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 La journée du ZBEUL [ Charles ]

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Chou Tzu-yu
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MessageSujet: La journée du ZBEUL [ Charles ]   Lun 6 Juin - 15:22

Je n’ai pas souvent l’occasion de sortir en ville. Pas que ça me dérange, mais j’ai tout de même hâte de pouvoir aller et venir librement, sans avoir à solliciter la présence d’un adulte. Le mieux serait encore de me faire des amis majeurs : j’imagine que ça viendra. Pour le moment, je dois me contenter de me faire accompagner par le chauffeur de l’Institut. Je ne l’ai jamais vu, il me semble qu’il est là depuis peu. Rencontrer de nouvelles personnes ne me déplait pas, cela dit. Je suis toujours un peu curieuse, quand il s’agit d’autres mutants. C’est tellement… je ne sais pas. J’ai beau être ici depuis plusieurs mois, ça me fait toujours un peu étrange de… enfin bref. Peu importe.
Ce matin, au réveil, j’avais cette sensation étrange. Une agitation typique, un trop plein, comme une envie folle de bouger dans tous les sens… et la douleur, celle qui ne me quitte pas : j’ai l’impression que c’est pire. Ça me brûle presque dans les veines, c’est difficile à décrire… Je crois que j’ai besoin de sortir, de me dépenser. Il me faut évacuer ce flux, en apaiser le cours. Un comprimé d’antidouleur devrait faire l’affaire.

Cette journée promet d’être agréable. Il y a une exposition, en ce moment, au musée des arts modernes, sur Degas et quelques pièces de l’artiste Teiji Furuhashi que j’aimerais voir. Cela fait des semaines que ma mère insiste pour que j’y aille. Depuis qu’elle fait les musées, avec ses nouvelles copines du quartier, elle a complètement changé. Son regard un peu terne a laissé place à quelque chose de pétillant. Elle a l’air heureuse. Je n’aurais jamais pensé la voir un jour comme ça. C’est agréable et, en même temps, ça fait un peu bizarre.
Quoi qu’il en soit, je pense que c’est une bonne idée. Ça me fera une excellente source d’inspiration pour la photo et le dessin. Je crois que je vais commencer à écrire un petit scénario et en faire un manga. J’ai déjà plein d’idées. Quelque chose qui me ressemble, avec une jeune héroïne japonaise, qui arrive en Amérique. Un truc avec des pouvoirs, pourquoi pas des super héros… C’est amusant : les gens adorent les histoires de super héros, mais quand ils voient des mutants dans la vraie vie, ça leur fait peur… Je ne sais pas pourquoi je pense à ça.

Debout devant le miroir de la penderie, j’inspecte mon allure. C’est une habitude. Il faut dire que c’est la deuxième fois que je change de tenue. J’avais d’abord opté pour un ensemble un peu soigné, et puis finalement… Oui, je crois que je préfère me sentir à l’aise. Un Leggings noir, avec des sneakers colorées, un T-shirt bleu roi, fermé au col par une petite boutonnière et une chemise à carreau, un peu trop grande, qui tombe sous les fesses : c’est confortable et je n’ai pas l’air trop débraillée. Peut-être un peu. Oh, peu importe…
Je peaufine mon allure d’un coup de crayon noir sur les paupières, un pendentif kawaii et quelques bracelets chinés dans une brocante, à ma première sortie. Je crois que je vais prendre un manteau ou une veste un peu épaisse : il fait encore froid. Oui, à la réflexion je vais aussi mettre une écharpe. Parfait.
Les coutures de mon petit sac à dos se tendent, lorsque je tente d’y faire rentrer un carnet de croquis un peu trop grand. Je prends également un plus petit carnet. Crayon, stylo à encre, feutre, gomme et ainsi de suite complètent ma trousse. Ah, je n’oublie pas mon appareil photo et une batterie de rechange. Je crois que j’ai tout. Bon sang…

Ma main se crispe. Je crois qu’il y a quelque chose de pas… normal. Je ne sais pas… cette sensation. Je la connais. Depuis ce matin, je ne tiens plus en place. Je crois que c’est… je ne sais pas, peut être un surplus d’énergie. Non : j’ai couru une heure et demi, je suis allée à la salle. Normalement, ça devrait aller. Je devrais être plus calme que ça… mais j’ai l’impression de bouillir. Je le sens… Non. Ça ne ressemble pas aux moments. Ça ne m’est pas arrivé depuis que je suis là. Il n’y a pas de raison.
J’ai mal aux articulations, j’ai chaud, je ne me sens pas très bien. Tant pis. Rien ne me gâchera la journée. Et puis, ce serait très impoli de congédier monsieur Gascoigne, qui a dû dégager son après-midi afin de m’accompagner. J’ai l’habitude. Ça va se calmer. Ce sera une bonne journée.

Sur le parvis de l’Institut, j’attends monsieur Gascoigne. C’est ici que nous avons rendez-vous, mais je suis un peu en avance. Il ne devrait plus tarder maintenant. J’hésite à prendre un comprimé : les trucs que les filles utilisent quand elles ont leur… enfin, quand elles sont incommodées. Ça marche bien... Non, c’est inutile. Mes mains chauffent, j’ai la tête qui tourne. Tout ira très bien. Mon sang bouillonne... J’affiche mon plus beau sourire : ce sera une bonne journée.

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C'est (très) compliqué
Super-résistance et vieillissement ralenti mais seulement lorsque Charles se trouve séparé de sa jumelle, dotée des mêmes pouvoirs. Lorsqu'ils sont ensemble, ces pouvoirs tendent à s'affaiblir jusqu'à disparaître complètement après quelques jours.
Chauffeur, et lorsqu'il n'a personne à transporter d'un point A à un point B, il rend visite à sa soeur à l'hôpital, ou il lit un livre
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MessageSujet: Re: La journée du ZBEUL [ Charles ]   Lun 6 Juin - 22:06





Deuxième jour à l'institut. Charles s'était levé tôt, comme d'habitude. Il avait été faire son jogging dans le grand parc qui s'étendait autour de l'école. Il était vaste, très vaste, Charles n'en avait encore jamais vu le bout. Il ne courrait jamais bien longtemps en général, aux alentours d'une petite heure en petites foulées. De toute façon il faisait trop froid pour courir toute la matinée, il était temps qu'il trouve la salle d'entraînement dont il avait entendu parler, peut-être qu'il pourrait en utiliser un tapis roulant (voire le sauna). Puis douche, et enfin petit déjeuner. Il était encore tôt, il était arrivé au début du service, ce qui présentait l'avantage de ne pas avoir à s'embêter avec Will.

Il était gentil Will, espérait Charles, mais qu'il était agaçant, à courir partout et à vouloir faire tout et n'importe quoi. Ils ne s'étaient croisés qu'une journée, et l'idée était déjà venue au plus jeune d'exploiter le pouvoir du super-résistant pour aller se jeter dans un mur ou sauter du toit ou faire peu importe ce qui lui viendrait en tête. D'un côté, le vieillard le laisserait bien faire ses conneries, mais ni lui ni Will ne connaissaient vraiment les limites de cette résistances qu'il gagnait, puisque plus Charles passait de temps à l'hôpital avec sa sœur, plus il sentait que sa résistance s'évanouissait. Il avait plusieurs indices de cela qu'il remarquait au quotidien. Ses pieds lui faisaient de plus en plus mal lorsqu'il courrait (ses chaussures étaient vraiment de piètre qualité en même temps, mais il n'estimait pas avoir besoin de payer soixante dollars juste pour une paire de baskets alors que les vieilles godasses qu'il utilisait d'habitude ne changeaient rien), ou son visage le brûlait de plus en plus après son rasage quotidien (en même temps avec une peau qui ne se coupe jamais, il n'avait pas tellement appris à être délicat avec son rasoir de barbier). Bref, tout ça pour dire que si jamais Will décidait de tester une arme à feu, il pourrait y rester, donc que Charles l'évitait le plus possible.

Cette journée promettait donc d'être une bonne journée. Charles pourrait faire exactement ce qu'il avait prévu de faire, mais tout en travaillant, c'est-à-dire aller à l'hôpital rendre visite à Elisa sa sœur. Elle était toujours amnésique et ne faisait que peu de progrès, c'était décourageant. Et pourtant son frère continuait de lui rendre visite sans se décourager le moins du monde. Il arrivait à voir du bon dans tout. Là, par exemple, il était content de voir que la chevelure brune de sa jumelle repoussait peu à peu, cachant son crâne rond et brillant.
Ce semblant de bonne nouvelle cachait le fait qu'elle ne serait certainement plus jamais comme avant, que ce lien si spécial qu'ils entretenaient depuis quatre-vingt douze ans avait disparu, comme ça, d'un claquement de doigts. Le couple qu'ils formaient depuis tant d'années, en plus d'être frère et sœur, il n'existerait peut-être plus jamais. C'était comme si Elisa était morte mais restait dans ce monde pour hanter son amant de sa présence passive, avec son visage qui évoquait tant de souvenirs et sa voix tant d'événements.

Aller lui rendre visite, c'était un peu se faire du mal mais c'était surtout pour l'aider elle. Elle s'était réveillée dans cette chambre, sans souvenirs, elle devait être bien plus perdue que Charles. Et les médecins avaient besoin que les jumeaux soient réunis s'ils voulaient traiter efficacement la femme, parce que pas une seule aiguille pourrait transpercer sa peau sinon.

Il partirait en début d'après-midi, avec une jeune étudiante qui s'appelait Maru Shota, à moins que ce ne soit Maroue ou Maru avec un u prononcé normalement ? Peu importe, il l'appellerait Mademoiselle Shota, c'était plus simple et facile à prononcer. Alors, pile à l'heure, il arriva en voiture sur le parvis de l'école, là où une jeune femme l'attendait.
« Bonjour, c'est vous que j’emmène à New York ? » dit-il, sortant du véhicule pour tendre la main vers la jeune femme, attendant de la lui serrer. Oui, c'était un peu étrange et surtout très solennel venant d'un homme de visiblement pas si vieux que cela, mais il avait ses habitudes qu'il tenait d'une époque lointaine, lorsqu'on lui avait appris les bonnes manières. Alors, on vouvoie même les plus jeunes et on leur serre franchement la main en les regardant droit dans les yeux. Si on a un chapeau on l'enlève, et si on porte une veste et que l'on est à l'intérieur, on la déboutonne.

Mais Charles avait déjà enlevé son manteau et son chapeau, ils l'attendaient sur le siège passager. Le reste de ses vêtements, ceux qu'il portait, étaient assez simple jour-là. Un pantalon en toile beige, chemise blanche rentrée dans le pantalon et dans le pull noir d'où sortait simplement le col blanc C'était un style de vieux, il le savait et assumait. De toute façon il n'avait plus vraiment à cacher son âge désormais et il devait être bien habillé pour travailler

« Montez-donc, nous allons y aller. » continua-t-il alors, toujours aussi direct mais tout de même souriant, désignant la portière arrière du véhicule. Il était tout bonnement impensable pour le conducteur que la jeune femme monte à l'avant. Rien de sexiste, simplement ils n'allaient pas faire une balade entre amis, il devait conduire la jeune femme de façon somme toute professionnelle, et les gens qui se faisaient conduire montaient toujours derrière, c'était comme ça.

Mademoiselle Shota s'installa alors et ils purent partir. Une heure de route les attendait, sur un chemin que l'homme ne connaissait pas vraiment, mais puisqu'ils se rendaient dans la capitale du monde, la route était assez bien indiquée, c'était déjà ça de gagné.

« Qu'avez-vous prévu de faire une fois à New York ? » demanda Charles alors qu'il réglait son rétroviseur central tout en conduisant. Il essayait de faire la conversation, parce que s'ils se retrouvaient une heure entière coincés dans le même véhicule sans avoir quelque mot que ce soit à se décrocher, le temps serait bien long.
Charles pourrait bien mettre de la musique, mais il n'avait aucune idée de comment fonctionnait l'autoradio, car les lecteur cassette ou CD semblaient bien cachés là-dessus. Charles avait peut-être cherché dix minutes sans réussir à les localiser. Tout ce qu'il trouvait étaient un ensemble de ports divers sur lesquels il fallait brancher des trucs, mais c'était trop compliqué pour lui. Et de toute façon, Charles avait horreur de faire écouter la musique qu'il aimait aux autres, il avait toujours l'impression de la leur imposer si elle ne leur plaisait pas, il n'en profitait donc pas vraiment.
Ainsi, faire la conversation semblait être la meilleure option. Pour peu qu'elle soit bavarde, la petite asiatique.
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MessageSujet: Re: La journée du ZBEUL [ Charles ]   Lun 6 Juin - 23:59

Le vrombissement tranquille de la voiture à l’approche capte aussitôt mon attention. Je me redresse, presque dans un sursaut, tandis que monsieur Gascoigne fait son entrée. Il a tout l’air d’un homme bien de sa personne, soigné et distingué. Au moment où il sort de la voiture, je me sens un peu impressionnée. Cela dit, cette sensation se dissipe aussitôt que les premiers mots sortent de sa bouche. Ses bonnes manières me rassurent : les américains sont un peu plus familier d’ordinaire et je ne sais jamais comment réagir.
« Oui monsieur.
Fais-je, avec un beau sourire. Mes yeux sombres se posent sur sa main : oh, bien sûr... Je la lui serre un peu maladroitement, tout en inclinant respectueusement la tête.
« Je suis Maru Shota. En relevant les yeux, je remarque la direction des siens. Bien sûr : il faut se regarder. Tant pis pour cette fois… Je me reprends avec quelques politesses supplémentaires. Je vous remercie de m’emmener en ville… J’espère que ça ne vous dérange pas trop.
C’est amusant : je l’avais imaginé un peu plus vieux. Un peu comme Alfred, le majordome de Bruce Wayne. Ou bien comme Carson, de la série Downton Abbey. Il faut dire que c’est la première fois que je rencontre un chauffeur de profession : j’imagine que mon imagination s’est amusée de cette ignorance.  
Obéissant aux indications de monsieur Gascoigne, je prends place à l’arrière. La voiture démarre quelques secondes après. Je me sens comme une célébrité ou une personnalité politique, ainsi conduite. C’est un peu étrange, mais pas déplaisant… et me voilà à imaginer, au lieu de New York, la sombre ville de Gotham. L’imagerie du célèbre comics me submerge doucement, alors que nous roulons.
Mon pouvoir me rappelle à l’ordre en un tiraillement vif. J’esquisse une grimace, la réprime, puis jette un coup d’œil au rétroviseur, tout en espérant que monsieur Gascoigne n’ait rien remarqué. Un peu miraculeusement, il me pose une question. Saisissant cela comme une diversion, je m’empresse de répondre.
« Il y a une exposition au Musée d’Art Moderne que j’aimerais aller voir. La sensation de brûlure se répand dans mes mains. Je poursuis. Sur Edgar Degas. J’aimerais m’inspirer de son travail sur la lumière pour… en me concentrant assez, ça devrait passer. Améliorer ma façon d’appréhender la photographie.
La douleur se meut peu à peu en peur. Quelle horreur : j’ai l’impression que ça empire. Que faire ? Me calmer. Je dois commencer par me calmer. Bon sang… qu’est-ce que j’ai mal. Pourvu que cela ne se voit pas. Un coup d’œil dans le rétroviseur : non, tout va bien. Quoique… je crois que je pâlis.
« Vous aimez la peinture, monsieur Gascoigne ?
Ma mère me trouverait bien impertinente de questionner ainsi un homme plus âgé et professionnel de surcroît, sur ses goûts personnels. Que me dirait-elle d’autre, si elle était là, alors que je me tortille de douleur ? Probablement de me calmer et de respirer profondément. Oui, respirer, doucement… Une seconde, puis deux… Non, c’est impossible… je n’y arrive pas. Je sais quand ça ne va pas et là, ça ne va pas. Il faut que je sorte.
« Je… fais je d’une petite voix, les mots à peine articulés. Je crois que j’ai besoin de sortir.
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MessageSujet: Re: La journée du ZBEUL [ Charles ]   Mer 8 Juin - 18:43





Une exposition d'art moderne ? Oh, encore une artiste. Artiste moderne, en plus. Charles n'aimait pas tellement l'art moderne. Il n'y comprenait pas grand chose, pour lui cela se résumait à des choses qu'il aurait pu faire mais qu'il n'a pas fait parce qu'il n'avait pas que ça à faire. Ça ou alors un moyen très élaboré de blanchir de l'argent, en faisant croire à des ventes de tableau ou des choses du genre.
De toute façon, ces problèmes de riches n'avaient jamais vraiment inquiété Charles. Homme modeste qu'il était, il avait toujours eu des emplois en bas de l'échelle avec les salaires qui allaient avec. Tout cela s'était évidemment arrangé avec son arrivée à l'Institut, bien qu'il n'ait pas encore reçu son premier salaire, mais ce n'était qu'une question de semaines.
Alors, en toute logique, Charles n'allait que peu dans les musées. Soit ils exposaient des pièces anciennes qu'il ne connaissait que déjà trop bien parce qu'il avait eu l'occasion de les croiser plusieurs fois en quatre-vingt douze ans, soit parce que c'était de l'art contemporain qu'on y trouvait. Autant passer son chemin. Voilà pourquoi il répondit d'un simple « Edgar Degas ? J'ai bien peur de ne pas connaître... » avant d'ajouter, après quelques instants de pause « L'art contemporain ce n'est pas ma tasse de thé... » d'un ton presque désolé. Avec un âge aussi avancé, on attendais parfois de lui à ce qu'il connaisse tout. Au moins, Charles avait l'honnêteté de savoir qu'il ne savait rien, un peu comme Socrate. Par contre, il connaissait déjà Socrate, c'était déjà ça.

« La peinture, je suis bien meilleur pour la regarder que pour la faire, même si je m'y suis essayé une fois, c'était en... Il se tût quelques instants, remuant ses souvenirs. A la fin des années cinquante, c'est ça. C'était il y a une petite éternité, déjà. » conclut-il. Il habitait à San Francisco à l'époque, moyen mnémotechnique facile puisque c'était encore une ville d'artistes et d'extravagants au moment où ils parlaient. Tout cela ne le rajeunissait pas vraiment, mais bon. Au moins, un des avantages de son pouvoir était qu'il avait tout le temps du monde pour s'y remettre. Et tant mieux, parce que déjà qu'à l'époque il était mauvais, aujourd'hui il avait perdu toute sa pratique.

Mais assez parlé du lui, il n'était pas là pour ça. Il n'était pas vraiment là pour parler non plus, mais ce n'était pas une raison pour monopoliser tout le temps de parole. D'accord, il devait avoir un petit millier d'anecdotes à raconter sur sa vie, mais d'autres méritaient le droit de pouvoir en placer une de temps à autres. Surtout que Mademoiselle Shota avait l'air bien agréable, polie (pas asiatique pour rien (non, Charles n'était pas raciste envers les asiatiques (ou juste un peu (mais en même temps entre la Guerre du Pacifique et la Guerre de Corée, comment ne pas l'être ? Et le Vietnam, on l'a oublié le Vietnam ?))))) et intelligente surtout. Bon, elle s'intéressait à l'art mais on a tous le droit à nos envies étranges. Certains couchaient avec leur sœur jumelle, d'autres prenaient des photos. « Donc, vous pratiquez la photographie, si je ne m'abuse ? Depuis combien de temps, si ce n'est pas trop indiscret ? »

La jeune fille ne répondit pas vraiment à la question, seulement un timide « Je crois que j'ai besoin de sortir » qui laissa Charles sur sa faim, lui qui avait vraiment envie de connaître la réponse, mais il n'en était pas moins alarmé par les propos de la jeune fille. « Oh, euh, Hum... Oui tout de suite. » fit-il, commençant déjà à ralentir le véhicule.
Ils étaient encore bien loin de New York, ils traversaient juste Salem Center. Alors, ils purent donc se garer sur le bord de la route, dans l'herbe puisqu'il n'y avait pas de trottoirs. Une fois le véhicule à l'arrêt, Charles senti la jeune femme sortir précipitamment. Inquiet, il la suivit, claquant la porte de la voiture une fois dehors. Il faisait frais mais ils ne resteraient certainement pas là bien longtemps. Sinon il pourrait toujours aller chercher son caban sur le siège passager.

Mademoiselle Shota semblait bien mal-à-l'aise, et l'homme ne comprit pas vraiment ce qu'il lui arrivait. C'était la première fois qu'on lui faisait le coup. Il ne se sentait pas forcément très protecteur vis-à-vis des jeunes gens qui croisaient sa route, mais ce n'était jamais vraiment la même chose avec les mutants. Charles s'estimait heureux d'avoir eu un pouvoir qui, en soi, ne constituait qu'une liste d'avantages. D'autres étaient parfois bien plus handicapants (une fois, dans le Bronx, il avait croisé un homme qui transpirait de la colle) qui empêchaient leurs propriétaires d'avoir une vie normale (bien que celle du Monsieur Gascoigne n'ait rien de normale elle aussi).
Embarrassé de ne pas savoir comment aider la jeune femme, Charles posa donc une main sur son épaule. « Est-ce que tout va bien ? »
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