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L'hiver arrive ! Du moins, il est bien arrivé à New-York. Profitez-bien de la neige !
C'est hallowen les amis ! Et si vous faisiez un petit tour par notre sujet commun pour fêter l'occasion ?
L'intrigue numéro 6 est toujours en cours ! Pour le moment, tout le monde est encore plus ou moins entier...espérons que cela ne change pas !
Une nouvelle intrigue a fait son arrivée sur MAP ! Pour s'inscrire, c'est ici ! Vous avez une semaine pour vous inscrire !
Bienvenue dans cette nouvelle partie du forum ! C'est ici que vous serez informés de l'avancée des intrigues en cours ! Elle est pas belle la vie ?
L'intrigue de slenderman est achevée ! Vous pouvez découvrir ou redécouvrir cette aventure ici.
Le procès des intrigues de Norvège et de Boston a pris fin. C'est par ici pour en savoir plus !
L'admin qui s'occupe des annonces tient
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MessageSujet: Lab's buddies   Lun 4 Juil - 0:45



   
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Fin Juin 2016

Pour quelqu’un qui a passé sa vie à être presque continuellement affamée, on aurait pu penser que de se retrouver dans un environnement libre, avec des bons repas servis régulièrement, t’aurais rendu un minimum gourmande. Etrangement, ce n’est pas le cas. Les heures de déjeuner et dîner sont comme une épreuve pour toi, ne parlons même pas du petit-déjeuner que tu as déserté depuis bien longtemps. Il t’arrive aussi de sauter d’autres repas mais…tu as aussi conscience qu’il te faut te nourrir. Juste…tu ne le fais que par nécessité, pas réellement par envie. En plus de cela, tu n’aimes pas te retrouver ainsi dans une pièce rempli d’autant de monde, d’autant de…mutants, que tu peines encore à croire aujourd’hui qu’ils ne sont pas tous des monstres comme on te la dit et répété des années durant.

Tu te ne te sens pas à l’aise. Il y a trop de bruits et trop de mouvements. Tu es obligée de rester concentrée pour ne pas te laisser aller à la panique et ne pas embraser tout ce qui se trouve sur ton chemin. Au moins, tu as Moon ton fidèle ami, pour t’apaiser et te soutenir durant cette épreuve quotidienne. Ainsi qu’une table dans un coin à laquelle tu as su t’isoler. Malgré tous ces mois passés à l’institut, tu es encore bien trop mal à l’aise lorsqu’il s’agit des interactions sociales.

Tu chipotes, la fourchette dans ta main gauche, les morceaux de poissons et de poireaux ainsi que le riz. Ce n’est pas que c’est mauvais, c’est juste que tu trouves ton assiette bien trop remplie. Tu soupires doucement, silencieusement, considérant du coin de l’œil le morceau de part de tarte aux pommes que tu abandonneras probablement avec la moitié du contenu de ton assiette. Tu n’aimes pas gâcher ainsi mais tu es véritablement incapable de manger des grosses quantités. Mâchonnant une fourchetée de riz tu cales un peu mieux ta peluche, qui est sur tes genoux, contre toi.

Un coup d’œil vers la droite manque de te faire étouffer/sursauter/perdre le contrôle de ton pouvoir et mettre le feu au banc et à la table. Tu n’es plus seule, il y a ce type à côté de toi. Ce type qui tu as croisé plusieurs fois dans les couloirs et qui à chaque fois titilles quelque chose dans ta mémoire…sans pour autant réussir à mettre le doigt dessus. Tu as l’impression de l’avoir déjà vu mais tu n’es sûre de rien, tu n’arrives pas à te souvenir quand. Parce que le où est évident, tu as certainement dû l’apercevoir au laboratoire mais…l’autre mutant est mort et l’autre se balade quelque part dans l’institut, alors… ? Tu avales ta bouchée, préférant fixer ton assiette plutôt que de le dévisager pour essayer de le remettre totalement…

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MessageSujet: Re: Lab's buddies   Mar 26 Juil - 3:06



   
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La foule. Des gens, partout. Sont-ils seulement tous réels ? L'heure des repas est pour toi une épreuve digne de celles d'Hercule. Trop de monde qui se hâte et se bouscule, qui s'apostrophe tandis que les corps s'accrochent. Tu as juste l'impression qu'on t'accule. Trop de bruit ; un brouhaha assourdissant, empli de vifs éclats de voix et de manifestations de joie. Milles informations qui noient le moindre de tes sens sous les vagues incessantes d'une mer véhémente. Incapable de résister à leurs attaques dénuée de la moindre goutte de pitié, elles t'arrachent sans difficulté du rocher où tu tentais vainement de t'accrocher. Des vrilles que tu décris dans leur furie, tu tourbillonnes à une vitesse folle tandis que ton glas sonne. Un début de panique qui t'entraîne dans ses eaux glacées qui te transissent jusqu'aux os et réveillent des milliers de maux. Les souvenirs de voix qui ricanent et de doigts qui te blâment t'assaillent tandis que des réminiscences de douleurs infimes te reviennent. Cheveux tirés, croche-pieds et coups de coudes à la dérobée. Quand tu y repenses, ça n'était rien. A cette époque, les sévices étaient plus mentales que physiques. Rien par rapport à celles qui vinrent après, témoignages d'un plaisir sadique à peine camouflé sous le couvert de prétextes scientifiques. L'enfance t'a pourtant tout autant traumatisé que l'adolescence, juste d'une manière différente. As-tu seulement connu un instant de répit dans ta vie ? Tu as beau porter un étrange nom d'étoile, on te dirait plutôt maudit.

Attrapant un plateau d'un geste brusque malgré toi, tes doigts se crispent sur le bord jusqu'à t'en faire blanchir les phalanges, jusqu'à ce que la pression dans ta paume invoque une douleur presque rassurante. Les iris roulent d'un air terrifié, se perdent dans le blanc effrayé, leur éther dévoré par les pupilles dilatées. Rasant les murs, le dos le plus possible en sa direction, tes yeux avalent la moindre information. Tu frémis au moindre bruit, tressautes sans raison, sursautes dès que le flou d'un mouvement vif entre dans ton champ de vision. Le myocarde traître se perd dans une course folle, traître qui cherche fuir la cage d'os qui l'enferme pour s'échapper seul de cette masse mouvante terrifiante. La respiration se coince, bloquée par le nœud formé par ta trachée, ne parvenant à sortir que saccadée. Et les yeux brûlent, submergés par une fine pellicule d'eau salée lorsque l'oxygène vient à manquer et que tu es cette impression que tes poumons vont éclater. Un instant, tu te plaques contre le mur dans un coin de la salle, tentant de te rappeler de ce qu'on t'a conseillé de faire lorsque la panique monte ainsi et t'agresse. Respirer. Comme si tu n'y avais jamais pensé, que tu n'avais jamais fait ça lorsque tu angoissais ou que tu devais gérer la douleur causée. Tu t'efforces de le faire tout de même, forçant l'inspiration pour que l'air parvienne à emplir tes poumons, expirant doucement. Machinalement, tu te mets à compter, de plus en plus longtemps à mesure que tes respirations se font plus profondes. Et, lentement, les battements précipités ralentissent, les muscles se délassent de leur crispation exagérée. C'est léger, et tu es toujours angoissé par la situation. Mais tu n'es plus en train de paniquer et la menace d'une nouvelle crise s'est suffisamment éloignée pour que tu puisses réfléchir et tenter de raisonner. On te l'a assez répété : personne ne va s'en prendre à toi à l'institut, tu es en sécurité. Et si tu veux le croire -après tout, ton sauveur ne t'aurait pas libéré pour t'abandonner dans un autre endroit dangereux... non?- , et si rien ne l'a encore démenti durant les quelques semaines que tu as passé ici, tu es toujours incapable de leur faire confiance à ce point. Tu es incapable de te sentir en sécurité. Ce ne sont que des concepts pour toi, dont la réalité t'as toujours été totalement inconnue. Et après avoir passé tant de temps enfermé seul dans ta cellule, simplement sorti comme rat de laboratoire, tu es terrifié par les foules, incroyablement mal à l'aise dès lors que tu dois faire face aux grands espaces. Tu as déjà fait quelques progrès, cependant. Si au départ tu restais enfermé dans ta chambre ou seul dans des espaces relativement petit et qu'il t'était proprement impossible de te rendre dans la salle à manger pour prendre tes repas, tu arrives maintenant à sortir, tu arrives à présent à aller manger avec les autres. Pas toujours, pas tout le temps. Tu rechutes encore souvent ou n'en éprouve pas la force. Mais lentement, tu progresses, bien que tu t'y rende toujours à la fin, lorsque l'agitation s'est déjà un peu calmée et qu'une bonne partie des élèves est déjà repartie.

Persistant à longer les murs, préférant faire un détour plutôt que de traverser la pièce au milieu des élèves en te mettant à découvert, tu t'approches d'une table reculée et presque déserte si ce n'est une jeune fille à la crinière de feu. Et tu t'arrêtes lorsque tu la remarques, picorant avec sa fourchette dans une assiette encore pleine. C'est elle. La fille du laboratoire. Tu en es quasiment persuadé pour l'avoir déjà aperçue quelques fois dans les couloirs. Mais après tout tu ne l'avais que croisée une fois, quelques secondes durant lorsque tu t'étais rebellé... On t'avait transféré quelques jours plus tard dans une structure bien plus sécurisée. Aussi, tu doutes, tu ne sais pas.... est-ce que c'est vraiment elle ? Et est-elle seulement réelle ? Non pas un énième fantôme qui empli ton monde ? Lentement, tu déglutis pour tenter de relâcher la pression qu'une main fantomatique, même à tes yeux, exerce sur ta gorge pour t'étrangler. Puis tu t'avances doucement. Précautionneusement, presque sans faire de bruit. Tu poses ton plateau et t'assois de façon à ce qu'elle se trouve à ta gauche -à choisir, tu préfère n'avoir qu'une personne du côté de ton œil blessé que toute une salle- , gardant un œil sur elle et autour de toi pour t'assurer que personne ne s'approche pour t'attaquer ou tenter de te voler ta nourriture. Piquant dans un bout de poisson, tu alternes entre une bouchée de nourriture et un coup d'oeil vers elle, visiblement hésitant. Tu doutes toujours, incertain sur bien de points. Elle semble réelle, mais tu t'es encore retrouvé à parler à un fantôme la veille et ne t'en es rendu compte qu'en voyant les regards étranges que t'avais lancé un élève qui passait là, alors tu ne fais pas vraiment confiance à ton jugement. Sans compter qu'elle ne semble pas t'avoir remarqué, mais peut-être que cela tient davantage de ta discrétion et du fait qu'elle a clairement l'air plongée dans ses pensées que d'une spectralité potentielle. Aussi, tu continues à manger, un bras placé près de ton assiette pour en protéger instinctivement le contenu, tressaillant régulièrement sans autre raison que ta nervosité exacerbée. Il ne se passe que quelques instants, cependant, avant qu'elle ne finisse par te remarquer. Les regards se croisent, les prunelles s'accrochent tandis que, une fraction durant, les pupilles se vrillent. Déjà détournés, tu l'as pourtant vu sursauté. Est-ce la surprise de ne plus être seule, ou le fait qu'elle t'ait reconnue ? Selon toute logique, la bonne réponse est la première, mais tu ne peux t'empêcher de te dire que c'est elle, que tu avais croisé dans le laboratoire. Tu devrais sans doute préférer l'oublier, comme tout le reste de ta vie avant d'atterrir ici, pourtant tu as cet étrange espoir qu'elle aussi s'en soit sortie. Et tu ne peux t'empêcher de lui demander, la voix douce et incertaine, dans un murmure qui se perd dans le brouhaha général. "Es-tu... Es-tu réelle ?" Les mots t'échappent dans un élan insoupçonné d'audace. Et déjà, tes doigts se crispent sur ta fourchette, et tu sens la chaleur envahir tes joues et ta nuque comme un incendie dévastateur. Tu es presque honteux d'avoir à poser une telle question, anxieux de faire preuve d'une telle impudence. Et si elle te prenait pour un fou ou que tu la dérangeais ? Enfin, c'est sans doute mieux que de te lancer dans un dialogue solitaire, si tu es le seul à la voir, et que tout le monde te prenne effectivement pour un fou. Mais même ainsi. Que dire ensuite ? Que tu l'as prise pour une gamine enfermée dans un laboratoire ? Tu n'es pas certain que tout le monde le prenne bien. Quoique tu n'en sais rien, absolument rien, comme tout le reste somme toute. Mais tu es sûr que ça ne manquerait pas d'attirer l'attention et la pitié sur toi. Et de ça, tu n'en veux pas.

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MessageSujet: Re: Lab's buddies   Mer 27 Juil - 4:01



   
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Déjà, tu oublies…du moins tu essaies d’oublier la présence à tes côtés. Bien qu’elle ne soit pas trop proche, elle te rend mal à l’aise. Sans compter que tu n’aimes pas cette incertitude, ces doutes et ces interrogations qui se glissent dans ton esprit et te font poser mille et une question sur l’identité de cet inconnu que tu as pourtant presque l’impression d’avoir déjà vu à un moment de ta vie. De plus, le fait de diner ne te permettant pas de te cacher sous ta chevelure orangée, à moins de vouloir y coller des morceaux de nourriture et de risquer d’en manger par accident, tu n’oses pas lui lancer un autre coup d’œil pour essayer d’aider ta mémoire à se souvenir. Alors, tu continues de mâchonner ta nourriture sans grande envie, préférant continuer à l’ignorer…à l’oublier. Pourtant, tu soulèves ta main droite jusqu’à ta frange pour la tirer au mieux sur tes yeux, elle est un peu trop grande mais pas suffisamment à ton goût, pas assez pour te dissimuler. Tant pis. Tu soupires, silencieusement, tout en replaçant Moon qui menace de glisser de tes genoux avant de te remettre à faire danser les morceaux de poireaux et de poissons dans ton assiette, retardant le moment où tu mettras une autre bouché entre tes lèvres. Et ce n’est que lorsque tu t’y décide, qu’un son…très léger son…vient caresser ton tympan droit. Au départ, tu as l’impression d’avoir rêvé, dodelinant doucement de la tête comme pour chasser une sensation étrange…

Jusqu’à ce que les mots ne se forment et n’atteignent ton esprit, ton cerveau, qui leur donne un sens. Tu clignes des yeux, tournant ton visage, dont une joue est légèrement gonflée par le légume que tu venais tout juste de mettre dans ta bouche, presque au ralenti vers ton voisin de table avec une expression perplexe collée sur celui-ci. Tu ne comprends pas. Tu ne comprends vraiment pas et ça peut se lire aussi facilement que…non. Ça se devine très facilement, parce que lire…c’est difficile. Tu le fixe un instant ou deux, les yeux légèrement plus ouvert qu’à l’ordinaire, pourtant étrangère à sa gêne tant ton incompréhension est grande. Puis tu baisses ton regard sur ta propre main que tu soulèves devant ton regard pour la contempler comme-ci tu la voyais pour la première fois avant de t’effleurer la joue avec…

Tu te souviens soudain, que tu as la bouche pleine, alors tu avales avant qu’un « J-je le suis » prononcé d’une voix presque aussi douce et incertaine que celle de cet…étranger, qui ne l’est peut-être pas tant, ne franchissent le seuil de tes lèvres.

Là, tu le remarques….le contenu de son assiette qui a bien plus diminué que le tient alors qu’il vient à peine de s’installer. Il doit avoir beaucoup plus faim que toi, alors…autant en profiter, tu as probablement bien assez mangé pour aujourd’hui…cinq à six bouchées, c’est amplement suffisant. Alors plutôt que de simplement gâché, de te forcer…tu pousses gentiment ton assiette vers lui, sans être tout à faire certaine…. « T-t’en veux ? J’ai p-plus t-très faim » …

Et bien que tu en sois inconsciente, ce qui est drôle est ce parallèle que l’on peut faire d’une enfant qui tente de refiler son repas à l’animal se trouvant le plus proche de la table. [Désolé Izar, la scène m’a juste fait penser à ça] …

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MessageSujet: Re: Lab's buddies   Jeu 28 Juil - 2:22



   
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C'est un long moment que tu passes à hésiter, ravagé par les doutes quant à cette intuition que c'est elle, la fille que tu avais vu dans les couloirs d'un des laboratoires où tu avais séjourné. Croiser  un autre cobaye, était un événement assez rare -exceptionnel serait même plus juste- pour que son souvenir t'ait marqué. A vrai dire, si tu n'avais pas eu une opportunité de te sauver, si tu n'avais pas tenté de te débattre et de te rebeller pour finir par te transformer et commencer à attaquer les scientifiques présents avant qu'on ne parvienne à te maîtriser, tu ne l'aurais sans doute jamais aperçue. Les allées et venues des détenus, précieux sujets d'expériences que vous étiez étaient toujours parfaitement mesurées, les timing soigneusement calculés pour que jamais vous n'ayez l'occasion de vous voir et moins encore de vous parler. Il s'agissait de vous isolez, de vous faire sentir seuls au monde pour vous rendre vulnérable et mieux vous mater. Eviter toute graine de discorde, tout souffle de cette rébellion qu'ils se sont si bien attelés à étouffer dans ta poitrine pour que plus jamais tu ne l'expires. Pas suffisamment, visiblement. Pas entièrement. Sinon tu ne te serais pas jeté à leurs gorges, lorsque ton inconnu, oeuvre d'art tirée de tes visions, était apparu et qu'ils avaient voulu s'en prendre à lui. Tu ne les aurais pas déchiquetés de tes trois jeux de crocs, lacérés de tes griffes meurtrières jusqu'à ce que même ta fourrure soit imbibée de sang. Et le pire est que tu n'as aucun remord. Aucun repentir, lorsque tu te souviens des hurlements de terreur et de douleur qui avaient transpercés leurs lèvres avant de périr. Aucune honte ni regret. Après tout... que tu sois monstre ou animal mythique, le résultat est le même : tu n'es régit que par la loi du plus fort, et il n'est que naturel d'écouter tes pulsions primales. Ils n'ont récolter que ce qu'ils ont semé, des années de souffrances résumées en quelques instants agonisants.

Malgré la fugacité de l'instant, tu te rappelles clairement de cette fille à la crinière rousse, des prunelles vertes timides cachées sous sa frange trop longue, une peluche en forme de lapin serrée entre ses bras frêles. Est-ce le caractère exceptionnel de la rencontre qui t'a laissé un souvenir aussi vif en détails et en couleurs ? Tu ne le sais pas, et à vrai dire ça n'a que peu d'importance. Ce qui en a, c'est de savoir si, oui ou non, la fille qui se trouve à côté de toi est l'inconnue du laboratoire. Les ressemblances ont beau être frappantes, elle a beau avoir ces mêmes cheveux de feu et une peluche lapin installée sur les genoux, les doutes persistent à t'assaillir alors que tu avales ton repas un peu trop vite pour être certain qu'on ne te pique rien. Tu ne peux même pas affirmer si elle est réelle. Puis vos regards se croisent. L'éther s'accroche au vert, et il y a ce quelque chose dans ses prunelles... Comme une étincelle, qui enflamme l'allumette frêle d'une audace incertaine. Les mots s'échappent de tes lèvres avant que tu ne puisses les en empêcher, découvrant ta question alors que le murmure s'étire et s'étiole dans l'air, sans garantie aucune de parvenir jusqu'à ses oreilles. Le regard toujours posé sur elle malgré la chaleur qui a envahit tes joues et ta nuque, gêné, presque honteux à l'idée qu'on te prenne pour un fou ou un idiot, tu la vois cligner des yeux. Et tu peux presque compter les secondes qui s'égrènent lorsqu'elle tourne la tête vers toi avec, sur le visage, une claire expression d'incompréhension. Elle te fixe et, sur le tien, l'incendie se propage. Euphorique, il dévore ton épiderme sur son passage, fait rougir doucement le diaphane sous son étouffante chaleur tandis qu'il gagne ta poitrine. Tu baisses la tête, baisses les yeux sans pour autant qu'ils ne la quittent, l'observant à travers tes cils comme si elle risquait de disparaître, de s'évaporer si tes pupilles se détachait d'elle.

Une point de curiosité naît pourtant, te distrayant de ta gêne, lorsque ses billes te relâchent et dévient sur sa main fine. Elle s'élève, presque gracile, jusqu'à la ligne de son regard, avant de s'effleurer la joue. Ta tête se penche sur le côté en une interrogation silencieuse mais captivée. Vérifie-t-elle ? C'est la première fois que tu vois quelqu'un faire une chose pareille. Cela dit, tu pourrais compter sur les doigts d'une main le nombre de fois où tu as posé la question, souvent trop gêné pour oser le demander. Lorsqu'elle te confirme être réelle, sa voix est presque aussi douce que la tienne. Marquée d'une même incertitude qui te réchauffe bizarrement le coeur. Peut-être... peut-être que tu n'es pas seul à te trouver étranger au monde. A passé tes journée à être angoissé, sans connaître aucun des repères que les autres utilisent pour s'accrocher et ne pas dériver ou pire, couler. Et à nouveau, elle te prend de court avant que tu n'aies le temps de réfléchir et te décider sur la suite de la conversation. C'est sur vos assiettes que son regard dévie, entraînant le tien à sa suite lorsqu'elle pousse la sienne vers toi et te propose le reste de son contenu à peine entamé. Tu relèves les yeux vers elle, clignant à ton tour des paupières dans une expression de surprise toujours intimidée. Oui, le parallèle est tout à fait correct. Vous représentez très exactement l'enfant timide qui donne son repas à l'animal effarouché. Dans l'espoir de l'amadouer ? Toujours est-il que si ta voix porte un peu plus que ton précédent murmure, elle est toujours douce et mal assurée lorsque tu lui réponds, hésitant devant un tel acte de générosité, avec de grands yeux brillants. "Mais... tu n'as pas faim ? Il faut manger pour prendre des forces... Surtout qu'- Tu te coupes brusquement, sur l'instant. Non. Tu n'es plus enfermé. Tu ne vis plus dans l'incertitude de savoir quand était ton prochain repas ou de te faire interrompre pendant que tu te sustentais faiblement. Tu n'as plus à vivre avec cette faim dévorante au ventre, celle qui ne se taisait jamais mais que tu avais été forcer d'apprendre à ignorer. Machinalement, tu te recroquevilles un peu sur ta chaise, rapprochant ton assiette de toi. La lèvre s'ourle pour dévoiler le blanc des dents, les pupilles s'étrécissent, et tu caches ton accès de bête affamée, éternellement acculée, en enfournant une grande fourchette de poisson et de riz. Tu te forces à mastiquer lentement, comptant pour t'y aider et détourner tes pensées afin de pouvoir te calmer. Tu avales, puis secoue doucement la tête en lui lançant un regard intimidé, mal à l'aise à l'idée qu'elle ait pu remarquer quelque chose. Vite, continuer la confirmation. Ne pas la laisser s'attarder sur tes réactions trop étranges pour êtres normales. Ca n'est pas facile pour autant. Tu ne sais pas comment le dire, et l'incertitude se fait prononce dans les trémulations du filet de ta voix. "Tu... hm... J'ai l'impression de t'avoir déjà vue quelque part. Est-ce que... Est-ce que par hasard tu aurais été... hm, dans-un-laboratoireenAngleterre ?" Les espaces traînant d'hésitations se raccourcissent au fur et à mesure de ta phrase, et le malaise te fait prononcer la fin de ta question presque en un souffle. Les mots se lient pour n'en faire plus qu'un, alors que ta voix se fait de plus en plus faible, murmure qui touche des notes inhabituelles. Tu as peur. Peur de la pitié parce que tu la hais. Peur qu'on te prenne pour un monstre, même si tu l'es. Peur qu'on décide que tu es trop étrange, trop bizarre pour l'institut. Peur d'être encore marginalisé. Encore persécuté. Peur qu'on te renvoie d'ici et que tu te retrouves à errer sans toit dans la rue, comme un chien qui n'attend plus que le chenil ne l'attrape. Peur qu'on t'enferme de nouveau. Tu préférerai tout, n'importe quoi. Tout mais pas ça...

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MessageSujet: Re: Lab's buddies   Ven 29 Juil - 1:24



   
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Doucement, tu penches la tête sur le côté…presque à l’unisson et en miroir avec le garçon qui se trouve face à toi. Osant le temps d’un instant accrocher ton regard au sien avant de le détourner un peu, continuer à voir le visage sans les yeux. Oublier que lui aussi te fixe. Pour une fois, il te semble que tu comprends la situation. Il est surpris, surpris que tu lui propose le contenu de ton assiette. Tu sens ton cœur momentanément se gonfler d’une très légère fierté. Il est si rare que tu saches aussi vite analyser une expression, ou n’importe quoi en fait. La seconde suivante, c’est à ton tour d’être surprise. Surtout qu’ …Quoi ? Tu sens une pointe de curiosité naitre en toi mais tu l’étouffes dans l’œuf. Jamais tu n’oseras lui demander de continuer. Tu es bien trop gênée pour ça. Néanmoins, tu te forces à sourire. Un sourire qui se veut sympathique et rassurant. Du moins, tu essaies. Tu n’as pas vraiment l’habitude de faire ça, sourire. Tu étires doucement les commissures de tes lèvres qui tremblotent légèrement, jusqu’à former ce que tu penses être un petit sourire alors qu’il n’y’en a qu’à peine l’esquisse…bien moins que ça, même. Tu penses ne t’en être pas trop mal sortie mais d’un œil extérieur tu sembles plutôt avoir eu une espèce de spasmes.

_ P-pas vraiment. Il…il y a…a trop pour moi.

Même si, il faudrait surtout que tu apprennes à manger plus. Depuis presqu’un an que tu te trouves ici, tu n’as dû reprendre que deux…peut-être trois kilogrammes mais tu es encore bien loin d’atteindre un poids adéquat pour être considéré en bonne santé. Ce n’est pas bon. Surtout avec tout le sang d’encre que tu te fais quant à perdre le contrôle de ton pouvoir, le stress n’arrange en rien ton état. Mieux vaut que tu évites de faire trop d’efforts d’ailleurs, comme courir…tu ne tiendrais pas trois minutes avant de t’essouffler et de manquer de t’évanouir par manque d’énergie. Si tu n’en perds pas lorsque ton pouvoir prend le dessus, lorsque tu te transformes, c’est parce que bien que tu ne l’as pas encore bien compris…cette forme, le feu…t’es bien plus naturelle, elle te ressource plus qu’elle ne t’affaiblie.

Tu es perdue, ne comprenant pas ce qui arrive par la suite. Lorsque tu le vois se recroqueviller sur son propre siège tout en tirant son assiette vers lui pour en dévorer une bouchée à l’aide de sa fourchette. As-tu fait quelque chose de mal ? Tu ne sais pas ce que tu dois comprendre. Est-ce qu’il refuse ton offre ou préfère-t-il d’abord terminer la sienne ? Par deux…peut-être trois fois tu clignes des yeux d’incompréhension tandis qu’il prend le temps de mâcher. Nerveusement, tu vas chercher l’oreille de Moon pour la porter entre tes dents et la mâchonner frénétiquement.

Tu calmes tes interrogations lorsqu’il s’intéresse à nouveau à toi, écoutant sagement. Oh. Alors, lui aussi à cette même impression ? Doucement, tes pupilles s’écarquillent au fur et à mesure de ses paroles. Quelque part, tu es contente. Contente parce que tu ne t’es pas trompée, tu l’avais bel et bien déjà vu dans le passé. Encore une fois, tu tentes de sourire…avec un résultat presque aussi lamentable que précédemment. Tu relâches l’oreille de Moon, lentement…

_ O-oui. C’était à…à Man-Manchester.

Tout en hochant la tête comme pour appuyer tes dires. Un instant, tu réfléchis…avant de te mettre à compter sur tes doigts « Il y…y avait cinq sci…scientifiques, je c-crois. J’en…ai j-jamais vu plus. T-tu y étais aussi ? »

Bien que la réponse semble évidente, tu es encore confuse…parce que tu es persuadée que le laboratoire n’a toujours eu que trois sujets. A moins, que ? Et tu es animé d’une étrange sensation, tu te sens heureuse et presque soulagée. Soulagée d’enfin rencontrer un autre m…mutant qui a connu ta situation. Un ancien cobaye qui, si ta mémoire ne te fait pas défaut, à partager au moins quelques secondes de ton propre passé.

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