens son souffle s’échouer paisiblement dans tes cheveux, son myocarde battre à l’endroit où s’est déposé ton tympan. Il cogne contre tes tempes, conjurations presque muettes de rester. Peut-être qu’au fond, il sait déjà que tu vas partir. Que tu vas l’abandonner. Que tu vas blesser son maître au-delà du réparable. Que tu vas te faire souffrir également dans le processus. Peut-être même encore plus. Pourtant tu ne succombes pas à ses implorations. Ta volonté est impitoyable, et rien ne peut la détourner des objectifs que tu te fixes. Tu as pris la résolution qu’il faut, et tu le sais. Alors pourquoi est-ce que ça fait aussi mal ? C’est comme si une dizaine de sabres s’étaient mis d’accord pour s’enfoncer en même temps dans ta poitrine. Un mal de chien, pour le crétin que tu es. Ton visage devient beau de honte. Le désarroi traverse tes traits, le cœur lourd te tombe jusqu’à l’estomac. Tu dévores tes propres sentiments pourtant indigestibles. Tu les consommes pour ne plus les ressentir, pour ne plus te laisser influencer. Ils régissent tes décisions, ils affectent ton intellect, ils réveillent des peurs anciennes, indéfectibles. Toi qui croyais t’en être finalement débarrassé, elles s’empressent de s’agglutiner autour des nouvelles blessures. Une nouvelle voie s’est ouverte pour qu’elles s’immiscent dans ton milieu intérieur. Elles envahissent ton sang, se mêlent à tout ce qui prospère dans tes vaisseaux. Le corps chaud et nu à côté du tien n’arrive pas à les chasser. Elles demeurent là, dans leurs ombres en plein jour, à te guetter silencieusement. À t’inciter à prendre le plus de distance possible pour t’éloigner d’elles. Même si ça veut dire t’exiler de lui. Ta peau porte encore les marques de ses baisers. Ses lèvres qui se pressent contre chaque parcelle, qui te délestent petit à petit de ta raison. Fuis, Halvard. Les murmures n’en sont plus, ils ont évolué en clameurs qui se propagent dans tous les recoins de ta caboche. Des hurlements qui t’intiment à la dérobade que tu sais être inexorable. Mais pourtant, ton palpitant se brise en mille morceaux. La poussière carmine se faufile entre les doigts qui le serrent jusqu’à la destruction. Ça va mal finir. Dans tous les cas. Autant sélectionner ton propre poison. Autant choisir comment tout prendra fin. L’illusion du contrôle flamboie de ses flammes alléchantes autour de ton corps déjà endolori par la séparation.

Blondeur des anges mais le démon est là aujourd’hui. Il est le guide de tes gestes. Ce côté luciférien que tu as enlacé lorsque tout devenait ruines autour de toi. Mais c’est justement lui qui va te foudroyer ce soir. Un suicide au ralenti, lorsque tout se passe en même trop lentement et trop vite. Le brasier vivant qui t’encercle de ses bras est quitté à un rythme avorté, pourtant il te manque déjà. Dès que sa chaleur disparaît, dès qu’un grognement se fait entendre. Peut-être que même dans son profond sommeil, il devine ton absence. Le Diable prend place, se met au milieu de la paire d’handicapés émotionnels que vous êtes. Qu’est-ce que tu es supposé faire, au juste ? C’est vraiment difficile. Beaucoup plus compliqué qu’escompté. Tes doigts se resserrent autour de la couette, que tu fais monter pour couvrir la source de ta détresse. Remplaçant la fièvre de ton anatomie par le tissu qui l’enveloppe. Tu espères qu’il s’en remettra. Que tu ne lui manqueras pas. Que malgré ses mots et ses gestes de ce soir, il ne te pleurera pas. Son palpitant incapable d’aimer avait tort. Vous ne pouvez pas être les cibles de l’amour. Ensemble, vous êtes deux estropiés qui ne peuvent se laisser guider par le flot de ces inepties. Bien sûr que non, tu ne veux pas lui tourner le dos. C’est un effort surhumain que ça te coûtera. Mais si tu ne le fais pas, il t’emportera. Et tu l’emporteras. Ensemble dans les abysses ravageurs de la tourmente. Vous vous attirerez vers le bas, continuellement. Tu ne le veux pas parce qu’il est génie du mal. Tu ne le veux pas à cause des séquelles que tu portes à cause de ta vie passée. Tu le veux pour lui. Pour lui seulement. Il n’y a personne pour vous sauver désormais.

Tu en chialerais presque, tu as la lèvre inférieure qui tremble. Et le cul qui n’arrive pas à se décoller du lit. Un énième coup d’œil vers le possessif qui en a oublié ton étreinte pour celle de Morphée. Un rapide passage sur ses cheveux alors que ses paupières sont rabattues. Tu te rappelles encore du dernier baiser que tu lui avais offert. Plongé jusqu’au cou dans ta tristesse absolue. Celui qu’il avait lui-même quémandé et que tu lui avais attribué avec le souffle qui s’entrecoupait à chaque frôlement de vos lèvres demandeuses de plus. Beaucoup plus. Pourtant, tu avais ignoré ce qu’elles essayaient en vain de te réclamer. En temps normal, tu aurais été l’enfoiré qui aurait couché avec lui. Qui aurait profité de son corps avant de disparaître dans la nuit. Mais là, tu n’étais qu’un tissu de vulnérabilités offertes, de plaies béantes qui ne te semblaient pas cicatrisables. Elles persisteront éternellement sur les différents pans de ton épiderme. Juste après, tu avais fourré ton nez dans son torse. Tes narines avaient cherché à capter le maximum de son parfum. En espérant qu’il y nicherait éternellement. Mais il s’en va déjà. Là tout de suite, tu te demandes si un jour tu l’oublieras, si tu t’en remettras. Il est vraiment fiché dans ton organisme. L’addiction a atteint des proportions que tu aurais dû voir venir. Tu aurais dû t’empêcher d’en arriver à ce point. Lève-toi et prend la porte. Mais c’est difficile, putain. Lorsque tu t’étais résolu à faire ça, ça te paraissait déjà comme un cauchemar. Mais un cauchemar lointain. Maintenant que tu en es à devoir le vivre, tu flanches. Tu devrais succomber à lui. À la tentation offerte. Ne pas écouter ta raison, et suivre les impulsions de ce que tu ressens. C’est beaucoup plus simple que de tourner les talons et de t’en aller. Oh il serait tellement plus facile de revenir entre les draps, de ne pas mettre tes vêtements, de l’enlacer à nouveau. Mais il y a comme un mur qui s’est formé entre vous. Qu’il t’est impossible de détruire sans te nuire. Alors, tremblant de haut en bas, tu trouves le courage de te hisser. Chaque pas est une torture que tu endures avec résignation. Te rhabillant à la hâte, pour en finir. En espérant mourir avant d’anéantir les derniers fragments d’espoir d’être heureux.

C’est la dernière ligne droite, Halvard. Le saut dans le vide, pour un éventuel salut. Tu te rassures en te disant que tu vous condamnerais tous les deux si tu restes. Si tu venais à rester, ce serait vous décimer, vous disloquer. Pourtant, tu hésites encore et toujours. Tu confines tout à l’intérieur, et il y a tes billes qui observent l’ombre désormais trop lointaine. Tellement lointaine que ça te déglingue. Tu trouveras tellement mieux, Blake. Ton roi de la déchéance, de la décadence, de l’insolence. Prince émérite des derniers élans d’affection que tu pouvais encore donner. Il devrait t’oublier, te mettre de côté. Une page à tourner sans préambule. Il serait stupide de s’attarder encore pour un imbécile comme toi. Néanmoins, une part de toi souhaite qu’il te garde quand même dans son esprit. Juste un peu. Car toi, tu sais pertinemment que tu seras incapable de le laisser derrière. Qu’il t’accompagnera avec chaque bouche qui touche la tienne. Avec chaque main qui va sous tes habits. Avec chaque jouissance. L’image divine imprimée dans tes rétines, dans tes pensées assassines. C’est un sourire triste qui soulève tes chairs, et tu ne te sens pas prêt. Surtout pas. Mais tu ne le seras jamais de toute façon. Il faut y aller maintenant. Tu ne pleureras pas. Il n’y aura que ton myocarde qui saignera. Des larmes de sang qui s’égouttent l’une après l’autre jusqu’à ce que tu les dégueules. "Goodbye, love. Don’t forget too soon about me." Centimètre par centimètre, tu fermes la porte. Ton âme a beau s’égosiller, tes poumons ont beau faillir. Ce n’est que quand tu sens le bruit caractéristique de l’accès qui se ferme que tu te recomposes un masque d’indifférence. Une façade d’ennui pour tous les endroits où tu déposes ton regard. Alors qu’à l’intérieur, ça se déchiquette avec la brutalité de siècles de guerre.
 


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
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