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L'hiver arrive ! Du moins, il est bien arrivé à New-York. Profitez-bien de la neige !
C'est hallowen les amis ! Et si vous faisiez un petit tour par notre sujet commun pour fêter l'occasion ?
L'intrigue numéro 6 est toujours en cours ! Pour le moment, tout le monde est encore plus ou moins entier...espérons que cela ne change pas !
Une nouvelle intrigue a fait son arrivée sur MAP ! Pour s'inscrire, c'est ici ! Vous avez une semaine pour vous inscrire !
Bienvenue dans cette nouvelle partie du forum ! C'est ici que vous serez informés de l'avancée des intrigues en cours ! Elle est pas belle la vie ?
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  Thalia — comme un ouragan

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MessageSujet: Thalia — comme un ouragan   Ven 23 Mar - 18:01


comme un ouragan

 







Une semaine après l'incident aux écuries. (28 septembre 2017)
« J'ai besoin d'un peu de temps Thalia. Juste un peu de temps. » Chassez le naturel, et il revient au galop, diraient certaines mauvaises langues. Il venait de lui balancer ça comme ça, de but en blanc, sans vraiment prendre de pincette. Non, il ne la quittait pas. Loin de lui cette idée. Mais... Mais il avait besoin de temps, de prendre du recul, et sans trop se poser de question. Il avait tourné les talons sans dire un seul mot de plus, la laissant planté là, dans le hall de l'institut. Juste un peu de temps Thalia... Le temps que ça aille mieux. Que j'oublie juste que j'ai manqué de finir congelé des pieds à la tête, que je fasse partir cette voix horrible dans ma tête qui me pourrie de plus en plus la vie. Je ne te demande, que quelques jours, tout au plus.

Quatre mois plus tard. (23 janvier 2018)
On était en janvier. La neige avait fait son grand retour pour venir couvrir les toits et les jardins de l'institut. Quatre mois, bordel, cela faisait déjà trois mois. Il lui avait dit quelques jours de pause, qui s'étaient lentement changé en une semaine, puis deux... Et puis il lui était venu cette idée idiote de partir. Il l'avait prévenu, d'accord, mais juste avec un petit mot posé comme ça, sur sa table de chevet alors qu'elle dormait encore. Il lui avait déposé un baiser sur le front et puis... Il avait plié bagage. Maintenant... Il était de retour. Planté devant la porte de l'institut, Luke Holmes avait les mains si serrées sur les bretelles de son sac à dos que ses jointures en étaient devenues blanches comme le sol. « Bon... On y va ? » A ses côtés son ancien camarade de chambre avait l'air épuisé. Ethan avait des cernes de dix mètres de long sous les yeux ses cheveux bruns étaient totalement décoiffé par le vent, alors que ceux de Luke s’obstinaient à rester plaqué sur son crâne, lui donnant l'air d'être chauve – de loin seulement. Il lui jeta un regard un peu mélancolique avant de reporter son attention sur l'immense bâtie qui semblait posé là depuis des siècles. Sous son épais manteau d'hiver, ses ailes semblaient manquer d'air, mais il avait tenu à les camoufler pour rentrer. « O-ou pas hein ? S'tu veux on fait demi-tour et heu... » « Non, ça va aller. Allons-y. » Il sentait la gêne de Luke, à des kilomètres et ce dernier s'en voulu immédiatement de s'être trahis aussi facilement. Revenir ici, cela voulait dire la revoir elle. Sa petite amie qu'il avait lâché comme ça, sur un coup de tête... Sa copine avec qui il aurait du fêter son anniversaire, passer noël, se réjouir de la nouvelle année, sa copine qu'il aurait du serrer dans ses bras des milliers de fois... Ethan sembla penser que la bonne chose à faire était de lui emboîter le pas et le fit donc, le chopant par la manche au passage. Toujours aussi loin d'être tactile il se dégagea en grognant un peu et avança, les pieds traînants.

Devant eux la porte d'entrée lui parut immense, impossible à pousser. Enfin, c'est ce qu'il se forçait à penser, car maintenant, il avait plus envie de faire demi-tour que de rentrer pour de bon. Me dis pas que tu as peur Luke, je pensais que ces vieux démons étaient derrière toi... allons, soit pas faible comme ça... Et lui qui pensait pouvoir se passer d'elle, de cette voix horripilante qu'il avait dans la tête. Qui était la sienne, au fond. Mais c'était une voix qu'il haïssait quand même. « Oh merde... » La voix d'Ethan le rappela immédiatement à l'ordre. « Quoi oh merde... ? » Oh merde elle était là. Juste là. À dix mètres devant eux, certes, mais en l’occurrence elle avait l'air très prêt ; trop près. Bêtement, et comme un gamin de trois ans, il esquissa un mouvement de fuite mais l'autre garçon le retint par le bras en lui lançant le regard qui voulait tout dire : mon gars, à quoi tu joue ? Et puis, de toute façon, trop tard elle l'avait vu. Que dieu me protège Ethan, elle m'a cassé le nez une fois quand elle était en colère, et j'en ai pleuré pendant des jours et des jours. « Thalia... » Je n'avais aucune idée de quelle voix prendre là, tout de suite devant toi Thalia, crois moi, je m'en voulais vraiment au fond. J'étais un vrai con, je le savais bien.

Il y a quatre mois. (30 septembre 2017)
« Et ta copine ? Elle va pas t'en vouloir ? » « Je lui ait laissé un mot. » « Ah ouais, carrément. Un mot. Super, quel copain en or ! » Luke lui donna une tape sur le sommet de la tête et Ethan lâcha un petit cri. « Puis, pourquoi moi ? » « T'es le seul avec Thalia que j'ai pas envie de tarter h24. » Bon, ce n'était pas tout à fait vrai, Ethan était très agaçant par moment. Mais le fait de ne plus partager la même chambre que lui avait déjà amélioré leur relation. Ethan lui vouait toujours un culte, et Luke pouvait tenir sans l'insulter au bout de trois minutes. Voilà, c'était un grand pas. Et puis, Ethan n'était pas dangereux avec son don. Et puis... Il ne se voyait pas partir seul, voilà. Il lui fallait un compagnon de route, sympa, capable d'amadouer les gens et il mettait sa main à couper que Ethan était doué pour ça. « On va où du coup ? Tu ne m'as toujours pas dis ! » « Pas si loin, pas si loin... » Enfin, ce que j'entendais pas là très cher, c'est qu'on en changeait pas d'état quoi. « Mmh, bon... » Ethan attrapa son sac et referma sa veste jusqu'en haut. « Si tu es sûr de toi, j'te suis. » Bien sûr que oui il était sûr de lui. L'idée l'avait pris comme ça, juste un soir, mais elle n'avait plus voulu quitter son esprit après cela.

« Thalia,
Je sais que tu vas être en colère, genre, très, très en colère. Mais s'il te plaît, ne congèle pas tout l'institut Xavier à cause de moi. J'ai quelque chose à faire, d'important, et que j'aurais du faire depuis des années. Je vais revenir, je te le promet. Je pense en avoir pour quoi, une semaine ? Peut-être deux ? Je ne sais pas. Mais je vais essayer de t'envoyer des nouvelles. Promis.
 »

Et des nouvelles, il ne ne lui en envoya jamais.




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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Sam 24 Mar - 16:52


❝ Comme un ouragan ❞
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La tempête en moi a balayé le passé. Allumé ma vie, c’est un incendie qu’on ne peut plus arrêter.  
 
28 septembre 2017
Après un long moment de silence, je peux enfin reprendre un stylo pour écrire la suite. Il faut dire qu’encore maintenant, je ne sais pas comment j’ai fait pour écrire les évènements du 21 sans faire trop de taches. Qu’on me pardonne la page précédente qui est illisible, ma main tremblait beaucoup. Les jours qui ont suivi l’accident n’ont pas été faciles et je suis plus qu’heureuse que tout cela soit terminé. Quoique le début n’était pas trop mal puisque j’ai dormi 46h d’affilée ! Il faut croire que j’en avais besoin. Après, ça a été nettement moins agréable…douleurs, fatigue. Mais je crois que le seul point qui m’importait, c’était les horribles cauchemars qui rythmaient mes nuits et qui continuent de me hanter. Combien de fois me suis-je réveillée en sursaut, me voyant geler Luke jusqu’aux os ou voler toute sa chaleur comme j’ai menacé de le faire avec le mutant de l’autre jour ? Je sais que ce ne sont que des craintes mais…ça reste horrible. Quelque part, que Luke soit si absent a du bon. Non, je dis n’importe quoi, je meurs d’envie de le rejoindre, de chercher du réconfort à ses côtés. C’est devenu compliqué entre nous depuis l’accident et je le laisse tranquille, il est évident qu’il a besoin d’air. Quand il m’a dit avoir besoin d’être un peu seul, je n’ai rien dit sauf « d’accord, je comprends ». On me reprochera peut-être d’être un peu trop « molle » mais je n’ai pas envie de me prendre la tête avec lui. Quand il ira mieux, les choses s’arrangeront d’elles-même. S’il a besoin de temps et d’espace, je lui en laisse sans problème. Le problème, c’est que j’ai besoin de lui.

30 septembre 2017
Il est parti…Comme ça, en me laissant un mot vide de toute explication. Il fuit, le lâche Depuis ce matin, j’ai dû le relire une bonne centaine de fois en espérant y trouver un petit quelque chose qui fasse que ça ressemble moins à….une fuite. Rien que sa façon d’être parti comme un voleur. Qu’on me pardonne une certaine amertume après plus de deux ans de relation mais ne même pas prendre la peine de me parler… Je suppose que comme une damoiselle, je vais devoir l’attendre. Espérer qu’il reviendra vite. Je crois qu’au vue de la situation, c’est tout ce que je peux espérer. Ni explication, ni considération. J’espère surtout qu’il va pouvoir faire ce qu’il veut et sans heurt. Je ne sais pas quoi penser ou dire, autant finir là.

24 octobre 2017
Joyeux anniversaire….de me retrouver seule dans ma chambre me ramène des années en arrière et c’est tout sauf agréable. A force de passer mon temps à guetter les informations, je me suis un peu coupée du monde mais ce n’est pas grave. De toute façon, j’aurais eu du mal à assumer que j’ai à présent 29 ans, c’est presque l’âge de la retraite. J’ai donc passé ma journée à écouter la radio en relisant une énième fois ce mot cryptique que mon petit ami m’a laissé pour toute explication. Je peux le réciter à présent et je me trouve pathétique au possible. Pleurer autant ne devrait pas être permis et le problème, c’est que je sais que j’ai ma part de responsabilité là-dedans. Je n’ai pas été à l’infirmerie ou parler à un professeur de ce qui est arrivé alors je ne comprends toujours pas ce qui a pu se passer. Mais ça doit être de ma faute, il n’y a pas d’autre explication possible vu ce qui s’est passé ensuite. Sa distance, son silence, son départ…Je suppose qu’on peut dire qu’une vague de froid en a amené une autre. Je m’en veux terriblement mais je n’arrive pas à comprendre comment j’aurais pu empêcher ça. Dieu qu'il me manque...
Je devrais aller faire des examens, des tests. Mais je n'arrive pas à m'y résoudre, ça fait trop peur. Et si on m'annonçait que j'étais devenue trop dangereuse ? Que l'on me mettait à l'isolement ? Alwyn ne peut avoir de contact avec personne, est-ce que je prendrais le même chemin ?


Les cheveux redressés en un chignon lâche, je fais enregistrer mes retours auprès de la bibliothécaire tout en la regardant mâchonner son chewing-gum avec application. Dans sa bouche, ça semble tout un art, un véritable sport d’écraser et de retourner sans cesse cette petite boule blanchâtre qu’elle mastique depuis plus de deux heures maintenant (elle l’avait déjà quand je suis arrivée pour travailler). C’est donc avec un léger soupir de soulagement que je ressors de là, les bras libres mais la tête encore pleine d’images terrifiantes de ces montagnes russes. Eurk…
Comme nous sommes mardi, je n’ai pas cours et peut donc consacrer ma journée à faire ce qui me plaît. Enfin, ce que je fais d’habitude en gros. Je salue distraitement deux de mes élèves en route pour leur prochain cours, regarde au dehors le temps gris et neigeux que le mois de janvier ne manque jamais d’apporter dans cette partie du globe. J’ai hâte que le printemps revienne, maintenant que les fêtes de fin d’années s’éloignent, l’ambiance redevient morne dans l’institut et c’est dommage.

Vu le froid qu’il fait dehors, difficile d’ignorer le courant d’air glacial qui pénètre dans le hall lorsque la porte d’entrée s’ouvre sur deux silhouettes. Curieuse, je tourne la tête vers elle pour savoir qui peut bien aller affronter la météo au lieu de rester au chaud…
Tiens, un revenant. Je hausse légèrement un sourcil en reconnaissant Luke qui semble tout sauf heureux de me voir. En même temps, le contraire m'aurait étonné. Arrête d'avoir si...inquiet. ou plutôt non, joues le remord, ça te collera des rides.

Donc tu n’es pas mort. C’est bon à savoir. J’adresse un signe de tête poli à Luke avant de me tourner vers son ami et coloc avec un sourire amical.

Bonjour Ethan ! Comment vas-tu ? On ne t’avait pas vu depuis un moment, tu as l’air d’avoir hâte de retrouver ton lit.

Je n’adresse pas un regard au mutant ailé, je ne vois pas pourquoi je prendrais cette peine. Il est vivant, c’est tout ce qui m’intéresse, il peut aller voler où bon lui semble, j’ai bien compris le message depuis le temps. En plus, ce n’est pas comme si on était encore ensemble, si ? Aucune idée, au vue des noooombreuses nouvelles que j’ai reçus de sa part. Ou même des explications fournies qu’il m’a données, puisqu’évidemment, nous sommes assez proches pour pouvoir discuter. Non ? Alors c’est que nous ne sommes rien, ou du moins, que je ne suis rien pour lui. Peu importe aujourd’hui. J’ai pleuré, je m’en suis voulu, j’ai été…une petite amie compréhensive et pathétique comme il se doit. C’est bon, j’ai rempli mon rôle.

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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Sam 24 Mar - 20:22


comme un ouragan

 







Ethan lui jeta un regard un peu surpris, sans doute pour savoir s'il pouvait lui répondre ou non, mais termina par baisser les yeux, un peu honteux. Alors c'était ça sa réaction ? Il s'attendait à tout sauf à ça. Peut-être parce que dans son cas il n'aurait pas réagis de la sorte, mais plus en lui balançant les pires crasses du monde avant de fin pour de bon et proprement à leur relation. Luke se gratta nerveusement la nuque – toujours douloureuse après des jours de voyages pas franchement agréables et reposants – et osa enfin la confronter du regard. Alors c'est ça Thalia ? Tu vas juste pas me parler ? Il savait qu'il avait merdé, et en beauté. Mais ce qui devait être un petit voyage de courte duré pour se ressourcer et pour se vider la tête avait viré au cauchemar. Comment aurait-il pu le savoir ? Les yeux clairs d'Ethan semblaient toujours l'interroger, en quête d'une réaction, d'un mouvement de tête ou de main lui signifiant qu'il pouvait partir sans doute... Mais Luke n'en fit rien. « Tss... typique. » D'accord. En soi, ces deux mots n'avaient rien à faire là, et encore moins avec ce ton las, un poil rageur quand même. D’ailleurs lâché comme ça ils ne voulaient même pas dire grand chose. Sauf pour lui. Et pour le coup, c'était pas plus mal, Luke Holmes venait juste de se faire un commentaire personnel, rien de plus. Bah tu vois, elle en a plus rien  carrer de toi, tu vas pouvoir tourner la page, et aller voir ailleurs, l'esprit en paix. Tu trouveras mieux mon gars, beaucoup mieux qu'une pleurnicharde over-romantique. « Viens Ethan. » Il l'attrapa par la manche pour le tirer en avant et passa à côté de la jeune femme, les sourcils froncés, les yeux rivés vers la sorties. Enfin, la sorties, vers le grand escaliers qui menait aux chambre. « M-mais... » Ethan ne prononça plus un mot, comprenant visiblement que ce n'était pas  lui de régler ce conflit. Voilà, excellent, tu fais ça, et elle te foutra la paix. Et tu pourras redevenir toi-même. Tu en as fais tellement pendant ton voyage, tout gâcher maintenant... ça serait juste navrant. Il lâcha le bras de son compagnon de route au bout de quelques marches. Ta gueule toi, ferme lààààà. Juste pour une fois, cesse de me pourrir la vie.


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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Dim 25 Mar - 14:30



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21 novembre 2017
Tout le monde me regarde avec pitié maintenant mais peu importe, il fallait bien que j’y aille. J’ai déposé son cadeau d’anniversaire sur son lit, non sans un coup d’œil sur le reste de la chambre. Même pas moyen d’interroger Ethan. Enfin,  j’espère que Luke appréciera les livres de cartographie… Je ne parviens pas à comprendre comment il a pu partir du jour au lendemain. La dernière fois qu’il a pointé le bout de son nez pointu à l’extérieur, il a été capturé par un psychopathe collectionneur d’oiseaux. Alors, qu’on ne me reproche pas de rester pendue aux informations à la recherche du moindre détail. Aujourd’hui, tout l’institut était en émoi à cause d’une rafle à Chicago, une trentaine de mutants, capturés comme des criminels. Les infos ont mis tellement de temps à nous parvenir que j’ai failli devenir folle et frapper quelqu’un. Heureusement, Luke ne correspond au signalement d’aucun des otages. Mais pendant combien de temps vais-je devoir guetter ce genre d’horreur ? Presque deux mois qu’il est parti et aucune nouvelle.

12 décembre 2017
Ça n’a pas été facile mais j’ai réussi à convaincre Estéban (le mutant aux bras enflammés) de me prêter main-forte aujourd’hui. Moyennant une petite rémunération et un service, évidemment. L’essentiel, c’est qu’il a dit « oui », pour le reste, je m’en fiche un peu. J’ai donc fait une découverte importante : je ne peux plus utiliser mes pouvoirs sans qu’ils déraillent comme la dernière fois. C’est bon à savoir et je suis contente d’avoir acquis une certaine maîtrise depuis le temps. Estéban a gracieusement accepté de me prêter son bras et mon corps s’est régulé de lui-même. Donc, je ne deviens dangereuse que lorsque j’emploie mon don, lequel menace de me tuer ainsi que les gens alentour. Je vais pouvoir l’annoncer à Luke. Ah mais non, suis-je bête, il n’est pas rentré. Bref… Sinon, la façon dont je dois reprendre le contrôle de mes pouvoirs m’inquiète mais jusqu’ici, je n’ai pas fait de rechute alors…il faut juste croiser les doigts pour que ça dure.

24 Décembre 2017
Tout le monde est à la fête de Noël organisée par l’institut, une sorte de nuit à thème avec des jeux et des échanges de cadeaux. Mais ça ne m’intéresse pas, je n’ai personne avec qui discuter et je m’ennuierais sûrement. Rien que parce que je penserais au bal, ça remonte à loin. Amusant de savoir qu’en disparaissant, Luke m’a rendu aussi asocial que lui. Merci du cadeau. En parlant de cadeau, je suis retournée chez lui pour y déposer les miens, des vêtements adaptés à sa….morphologie et de quoi prendre soin de ses ailes. C’est sûr que personne ne viendra les piquer… Aucune idée de pourquoi j’ai acheté ça…pourquoi j’offre des choses à un fantôme. Je me déteste pour ça. Tiens, je crois entendre des acclamations, la soirée bat son plein. La vérité, c’est que comme je n’ai rien à faire de mes journées à part écouter les informations, je révise pour devenir professeur. Autant m’occuper de la meilleure façon possible en attendant….je ne sais pas ce que j’attends, le Nouvel An peut-être. Au moins, devenir professeur me donnera une occupation saine. J’étais partie pour reprendre ma vie en main, je ne vois pas pourquoi ça changerait.

Il serait revenu en octobre, je lui aurais probablement tout pardonné en me jetant dans ses bras, trop heureuse de le revoir pour lui adresser de vrais reproches. Mais il n’est pas revenu en octobre.
S’il était revenu en novembre, je lui aurais passé un savon du feu de Dieu, j’aurais crié ma colère à pleins poumons. Et il est probable qu’il aurait mal réagi. Mais il n’est pas revenu en novembre.
Aujourd’hui, je n’ai plus de larmes à verser à cause de lui, plus de colère à laisser échapper. De toute façon, ça n’a jamais été trop mon truc de m’énerver, de tout casser. De ma vie, je ne me suis jamais lâché -verbalement comme physiquement-, jamais totalement. Oh, il pourra bien me parler d’une attaque de bureau mais sincèrement, j’ai toujours cherché à limiter les dégâts, à réparer les pots cassés plutôt que d’en rajouter une couche. Est-ce que ça fait de moi quelqu’un de faible ? Probablement. Surtout quand, en face, l’autre personne n’a pas la même considération. Mais peu importe, je me fais marcher dessus depuis longtemps maintenant, ce n’est pas ça qui va me changer. Ce n’est pas lui qui va me changer. Désolée Luke Holmes, même toi, tu ne me feras pas sortir de mes gonds. Peu importe la façon dont tu me voies et dont tu me juges, ça n’a plus d’importance aujourd’hui.

J’accueille donc sa remarque sans broncher, supportant son regard sans peine et sans rien montrer d’autre que de l’attente. Tu n’obtiendras de moi ni colère ni haine ni tristesse, je n’ai pas l’intention de me battre contre toi. Tu devras trouver un autre adversaire. A côté de lui, Ethan semble dans ses petits souliers et je peux comprendre qu’il souhaite être partout sauf ici. Le pauvre, il a surtout l’air exténué et prendre un bon bain lui ferait le plus grand bien. J’admire sa solidarité en tout cas, il n’a pas encore fui et pourtant, il pourrait sans problème.  Luke l’attrape par la manche pour partir et je ne fais aucun mouvement pour le retenir, pourquoi faire ?

Je manque d’orgueil, c’est évident, ou du moins, je ne peux pas faire le poids face à Luke. Mais peut-être que c’est aussi une preuve de maturité. Je me tourne donc vers lui tandis qu’il part se terrer dans sa chambre. Dieu qu’il a été lâche….et il continue de l’être. Après tout ce que l’on a traversé, je n’ai même pas le droit à autre chose qu’à une attitude méprisante ? Je l’ai connu avant qu’il ne perde la mémoire et bon sang, certains sauront combien ce fut dur parfois. Je l’ai connu après et nous avons traversé beaucoup. Je l’ai supporté, je l’ai épaulé, j’ai fait des efforts et là… Peut-être qu’au fond, ces derniers temps ont été une pause illusoire. Le vrai Luke est-il un con ? Aucune idée mais il peut être ce qu’il veut, ça ne me concerne plus. Tout ce que je demande, c’est un peu d’honnêteté et de respect, juste un peu.

Je le regarde donc sans ciller, un million de paroles au bord des lèvres sans parvenir à déterminer ce que je peux dire sans qu’il ne s’en serve pour m’écraser ou s’énerver. Ça ne m’avait pas manqué, cette impression de marcher sur des œufs à chaque seconde, chaque respiration. Comme s’il était une bombe à retardement. Mais au fond, dès qu’il aura regagné sa chambre, ça ne me concernera plus vraiment. J’irai avertir l’administration que deux élèves de l’institut sont revenus et ça s’arrêtera là. Cependant, je tente une dernière fois de le pousser à dire quelque chose, à se justifier un peu. Ne serait-ce que pour briser le silence, ne pas le laisser partir sur cette phrase ridicule de drama queen. Je le regarde avec un sourire, ni amoureux, ni tendre, ni plein d’un chagrin de midinette stupide. Juste un sourire poli comme on a quand on salue le retour d’un camarade de classe. Sobre. Quoique je ne peux pas contrôler l’éclair de tristesse dans mon regard. Tant pis. Au moins, je ne détourne pas les yeux.

Tu m'as abandonné. Je t'ai attendu, je n'ai fait que ça, t'attendre. Attendre que tu ailles mieux, que tu reviennes. Je t'ai laissé tranquille le temps qu'il t'a fallu. Même avant tout ça, dès le début, je t’ai attendu. Tu étais mon amour et tu m'as abandonné. J'avais besoin que tu sois là. Besoin de toi pour encaisser ça, pour pouvoir en parler et analyser la situation. Pour me rassurer surtout. Mais tu n'étais pas là.

Bon retour à l’institut.


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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Dim 25 Mar - 16:01


comme un ouragan

 







Bon retour à l'institut ? Je... tu... Hein ? Il n'avait aucune idée de s'il était soulagé d'entendre enfin Thalia prononcer quelques mots pour lui, ou s'il était encore plus agacé par sa réaction. D'un autre côté, il était soulagé de ne pas se manger une baffe dans la figure, scénario qu'il avait imaginé tellement de fois au cours des quatre derniers mois... Il pivota lentement juste à temps pour la voir lui adresser un sourire dégoulinant de... de neutralité. Il en voulait rien dire ce sourire. Ni merde ni je t'aime, c'était juste un sourire le base. Le genre que tout être humain possédait dans son stock de départ. Juste un vieux sourire qui ne voulait rien dire. Voilà, c'était comme ça qu'il percevait les choses. « Merci bien. » Ethan se retint de se plaquer une main sur le front. Et Luke tourna les talons pour achever sa (trop) longue montée des marches. Arrivé en haut en deux en trois mouvements il s'apprêtait à tourner dans le couloir quand son compagnon de route lui chopa à nouveau le bras. « Lu... Lu attend... » Il lui jeta le regard le plus froid qu'il avait en stock mais ce fut un véritable échec, Ethan était insensible à ce genre de chose. Combien de fois il le lui avait dis pour ce surnom à la noix ? « Attend, va parler, je... j'peux ranger tes affaires stu veux ! » « Non. Elle n'en a pas envie. » Il savait très bien qu'elle l'entendait de là où elle se trouvait.

E.
Ethan regarda Luke tourner les talons et se diriger vers sa chambre, en silence, son sac sur le dos. Mal à l'aise, mais décidé à ne pas planter la jeune femme comme ça, il prit son courage à deux mains et descendit à toute hâte les marches de l’escalier. « Je... Je m'excuse. Pour lui, pour nous... ce qu'on a fait, c'était... » Pas cool, on aurait dut te donner des nouvelles ? Faire savoir qu'on était toujours en vie même si par moment, j'en ai douté ? Tu sais Thalia lui aussi, moi aussi, pensais en avoir pour une semaine tout au plus. Mais on avait pas prévu toutes les merdes qui nous sont tombés dessus. Vraiment pas. « C'était très con. » Mais j'ai promis à Lu que je ne dirais rien. Je tiens toujours mes promesses.


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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Dim 25 Mar - 23:59



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31 décembre 2017
Ma corbeille est pleine de feuilles de papier roulées en boule, de même que la mémoire de mon téléphone est remplie de sms non envoyés. C’est plus fort que moi, je n’arrive pas à me résoudre à les jeter, à les effacer. Tout comme je continue de respecter son « besoin de temps » en évitant de le spamer comme toute petite amie norm ale le ferait. De toute façon, que je lui demande des nouvelles ou non, ça ne changera rien. J’ai arrêté de guetter le courrier mais pas les informations, on ne sait jamais. Tout comme je laisse la fenêtre de sa chambre ouverte. Ça me rappelle ce personnage de Peter Pan qui reste à la croisée…sauf qu’elle a une raison valable alors que moi, pas vraiment. D’aucuns diraient que je devrais fermer la fenêtre et mettre du verre pilé partout mais ça ne vaudrait pas le coup.
Une année vient de s’achever et j’ai enfin une idée de bonne résolution. Ça change.

Comme je m’y attendais, Luke se contente de continuer son chemin vers les chambres et je ne peux que lever les yeux au ciel devant tant d’obstination puérile. Pourquoi refuse-t-il de me parler au juste ? Parce qu’il a honte ? Peur ? Ou peut-être qu’il se dit qu’en m’ignorant, il pourra se débarrasser de moi facilement. Un soupir de lassitude me prend et je croise les bras sur ma poitrine, réfléchissant à la marche à suivre. Je n’ai nullement l’intention de tenter une nouvelle approche, il a fait ses choix et ça ne me concerne plus. Non, je n’irai pas le voir, tout comme je ne vais pas passer mes nerfs sur quelque chose. Je suppose que les choses peuvent se conclure par un « Ok ». Ça se termine comme ça, même si c’était déjà fini depuis plusieurs mois déjà. Très bien, je vais pouvoir continuer mon petit bout de chemin. Au fond, j’ai pris ce boulot de professeur pour rester à l’institut mais maintenant que la raison de ma présence s’est envolée, je n’ai plus qu’à attendre que mes pouvoirs soient stables pour pouvoir partir. Très bien.

Brouillon de message jeté à la poubelle
Salut Luke, j’espère que tu vas bien. Ça fait déjà plusieurs semaines que tu es parti sans rien dire et je n’ai aucune nouvelle de toi. Tu n’es pas obligé de m’expliquer ce que tu fais ou ce qui se passe. Juste…dis-moi que tu vas bien. Simplement que tu es sain et sauf avec Ethan, que vous êtes partis vivre votre amour sur une île du Pacifique où on vénère les oiseaux. Dis-moi que tu vas bien. S’il te plait. (suite illisible pour cause de tâches d’eau)

Des pas précipités dans l’escalier me font tourner la tête et je m’insulte mentalement pour avoir été si réactive. Même si de savoir qu’il s’agit d’Ethan me rassure un peu. Il s’excuse en bafouillant et je secoue la tête avec un sourire rassurant, il est adorable à vouloir rattraper les choses comme ça. Le pauvre, il s’est retrouvé impliqué dans une drôle d’histoire et rien qu’à sa tête, je sens qu’il est partagé entre deux camps. En tout cas, j’admire son courage parce que braver Luke, c’est tout une histoire. Je pose la main sur son bras pour le calmer un peu, nullement fâchée contre lui.

Tu n’as pas à t’excuser, ne t’inquiète pas.

Il ne manquerait plus qu’il s’excuse pour ça. Sauf preuve du contraire, il n’a rien à voir là-dedans et même si c’était le cas, je doute que toute la faute lui en revienne. Rien que pour le comportement de Luke il y a quelques minutes. Pauvre Ethan... Je cache la tristesse qui menace de remonter derrière un sourire tranquille, rien que pour dédouaner le jeune homme qui a fait l'effort de venir s'excuser.

Tu n’as pas à te justifier, je n’ai pas besoin que tu m’expliques. C’est une affaire entre Luke et m…Ce n’est pas un problème qui te concerne. Va te reposer, Ethan, et merci pour ta gentillesse.

Non, il n’est pas question que Luke s’en tire via un intermédiaire. S’il a des choses à m’apprendre, il me les dira de vive voix. En plus, je suis presque sûre que son colocataire est venu de lui-même pour s’excuser, c’est même une certitude. Je lui adresse donc un sourire gentil pour lui signifier qu’il peut, qu’il doit, partir se coucher. Quoi qu’il ait pu se passer ces derniers mois, quelques soient les explications, je ne veux pas que ce soit quelqu’un d’autre que Luke qui me les donne. Et comme il semble dans un mood de petit garçon boudeur, elles ne viendront pas tout de suite. Je laisse Ethan remonter tranquillement pour aller voir une nouvelle élève qui peine encore à trouver ses salles de cours. Il y a quelque chose d'un peu attendrissant à la voir si inquiète d'arriver en retard et je prend le temps de la rassurer en faisant de l'humour, autant éviter qu'elle arrive en classe totalement paniquée.

Le bâtiment est tellement grand que parfois, même moi je m'y perd. La salle C2 est par là, n'hésite pas à demander Mlle Bubble si tu as besoin d'aide dans les prochains jours.


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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Lun 26 Mar - 18:28


comme un ouragan

 







Il poussa la porte de sa chambre et poussa un petit soupire de soulagement. Rien n'avait changé. Son bureau était toujours aussi impeccablement rangé, en quatre mois un peu de poussière avait élue domicile sur le rebord de sa fenêtre et sans doute sur ses meubles mais... Son attention fut attiré par quelques paquets posés sur son lit. Des cadeaux. Deux pour être tout à fait exact, enfin, deux paquets. Il ôta enfin son sac et le posa délicatement par terre à côté de sa porte de chambre et s'approcha de son lit, un air un peu suspicieux sur le visage. Il tapota l'un des paquet du bout des doigts, comme s'il avait peur que l'un deux lui explose à la figure. C'était elle ? C'était elle qui avait déposa ça là ? Pourquoi ? Qui offrait des présents à un fantôme ? Quelqu'un de terriblement amoureux et qui s'accrochait désespérément... Il baissa le regard, se sentant soudain terriblement honteux. Il y avait un petit mot avec. Petit mot qu'il hésita deux secondes à lire avant de finalement y renoncer. Ses joues prirent une légère teinte rosée et il ouvrit son armoire avec précaution avant de déposer les cadeaux sur une des étagères. Je les ouvrirais quand je les mériterais Thalia, pensa t-il alors. Et seulement à ce moment là. La vérité était qu'il ne se sentait pas de le faire. Il ne se sentait pas d'être heureux en les déballant alors que... Alors que quoi ? Il n'en savait rien, il ne savait plus quoi penser. Plus du tout.

Le lendemain matin, très tôt à l’institut, chambre de Luke Holmes.
Luke coupa l'eau de sa douche et resta un instant sans bouger, planté dans son bac à douche. Son esprit resta bloqué de longues minutes sur les gouttes d'eaux qui perlaient de ses cheveux. Avec un énième soupire – au moins le centième depuis son réveil ce matin – il posa son front contre la vitre de sa douche et ferma les yeux. Comment j'en suis arrivé là, hein ? À ne même pas te parler comme un grand garçon de vingt-cinq ans ? À t'ignorer à avoir peur de t'affronter ? C'est parce que je sais que j'ai merdé sans doute, voilà. Et j'ai juste peur d'avouer ma bêtise. Enfin, mes bêtises si on va pas là.

Luke frappa trois petits coups secs sur la porte face à lui et recula d'un pas – par prudence – en attendant le verdict. Il était encore tôt, elle ne devait pas avoir quitté sa chambre. Ou du moins, il l’espérait car il lui avait fallu une bonne heure de réflexion sous l'eau chaude pour se donner du courage, et venir l'affronter ici, dans ses appartements. Je veux juste faire un point Thalia, juste ça. Et t'expliquer, m'expliquer, et m'excuser. Hier j'étais encore trop... sans doute trop dans tout ce que j'ai ressentit et vécu ses quatre derniers mois. Je vais encore devoir te mentir parce que tu es une fille bien qui ne me mérite pas mais... Il faut bien que je le fasse. Il n'avait pas spécialement préparé de dialogue larmoyant ou quoi, il était juste là, avec une chouilla de volonté.



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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Mar 27 Mar - 0:00



❝ Comme un ouragan ❞
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La tempête en moi a balayé le passé. Allumé ma vie, c’est un incendie qu’on ne peut plus arrêter.  
 
8 janvier 2018
J’ai donné mon premier cours ! Et mine de rien, il y avait un certain nombre d’élèves. Et ils n’ont pas tous dormi ! (Je plaisante, personne n’a piqué du nez) Même si ce n’est pas vraiment la classe d’âge avec laquelle j’aurais voulu travailler, je suis contente de pouvoir faire quelque chose de mes journées. Quelque chose d’utile qui m’empêchera peut-être de penser à lui. Je vais bientôt avoir des copies à corriger. Youpi !

Peut-être qu’il faudrait que je pense à déménager mes affaires à l’étage du dessus, rien que parce que je suis professeur et que je n’ai plus vraiment ma place parmi les élèves. Mais comme je n’ai plus de colocataire depuis un moment, on m’autorise à prendre mon temps, ce qui n’est pas plus mal. Le néon est tellement fort que le matin, je préfère évoluer dans la pénombre et changer d’environnement me collerait vite des bleus. Merci mais non merci. Autant profiter d’avoir la pièce pour moi toute seule encore quelques temps, je m’y sens si bien.  Comme souvent ces derniers temps, je saute le petit-déjeuner sans vraiment m’en affliger, je n’ai pas faim de toute façon, et entreprend de m’habiller. Dans l’obscurité, il est un peu difficile d’assortir les couleurs mais ça fait un moment que je n’en porte plus alors la tâche s’avère moins ardue que prévue. Oui, je confirme que je préfère risquer de boutonner ma chemise n’importe comment plutôt que de me griller les yeux avec le néon de ma chambre, j’assume parfaitement. Si vous viviez à l’institut, vous comprendriez ma douleur. Pour moi, c’est devenu comme un jeu.

Ma main tâtonne sur le bureau pour retrouver un jean et rencontre des petits morceaux de carton laissés à l’abandon. Il faut vraiment que je fasse le ménage pour me débarrasser de tout ça, les cartes d’anniversaires et autres tentatives de mots qui jonchent la surface de travail. Surtout qu’à présent, je sais qu’il est vivant alors il n’y a plus vraiment besoin de les garder. Les souvenirs de la veille me reviennent en mémoire et je laisse échapper un sifflement agacé, contre lui surtout mais aussi contre moi-même parce que je n’ai pas oublié la façon dont je me suis retournée en entendant des pas dans l’escalier. De toute façon, il va probablement m’ignorer royalement alors je n’ai pas trop à culpabiliser. Qu’il soit de retour ou non ne changera rien à ma vie.

Carte d’anniversaire déchirée
Joyeux anniversaire, mon ange.  A défaut de t’offrir le monde, tu pourras au moins l’étudier. Avec l’espoir qu’un jour, tu finisses par avoir l’air vieuxPour Luke Holmes, je ne vais plus te voir pendant des jours mais tant pis.

Une fois vêtue convenablement (autant que je puisse en juger dans la demi-obscurité), j’ouvre les rideaux d’un mouvement sec et regarde au dehors sans vraiment y faire attention. Le numéro du médecin légiste est encore dans ma poche, je le jette sans un regard ou une hésitation, laissant échapper un soupir songeur. Avant de froncer les sourcils en entendant frapper à la porte ; à cette heure, je ne devrais pas recevoir beaucoup de visites et puis, je ne fréquente plus grand monde. C’est pourquoi je suis d’autant plus curieuse de savoir qui vient me voir.

Une minute, j’arrive.

Intriguée, je m’assure que ma chambre n’a pas l’air trop en bazar et file ouvrir la porte…pour rester figée un bref instant en reconnaissant la personne qui se tient sur le palier. Avant même d’avoir compris ce qui se passait, je referme la porte sans la claquer le temps de prendre mes esprits, la gardant entrebâillée. Il est vraiment là alors ? Comme ça, de bon matin ? Jamais je n’aurais imaginé un tel scénario, plus depuis un moment déjà. Le cœur battant, je m’oblige à retrouver mon calme et à adopter une attitude neutre avant de rouvrir la porte. Bon sang, pourquoi est-ce que c’est si compliqué ? Dieu, que je déteste ça...Ce qu'il m'oblige à devenir pour faire face, pour me protéger. Jouer la comédie, j’en suis incapable alors il faudra juste croiser les doigts pour que je conserve la ligne de pensée et de conduite que je me suis imposée. De toute façon, je n’ai pas l’intention de me mettre en colère ou quoi que ce soit. S’il a quelque chose à dire, je l’écouterai patiemment mais ce sera tout. Il a l'air fatigué...

Bonjour Luke...

Je croise les bras sur ma poitrine en le regardant dans les yeux, attendant tout comme hier qu’il ouvre la bouche pour dire ce qui lui passera par la tête. Des excuses, je n’en attends pas, je ne suis pas assez idiote pour l’espérer. En revanche, il me semble avoir mérité une explication. Même rapide, même sommaire mais juste un semblant de respect et d’honnêteté. Après, il pourra faire ce que bon lui semble. Dire que je ne l’aime plus serait mentir ; si c’était le cas, toute cette situation ne serait pas douloureuse et je ne craindrais pas de laisser paraître autre chose qu’une distance polie. J’aimerais être froide ou venimeuse comme il le fait si bien mais non, il faudra juste que je me souvienne de ce que je me suis promis. Je ne suis rien pour lui, il faut qu’il ne soit plus rien pour moi. Ça ne peut pas continuer, ce genre de relation à sens unique. J'ai besoin de lui mais c'est loin d'être réciproque. Alors qu'il fasse ce qu'il a à faire et je claquerai la porte. Je dois claquer la porte.

Brouillon de SMS
C’est intenable, dis-moi que tu vas bien. Envoies-moi un signe, un indice, n’importe quoi pour me faire savoir que tu es sain et sauf et non empaillé dans la vitrine d’un barjo. Juste pour que je sache que tu es vivant. Je t’aime, Luke.

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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Mar 27 Mar - 20:29


comme un ouragan

 







La porte s'ouvrit alors... Pour se refermer dans l'immédiat. Frustré il ouvrit d'abord des yeux rond avant de s'apprêter à répliquer quelque chose. Il ne savait pas quoi, mais un truc du genre « nan mais oh, tu te prends pour qui, je viens ici en ami ! » avant de se dire qu'un tas de choses n'allaient pas dans sa phrase à commencer par la fin. S'il disait cela, elle allait littéralement lui exploser à la figure – ou congeler tout l'institut au choix – et c'était la dernière chose dont elle avait envie. Finalement il ne dit rien, se maudissant d'être venu. C'était peut-être trop tôt après son cirque d'hier ? Ou peut-être qu'elle n'était juste pas d'humeur à voir sa sale tronche ? La porte s'ouvrit à nouveau –  pour le meilleur ou pour le pire ? - et il se retrouva de nouveau en face de la jeune femme. « Bonjour Luke... » Bon. Hé bien... Paie ton entrée en matière tous les mots qu'il n'avait pas préparé venaient de lui échapper. Il la regarda croiser les bras et le toiser, en attendant une réaction de sa part.  « Heu... Salut. » On avait connu mieux comme ambiance entre les deux. « On peut parler ? » Il n'osa pas esquisser un pas vers elle de peur se se manger la porte mais sur le nez cette fois-ci et de terminer en PLS dans le couloir. « Je serais bref, promis. » De toute façon j'ai jamais été une très grande pipelette...


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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Ven 30 Mar - 19:45



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25 décembre 2017
Ecriture pressée, difficile à lire
Un groupe de mutants a été retrouvé massacré à Allentown. Parmi eux, il y a un jeune homme avec des ailes ! J’écris le temps que le taxi arrive. Faites que ce ne soit pas lui…Faites que je ne sois pas en train d’aller identifier son cadavre…

Comme souvent, Luke Holmes s’illustre par sa brillante éloquence et je reste impassible en attendant qu’il trouve ses mots, sans le quitter des yeux ou détourner le regard un seul instant. Oui, j’ai bien l’intention de le fixer comme ça longtemps, juste histoire qu’il se sente un peu comme devant l’Inquisition, juste un petit peu. Rien que pour le voir penaud, dans son tort. Comme dit la chanson « I guess I wish you well, a little bit of heaven but a little bit of hell ». Enfin, au vu de sa tête de déterré, je n’ai pas à déployer beaucoup d’efforts pour qu’il ait la vie dure. Je ne peux empêcher un petit pincement d’inquiétude de venir me titiller mais au moins, je ne me répands pas en questions ou en proposant mon aide, même si je sais pertinemment qu’il n’en veut pas. C’est d’ailleurs pour ça que je ne fais aucune remarque sur son état, c’est un grand garçon qui s’occupe de lui tout seul. N’est-ce pas ? En tout cas, c’est ce que j’ai compris. Enfin.

Edit. 25 décembre 2017. 23h47
Ce n’était pas lui. Il était plus grand et ses ailes n’avaient pas la bonne couleur ni la bonne taille. Impossible de juger à son visage, il était totalement détruit. Je suis rassurée qu’il ne s’agisse pas de Luke mais en même temps, je viens de passer Noël dans une morgue à plusieurs heures d’ici et je ne suis même pas sûre de savoir si le corps sur la table ne sera pas un jour l’homme que j’aime. Ça ne peut pas être ma vie…Cette angoisse constante va bien finir par cesser…

On peut parler ? Je serais bref, promis.

Comme s’il était du genre à faire de longs discours ! Ce n’est pas faute d’avoir essayé de lui faire sortir autre chose que des monosyllabes. Quoi qu’il en soit, s’il fait rapide, cela m’arrange plus qu’autre chose. Je suppose. L’envie me prend de le laisser dire ce qu’il a à dire dans le couloir mais il est par trop évident que ce qu’il va me raconter ou m’expliquer, mensonges ou vérité, peut être assez personnel. Grincheux est venu jusqu’ici de son plein gré (je ne vois Ethan nulle part), mieux vaut éviter qu’il ne se braque et ne rentre dans sa coquille avant de m’avoir fourni quelques explications. Je me contente donc de hocher la tête et de le laisser rentrer, ne prenant même pas la peine d’être gênée qu’un tel maniaque voit le bazar (acceptable) qui règne dans ma chambre. Il y a bien ce livre sur la cartographie que j'avais acheté il y a un ou deux ans (pas "La cartographie pour les nuls" mais pas loin) quand je voulais découvrir un peu son univers. Mais ce n'est pas très important. Non, ma seule inquiétude réside dans la corbeille à papier et je la repousse sous le bureau l’air de rien, me doutant que jamais Luke ne viendrait fouiller. Ce n’est pas comme si ça le concernait encore et puis de toute façon, il n’a jamais été du genre intéressé.

Je t’écoute.

Lui laissant le lit pour s’asseoir, je prends place sur ma chaise de bureau, me demandant ce qu’il va bien pouvoir me raconter. Au moins, il a l’air un minimum gêné, ce qui n’est pas plus mal. Après, je sais parfaitement que s’il n’a pas su être honnête avant de partir, il le sera encore moins maintenant alors j’accueillerai ses paroles avec une certaine distance. Même si je ne promets pas de rester parfaitement stoïque en fonction de ce qu’il m’apprendra. C’est triste et totalement idiot mais je l’aime, ce crétin. Enfin bref, ce n’est pas la question et ça ne le sera plus. Je le regarde donc sans ciller, me répétant que ce n’est qu’un mauvais moment à passer mais que c’est nécessaire. Comme lorsque l’on va faire un vaccin.

12 janvier 2018:
 

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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Ven 30 Mar - 21:39


comme un ouragan

 







Ouf, elle voulait bien le laisser entrer. Et tant mieux pensa t-il alors, parce que faire demi-tour aurait mit un tel coup à mon égo que... « Merci. » Il entra donc, les mains dans les poches et jeta un rapide coup d’œil à la chambre de Thalia. Puisque ce n'était clairement pas le moment d'être le type chiant qu'il était en temps normal et de lui faire des remarques sur comment bien organiser son espace vital et optimiser de la place, il se contenta de hausser les sourcils, juste comme ça, sans rien dire d'autre. Au pire, au point où vous en êtes, si tu fais le mec lourd... Un peu plus, un peu moins, tu n'es pas à ça près, si ? Il hésita deux secondes à poser ses fesses sur une chaise ou sur le bord du lit mais n'en fit rien. S'il se mettait trop à l'aise elle... Il n'en savait rien en fait. Elle pouvait très bien penser qu'il était à l'aise justement, et que rien de tout ça ne l'atteignait. « Je suis partis visiter ma petite sœur. » Lui avait-il déjà parlé d'elle ? Pas dans ses souvenirs non. La famille il ne l'avait que très peu évoqué parce que ça chaque fois il avait cet étrange sensation, comme si... comme si quelque chose lui manquait. « Parce que j'ai une sœur... euh... je pense pas déjà t'en avoir parlé. » Si, mais il n'en savait plus rien. « Honnêtement Thalia, je ne pensais pas qu'aller la voir prendrais tout ce temps. » Voilà. Après, le pourquoi du comment... Pourquoi  Ethan et pas toi ? Pourquoi quatre mois ? Pourquoi pas de nouvelles ? J'avais beau être un bon menteur, très honnêtement ma Thalia, je voulais pas m'aventurer sur cette voie. Pas avec toi.

Il y a quelques mois, avec Thalia.
« Tu crois au karma Thalia ? » Luke se pencha vers sa petite amie, un air très sérieux sur le visage. Il se posait souvent la question. Lui, il y croyait. Et dur comme fer. Si on faisait une bêtise une fois dans sa vie, et que celle-ci était grave... Les conséquences se feraient sentir un jour ou l'autre. Ces conséquences pouvaient arriver le jour même ou des semaines plus tard, mais on se faisait toujours rattraper par ses actes. « Moi oui. » Du coup il se demandait souvent si la vie qu'il avait oublié était calme et paisible, ou s'il avait été une véritable ordure. Il en était une, moins visiblement d'après Thalia, mais... Mais j'avais toujours cette sensation que quelque chose aller me tomber sur la tronche, vraiment. J'avais vécu l'enfer avec ce collectionneur mais cette petite voix dans ma tête me soufflait encore et encore que je n'en avais pas fini. Ou alors, autre hypothèse, je n'avais juste pas de chance.


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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Mar 3 Avr - 7:53



❝ Comme un ouragan ❞
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La tempête en moi a balayé le passé. Allumé ma vie, c’est un incendie qu’on ne peut plus arrêter.  

 
Je suis parti visiter ma petite sœur.

Mes sourcils se haussent sans que je cherche à dissimuler combien cette nouvelle me surprend. C’était donc ça qu’il voulait faire ? Rendre visite à Juliet ? Pour le coup, je reste un peu statufiée de stupeur, ne réfléchissant même pas à conserver une attitude stoïque quoique ça va, je ne suis pas non plus bouche-bée. Simplement….sous le choc. Surtout qu’à la vitesse de l’éclair, mille pensées viennent tambouriner dans ma tête : est-ce qu’il a pu la voir ? Comment se sent-il ? A-t-il revu ses parents ? Pourquoi cette envie soudaine (quoiqu’elle lui trottait peut-être dans la tête depuis un moment, qui sait ?) de la retrouver alors qu’il semblait si bien ces derniers temps ? N’avait-il pas oublié la fin de sa vie de famille ? Mon dieu, vu l’état dans lequel il est, ça n’a pas pu se passer correctement. Je ne peux m’empêcher de ressentir une bouffée de compassion pour lui, parce que je le connais depuis assez longtemps pour savoir combien sa sœur est un sujet épineux.

Ça n’avait pas été des débuts des plus agréables, encore aujourd’hui, je ne peux y penser sans faire la grimace, honteuse. La façon dont ça s’est passé me gêne mais s’il y a bien une chose que je ne regrette pas, c’est de l’avoir rencontré, lui. Par quel tour de magie lui ai-je fait cracher toute sa vie en l’espèce de quelques minutes ? Mais en l’énervant prodigieusement, bien sûr ! «  Mon père m’appelait démon. Il m'a traité comme tel pendant des mois. Il m'a enfermé dans ma chambre, je mangeais une fois par jour. Il y avait des barreaux à ma fenêtre. Ma mère ne faisait rien et j'avais une sœur. Elle est devenue dingue en voyant son corbeaux de frère dans sa « cage » - il imita des guillemets – aujourd'hui elle est dans un hosto pour dingue. » Jamais je n’ai oublié la façon dont il a sorti ça, l’expression sur ses traits…Jamais. Il me semble que c’est la seule fois où il a parlé aussi ouvertement de sa famille et de Juliet mais ça suffit amplement pour que je sache combien toute cette histoire peut encore le blesser.

Néanmoins, je garde le silence, me contentant de hocher la tête pour signifier qu’il m’avait effectivement parlé de sa sœur, et dans les premiers temps en plus. Même si c’est un jeune homme plutôt discret et secret (plutôt que « mystérieux », un terme qui flatterait trop son ego), il m’avait confié ce pan de son passé qu’il a finalement lui-même oublié et pour le mieux. On pourra dire ce que l’on voudra des dérapages de cette amnésie mais Luke avait l’air bien plus heureux après. Enfin….je le pensais jusqu’à tard.

D’un signe de tête, je l’invite à continuer, désormais définitivement inquiète et intéressée par ce qu’il acceptera de m’apprendre, pas pour lui fournir une excuse mais juste pour savoir s’il va bien ou du moins, jusqu’à quel point ce qu’il a pu vivre l’affecté. Ça ne changera rien à ma façon d’être avec lui mais….je ne sais pas, je suppose que c’est mon altruisme débile qui entre encore en scène. Ou plus simplement, parce que je l’aime.

A long time ago
Le karma ? Je n’y croyais pas vraiment, plutôt en une certaine forme de chance. Certains ont plus de chance que d’autres, ça, je le conçois. Mais la roue tourne alors ça change. Dire qu’une personne est née sous une bonne étoile ou a un mauvais karma me semble un peu rapide comme jugement. Les phrases de grand-mères telles que « Le petit Jésus t’a puni » m’ont toujours fait hausser les épaules parce que je ne crois pas en une force supérieure qui détermine quelle sera notre vie en fonction de notre caractère ou même juste pour le plaisir de tracer à l’avance notre chemin. La question de Luke n’appelle pas vraiment de réponse alors je garde le silence, le regarde simplement avec un œil interrogateur pour qu’il s’explique un peu. De toute façon, je ne ferais que le contredire et ça ne ressemble pas une question totalement innocente. Il lui passe quelque chose par la tête. Pour en revenir à sa question, je suis peut-être un peu rêveuse mais j’ai la conviction que l’on ne dépend d’aucun destin ou karma. Tout simplement parce que sinon, on ne pourrait pas vraiment changer. Je n’ai laissé personne décider à ma place et si j’avais dû laisser le choix au karma pourri de mes débuts, je ne serais pas ici. Luke aussi a changé, il n’est plus vraiment le même et il s’en porte mieux. Même si je n’aurais pas cru qu’il était du genre à croire au karma.

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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Mar 3 Avr - 12:16


comme un ouragan

 







Pas de réponse, rien, juste un signe de la tête l'invitant à poursuivre. Mais il ne voulait pas poursuivre. Il avait dit ce qu'il y avait à dire et… voilà. Il ne voyait pas quoi raconter d'autre. Elle voulait des détails ? Sans doute, c'était ce que toute personne un peu censé souhaiterait après quatre long mois de silence radio. Il cherchait ses mots, des idées pour se sortir de là, trouvant la pièce dans laquelle il se trouvait soudain bien trop étroite pour deux. Aller, va te sortir de là tient, c'était une belle idée de merde d'être venu parler. « Et euh… J'ai perdu mon portable. » Voilà, il n'avait aucune idée de quoi rajouter alors il balançait ça, comme ça, espérant qu'elle change de sujet, qu'elle passe à autre chose, ou bien tout simplement que se soit elle qui se mette à parler. C'était elle la reine de la parlotte, pas lui. C'était elle qui faisait de longs et et beaux discours, pas lui. « D'où le… manque de nouvelles. » Et inutile de lui préciser que non, il ne retenait pas les numéros de téléphone qu'il avait dans ses contacts. Même s'il en avait moins de dix. Moins de cinq même. Celui de Thalia, celui de Prudence mais qui n'était plus le bon, celui d'un gars qu'il ne connaissait pas (qui était ce Danael?), celui d'un de ses anciens colocataires et celui d'Ethan. Quelle fantastique vie sociale que voilà. Mal à l'aise il regardait un peu partout autour de lui, dans l'espoir de poser ses yeux sur quelque chose qui ferait changer le ton de la conversation, un truc sur quoi blaguer, critique, bref, quelque chose pour qu'elle cesse de le regarder avec ces yeux là. Oui, ma sœur, et alors ? C'était si grave que ça ? Pourquoi tu me regardais comme ça Thalia ? Je parle de Juliet, je parle de mon sang là, est-ce que c'est si mal de vouloir des nouvelles de sa famille ?

24 Janvier 2018.
Ethan se rongeait les ongles. Il était allé lui parler, c'était bon ? De toute façon, s'il ne le faisait pas… Non, il lui avait promis de le laisser faire, de ne rien dire, rien faire. Mais… et si Luke ne se décidait pas ? Il le savait : il était bien trop honnête pour rester là sans rien faire. Et puis Thalia méritait de savoir après tout. Il s'en voulait, et à mort. Il s'en voulait de ne pas avoir cherché à la joindre, d'avoir eut toutes ses idées de merdes qui avaient prolongé leur périple, d'avoir embarqué Luke dans toutes ses histoires, et par conséquents, de le mettre dans cette position face à elle. En fait, je suis juste un p'tit con. Comme lui.


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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Ven 6 Avr - 11:24



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Mais de réponse, il n’en obtiendra pas de ma part. Tout simplement parce qu’il reste tellement évasif qu’auparavant, j’aurais eu envie de le secouer comme un prunier dans l’espoir qu’il crache le morceau. Ce qui n’aurait pas servi à grand-chose. S’il y a bien une chose que j’ai appris ces dernières années, c’est que Luke Holmes peut être plus muet qu’une tombe lorsqu’il le désire. Concernant l’histoire du portable, je n’y crois pas une minute, c’est beaucoup trop gros et trop cliché et il faut admettre que je m’attendais à un peu plus d’inventivité de la part du mutant ailé. Il faut croire que je risque d’aller de déception en déception.

L’idée me vient de couper court à l’entretien et de le laisser partir, s’enfuir à tire-d’aile pour ne plus revenir parce que je me doute qu’à présent qu’il a lâché deux informations sans aucun développement, il considère qu’il a fait ce qu’il avait à faire. Sans mauvaise comparaison (si mais c’est bien parce qu’il le mérite), Luke me fait penser à un pigeon, le genre qui s’installe devant ta voiture, passe de longues minutes à te fixer en t’empêchant de démarrer pour ensuite s’envoler et te laisser un joli cadeau blanchâtre sur le pare-brise. Il y a cette même pensée de « tout ça pour ça ? » ainsi que la sensation de s’être fait avoir sur toute la ligne. A vrai dire, c’est plus pour le plaisir de comparer le jeune homme à un volatile mal-aimé que je dis ça mais ça fait un bien fou. Je peux me battre pour lui sans problème mais contre lui…non, j’ai assez donné. Alors faire des comparaisons mentales me semble un moindre mal.

Pour ce qui est du manque de réponse, je pourrais aller demander à Ethan mais c’est bien la dernière chose dont j’ai envie. Tout ce que je demande, c’est que Luke soit un tant soit peu honnête et je refuse que ce soit son coloc qui s’explique pour lui. Sa tentative d’excuse la veille ne m’a pas échappé et si je l’ai trouvé un peu inutile, elle me rassure au moins sur un point : Luke n’est pas tout seul. Il s’est trouvé un ami fidèle, capable de le bouger un peu et c’est tant mieux. Ces deux-là sont comme le jour et la nuit mais ce n’est pas plus mal. Au moins, il n’est pas tout seul et c’est malgré tout un point qui me perturbait. Maintenant qu’il est réglé, je suis un petit peu rassurée. Du moins, sur l’avenir proche à l’institut.

Cette histoire de visite à Juliet me perturbe, il va m’être difficile de passer l’éponge dessus en un clin d’œil. Depuis que Prudence l’a aidé, Luke ne se souvenait pas de ces derniers moments avec sa famille alors quoi ? Il se souviendrait ? Mais de quoi au juste ? Qu’est-ce qu’il cherchait ? Je ne lui demanderai pas pourquoi il ne m’a pas parlé de son projet parce qu’il n’a pas de compte à me rendre mais je ne peux m’empêcher de songer que, dans l’hypothèse où le don de Prudence serait infaillible, le mutant ailé aurait pu s’épargner quelques peines en venant me voir. Après tout, ne suis-je pas la mieux placée pour lui parler de ce qu’il a oublié, ne serait-ce qu’un petit peu ? A l’heure actuelle, il me semblait être la seule à être au courant de sa vie avant l’amnésie mais il faut croire que ce petit point lui a échappé. Ou alors, il est à ce point borné qu’il n’a pas voulu me poser des questions. Je ne sais pas ce qui se passe sous les cheveux châtains de cet homme mais c’est un labyrinthe dans lequel je n’ai plus envie de m’aventurer. Mon visage prend un pli ironique quand je songe à ce que je sais de son passé et qu’il a probablement oublié. Le choc qu’il aurait pu s’épargner…

Bon sang, c’est vrai que s’il ne se souvenait de rien, il a dû tomber des nues ! Malgré moi, le souvenir de son visage lorsqu’il m’a parlé de sa famille me revient en mémoire et m’interpelle. Comment a-t-il réagi en la voyant ? Surtout, comment va-t-elle ? C’est bien la seule question que je pourrais lui poser mais j’ai peur qu’il ne me mente, qu’il ne soit évasif. Alors je décide de l’interroger sur quelque chose de plus vague et d’observer ce qui en découlera.

Tu as pu voir Juliet ?

Mon regard qui ne l’avait pas quitté depuis le début se fait plus fixe, j’ai besoin d’en savoir plus et puisqu’il est réticent à me parler, il faudra donc que j’essaie de trouver des réponses sur son visage. Ce visage fatigué qui n’est pas pour me rassurer. Vais-je y retrouver la même lueur de douleur que lors de notre rencontre ? Celle qui avait disparu ces dernières années. Je peux lui souhaiter tout l’enfer du monde mais pas celui-là, pas celui dont il avait réussi à se défaire. En soit, c’est lui qui l’a choisi tout seul mais ça n’empêche que la culpabilité, la douleur et la peine qui y sont rattachés, il ne les mérite pas. A mon sens. De ce que j’en sais.

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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Ven 6 Avr - 15:38


comme un ouragan

 







Il n'avait pas envie qu'elle reste là, sans rien dire, juste planté en face de lui à essayer de comprendre ce qui se tramait dans sa petite tête, à essayer de lire dans ses pensées... Il voulait juste qu'elle le mette dehors poliment OU qu'elle lance un tout autre sujet de conversation. Genre... Elle était devenu professeur non, depuis le temps ? Comment allait-elle ? Avait-elle réussit à régler son petit soucis de mutant ? « Mmh ? » Comment... Comment savait-elle le prénom de sa sœur ? Il était sûr de ne jamais avoir évoqué le prénom de Juliet en face d'elle. Il afficha une expression un peu surprise. « Comment tu connais son prénom ? » demanda t-il alors. Ou alors je perd vraiment la boule, je ne me souviens même pas de ce qu'on a partagé toi et moi l'an passé ? Non... « Mais oui, j'ai pu la voir. » Pas avec autant de facilité que ce que j'aurais voulu mais... Mais on a fini par y arriver. Et pourtant, crois moi, j'ai cru que jamais nous allions y parvenir. Il était vrai qu'à un certain moment, Luke Holmes avait fini par se demander si le ciel, le karma ou la terre toute entière ne se moquait pas un peu de lui.

D'accord c'était peut-être pour le punir d'avoir agit comme ça : avec une impulsivité qui l'avait pourtant quitté il y a longtemps. Il s'était toujours appliqué à rester dans sa routine, à en pas sortir de institut, à rester sagement dans son coin, à faire des études à distance et jamais, au grand jamais, ne perturber tout ça. Et puis cette idée subite et farfelue l'avait pris, comme ça... Et il avait lui même tout chamboulé, lui, le garçon qui aimait sa routine, sa vie tranquille et ses rares amis.


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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Dim 8 Avr - 10:38



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Le silence pèse de nouveau tout autour de nous comme une chape de plomb et je n’esquisse pas un mouvement, attendant patiemment que le jeune homme en face de moi daigne articuler quelques mots de réponse, rien que parce que je tiens vraiment à savoir ce qu’il en est. Il ne m’a que très peu parlé de sa sœur mais je sais qu’elle a été envoyée en institut psychiatrique alors qu’elle était très jeune. A-t-elle pu en sortir ? Comment perçoit-elle son frère à présent ? Le revoir a-t-il réveillé des souvenirs enfouis, quelque chose ? Derrière le masque de l’écoute poli, tout mon être est tendu par le questionnement, dans l’attente d’une réponse, même infime. Mais elle ne vient pas, pas vraiment. Difficile de même lire quelque chose sur le visage fermé du mutant ailé, même comme ça, je n’obtiendrai pas d’éclaircissement.

Il me demande comment je connais le prénom de sa petite sœur et je laisse échapper un soupir avant de lui répondre, non sans une pointe de tristesse mêlée de reproche dans la voix. Tu me l’as dit, il y a longtemps. Alors il ne se souvient vraiment pas. Si le pouvoir de Prudence avait cessé de fonctionner et qu’il avait recouvré la mémoire, il se serait rappelé nos conversations et ses confidences sur son passé. Ce qui veut dire qu’il est parti « à l’aveuglette » voir sa sœur ? Mais pour y trouver quoi ? Bon sang, Luke, il faut toujours que tu choisisses de faire cavalier seul et que tu te manges un maximum d’obstacles en chemin ! Mais non, jamais tu ne demanderas de l’aide, jamais tu n’admettras que tu peux avoir tort ou ne pas détenir toutes les réponses. Volatile stupide…

Ce qui me choque par-dessus tout, c’est d’imaginer ce que l’homme-oiseau a pu découvrir, toutes les conséquences que cette expédition a pu avoir et que je ne peux que me figurer sans rien savoir du vrai ou du faux. Mais enfin soit, je n’en saurai pas plus, j’ai déjà obtenu un semblant de réponse : je sais pourquoi il est parti et je sais même qu’il a réussi ce qu’il a entrepris, dans les grandes lignes. Il ne me doit pas d’autre explication, c’est suffisant, il a fait ce qu’il avait à faire. Amen. Je peux donc ranger toute cette histoire au placard et clore le chapitre si on peut appeler cela un chapitre. Je suppose que oui. Enfin bref…

Très bien, tant mieux si tu as pu la voir.

J’esquisse un sourire poli pour signifier que je suis contente qu’il ait pu revoir sa sœur après tant d’années, décroise les bras pour me lever en veillant à ne pas me retrouver trop proche de lui. J’ai tellement fixé ses prunelles bleues au cours des dernières minutes qu’elles n’éveillent plus rien en moi, comme lorsque l’on a fixé une image tellement longuement qu’on ne la distingue plus que comme une vague tache de couleur. C’est un peu ça au fond, nous sommes de vagues tâches de couleur dans le paysage l’un pour l’autre et c’est très bien.

Tu as dit que ce tu avais à dire, je ne te retiens pas plus longtemps. Tu peux y aller, va profiter de ton retour à l’institut


Retourne vivre ta vie, je ne te retiens pas. Si je devais filer la métaphore aviaire, je dirais que c’est ouvrir la cage aux oiseaux pour les laisser s’envoler mais ça voudrait dire que Luke Holmes me doit sa liberté alors qu’il n’en est rien. Et puis, je préfère de loin mon histoire de pigeon. Quoi qu’il en soit, je commence à rassembler mes affaires de cours pour me donner une contenance et lui offrir une occasion de partir sans craindre un regard le suivant. Je n’ai pas cours avant un moment mais peu importe, j’avais l’intention de partir travailler à la bibliothèque de toute façon. De récupérer crayons et fiches de cours me redonne une certaine forme de calme et je relève la tête en écartant une mèche inopportune pour regarder le jeune homme une dernière fois.

Bonne journée.

12 janvier 2018
Si je devais classer mes journées de la meilleure à la pire, celle-ci figurerait en bonne place avec les atroces. Ma main s’est arrêtée de saigner et il était temps vu que je suis rentrée depuis déjà deux bonnes heures. Même un enfant de 12 ans sait que le verre explose quand il fait trop froid mais non, moi, j’avais oublié. Heureusement que je ne suis pas professeur de physique-chimie… Au fond, ça me fait plus rire qu’autre chose, les éclats de verre dans le haricot, l’engueulade grandiose d’Esteban quand il m’a retrouvé. Tiens, voilà qu’il m’envoie un sms à présent, ce type ne peut pas s’empêcher de râler… Que devrais-je dire,  alors que l’infirmière teste un traitement expérimental (qui ne marche pas du tout) tout en m’engueulant à son tour ? Hé, j’ai failli mourir, pas vous !

Par chance, je peux compter sur Mariah pour me changer les idées. Pauvre homme, je lui ai pourri ses plantes… Je crois que mes regards penauds ont eu raison de sa potentielle colère mais je m’en veux quand même, parce qu’il adore ses plantes. J’ai dû promettre de ne pas recommencer une telle expérience mais c’était déjà décidé, rien pour que éviter d’avoir une seconde fois cette énorme perfusion dans mon bras. Ça fait atrocement mal et si je ne prends pas la main de mon ami, c’est pour éviter de lui broyer les phalanges jusqu’à en faire de la farine.  Je suis obligée d’écrire par à-coups, j’ai bien compris la leçon : ne plus jamais aller à l’infirmerie.

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MessageSujet: Re: Thalia — comme un ouragan   Dim 8 Avr - 22:36


comme un ouragan

 







C'était le dialogue le plus froid ( sans mauvais jeu de mot) que la terre ait connu entre eux. Peut-être y en avait-il eu d'autres mais ils devaient faire partit de ceux qu'il avait oublié avec Prudence. Mais là... Ils en étaient presque à réciter le genre de dialogue que deux inconnu pouvait entretenir. Voilà, deux inconnus. C'est ce qu'ils étaient aujourd'hui ? Je ne veux pas de ça Thalia, vraiment... pensa t-il alors. Si tu ne veux plus de moi à tes côtés, très bien, mais laisse moi au moins être, je sais pas, ton ami ? J'ai été très con, mais... « Je... » Vite, un truc, n'importe quoi. Juste pour faire genre de... De quoi au juste ? « Je t'accompagne. » Putain que t'es con lui glissa la voix dont il avait une sainte horreur. « A ton cours. » jugea t-il très utile de préciser. Il avait cette désagréable sensation d'être ce gars qui s'accrochait désespérément à quelque chose qu'il n'avait déjà plus. Peut-être qu'elle considère que nous ne sommes plus ensemble. C'est peut-être ça, le truc ? Je me fais du mal tout seul. Son cerveau était en ébullition, il pensait beaucoup trop en ce moment même. Et Luke Holmes ne réfléchissait jamais autant à ce genre de chose. Dans les relations il avait toujours fuis le conflit comme la peste. Mais comment tu pourrais continuer de vouloir de moi après ce que j'ai fais, hein... Ah ouais, c'est vrai, tu n'en sais rien, et tu n'en sauras jamais rien.


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Thalia — comme un ouragan
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