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L'hiver arrive ! Du moins, il est bien arrivé à New-York. Profitez-bien de la neige !
C'est hallowen les amis ! Et si vous faisiez un petit tour par notre sujet commun pour fêter l'occasion ?
L'intrigue numéro 6 est toujours en cours ! Pour le moment, tout le monde est encore plus ou moins entier...espérons que cela ne change pas !
Une nouvelle intrigue a fait son arrivée sur MAP ! Pour s'inscrire, c'est ici ! Vous avez une semaine pour vous inscrire !
Bienvenue dans cette nouvelle partie du forum ! C'est ici que vous serez informés de l'avancée des intrigues en cours ! Elle est pas belle la vie ?
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 You lead the rescue but you're bleeding out ◊ Charleste

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C'est (très) compliqué
Super-résistance et vieillissement ralenti mais seulement lorsque Charles se trouve séparé de sa jumelle, dotée des mêmes pouvoirs. Lorsqu'ils sont ensemble, ces pouvoirs tendent à s'affaiblir jusqu'à disparaître complètement après quelques jours.
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MessageSujet: You lead the rescue but you're bleeding out ◊ Charleste   Ven 24 Juin - 12:08




Seule dans le couloir, elle avançait droit devant elle. Pieds nus, en robe, les yeux dans le vide. Dans ses bras une vieille peluche de lapin et le visage caché sous une épaisse chevelure rousse. Et Charles la regardait. Elle ne l'avait probablement pas remarqué mais lui l'avait bien vue, et il n'arrivait pas à  détacher son regard de la jeune fille tandis qu'un flot ininterrompu de souvenirs le prenait d'assaut.

Elle lui rappelait des centaines et des centaines de choses à la fois, des conversations lui revenaient en tête, des chansons, des sensations aussi. Bien trop de choses pour qu'il puisse se concentrer, comprendre ce qu'il se passait.
Pourtant cela lui arrivait souvent, de se trouver dans une telle situation. A la moindre occasion, ses quatre-vingt-douze années d'expérience passaient lui dire bonjour, lui rappeler qu'elles étaient là, simplement enfouies dans un coin de sa tête. Et quand elles arrivaient, c'était avec un cortège de témoignages personnels, de choses qu'il avait vues, entendues, dites et faites et dont il se souvenait comme si tout cela s'était passé la veille.
Souvent il arrivait à dater ses souvenirs, grâce à quelques détails qui alors n'avaient pas retenu son attention mais qui avaient toute leur importance. Sa vie avait été saccadée de départs d'une ville à l'autre, coupée en chapitres correspondant à chaque identité qu'il avait dû adopter pour cacher le fait qu'il ne vieillissait jamais. Tantôt à San Francisco, tantôt à Boston, il avait vécu un peu partout et à chaque fois les choses changeaient du tout au tout. Parfois une atmosphère de terreur régnait face au bloc soviétique et à la menace atomique de la Guerre Froide, parfois tout le monde aimait tout le monde et on prenait du LSD sous le soleil de la Californie avant d'aller protester contre la guerre du Vietnam.

Elle, la rouquine esseulée qui déambulait dans le couloir, elle datait de 1963 précisément. San Francisco, à Haight-Ashbury, le début des hippies. Il était rare que Charles puisse mettre une date précise sur un fait pourtant si anodin, mais ses circonstances étaient assez marquantes pour qu'il s'en souvienne. C'était l'année du départ de Charles pour une nouvelle vie, cela allait faire une dizaine d'années qu'il habitait en Californie et c'était beaucoup trop. Il en avait passé quelques unes avec Elisa, il ne se souvenait plus du nombre exact, mais cela ne lui avait pas permis de vieillir assez vite pour s'éterniser un peu plus. Alors il avait préparé son départ, nouvelle identité et le départ pour Chicago était imminent. Il ne lui restait que quelques jours qu'il s'était autorisé une énième soirée passée avec ces jeunes hippies (ils n'avaient peut-être pas encore ce nom-là à l'époque, Charles ne savait plus, sa mémoire n'était pas infaillible).

En cette nuit de 1963, la musique rock douce et à l'époque révolutionnaire lui berçait les oreilles tandis que Charles terminait sa dernière bière, sur un vieux canapé miteux accompagné de quelques amis. Ailleurs dans la grande pièce sale décorée de motifs psychédéliques poussiéreux, des gens faisaient la fête à leur façon, collant sur leur langue les petits carrés de papier buvard imbibé de LSD. Ils tripaient complètement tandis que Charles se demandait où en était sa dose. Les drogués déjà présents avaient consommé leurs dernières doses qui s'étaient trouvées être insuffisantes pour satisfaire tous ceux présents, et c'était au tour du mutant d'offrir, il attendait simplement son livreur. Ce dernier connaissait l'adresse, il venait souvent dans ces grandes maisons victoriennes colorées donner aux hippies de quoi en voir de toutes les couleurs. Il ne devrait d'ailleurs pas tarder, alors Charles se leva, passant au dessus de celui assit à côté de lui sur le canapé qui s'était endormi à force d'attendre.

Le long couloir qui liait l'entrée au salon était à l'image de la soirée. Sombre, sale et morbide. Le parquet était vieux et usé et aurait bien eu besoin d'un peu de lavage, les murs se couvraient de poussière. Et pourtant cela ne semblait choquer personne, pas même Charles. C'était normal à l'époque, toutes les maisons qu'ils squattaient pour faire leurs soirées étaient dans cet état là, c'était ça la vie en communauté, pas forcément parfait mais il y avait le minimum et surtout ce n'était pas prise de tête. De toute façon ils n'avaient qu'à prendre leur dose de LSD pour que leur petit monde retrouve de ses couleurs.

Déambulant dans le couloir de cette maison de San Francisco, une jeune fille devenue femme depuis plus d'un an si on en jugeait au nourrisson qu'elle berçait tant bien que mal en avançant lentement, croisait Charles qui à l'époque ne la quitta pas des yeux. Elle ne regardait pas son enfant mais avait les yeux perdus dans le vide, droit devant elle, si bien qu'elle ne sembla presque pas remarquer Charles. Et dans ses bras, son enfant pleurait, se débattait, tirait sur les longs cheveux roux de la jeune femme. Lui n'avait pas envie d'être là, et c'était peut-être cela qui avait marqué Charles, le fait que ce genre de soirée n'était pas vraiment adapté à un bébé. Mais ce n'était pas non plus son problème, il avait déjà vu bien pire trente ans auparavant, des gens mourir de faim dans les bidonvilles de New York. Alors cet enfant pourrait certainement survivre, il avait encore sa mère.

Quelques minutes plus tard, lorsque Charles avait récupéré sa drogue auprès du livreur, il traversait à nouveau le couloir. La jeune femme était toujours là, debout, les pieds nus sur le parquet répugnant, dans sa vieille robe marron sans manches qui pendait mollement de ses épaules pour couvrir jusqu'à ses genoux. Elle s'était arrêtée en chemin pour bercer son enfant. Elle lui parlait d'une voix faible, prononçant des mots que l'homme n'entendait pas assez bien pour comprendre.
Elle avait l'air désespérée ce soir-là, alors ce fut le plus naturellement du monde que Charles glissa sur le ventre de l'enfant quelques carrés de papier imbibé de LSD, en cadeau à la mère comme une échappatoire qu'il lui offrait pour lui remonter le moral, elle en avait besoin. Puis l'homme continua vers le salon reprendre la soirée qu'il avait interrompu peu de temps auparavant, sans lui adresser un mot.

Pendant longtemps ce souvenir l'avait hanté. Il lui avait quand même donné pas mal de cette drogue, est-ce qu'elle en avait fait une overdose ?  En était-elle morte ? Est-ce que son enfant avait fini par mourir de faim à côté du corps sans vie de sa mère ? Tant de questions que Charles s'était longtemps posées. Il aurait dû faire autre chose que cela, son comportement avait été on ne pouvait plus irresponsable, il l'avait peut-être tué. Il aurait pu l'aider à se sortir de cette passe morbide, à s'en aller de cette soirée où une jeune mère n'avait pas sa place.
A l'époque, ce n'était pourtant pas le sentiment que lui donnaient ces fêtes où l'alcool et autres drogues coulaient à flot, sur le moment elles paraissaient joyeuses, pleines d'amour et de couleurs, c'était peut-être à cause de cela qu'il n'avait rien fait.

Le passé était le passé, le mutant quasiment immortel était bien placé pour le savoir, mais cela ne l'avait en rien protégé de la culpabilité, tordant ses entrailles pendant des années et des années jusqu'à ce que ce souvenir finisse par rejoindre les autres, les oubliés. C'était en y repensant presque dix ans plus tard qu'il avait réalisé à quel point cette époque de sa vie le dégoûtait. Tout était sale, crasseux et dangereux. Les overdoses se comptaient par milliers, décimant des adultes irresponsables et sans avenir auxquels le mutant avait appartenu.

Alors, peut-être à cause de la culpabilité qui faisait à nouveau surface, par inquiétude de croiser à nouveau quelqu'un qu'il pourrait aider mais qu'il laisserait seul, Charles secoua la tête, se passa la main dans les cheveux et avança vers la jeune rousse qui marchait seule à travers l'Institut Charles Xavier. Elle n'avait certainement pas besoin d'aide, elle, mais il valait mieux s'en assurer.

« Excusez-moi, vous allez bien ? »
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MessageSujet: Re: You lead the rescue but you're bleeding out ◊ Charleste   Jeu 30 Juin - 2:37



   
You lead the rescue but you're bleeding out
   
Céleste Even & Charles Gascoigne

   



Juin 2016

Sans but précis, sans savoir où aller ni que faire, tu déambules. Tu sais que bon nombre d’autres…élèves sont en cours, mais toi il y a bien longtemps que tu n’y vas plus. Toi, on t’a arrangé un emploi du temps rien que pour toi composé de cours particuliers. Entre l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, la base des mathématiques, un peu de géographie et de culture générale…tu as un peu plus de temps libre que les autres. Oh, bien sûr…il y a les cours de maitrise de pouvoir, dans lesquels tu as bien du mal à te sentir à l’aise…ton pouvoir te consume encore bien plus que tu ne peux le contrôler. Il y a aussi ce club de création manuelle, que tu aimes autant qu’il te stresse mais…ce n’est pas l’heure d’y aller. Sans doute devrais-tu t’entrainer à lire, toi qui a encore bien du mal à déchiffrer plus d’une ligne entière. Cette idée ne t’effleure même pas l’esprit. Tu n’as pas le cœur à ça, tu es un peu perdue…un peu déçue et attristée : Blake aussi est parti de l’institut, depuis un moment maintenant. Ce n’était pas Mihr, mais tu l’aimais bien. Et puis, tu ne connais personne d’autre vraiment, tu as bien trop de mal à nouer des liens encore…à savoir comment interagir avec les autres malgré tout ce temps qui a passé, bientôt un an que tu te trouves ici. Oh, il y a bien Riley mais elle aussi, tu la croise bien moins souvent qu’avant. Il te semble que tous ceux avec qui tu arrives à communiquer plus d’une fois désertent l’institut. Est-ce ta faute ? Sans doute. Certes, Blake t’as donné cette ligne de numéro qui sert à le joindre avec ces appareils que presque tous semblent posséder mais ce n’est qu’une excuse pour se donner bonne conscience, tout comme Mihr qui t’as envoyé Dumbo et une lettre après coup. Tu t’arrêtes un instant, le regard dans le vide, alors que ça te revient à l’esprit : Il reste Madison. Elle est gentille Madison, un peu étrange…comme toi. Alors, c’est une évidence : Madison, elle va finir par disparaître aussi dans un avenir probablement pas si éloigné.

Tu restes ainsi, les yeux fixés sur un point invisible que toi seule semble voir, un peu plus d’une minute avant de doucement secouer la tête pour te rappeler à la réalité et recommencer à avancer parmi les couloirs toujours sans savoir exactement où tu veux te rendre. Tu ne veux juste pas rester dans ta chambre, seule. Pour autant, tu n’as pas forcément envie de compagnie, celle-ci te met encore bien trop mal à l’aise et ce même avec les quelques gens que tu apprécies…tout façon, n’oublies pas, la moitié d’entre eux ont déserté. Tu as juste besoin de t’occuper un peu l’esprit alors pour se faire : Tu marches. Tu ne vas pas dehors, après tout ce temps…l’extérieur, même protéger des grilles de l’institut, te fait encore un peu peur. Après douze ans passé enfermer, c’est sans doute normal. Peut-être que d’autres, à l’inverse, passeraient leur temps à l’air libre mais pas toi. Sans compter que tu crains toujours d’enflammer le jardin entier par accident.

Tu serres Moon contre toi avant de le laisser pendre à nouveau au bout de ta main gauche qui lui tient la patte avec une fermeté maladroite. Un peu perdue dans ton monde, tes pieds nus frôlant avec une certaine légèreté le sol sous ceux-ci…tu ne remarques pas tout de suite l’autre présence, jusqu’à ce qu’elle te fasse sursauté en t’adressant la parole. Tu t’arrêtes, l’air un peu effaré alors que tu papillonnes des yeux sous ta chevelure qui te cache encore à moitié le visage. Tu n’as pas encore perdue cette habitude…

_ J-je…Oui

Si surprise que le français, qu’Oncle Louis usait principalement avec toi, coule naturellement d’entre tes lèvres avant que tu ne réagisses et ne te corriges rapidement… « Oui ».

Peut-être avait-il tout de même compris, ce n’était qu’un mot pas très compliqué mais...ça te semblait tout de même mieux de te reprendre.

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[HRP : Désolé, ça n'avance pas tellement le sujet ><' Je me remets dans le bain avec Céleste.
Sinon, elle porte ça : Clique là ! en robe, pas le truc sur la tête.
]
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MessageSujet: Re: You lead the rescue but you're bleeding out ◊ Charleste   Dim 17 Juil - 0:04




Elle sursauta lorsque Charles lui adressa la parole, ce qui surpris l'homme à son tour. Elle semblait réellement dans son monde, perdue et seule, à tel point que cela en était presque inquiétant. Comment pouvait-on en arriver là ? Soit elle avait réussi à se mettre dans le même état que la femme d'il y avait une cinquantaine d'années à grand coups de drogues dures et Dieu seul savait quoi, soit elle avait traversé des choses atroces. Dans ce cas-là, elle avait bel et bien besoin d'aide.

Choquée, elle répondit d'abord quelques syllabes que l'homme ne compris pas, qui n'avaient aucun sens et qui n'eurent pour seul effet de lui faire hausser un sourcil dans une moue d'incompréhension la plus totale. Puis après quelques instants elle se reprit, dans un anglais tout-à-fait correct, enfin. Oui, elle allait bien, disait-elle. Mais ce n'était pas très convaincant, voire pas convaincant du tout.
En même temps, c'était toujours cette même réponse qui sortait lorsque quelqu'un demandait si l'on allait bien. On était un peu obligé de répondre que oui, on n'allait quand même pas les encombrer de tous nos tracas personnels, parce que si l'on répondait non, ils demanderaient pourquoi et alors on devrait tout expliquer. Rien que par politesse, on ne pouvait pas dire lorsque l'on allait pas bien.
Ainsi, rien n'indiquait que cette jeune rouquine allait vraiment bien. Charles devrait alors s'en assurer autrement.

« Vous... Vous allez quelque part en particulier ? Vous avez besoin que je vous accompagne ? »

Et voilà, Charles, quatre-vingt-douze ans, avec ses manies de vieillard qui vouvoie tout le monde, même les petits jeunes, habillé d'un pantalon noir et d'un pull beige comme s'il s'était habillé dans une garde-robe d'un autre temps, qui demande à une jeune adolescente où elle va. Non, il n'était pas pédophile, il n'avait pas de goûts particulièrement prononcés pour les filles beaucoup plus jeunes que lui, loin de là. Et pourtant c'était certainement l'image qu'il renverrait aux autres élèves s'ils le voyaient. Mais il s'en fichait, clairement. Cela faisait bien longtemps qu'il avait appris à ne plus s'inquiéter de ce que pensaient les autres.

Il ne s'inquiétait pas vraiment de la réponse de la jeune femme non plus, parce que peu importe ce qu'elle dirait, il la suivrait. Elle n'allait manifestement pas bien, peu importe ce qu'elle disait. Personne ne déambulait dans un couloir avec un air si perdu tout en allant parfaitement bien. Ainsi, il relevait du devoir pour Charles de s'occuper d'elle, parce que cinquante ans auparavant il s'était retrouvé dans cette même situation mais il n'avait rien fait. Hors de question de faire la même erreur plusieurs fois dans sa vie. Et elle serait longue, sa vie, alors autant prendre des précautions.
Aider ne coûtait rien, et s'il y avait bien une chose que Charles avait appris, c'était que rien ne coûtait vraiment quoi que ce soit. Un jour ou l'autre, tout ce que l'on pensait acquis, que l'on croyait à notre portée jusqu'à la fin des temps, tout fini toujours par nous échapper. Et ce n'était même pas pour parler des biens matériels. Eux, surtout ces dernières décennies, s'usaient bien plus vite que leurs propriétaires.
Le plus important, c'était qu'il y avait des personnes avec lesquelles on s'imaginait finir sa vie, des amis proches, des amants qui nous promettent sinon la Lune le fait de toujours être là pour la regarder à nos côtés. Ce n'étaient que des mensonges, Charles était bien placé pour le savoir. Combien de fois il l'avait entendue, celle-là, c'était un mystère depuis qu'il avait arrêté de compter. La vraie vie c'était bien différent, à la moindre occasion les gens se faisaient la malle, Charles le premier.

Ainsi, puisque rien n'avait vraiment d'avenir durable, accompagner cette jeune fille n'engageait Charles en rien sur le long terme. Et du long terme, il n'avait que cela à offrir, immortel qu'il était.

« Cela fait longtemps que vous êtes à l'Institut ? » demanda-t-il, comme pour faire la conversation. C'était le meilleur moyen de briser la glace pour pouvoir analyser cette femme comme il le fallait. « Moi-même je viens d'arriver, je ne cache pas que je m'y sens un peu perdu parfois dans tous ces couloirs... »
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MessageSujet: Re: You lead the rescue but you're bleeding out ◊ Charleste   Ven 22 Juil - 3:18



   
You lead the rescue but you're bleeding out
   
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Visiblement, tu as bien fait de te reprendre. Tu as encore du mal à déchiffrer certaines expressions chez les autres, principalement parce que tu n’oses que rarement vraiment les regarder en face, mais tu es à peu près sûr que l’homme face à toi n’avait pas compris un traitre mot de ce que tu avais prononcé juste avant. Enfin, tu viens d’affirmer que tu vas bien, autant que tu le peux en tout cas. Encore surprise d’avoir été ainsi interpellé et tiré de tes rêveries par quelqu’un que tu ne connais pas. Bien que, tu ne connais pas réellement grand monde entre ses murs malgré tous ces mois passés. Si tu vas quelque part en particulier ? Si tu as besoin qu’il t’accompagne ? Encore une fois, confuse, tu clignes des yeux derrière ta chevelure orangée. Tu lèves un peu la tête pour juger un peu celle de ton interlocuteur, il n’a pas l’air méchant, au moins. Néanmoins…

_Je m-me pro…promène. Je vais nul-nulle part en pa-particulier.

Tu baisses un peu la tête, comme-ci tu craignais de donner la mauvaise réponse. Tu stresses un peu, les interactions sociales, aussi infimes soient-elles ne sont vraiment pas ton truc. Tu soulèves Moon pour le serrer à nouveau contre toi. Tu veux contourner cet inconnu, continuer ton chemin. Pourtant, tu n’oses pas. Comme-ci tu craignais qu’il ne le prenne mal. Alors, tu attends. Sans trop savoir quoi faire, ni dire, le moment qui te sembleras approprié pour repartir à ta petite promenade d’intérieure. Presque par réflexe, néanmoins, tu mets un pas de plus de distance entre vous…simplement au cas où ton pouvoir t’échapperait. Il n’y a pas vraiment de raison mais parfois l’inconfort que tu peux ressentir lors d’un échange avec une tierce personne peut suffire à te faire perdre le contrôle. Cela te stresse, et le stress n’a jamais été vraiment bon pour ça. Surtout que c’est un sacré cercle vicieux, parce que plus tu as peur de prendre feu plus tu stresses et plus tu stresses plus tu as peur de prendre feu et surtout plus tu risques de le faire. Lors des cours, on vous dit de vous détendre, de ne pas avoir peur, que c’est vous qui contrôlez vos…dons et non pas l’inverse, mais c’est plus facile à dire qu’à faire.

Alors que tu penses que c’est bon, que tu te dis que tu vas continuer ton chemin, l’homme s’exprime à nouveau. Tu te demandes un instant, est-ce un des rares humains de l’endroit ou une abomina…un mutant comme toi ? Tu ouvres un peu la bouche à la question, te mordille la lèvre avant de venir porter l’oreille de ta peluche entre celles-ci pour faire de même. Combien de temps ? Tu dois réfléchir, tu as encore un peu de mal avec la notion du temps. Au laboratoire, tu n’avais aucun repère et tu t’y étais habitué. Au dernier cours, le professeur a indiqué être en juin et…il te semble que tu es arrivée en juillet. Mentalement et en comptant sur tes doigts, tu récites les mois qui a été l’un des premiers trucs que tu as appris ici, parce que tu ne les connaissais même pas…tout comme tu savais à peine compter, un peu mais pas énormément…

…Aout…Septembre….Octobre….Novembre…Décembre…Janvier….Février…Mars…Avril…Mai…Juin. Onze. Ça fait onze.

_ Ça fait onze mois…

Tout en laissant l’oreille de Moon, mouillée, retomber et en le serrant un peu plus fort contre toi. Ah ! Et il vient d’arriver, pas étonnant que tu ne te rappelles pas de l’avoir déjà croisé, du coup. Tu penches un peu la tête, lorsqu’il avoue être parfois un peu perdu dans ces couloirs. Si, toi, tu peux sembler totalement perdue, tu as pourtant bien appris à t’orienter entre les murs. Tu hésites…mais…

_ Tu…as be-besoin d’aller qu-quelque part ? J-Je co-connais bien l-les cou-couloirs….

Voilà,  tu oses à peine…par peur que ton offre d’aide soit inutile et ridicule alors…tu bégaies encore plus. Même si en vérité, tu préfèrerais qu’il refuse, que tu puisses lui fausser compagnie et retrouver ta solitude qui est bien moins stressante…

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Hm, célibataire, définitivement
duplicata ( clônage)
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MessageSujet: Re: You lead the rescue but you're bleeding out ◊ Charleste   Mer 24 Aoû - 2:16

Oh, tu n’y étais pour rien! Non sincèrement, tu n’avais absolument rien fait, ce n’était pas de ta faute, tu n’étais coupable de rien, personne ne pouvait t’accuser. Rien de passerait devant un tribunal, voilà! Pourtant, sans trop savoir comment ni pourquoi, tu avais joué avec Marjolaine, puis l’avait remise dans sa boite avant de faire un somme. Et soudainement, BOUM! La boite elle c’était ouverte toute seule. Rien à voir avec toi, vraiment! Toi tu avais été un ange, un amour de petite blonde, mais rien à faire. Quand ta coloc était tombée nez à nez avec ta mygale, ce fut la catastrophe. Tu t’étais multiplié pour l’attraper et finalement, tu avais fait diversion de ton corps pour te sauver avec Marjolaine dans une main et la boite avec un autre clone. Tout pour la survie de la pauvre bête devant la fureur d’Isa. Parce que ouais, ce n’était pas ta première offense. Pour ta défense, elle se sauvait toute seule! Ce n’était pas toi qui oubliais, promit! Tu t’en souviendrais! Ou pas. En fait, non, mais bon, on s’en fiche, personne n’avait de preuve du crime qui n’en était pas un. Qui sait, Marjolaine faisait peut-être de la télékinésie, on ne sait pas. Oui bon d’accord, on se cherche des excuses où on peut.

Ce fut finalement à douze clones vides que vous vous étiez aventuré à l’extérieur de ta chambre. On t’avait rendu ta Marjolaine et tu avais donné l’ordre muet de rechercher Céleste. Tu savais que tu ne pourrais pas ramener et cacher Marjolaine dans ta chambre ce soir, alors lui demander de la cacher était la meilleure idée du moment. Du moins, tu le pensais réellement. C’était les cours, tout le monde y était, même toi. Oui, oui, tu avais envoyé un clone vide prendre tes notes. Non, ce n’était pas de la triche! Oui bon d’accord, ce l’était, mais personne ne le savait sauf toi. Du coup, si c’était entre toi et toi, ça allait très bien passé. Tu reçus finalement le petit mot interne, un de tes clones c’étaient rapprochée de Céleste, souriante avant de balancer un :

-Attend! On arrive.

Sans que tu ne saches qu’elle était avec quelqu’un, parce que tu n’en étais pas encore là avec ton observation méticuleuse de la vue des autres, fallait bien l’avouer. En vrai, tu t’en fichais un peu. Alors, tu t’étais déplacée vers le clone, tu avais cette espèce de capteur interne pour savoir ou les autres se trouvaient. C’est en t’approchant de ton propre clone que les dix autres s’engouffrèrent dans toi avec un naturel assez déconcertant, même pour toi. Récupérant même la boite au passage. Tu avais finalement foncé dans toi-même pour n’être que la copie unique du moment. Du moins, si on oubliait les 70 vrais clones qui se baladaient dans la nature et ton clone en cours qui faisait acte de présence. C’était encore la cacophonie dans ta tête, mais tu arrivais à entendre. En fait, tu avais nommé trois vrais clones en charge d’écouter pour toi la plupart du temps et ça fonctionnait bien!

-J’ai besoin que tu caches Marjolaine pour moi, Isa veut encore la tuer juste parce qu’elle aime se balader pendant que je dors. C’est pas juste.

Et en même temps de dire ça, tu lui tendais la mygale, sourire aux lèvres. Oh, ce n’était pas la première, ni la dernière fois que tu lui demanderais ça, tu en étais certaine. Et pendant tout ce temps, tu n’avais pas réellement remarqué l’homme près d’elle. Tu n’étais pas impolie, promit! Vous étiez juste 72 dans ta tête en ce moment…
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MessageSujet: Re: You lead the rescue but you're bleeding out ◊ Charleste   Mer 24 Aoû - 3:32



   
You lead the rescue but you're bleeding out
   
Céleste Even & Charles Gascoigne

   

Tu es encore à te demander si ton offre de l’aider à s’orienter dans les couloirs va être bien reçue, à même espérer de plus en plus à chaque dixième de secondes qui passent, qu’elle soit refusée…gentiment. Parce que bon, méchamment…tu n’aimerais pas trop ça. Sans parler du fait que ça risquerait de te stresser suffisamment, à t’affoler bien assez pour…te faire te métamorphoser en un être de flammes. Non sans seulement du fait que ça ne serait pas pratique, parce que même si ta robe est, grâce à l’intervention d’une autre mutante à l’épreuve du feu, elle tomberait au sol, te rendant alors nue lorsque tu reprendrais ton calme et forme humaine. Mais surtout, selon l’intensité du changement…ton incendie pourrait être suffisamment puissant et étendu pour blesser l’homme qui te fait fasse, dans un réflexe involontaire de défense. Cette perspective fait s’accélérer ton rythme cardiaque et tu serres Moon un peu plus fort contre toi pour te calmer. Qu’est-ce qu’il t’a pris, aussi, de lui proposer ainsi ton aide alors que tu ne souhaites que lui fausser compagnie ? Quelle idiote tu fais, vraiment ! Oncle Louis ne cessait de le répéter et il n’avait sans doute pas tort…

Soudain, ton cœur qui fait déjà des siennes manque de lâcher lorsqu’une voix qui te semble vaguement familière balance un Attend ! On arrive.. Euh ? Tes prunelles s’emplissent probablement de ???_ ??? tandis que presque au ralenti tu te retournes pour mieux comprendre et te rassures en t’apercevant qu’il s’agit de…Madison. Une mutante à l’air presque aussi paumé que toi, bien qu’elle te semble un peu mieux adaptée. Par contre…sur l’instant même, tu ne comprends pas. Comment ça On arrive ? …Tu clignes une fois des yeux d’incompréhension avant de te souvenir du pouvoir de la mutante et te rendre compte qu’il doit s’agir d’un clone face à toi. Tu articules un faible « Euh… » tandis que ton regard papillonne entre l’homme et ce que tu penses être un clone…

Peu de temps après, c’est la vraie que tu aperçois plus loin et qui au fur et à mesure qu’elle se rapproche, réabsorbe…euh, une dizaine ? Il te semble. Oui donc, plusieurs clones sont réintégrés en elle. Tu as beau l’avoir déjà vu, ça reste une vision assez étrange. Finalement, elle fait de même avec celui qui t’as parlé, avant donc…de t’adresser la parole.

Tu baisses ton regard sur la mygale alors même qu’elle te demande de la cacher, parce qu’Isa La vilaine tueuse d’araignée souhaite la mort de la pauvre bête. Oubliant le…professeur ? Autre chose ? Tu n’en savais rien, bref….l’homme qui était à présent derrière toi pour le moment. Tu tends doucement ta propre main pour récupérer la pauvre petite Marjolaine. Et c’est en la laissant courir le long de ton bras avant de la faire grimper sur ton autre main après avoir calé Moon sous ton épaule que…

_ Je v-vais la cacher. M-mais pou-pourquoi elle veut l-la tuer ? Elle e-est gentille Mar…Marjolaine.

Vraiment, tu ne comprends pas. Qu’est-ce que cette pauvre petite chose toute velue à huit pattes à bien pu faire pour s’attirer ainsi une telle haine ? En plus de ça, Isa ne semble pas être la seule à ne pas apprécier l’araignée, et ça te déroute. D’ailleurs, pour le coup…tu apprécies tellement l’animal que tu en oublies ta crainte de la cramer, comme-ci un semblant de confiance s’était formé en toi pour la protéger. Soudain, tu te souviens… « Euh…V-vous avez besoin d’aide, a-alors ? » En te tournant vers le type, pour savoir si tu proposes à Madison d’aller déposer Marjolaine dans ta chambre ou si tu peux t’y rendre tout de suite. Bien que tu pourrais aussi guider l’inconnu en gardant l’araignée dans sa boite, boite que tu demandes en tendant la main vers l’autre mutante.

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