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 « I know I'm going to die...» [pv Liam]

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MessageSujet: « I know I'm going to die...» [pv Liam]   Mer 24 Aoû - 18:13



« I know I'm going to die...»


Je cligne des yeux. La lumière filtre à travers les rideaux. Je reste un instant sans bouger, profitant de la tiédeur des draps. Il est presque sept heures, et à l'autre bout de la pièce, roulé en boule sur un fauteuil, Oz m'observe de ses yeux verts. Le félin ne bouge pas d'un poil, immobile comme une statut, et je sais qu'il ne bougera que lorsque que je me lèverais. Dehors, la neige tombe à gros flocons. Je me redresse pour m'assoir, et m'étire lentement. Mon regard se pose sur la place vide dans le lit, à côté de moi. Mon cœur se serre. Il me manque. Tous les jours. Je sais qu'il reviendra bientôt, et pourtant, son absence se ressent douloureusement. Le chat noir saute souplement de son fauteuil sur le lit, et continue de me fixer intensément, la tête penchée, en ronronnant. Je souris, avant de me lever. Au boulot, encore aujourd'hui je ne vais pas chômer. Soigner des petites plaies sans importance que s'infligent les élèves par accident, à cause de leurs dons, veiller sur des personnes venant d'être opérées jusqu'à leur réveil, vérifier l'inventaire médical, rédiger des rapports, lire des dossiers médicaux... Une journée aussi banale que bien remplie. Je soupire tout en me rendant dans la salle de bain. Une douche chaude, un léger maquillage. Un jean sombre et pull noir à manches longues, et me voilà parée. La main sur la poignée de la porte, je jette un dernier regard circulaire à ma chambre. Oz a disparu. Je sais qu'il va réapparaître bientôt, il n'est jamais bien loin. J'attrape mon sac, le lance sur mon épaule, et referme la porte à clé. Je traverse les couloirs d'un pas rapide, sans m'attarder, rendant leur salut aux étudiants qui me croisent. Je descends des escaliers, puis encore d'autres, et me retrouve au rez-de-chaussée. Je traverse le hall, la salle à manger remplie d'étudiants affamés, et enfin, pousse la porte de la cuisine. Lorsque j'entre, plusieurs tête se tournent vers moi. Une des serveuses, qui aide à la cuisine se précipite vers moi, en me tendant un petit panier en osier.

« Voilà pour vous, passez une bonne journée! »

Je lui souris, et jette un œil dans le panier. Quelques toasts grillés, un yaourt, des fruits, et un thermos de thé brûlant. Mon petit-déjeuner favori. Je relève les yeux vers elle.

« Merci beaucoup, je vous promets qu'un jour, je mangerai ici un matin... »

Elle rit et me fait un signe de la main avant de retourner travailler. Au moment où je m'apprête à sortir, mon regard croise celui d'un homme, au fond de la pièce, aux fourneaux. Ses yeux bleus me fascinent. C'est un des cuisiniers de l'institut, William... Quelque chose. Son nom de famille m'échappe. Il me fixe, un sourire aux lèvres, je le lui rends, avant de pousser la porte, et de sortir. Je retraverse certaines pièces, me retrouve de nouveau devant des escaliers que je prends presque en courant. Quelque chose me perturbe. C'est bizarre, en tant que médecin, je connais tout le monde à l'institut, je les ais tous vus au moins une fois. J'ai une bonne mémoire, et il est rare que j'oublie un nom, surtout en ayant la personne en face de moi. Sauf si... L'idée me stoppe net, à un tel point que l'étudiante visiblement pressée qui me suivait de près me rentre en plein dedans. L'air gêné, elle a un sourire timide, et me lance un geste d'excuse en s'éloignant. Je passe devant les dortoirs, le laboratoire, toujours en m'interrogeant sur ce William dont-je-ne-me-rappelle-plus-le-nom. Arrivée devant la porte de mon bureau, je l'ouvre, et jette distraitement mon sac sur une chaise. J'enfile ma blouse, noue mes cheveux en un chignon lâche et file vers l'armoire où sont rangés les dossiers médicaux des résidents de l'institut. Sachant qu'il travaille à la cuisine, je cherche parmi les dossiers des membres du personnel. Je tombe sur le mien, celui des infermières, du psychologue, celui de l'autre cuisinier, Silver Braxton, avant de finalement trouver celui que je cherche. William Wallace... Je retourne à ma bureau, m'assoit derrière le meuble et ouvre le dossier. Dossier qui est pratiquement vide. Je tourne les pages, les unes après les autres, sans rien trouver de plus qu'un vaccin qui remonte à... Des années. Impossible! En levant les yeux, je vois mon félin noir qui m'observe, allongé de tout son long en haut d'une étagère. Tiens, le revoilà lui... J'ouvre la porte qui sépare mon bureau du reste de l'infirmerie, et appelle une infirmière, occupée à finir de soigner le genou écorché d'un garçon.

« Marina? Quand vous aurez fini, est-ce que vous pourriez aller me chercher William Wallace? Vous savez, le cuisinier. J'ai à lui parler, c'est assez urgent.

-Je m'en occupe.

- Merci. »

Je retourne à mon bureau, referme la porte. Je me laisse tomber sur le fauteuil, et laisse mon regard vagabonder dans la pièce. Comment est-il possible que jamais personne n'ait soigné cet homme? Qu'il n'ait jamais été vacciné? J'ai beau me creuser la cervelle, rien à faire, la réponse m'échappe. Je ne me rappelle même pas de son pouvoir. Peut-être qu'il a un lien avec son poste aux cuisines... Ou peut-être pas. La matinée passe doucement, je grignote mon petit déjeuner en relisant certains dossiers. Je soigne quelques petits bobos sans gravité, distribue une ou deux aspirines... Je vais jeter un œil de temps en temps aux chambres de convalescence, pour veiller sur un de mes patients. Récemment opéré, il a eu de la chance, et est passé très près de la mort. Un véritable miraculé. Sa compagne, une superbe brune, n'est pas avec lui. Elle est sûrement en train de travailler, et reviendra dès qu'elle en aura l'occasion. Voir un tel attachement entre deux êtres est tout simplement bouleversant. Lorsque l'on frappe à la porte de mon bureau, je suis assise depuis quelques seconde à peine. Oz, émet un miaulement contrarié, son pelage noir gonflé le fait ressembler à une boule de bowling. Lui qui d'habitude est si athlétique... Une deuxième série de coup retentit.

« Entrez! »

La porte s'entrouvre, et la tête du cuisinier apparaît. Il sourit, avant de rentrer pour de bon. Son chien sur les talons. Je comprends mieux la réaction du chat, maintenant. Ce dernier grogne, mécontent, les oreilles plaquées sur son crâne. De son côté, le berger australien fixe le chat noir, l'air méfiant. Je jette un regard à Oz, et il se rallonge sur le meuble, la queue battant furieusement l'air, ne lâchant plus le chien des yeux. L'homme en face de moi les regarde faire leur petit manège, l'air amusé. Puis son regard se balade dans la pièce, il observe tout ce qu'il voit en détail. Le cuisinier est nerveux, ça se voit. Ses yeux finissent par trouver le cadre posé sur mon bureau. Il contient une photo de moi et mon mari, yeux dans les yeux. Prise il y a peu, démontrant l'amour profond qui nous unis, et ce depuis des années. Je m'attarde un instant sur le cadre, le cœur serré par le manque, avant de relever les yeux. Mon regard croise celui de William. Je lui souris doucement.

« Monsieur Wallace, il semblerait qu'on ait un petit problème. Quelques petits points à éclaircir, rien de grave, pas de quoi avoir peur... Si vous voulez bien vous asseoir. »

Il ne bouge pas, continue à me toiser. Je laisse échapper un léger rire.

« Je ne vais pas vous manger, vous savez. »




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MessageSujet: Re: « I know I'm going to die...» [pv Liam]   Jeu 25 Aoû - 17:33

I know i'm going to die...
Maya & Liam
La peur est pire que la douleur, parce qu'elel l'anticipe et l'amplifie. C'est elle qui vous fait hurler, alors qu'on a même pas encore commencé à vous toucher. La peur, ça craint...

La journée avait pourtant bien commencé. Comme chaque matin, Liam s'était levé tôt, il avait sorti Shamrock et était passé aux écuries soigner ses juments, les nourrir et nettoyer les box. Réglé comme du papier à musique, le cuisinier se complaisait dans cette routine, s'apaisait de ce rythme qu'il s'était choisi. Il était du service du soir, ce jour-là, ce qui lui laissait l'après-midi de libre. Il avait donc prévu un inventaire des denrées en stock et une prévision pour les courses qu'il irait faire le lendemain. Pour l'heure, chaque chose était à sa place et tout roulait.
Par acquis de conscience, il était tout de même passé voir le service du matin, qui se déroulait sans encombres. Il avait croisé tout un tas de personnes, qu'il avait salué poliment, comme toujours. Il ne s'était attardé sur aucun d'eux, habitude oblige, l'esprit déjà occupé par l'inventaire à venir. Mais avant, une bonne douche et de nouveaux vêtements. Or de question de sentir le cheval toute la journée !
Il sortait à peine de sa chambre quand une infirmière était venue le trouver, ruinant tous ses espoirs de passer une bonne journée. La médecin avait demandé à le voir. Interdit, Liam avait fait répéter l'infirmière, pour être bien certain qu'il s'agissait de lui, qu'il n'y avait aucune méprise.
Puis il s'était figé et avait pâli.
Il n'y avait aucune raison pour qu'elle demande à le voir.
La fracture de sa main, elle était oubliée, ou presque. Cela faisait deux mois et demi qu'il avait ôté son plâtre. Tout allait pour le mieux. La douleur résiduelle ? Il s'était bien gardé d'en parler ! De toute façon, il avait décidé que c'était parfaitement normal. Ca ne l'empêchait pas de travailler ni de faire ce qu'il avait à faire. Aucune raison de s'attarder là dessus.
Aucune raison de le convoquer.
Avalant sa salive, au beau milieu du couloir, alors que Shamrock commençait à se demander ce qu'il fabriquait, Liam décida qu'il ne pouvait que s'agir d'une erreur. Ou alors que cela ne le concernait pas. Mais oui, bien-sûr ! Qu'il était idiot parfois... La doc' devait avoir identifié une quelconque allergie alimentaire et elle voulait probablement l'alerter.
Il ne pouvait s'agir que de cela.
C'est donc d'un pas résolu, quoi que toujours nerveux, que le cuisinier se rendit à la convocation. Il passa saluer Eion, qui allait de mieux en mieux, et finit par arriver à bon port. Pourtant, quand il toqua, il ne faisait pas le fier.
C'était plus fort que lui, l'infirmerie c'était bien le seul endroit où il détestait aller. Il faut dire qu'on trouve tout un tas d'instruments de torture aussi : aiguilles, seringues, scalpels, plâtres... Même en admettant que les soignants ne sont pas des sadiques, le brun ne tenait pas à rester en leur compagnie. Et puis, il y avait aussi son côté hypocondriaque. Qui dit infirmerie, dit virus, infections, bactéries, tout un tas de trucs, probablement pire que les aiguilles.
Quoi que, il pouvait presque encore sentir la piqûre qui lui avait injecté de la morphine, le soir où il était arrivé, mourant ou presque, avec sa fameuse (et unique) fracture. Il avait fallu l'intervention de Charles, qui avait brisé sa confiance (rien que ça) pour le forcer à abaisser son bouclier. Son postérieur aurait été en sécurité sinon...
Depuis toujours, soigner Liam était un vrai calvaire, c'est pourquoi il se soignait lui-même. Quand il se sentait fiévreux ou autre, il décochait sa batterie de médicaments (il aurait pu suppléer la pharmacie de l'institut, vraiment) et donnait dans l'auto-médication. Souvent, il prenait des comprimés, en prévention, et il se sentait tout de suite beaucoup mieux.
Ai-je dit qu'il était un brin hypocondriaque ?
En fait, c'est surtout la faiblesse que redoute notre Forteresse, qui ne porte pas son surnom pour rien.
Une voix l'invita à entrer, il le fit et réalisa avec un temps de retard que la présence de Shamrock n'était probablement souhaitée. Mais pour Liam, son chien, c'est un peu comme son ombre, ou son bébé, il n'envisage pas vraiment de le laisser seul quelque part. Ou que la bête à poils le laisse seul, lui. A vous de voir...

_ Bonjour, dit-il, sans aplomb. Vous... Euh... Vous avez demandé à me voir ? Désolé, j'ai amené mon chien sans réfléchir. Vous voulez que je le fasse sortir ?

Il le ferait, le cas échéant, mais il espérait surtout partir, lui aussi, rapidement. Elle n'avait qu'à lui dire qui était allergique à quoi, il l'ajouterait à son classeur et tout rentrerait dans l'ordre.
Sauf qu'elle énonça qu'il y avait un problème, alors il pâlit franchement et se figea, raide comme un "i". Elle l'invita pourtant à s'asseoir, mais il n'y tenait pas. Elle eut beau rire, pour insister un peu, il ne de détendit pas d'un iota. Une part de lui songea sérieusement à s'enfuir. Elle ne serait certainement pas en mesure de l'arrêter. S'il faisait l'autruche suffisamment longtemps, on le laisserait tranquille et tout le monde oublierait cette histoire.
Il avait toujours la possibilité de se mettre en grève, même si ça ne lui été jamais encore venu à l'esprit.
Puis une autre part de lui le força à céder et à prendre place, les jambes et le dos bien droits, prêt à tout instant à bondir, saisir son chien, et partir en courant pour sauver sa vie et son épiderme.
Oui, vous lisez bien.
Avec une méfiance que ne parvenait pas à nuancer sa politesse naturelle, il se racla la gorge, serra les poings, et affronta sa destinée.

_ Je... Vous écoute, articula-t-il péniblement.

Elle pouvait dire ce qu'elle voulait, il avait inconsciemment blindé son bouclier comme rarement. Aucune aiguille ne toucherait sa peau, quoi qu'elle fasse.
Liam appréciait son don, en cet instant plus que jamais !
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MessageSujet: Re: « I know I'm going to die...» [pv Liam]   Jeu 25 Aoû - 20:34



« I know I'm going to die...»


On aurait dit qu'il allait se faire dévorer tout cru par une bête féroce. Il est tendu, à une tel point que je peux presque voir le détail de ses muscles sous sa peau. Dans ses yeux brille une lueur inquiète et méfiante. Il met un certain temps avant de réussir à balbutier quelques mots.

« Bonjour. Vous... Euh... Vous avez demandé à me voir ? Désolé, j'ai amené mon chien sans réfléchir. Vous voulez que je le fasse sortir ? »

Il jette un rapide coup d’œil vers son chien, l'air vaguement gêné. Je lui souris en retour. La présence du beau berger australien ne m'embête pas le moins du monde. Même si ce n'est pas l'avis de tout le monde. Je jette un regard vers Oz, toujours sur son étagère.

« Non, laissez le, il ne me dérange pas. Et en effet, j'ai à vous parler de quelque chose. J'espère que je n'ai pas trop perturbé votre emploi du temps. »

Le chat noir observe la scène avec son air supérieur habituel, apparemment vexé que je n'aie pas fait sortir le chien de son "territoire". J'invite le cuisinier à s’asseoir, mais il semble comme pétrifié. Une véritable statue. Je lui lance une plaisanterie, pour essayer de le détendre, mais on ne peut pas dire que ça marche. Je pense même qu'on pourrait dire qu'il est encore plus raide qu'avant. Bon sang, je n'ai que rarement vu une personne aussi mal à l'aise dans une infirmerie. Ca risque de ne pas être facile. Et soudain, son surnom me revient, et tout devient clair. Fortress. Le gars avec son bouclier physique et mental. Intouchable quand il le désire. Et cet homme -bel homme en plus il faut l'avouer- a une peur panique de tout ce qui touche au monde médical. La voilà, la raison qui fait que son dossier médical est aussi vide. Eh merde, ça va être compliqué ça encore. Il finit par s'avancer, sûrement avec un effort conséquent, pour se laisser tomber lourdement sur la chaise en face de la sienne. Il semblait prêt à s'enfuir au moindre mouvement qui lui paraîtrait suspect. Allons-y doucement, histoire de ne pas l'effrayer davantage... Il ne sait pas ce qui l'attends. Et ma seule inquiétude est que, quand il saura pourquoi il est là, il ne s'enfuie à toutes jambes, chien sous le bras, pour aller se cacher quelque part. Et pour ne réapparaître que bien plus tard.

« Je... Vous écoute. »

Il avait soudain l'air plus déterminé, comme s'il avait retrouvé un peu de courage quelque part au fond de lui même. Si il avait aussi peur des aiguilles que les rumeurs le prétendaient, il lui en faudrait une sacrée dose, de courage. Je prends une longue inspiration, avant de saisir le dossier posé devant moi. Je le garde un instant dans les mains, hésitante. Ne pas le faire fuir, ne pas le faire fuir. Je finis par lui tendre d'un geste lent, et attends qu'il se décide à s'en saisir. Ce qu'il finit par faire, sans me lâcher des yeux.

« Vous savez ce que c'est, n'est-ce pas? »

Son regard se porte son dossier, sur son nom inscrit en majuscules à l'encre noire. Ses mains tremblent légèrement. Je le fixe plus intensémenent.

« Et vous savez ce qu'il y a à l'intérieur? Je le vois esquisser un mouvement pour ouvrir le dossier, et l'arrête d'un simple geste de la main.Ne vous donnez pas cette peine, vous me paraissez un peu fébrile... Je vais vous dire ce qu'il y a dedans. Rien. Il n'y a rien. »

Il repose le dossier sur le bureau, le plus calmement possible. Je crois qu'il a saisit où je veux en venir. Maintenant, soit il va s'enfuir, soit il va rester quelques minutes du plus, luttant contre sa peur. J'en viens à me demander comment il fait lorsqu'il a ne serait-ce qu'un simple rhume. Secouant la tête comme pour chasser ces nouvelles interrogations, je plonge à nouveau mon regard dans le sien.

« Je suis désolée mais il va falloir faire quelque chose... Il en va de votre bonne santé. Et voyez le bon côté des choses, en étant vacciné contre certaines maladies, vous auriez moins de chances de vous retrouver ici à nouveau... »

Je me lève de mon fauteuil, et contourne le bureau pour me rapprocher, ma blouse immaculée flottant derrière moi. Il me regarde m'approcher. Je m'assois sur le bois vernis, tout en fixant intensément le cuisinier. Il ne sera pas facile à convaincre, peut être même que je n'y arriverais pas et qu'il faudra que je ruse. On verra bien. Beaucoup me diraient de laisser tomber, que c'est peine perdue. Mais ma foutue conscience ne me laisserait jamais en paix si je laissais passer un truc comme ça. Inconsciemment, mes doigts tapotent la surface sombre, dans un rythme rapide. Bizarrement ça m'aide à réfléchir. Je me lève et commence à parcourir la pièce, de droite à gauche, inspectant les étagères. Peut être qu'un résident de l'Institut soigné dans le passé avait un pouvoir similaire, et qu'ils avaient trouvé une solution pour arriver à le soigner sans trop de difficultés? Et sinon je n'aurais qu'à me creuser la cervelle pour trouver une technique... Bon sang. Il faut vraiment que j'arrive à le convaincre. Sinon je ne dormirai plus jusqu'à ce que je finisse par trouver un moyen. Ça promets... Un courant d'air glacial, venant de la porte restée entrouverte, soulève mes cheveux et me fait frissonner. Après quelques pas, je referme l'entrée, et soupire, main sur la poignée. Puis je fais demi-tour pour revenir près de Liam. Il n'a pas bougé, ou alors il a reprit la même position que tout à l'heure. Lentement, je retourne me placer pile en face de lui, assise sur le bureau, avant de secouer la tête, dépitée à l'avance.

« Pitié, dites-moi que je ne vais pas avoir à inventer des techniques tordues pour pouvoir vous soigner... »

Je relève les yeux vers lui en soupirant, plongeant mon regard dans ses yeux bleus. S'il refuse de se laisser faire, je n'ai plus qu'à dire adieu au sommeil pour un laps de temps indéterminé. Allez, sois raisonnable...



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MessageSujet: Re: « I know I'm going to die...» [pv Liam]   Mar 6 Sep - 17:03

I know i'm going to die...
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La peur est pire que la douleur, parce qu'elel l'anticipe et l'amplifie. C'est elle qui vous fait hurler, alors qu'on a même pas encore commencé à vous toucher. La peur, ça craint...

Liam s'étonna qu'elle s'inquiète de son emploi du temps. En effet, le garçon est tellement organisé qu'il n'y a guère que si vous l'appelez sur le coup de feu, en plein service, que vous allez le déranger. Les inventaires, approvisionnements, le rangement et le nettoyage, tout peut être laissé en suspend en cas de besoin. Il est très attaché à son train-train mais il sait s'adapter.

_ Ne vous inquiétez pas, je trouve toujours du temps pour mes collègues.

Bon, clairement, il aurait préféré du temps pour un autre collègue mais il n'allait pas le dire. Après tout, ce n'est pas la médecin en tant que personne qui le met mal à l'aise. C'est son statut. Elle n'y peut rien. Enfin, si, elle n'est pas devenue médecin par accident non plus, mais Liam se comprenait. Et il ne pouvait pas lui reprocher son métier ; c'était utile. Pour la plupart des gens.
Lui, c'était un cas à part.
Elle lui donna un dossier, bien vide, et lui demanda s'il savait de quoi il s'agissait. Comme il y avait son nom dessus, il devina.

_ Mon... Dossier médical ?

Il ne prenait pas grand risque à supposer cela. Elle lui expliqua qu'il était vide et Liam se força à sourire, complètement à côté de la plaque mais surtout bien nerveux en dépit de l'apparence.

_ C'est parce que je ne me blesse jamais. Avec mon pouvoir, je ne risque rien.

Bon, il lui arrivait d'être malade et, accessoirement, il s'était fracturé la main quelques mois plus tôt, mais il préférait passer sur ces fâcheux "détails". Du coup, il ne voyait pas où elle voulait en venir. C'était une bonne chose, elle aurait dû être contente. Il était un patient de moins à suivre. Mais non, elle semblait... Préoccupée. Elle le regarda et mentionna LE mot tabou, sous forme verbale : vaccin.
Comme elle se leva juste après, Liam eut un sursaut, comme s'il avait redouté qu'elle se jette sur lui pour le vacciner de force. Quand il réalisa son geste et l'idiotie de sa réflexion, il sourit à nouveau. Puis il se souvint qu'elle l'avait fait venir spécifiquement pour parler de la question, alors il repassa en mode "huître dans sa coquille super bornée".
Elle revint vers lui après avoir tourné un moment et il réalisa qu'il n'avait pas répondu à sa question rhétorique d'avant. Du coup, elle en posa une autre, se désolant par avance de devoir traiter avec lui. Ferme et résolu, Liam s'empressa de lui simplifier la vie.

_ Ne vous tracassez pas, répondit-il avec une fausse assurance. Mon bouclier me protège. Je n'ai pas besoin de ça. Mais je vous remercie de vous en être inquiétée.


Pour bien montrer qu'il ne comptait pas rester, il se releva de sa chaise.
Bon, il n'allait pas non plus partir comme un voleur mais c'était un moyen de lui signifier, si besoin était, qu'il ne voulait pas discuter plus avant de la question.
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MessageSujet: Re: « I know I'm going to die...» [pv Liam]   

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