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 Destroyed and broken

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Dans la merde
Les cellules d'Eion se régénèrent instantanément après avoir été altérées. De même, son corps est donc capable de se régénérer suite à n'importes quelle blessure. Ce don est contrôlé par une zone particulière de son cerveau, qui ne peut agir si elle est touchée. La régénération cellulaire a aussi un autre aspect. En effet passé un certain nombre de régénérations, le corps cesse de vieillir ou dans certains cas, vieillit plus lentement (c'est le cas d'Eion)
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MessageSujet: Destroyed and broken   Sam 21 Mai - 0:16


Destroyed and broken
On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à faire des projets pour l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. Mais l’avenir change constamment. L’avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. Mais une chose est sûre : quand finalement, il se dévoile... l’avenir, n’est jamais comme on l’avait imaginé.
•••

Si j'ai appris une chose avec l'expérience, c'est que la douleur peut prendre plusieurs formes. Il y a ce petit pincement qui vous ébranle à peine, cette légère irritation, la douleur lancinante qu'on arrive plus ou moins à supporter et qui fait partie intégrante de notre quotidienneté. Puis vous avez la douleur, celle que vous ne parvenez à ignorer. Elle est si grande, si intense qu'elle bloque tout et rend le reste du monde invisible à vos yeux. Alors vous ne pensez plus qu'à une chose, la souffrance et c'est bien la seule chose qui perdure dans votre existence. Les psys disent que « la façon dont on gère notre douleur, dépend de nous. » La douleur… On l'anesthésie, on la surmonte, on l'étreint, on l'ignore. Chacun gère comme il peut, moi, j'ai choisi de foncer tête baissée, parce que jusqu'alors elle n'était qu'éphémère. Une coupure, elle se referme, une balle, elle sort… Je n'avais qu'à respirer et attendre qu'elle s'estompe, car elle s'estompait toujours… Mais voilà dans ce monde, dans cette vie, il ne faut jamais s'ancrer dans les certitudes, tôt ou tard la douleur s'abat sur vous quand vous vous y attendez le moins.  Elle vous attaque en traître et ne vous lâche pas !

Le corps bercé d'inconscience fut rapatrié d'urgence à l'institut. Nombreux remarquèrent avec stupéfaction, les multiples blessures du mutant, des blessures qui perduraient et offraient un triste spectacle aux élèves qui furent aussitôt écartés. L'urgence était de mise au vu de la situation, la vie de l'immortelle ne tenait paradoxalement plus qu'à un fil. « -Il va mourir ? » demande un élève « -Mais non, il ne peut pas mourir hein ? » lança un autre qui semblait lui-même incapable de répondre avec certitude. Sans attendre et sous les directives du professeur Xavier, l'Irlandais fut conduit à ce qui ressemblait le plus à un bloc opératoire. Étant soumis à un lynchage quotidien, les mutants ne pouvaient se résoudre à aller à l'hôpital comme tout être lambda. De ce fait, le professeur n'eut d'autre choix que de faire installer à l'intérieur de l'institut, une petite clinique, qui jusqu'alors n'avait pas accueilli de blesser aussi grave. Les spécialistes prirent en charge leur nouveau patient et pansèrent les blessures les plus conséquentes. Aucune régénération ne fut constatée suite à l'intervention et les visages crispés des spécialistes laissaient présager une issue funeste à celui que l'on appelait « Ageless ». Le mutant semblait à présent entre les mains d'autre force que les siennes.
« -Il ne passera pas la nuit »
« -Les blessures sont trop importantes, malgré tout je garde espoir. »
« -Il ne faut pas en de telles circonstances ! »

Les deux médecins semblaient s'affronter quant aux chances de survie d'Eion qui venait d'être placé sous respiration artificielle, une première étape vers le départ selon le spécialiste septique. L'autre sortit alors les radios d'Ageless. Celles du crâne étaient les plus parlantes selon le médecin, un quelque chose qu'il fallait creuser. Le professeur avait été clair sur le sujet, Eion O'Loughlin ne peut mourir, il doit être sauvé, car l'Institut ne peut se passer de lui, les élèves encore moins. Les deux médecins quittèrent donc le sas et s'en allèrent laissant le patient seul…

La cellule, le sol froid, quelque fois humide.… Les gouttes d'eau qui émettent un son amplifié, les rats, mes seuls compagnons. Les sangles en cuirs trop serrées et ce liquide qu'on injecte dans mes veines. Je ne peux plus bouger alors que je le veux plus que tout. Mon corps et ma raison semblent fâchés. Mais qu'est-ce qui se passe ? C'est un éternel recommencement, je revis encore et encore les tortures d’Auschwitz, j'entends les cris, mes oreilles sifflent, le sang coule de partout et alimente les tubes. L'odeur de mort est-elle aussi omniprésente. Les fours brûlent à plein régime et me re voilà ici, dans cette cave, sur la table froide du docteur. Tuez-moi, pitié ! Qu'on m'achève, je n'en peux plus. TUEZ-MOI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je suis en plein cauchemar et je n'arrive plus à en sortir !



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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Sam 21 Mai - 11:55

Séraphine & Eion... Quand l'absence et le silence laissent place à l'horreur ...
Destroyed and broken

Séraphine tenait encore debout. Par quel miracle, on pouvait se poser la question. Aidée par William, elle avait ramené Eion à l'institut. Ou plutôt, ce qu'il restait d'Eion.
Elle savait qu'elle n'aurait pas dû penser comme ça. Après tout, il était indestructible, incassable ! C'était bien ça son pouvoir ! Il ne pouvait pas ne pas se remettre... De toute façon, Charles Xavier l'avait dit, celui-là même qui roulait dans sa direction à présent, mais elle ne le voyait pas. Profondément choquée, des larmes avaient commencé à s'évader de ses yeux. Elle en sentait la morsure mais elle ne faisait rien pour les essuyer. Les arrêter était tout bonnement impossible.
Figée à l'entrée de l'infirmerie, elle ne parvenait plus à bouger et, à ses côtés, silencieux comme toujours, Liam gardait un oeil prudent sur elle, comme s'il avait peur qu'elle ne se brise en milles morceaux. Pourtant, il n'allait guère mieux et il aurait mieux fait de penser à lui-même. Ce foutu devoir de veiller sur les autres lui permettait surtout de ne pas réaliser à quel point, lui aussi, il allait mal.
Mais il ne berna pas son mentor qui, avisant le sang sur ses vêtements, lui conseilla à voix basse d'aller se doucher et se changer, histoire de ne pas inquiéter plus avant les élèves. Hagard, Liam accepta de partir en indiquant qu'il serait bientôt de retour, même s'il avait conscience que cela ne servait à rien.
Tout cela, Séraphine l'entendit, mais son cerveau ne l'enregistra pas vraiment. C'était très lointain, repoussé par le voile mental qui la protégeait d'elle-même. En douceur, Charles Xavier franchit l'espace télépathique qui les séparaient et entra dans sa tête.
En effet, l'enseignante allait mal. Elle était bloquée sur les dernières paroles qu'elle avait échangé avec Eion, deux mois plus tôt. Deux mois... Elle avait passé le premier à le détester. C'était plus simple. Le mettre dans le même sac que tous les autres salauds lui permettait de ne pas se remettre en question. Mais l'absence s'était insinuée, malgré elle, lui faisant regretter les bras de l'irlandais, sa douceur, son sourire. Son amour.

« -Je t’aime ! »

Il le lui avait dit et c'était ce qui avait tout déclenché. Elle avait pris peur, lui aussi. Et ils s'étaient dit des choses horribles. Ensuite, leurs orgueils respectifs mêlés au besoin de se préserver avaient creusé la distance, mais pas comblé le manque.
C'est pour cela qu'elle avait décidé de reprendre contact avec lui, pour tenter de réparer ce qui avait été brisé, parce qu'elle ne se pardonnait pas d'avoir laissé ses démons tout gâcher. Cette faiblesse l'avait fait courir après la piste d'Eion mais, rapidement, elle avait compris que quelque chose n'allait pas.
L'irlandais était bien des choses mais pas un lâche. Et il ne répondait à aucun de ses appels, ni à ceux de son ami Liam. C'était comme s'il avait disparu de la surface de la Terre et, avec le climat anti-mutant actuel, Séraphine avait rapidement envisagé le pire. Avec l'aide précieuse du cuisinier, ils s'étaient improvisés détectives et avaient remonté la piste, difficilement.
Puis ça avait été l'horreur, mais Charles Xavier repoussa les images de son esprit, estimant qu'il ne servait à rien de se faire autant de mal.

_ Pourtant, c'est de ma faute, murmura-t-elle d'une voix blanche et faible. Si je n'avais pas rompu avec lui, je me serais rendue compte plus tôt de sa disparition. Il ne serait pas dans cet état là.

Charles répondit que c'était au contraire grâce à elle qu'il était sauf, mais il ne lui arracha qu'un rire glacial.

_ Sauf ? Le médecin ne pense même pas qu'il passera la nuit, cingla-t-elle avant de craquer et d'étouffer un sanglot.

Elle aurait pu s'effondrer en cet instant, elle s'en approcha dangereusement, mais elle tint bon. Titubant légèrement, elle abandonna le directeur pour s'approcher du lit à présent que les soignants avaient fini leur travail. Elle hésita à prendre la main de l'irlandais, par peur de lui faire mal. Un médecin lui indiqua qu'elle pouvait le faire, qu'il ne sentirait rien.
Digne malgré tout, Séraphine obéit donc et posa sa paume sur le dos de la main de l'irlandais dont la peau était glacée.
Elle commença à exercer son magnétisme sur lui.
C'était irrationnel, naturellement, mais elle s'accrochait à l'espoir, fou, qu'il puisse sentir sa présence, à travers cet échange muet. Ca ne le soignerait pas, mais ça pouvait peut-être lui indiquer la direction à suivre.

_ Reviens-moi Eion, murmura-t-elle si bas qu'il fut le seul à pouvoir l'entendre. Je t'en prie, reviens-moi. Je ne sais pas comment je ferais sinon...

Elle avait peur.
Elle était terrifiée.
Pour la première fois depuis longtemps, elle n'était pas sûre de pouvoir se relever.




Most of life is hell. It's filled with failures and loses. People disaopinted you, dreams don't work out, hearts gets broken. And the best moments of life, when everything comes together, are few and fleeding. But you'll never get to the next great moment if you don't keep going. So that's what i do : i keep going.

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Les cellules d'Eion se régénèrent instantanément après avoir été altérées. De même, son corps est donc capable de se régénérer suite à n'importes quelle blessure. Ce don est contrôlé par une zone particulière de son cerveau, qui ne peut agir si elle est touchée. La régénération cellulaire a aussi un autre aspect. En effet passé un certain nombre de régénérations, le corps cesse de vieillir ou dans certains cas, vieillit plus lentement (c'est le cas d'Eion)
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Sam 21 Mai - 12:47


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On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à faire des projets pour l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. Mais l’avenir change constamment. L’avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. Mais une chose est sûre : quand finalement, il se dévoile... l’avenir, n’est jamais comme on l’avait imaginé.
•••

Les deux médecins s'étaient relayés pour installer la perfusion et brancher correctement le mutant à l'électrocardiogramme. L'un des deux, plus concilient que l'autre, posa sa main sur l'épaule de Séraphine afin de lui faire savoir que l'espoir, aussi fou soit-il, était permis en de telles circonstances. Puis il s'en alla et fit signe au personnel infirmier, de laisser le professeur Eberhardt seul avec le professeur O'Loughlin. Acceptant sans broncher les ordres, les deux jeunes infirmiers s'éloignèrent de la chambre de convalescence, laissant ainsi la belle brune avec son Irlandais. Le mutant branché de partout, avait triste mine. Son teint pâle faisait ressortir la moindre de ses blessures laissant paraître aux yeux de tous, une souffrance impossible à cacher. Sa lèvre inférieure était fendue suite à une série répétitive de coups-de-poing. Les poignets laissaient d'ailleurs entrevoir des marques engendrées par un attachement quotidien. Corde, plastique, fils de fer, sangle en cuir trop serrés, le docteur maboul avait tout essayé pour maintenant son cobaye dans l'immobilisme total. L'arcade sourcilière droite ouverte, les médecins n'avaient eu autre choix que de poser quatre points de suture pour stopper les saignements répétitifs. La tempe gauche de l'Irlandais protégée par un pansement, laissé entrevoir auparavant une profonde plaie sûrement causée par une barre de fer ou une sorte de matraque. Difficile à dire au vu de l'obscurité relative à la pièce dans laquelle le médecin torturait son cobaye. Le corps du mutant était entièrement couvert de blessures en tous genre. Des plaies, des coupures, des hématomes, des brûlures... Rien ne lui avait été épargné et malheureusement rien ne semblait s'effaçait. L'invincible n'était plus à présent qu'un « doux » souvenir. Cassé, brisé de partout, le pauvre Eion avait perdu de sa superbe.

La première nuit passa sans aucun changement. Séraphine était là, la main posée sur celle de son amant qui n'en demeurait pas moins inconscient... Ou presque. « -Sera... Je suis là... Tu ne m'entends pas ? Séraphine ?! » Mais rien, toujours rien, personne ne pouvait l'entendre dans cette pièce bien trop sombre pour lui. Les gouttes d'eau continuaient à s'écraser contre le sol. Il était coincé entre un ici et un ailleurs indéfinissable, coincé dans ses cauchemars devenus réalité durant deux longs mois. L'eau cessa de couler, puis il se retrouva sur le billard, froid comme toujours. Ses poings furent entravés par des lanières en cuir. « -Non...non...NON !!!! » Il se débattait, mais rien n'y faisait, tout recommençait encore et encore.  Mais dans la réalité, c'est un autre combat qui venait de s'engager. Le corps d'Eion fut frappé de spasmes, obligeant ainsi Séraphine à lui lâcher la main. L'électrocardiogramme s'emballa tout d'un coup atteignant très vite son apogée avant de laisser paraître sur l'écran, une courbe plate, une longue ligne sans fin, le bip lui-même s'étirait. Les infirmières entrèrent aussitôt. « -Il faut le choquer, on va le perdre. Va prendre le défibrillateur. VITE ! » Le deuxième infirmier quitta aussitôt la chambre. « -Madame il faut sortir s'il vous plaît ! »



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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Sam 21 Mai - 16:02

Séraphine & Eion... Quand l'absence et le silence laissent place à l'horreur ...
Destroyed and broken

Des jours, des heures, des minutes. Le temps n'avait plus vraiment d'importance. Séraphine était accrochée à Eion, liée à lui bien plus intensément que ce que les apparences laissaient penser. Elle lui donnait tout ce qu'elle pouvait, épuisant ses forces et sa propre énergie pour qu'il revienne à elle, à lui. Ca ne servait probablement à rien d'autre qu'à lui faire du mal, à elle, mais il n'y avait rien de rationnel dans sa démarche. Epuisée, elle finit par se laisser aller contre lui, à un rare endroit laissé sans blessure.
Séraphine refusait de penser à ce qu'elle avait pourtant sous les yeux. Fermant les paupières, elle sombra dans une paradoxale conscience, celle dont elle tentait de se détacher tout en y demeurant fermement accrochée. Elle perdit le fil, à un moment donné. Ce furent les spasmes qui la tirèrent de sa stupeur. En un instant, elle reprit conscience et comprit avec horreur ce qui se passait. Un infirmier lui saisit les épaules pour la faire reculer mais elle se débattit vigoureusement. Sans lui demander son avis, après lui avoir envoyé une décharge magnétique pour qu'il la libère, elle entama un massage cardiaque des plus énergiques tout en se mettant à hurler.

_ Je te l'interdis Eion ! Tu m'entends ? Je t'interdis de me faire ça ! Tu as promis que tu serais là ! Tu as promis !

Sur le moniteur, l'efficacité de son massage s'affichait, mais la brune sentait qu'elle n'avait pas encore ramené son homme. Parce qu'elle entendit les médecins arriver et qu'elle sut qu'on allait l'éloigner, elle tenta le tout pour le tout.
C'était toujours irrationnel, fou même, mais elle le fit quand même.
Les deux mains posées directement sur la peau de l'irlandais, elle envoya la plus grosse décharge magnétique qui lui était possible. L'instant d'après, tout s'éteignit et elle fut happée dans l'inconscience.


*                *                   *                   *                 *                 *                 *

Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort ; et les morts qui mériteraient la vie.


*                 *                   *                   *                  *                 *                  *


_ Madame Eberhardt, vous m'entendez ?

Oui, elle l'entendait, ce médecin. Elle le voyait même puisqu'il pointa une lumière sur sa rétine pour en tester les réactions. Mais elle ne voulait pas lui répondre. Elle était fatiguée.
Et puis, elle ne voulait pas savoir.

Il est vivant.

Ce murmure, au fond de son esprit, dut être répété trois fois avant qu'elle ne consente à l'envisager. Alors, rouvrant les yeux, elle fouilla ceux du directeur pour être certaine qu'il ne mentait pas. Dans le silence de leurs esprits, ils échangèrent des paroles qui n'appartiennent qu'à eux, puis Séraphine refusa d'attendre plus avant. Elle débrancha les capteurs qu'on lui avait collé et allait s'attaquer à la perfusion lorsque l'infirmier arriva.

_ Vous l'enlevez ou je m'en charge, ordonna-t-elle. C'est vous qui voyez.

Parce qu'elle avait retrouvé un brin d'aplomb, Charles fit signe au soignant qu'il pouvait s'exécuter. Dès que le pansement fut posé, elle se leva, saisie d'un vertige, mais refusa de se rallonger. D'un pas incertain, suivie de près par le directeur, elle rejoignit l'irlandais et prit place à côté de lui. Le lit était suffisamment spacieux pour qu'elle s'y allonge, en chien de fusil. Elle prit le plus grand soin pour ne pas lui faire plus mal et suivit un très long moment son rythme cardiaque sur le moniteur et au bout de ses doigts.
Sans qu'elle n'eut besoin de demander à rester seule, elle se retrouva avec Eion et poussa un soupir épuisé.

_ Eion, murmura-t-elle doucement. Tu te débrouilles comme tu veux, mais tu reviens. Je n'y arriverais pas sinon. Et si tu me refais le coup, je te ramènerais encore, à mes risques et périls. Tu entends ? A mes risques et périls.

En toute objectivité, elle aurait dû penser à Scott en cet instant, songer qu'elle ne pouvait pas lui faire cela, qu'elle devait être raisonnable. Mais la raison l'avait désertée.



Most of life is hell. It's filled with failures and loses. People disaopinted you, dreams don't work out, hearts gets broken. And the best moments of life, when everything comes together, are few and fleeding. But you'll never get to the next great moment if you don't keep going. So that's what i do : i keep going.

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Les cellules d'Eion se régénèrent instantanément après avoir été altérées. De même, son corps est donc capable de se régénérer suite à n'importes quelle blessure. Ce don est contrôlé par une zone particulière de son cerveau, qui ne peut agir si elle est touchée. La régénération cellulaire a aussi un autre aspect. En effet passé un certain nombre de régénérations, le corps cesse de vieillir ou dans certains cas, vieillit plus lentement (c'est le cas d'Eion)
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Sam 21 Mai - 17:46


Destroyed and broken
On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à faire des projets pour l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. Mais l’avenir change constamment. L’avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. Mais une chose est sûre : quand finalement, il se dévoile... l’avenir, n’est jamais comme on l’avait imaginé.
•••

Le monde est cruel, le monde est mal fait. La vie est longue, la vie est mal faite. Je pourrais rédiger toute une liste de ce qui ne va pas dans ma vie, mais j'en suis incapable. Alors je me contenterais de dire un truc du genre « Chaque personne qu'on s'autorise à aimer, est quelqu'un qu'on prend le risque de perdre. » Une belle phrase pour quelque chose dénué de beauté. Vais-je un jour avoir un peu de répit ? Pourrais-je prétendre au bonheur comme le commun des mortels ? La fatalité qui m'a à la botte, va-t-elle un jour me lâcher la grappe pour que je puisse enfin vivre, mais plus encore, aimer… Car oui, je veux aimer sans modération, je veux l'AIMER ! Je veux prendre ce risque sans la perte en guise d'alternative. Je veux retourner en arrière, ne pas lui dire toutes ces choses, la regarder droit dans les yeux, lui dire qu'elle est toute ma vie...

         ********************

_Tu crois que j'ai envie de ça, ici ? Vraiment ?

_ Oui, je le crois. Tu es un homme après tout.

_Tu veux baiser c'est ça ? Uniquement baiser ? Tu crois que je suis de ceux qui acceptent de se faire sucer comme ça ? Tu me prends pour ce genre de mec ? Désolé, mais je ne suis pas un sex toys, contrairement à ce que tu crois, j'ai des sentiments. Je suis déçu, vraiment déçu tellement que je rien ne me retiens ici. Trouve-toi un sex toy pour la prochaine fois, parce que je ne serais pas là. Je pensais qu'il y avait quelque chose entre nous, qu'on partageait un truc fort. Je me suis lourdement trompé à ce que je vois. Foutu humanité à la con

_ Si ton ego de mâle a été blessé parce que je n'ai pas répondu à ta grande déclaration et que je ne me suis pas pâmée dans tes bras, ce n'est pas de ma faute ! Je suis une femme libre, je l'ai payé suffisamment cher pour ne jamais, tu entends bien : jamais !, remettre mon indépendance en question ! Si c'est une demoiselle en détresse que tu cherches, tu as raison, rien ne te retiens ici, parce que je ne suis pas de celles là ! Je n'ai pas besoin d'un homme pour exister, je me suffis à moi-même ! Tant pis si ça te fait chier !  (…) En fait, sous tes airs gentils, tu es exactement comme Christian : tu ne supportes pas l'idée que je pense et que j'agisse par moi-même ! Tu parlais de sentiments ? Garde les pour toi, je crois qu'on s'est tout dit !

_T'es vraiment qu'une pauvre conne et je me demande ce qui m'a attiré vers toi. Sache que ça n'est pas mon ego de male que tu as blessé. Cependant, j'espère que tu t'es bien amusé madame la « femme libre », que tu as bien prit ton pied en « baisant » comme le font toutes les pétasses de ta trempe  (…) Dans le fond, ce qui me fais le plus chier c'est d'avoir eu de vrais sentiments pour une personne comme toi.


         ********************

Je n’ai rien fait, hormis laisser mon cœur meurtri s'exprimer. Elle m’a blessé autant que je l’ai blessé. Comment ai-je pu la traiter de la sorte ? Je ne suis qu’un pauvre enfoiré

« -On charge ! » s'était écrié l'un des médecins. Le défibrillateur en main, il plaqua l'objet contre le torse de l'Irlandais. Sous l'impulsion magnétique, son corps fut soulevé de quelques centimètres. Séraphine qui avait mis ses dernières forces dans la bataille, fut conduite dans une autre chambre afin de la préserver de tous ses maux. Elle était exténuée, au moins autant que l'était Eion qui bataillait pour sortir de cet odieux coma. Les fantômes de son passé faisaient à présent partie de son quotidien, tout comme cette cave dans laquelle le Dr Kindergesicht exerçait sa science. Tour semblait si réel tellement que le mutant se laissait piéger. Privé de repère et de lumière, il percevait non sans difficulté, ce qui se passait à la surface tout en essayant d'éviter l'interaction avec ses vieux démons. « -Séraphine » trouva-t'il la force de dire avant de fermer les yeux pour ne pas voir le bistouri d'abattre sur lui.

« -On charge encore ! »

« -Attends ! C'est bon le cœur repart. » Effectivement, la ligne émanant de l'électrocardiogramme commencé à redevenir sinusoïdale. L'Irlandais n'avait pas encore dit son dernier mot loin de là. Malgré la difficulté, il continuait à s'accrocher à la vie, le prénom de Séraphine gravé sur ses lèvres. Elle était là, quelque part, sa bouée, son phare, sa lueur dans les ténèbres. Il ne devait pas renoncer, jamais parce qu'il est têtu, parce que c'est un imbécile, mais un imbécile fou amoureux. « A mes risques et périls » Sa voix remonta jusqu'à ses oreilles attestant de la présence de la mutante à ses côtés. Il était temps à présent, il lui fallait mobiliser ses dernières forces dans la bataille pour essayer d'émerger. Sa main bougea, un mouvement imperceptible que seul Séraphine pouvait ressentir, par sa proximité, puis se fut au tour de son index de bouger, à leur tour ses paupières quittèrent l'immobilisme « -Sé… Séra... » articula-t-il avec la plus grande des difficultés. Il ouvrit enfin les yeux et découvrit qu'il n'était effectivement plus seul.



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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Mer 25 Mai - 10:28

Séraphine & Eion... Quand l'absence et le silence laissent place à l'horreur ...
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Combien de temps ? Est-ce seulement important...
Séraphine avait besoin de manger et de boire, mais elle refusait de lâcher Eion, avec la certitude probablement idiote que, si elle le faisait, il partirait pour de bon cette fois. Elle l'avait menacé, d'ailleurs, de partir avec lui. Charles Xavier aurait pu mettre un terme à tout cela, la contraindre à aller se nourrir, mais il savait qu'elle ne le lui pardonnerait jamais, ce qui n'était pas le plus grave. Le plus grave c'est qu'elle ne se le pardonnerait jamais. Alors il avait demandé à ce qu'on les laisse, seuls, autant que possible.
S'il refusait de l'admettre, il n'avait que peu d'espoir pour son enseignant, mais celui qu'il possédait était comme incarné par la brune. Il avait vu tant de choses au cour de sa vie, entendu bien plus encore. Parfois, il est des instants qui ne se comprennent pas, qui ne s'expliquent pas. Des certitudes, des attitudes, et des miracles.
Oui, les miracles existaient bel et bien, quoi qu'en pense Séraphine. Ca n'importait pas, il y croyait suffisamment fort pour tous les deux. Malheureusement, il avait fort à faire et il ne pouvait se permettre de rester. Il était de toute façon bien impuissant. Sur la promesse qu'on le préviendrait sitôt que la situation évoluerait, il était parti rejoindre son bureau et son travail. Il n'en manquait pas.
Séraphine, quant à elle, ne bougeait plus. Elle avait la très désagréable sensation de déjà-vu, quand elle s'était retrouvée dans cette position d'attente, impuissante et à la merci du destin, avec la même certitude qu'elle en mourait. Elle avait survécu aux coups et à la violence ultime de Christian. Parce qu'elle avait Scott et qu'il avait besoin d'elle. Elle n'avait pas besoin de Christian.
Aujourd'hui, c'était différent. Dangereusement différent. Si Scott avait besoin d'elle, il n'était plus l'enfant démuni qu'il avait été. Et elle avait besoin d'Eion, malgré tout.
Parce qu'elle ne lui avait pas pardonné. Elle entendait encore les paroles qu'il avait prononcées, sous le coup de la colère. Elle n'avait pas compris, pas compris comment il avait pu lui dire "je t'aime" puis l'insulte de la sorte, l'instant suivant. Avec le temps, elle était forcée de reconnaître qu'elle avait sa part de responsabilité. Elle était montée dans les tours aussi sec et n'avait rien fait pour arranger la situation, bien au contraire.
Elle regrettait vraiment de l'avoir comparé à Christian. Avec l'objectivité du calme, elle savait qu'il n'avait rien à voir avec son ex-mari, mais, sur le coup, c'était tout ce qu'elle avait trouvé pour lui faire mal, autant qu'il lui faisait mal. Foutu réflexe. Mais foutu orgueil de l'irlandais aussi ! Pourquoi avait-il fallu qu'il se vexe ainsi après sa déclaration ? Que croyait-il ? Qu'elle pouvait lui répondre aussi facilement ?
Elle l'avait fait pourtant, à demi mots, mais ça n'avait pas suffi.
Il est des instants qu'on gâche, et qu'on regrette.
Séraphine en était là dans cette amertume teintée de détermination quand elle perçut un léger changement dans le magnétisme de son compagnon. C'était ténu, sa fatigue lui interdit de comprendre ce que cela indiquait.
Elle lui en voulait toujours et, pourtant, il lui était inconcevable de le laisser partir. Elle avait fait des pieds et des mains pour le retrouver, pour le confronter. Elle n'avait pas imaginé ce qu'il était en train de vivre tandis qu'elle ruminait...
Elle lui en voulait donc, mais elle s'en voulait aussi.
Il bougea.
Il bougea ? Tout tournait tellement pour elle qu'elle n'en fut pas certaine. Ne trouvant pas la force de nourrir de faux espoirs, elle resta contre lui, les yeux fermés, essayant de chasser l'amertume au profit d'autre chose, quelque chose d'utile pour garder l'irlandais auprès d'elle, même s'il lui faisait un mal de chien.
Mais elle préférait souffrir plutôt que de le perdre.
Elle s'était promis de ne plus jamais aimer au point de se perdre. De toujours placer les intérêts de son fils et les siens en premier. Elle reniait cette promesse, pour lui.
Pour cet imbécile d'irlandais...

« -Sé… Séra... »

Stupéfaite, la brune se redressa d'un coup et fixa les yeux ouverts d'Eion un long moment avant de pouvoir réagir. Elle n'osait y croire, refusait d'envisager que ce soit bien lui qui la regarde, qu'il était vraiment là. Elle plaqua l'idée de lésions cérébrales pour se prémunir de l'espoir, mais elle dut bien se résoudre à admettre qu'il était bien là.
Qu'il la regardait.

_ Eion, fut tout ce qu'elle parvint à murmurer avant que sa gorge ne s'étrangle.

Sous le coup d'une vive émotion, parvenue au bout de ses forces, elle craqua et se mit à pleurer avec de violents sanglots. Sa main serrait avec ferveur celle de l'irlandais qu'elle aurait voulut prendre dans ses bras pour sentir à nouveau sa peau contre la sienne ; sa vie contre la sienne.
Mais il était trop amoché pour cela. A défaut, elle pleura longuement, agrippant sa main et accrochant son regard pour le garder près d'elle. Un infirmier, alarmé par le bruit, vint s'assurer que tout allait bien mais il dut se contenter de consulter les moniteurs et de prévenir le médecin qui leur accorda quelques instants ensembles. Tous les signes étaient meilleurs, l'examen pouvait donc attendre un peu.
Après avoir pleuré semble-t-il toutes les larmes de son corps, Séraphine dut se résoudre à lâcher Eion, juste le temps de se moucher. Peu à peu, elle reprit un semblant de contenance et posa un regard nouveau sur le blessé.
Empreint d'amour, avant l'amertume.

_ Je suis désolée... J'aurais dû te retrouver plus tôt... Oh Eion, qu'est-ce qu'on t'a fait ?

Elle manqua de pleurer à nouveau mais refusa de le faire. A défaut, elle se pencha et posa ses lèvres sur la partie épargnée de la bouche de l'homme, juste pour l'effleurer. Collant son front au sien, elle ferma les yeux et poursuivit.

_ Ca va aller, mentit-elle. Je suis là et je vais m'occuper de toi. Ca va aller...

Elle le pensait vraiment. En dépit de sa rancoeur, elle prendrait soin de lui.
Que resterait-il d'eux après tout cela ? Elle refusait d'y penser. Ce n'était pas important pour l'instant, pas encore.



Most of life is hell. It's filled with failures and loses. People disaopinted you, dreams don't work out, hearts gets broken. And the best moments of life, when everything comes together, are few and fleeding. But you'll never get to the next great moment if you don't keep going. So that's what i do : i keep going.

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Les cellules d'Eion se régénèrent instantanément après avoir été altérées. De même, son corps est donc capable de se régénérer suite à n'importes quelle blessure. Ce don est contrôlé par une zone particulière de son cerveau, qui ne peut agir si elle est touchée. La régénération cellulaire a aussi un autre aspect. En effet passé un certain nombre de régénérations, le corps cesse de vieillir ou dans certains cas, vieillit plus lentement (c'est le cas d'Eion)
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Mer 8 Juin - 15:55


Destroyed and broken
On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à faire des projets pour l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. Mais l’avenir change constamment. L’avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. Mais une chose est sûre : quand finalement, il se dévoile... l’avenir, n’est jamais comme on l’avait imaginé.
•••


Tout ira bien. C'est ce que ma mère avait tendance à dire quand les choses allaient mal. Pour tout vous avouez, je n'ai que très peu de souvenirs de cette époque, mais parfois il m'arrive d'entendre cette voix familière me dire tout bas, qu'à l'avenir tout ira bien. Je pense que c'est ma mère, mais je n'en suis plus vraiment sûr. Ma mémoire commencerait-elle à me faire défaut ?  Ou alors est-ce une façon de me préserver ? Je ne saurais comment interpréter la chose, je n'ai jamais été très doué pour cela. Je ne réfléchis pas, j'agis, je suis le genre de type qui cogne et qui parle ensuite. Je ne suis pas un savant et n'ai jamais prétendu l'être. Je ne suis pas un héros, même si certains ont tendance à le croire. Alors que suis-je ? Un personnage sur lequel on pourrait placarder « complexité » sur le front. Mon expérience de la vie y est sûrement pour quelque chose. J'ai tout vu, tout vécu et loin de moi l'idée de paraître prétentieux. On pourrait aussi me placarder tout un tas d'adjectif sur la tronche.  Certains diront de moi que je suis étrange. Je crois qu'enfant, on me pointait du doigt parce que je n'étais pas du genre à m'enticher du moindre être humain qui osait me faire la causette.  Mes parents devaient me penser trop fragile, alors qu'en fait je ne voulais pas me mêler à la foule tout simplement. Etre introvertie n'est pas synonyme de fragilité j'imagine que petit, j'avais déjà perçu une différence qui plus tard, deviendrait mon fardeau.  Puis le temps a passé et le petit garçon introverti a pris une autre voie.

Adolescent, j'étais toujours celui que l'on pointait du doigt, avec la mention « bizarre » comme seul qualificatif pour me désigner. En perdant mes parents, je me suis affranchit du lien qui me maintenait sur ma terre natale. J'imagine ensuite que « Pécoreland » devenant trop oppressant, j'ai mis les voiles pour découvrir de nouveaux horizons moins hostiles. J'ai donc pris l'option globetrotter délesté de la mention « bizarre ». J'ai quitté l'Irlande à regret malgré tout pour voguer vers de nouvelles mers. Berlin est devenu ma nouvelle maison. Je n'étais plus vraiment un adolescent même si les apparences semblaient jouées contre moi. J'ai vu de belles choses, aussi belles que peuvent être les illusions. Puis j'ai vu le mal, d'abord infime, comme le sont les rats qui quittent progressivement les égouts. Puis il est devenu plus audacieux, plus présent, plus grand, plus dangereux. J'ai quitté Berlin avant d'assister à l'avènement du petit moustachu et me voilà en France, qui belle et encline à la quiétude, était loin de deviner ce qui allait, sous peu l'ébranler.  Je suis redevenu le gars que l'on pointe du doigt quand quelques années plus tard, après nous avoir balancer dans un wagon à bestiaux, j'ai atterris en enfer. Moi je ne subissais pas la maladie et les quelques problèmes dus aux conditions de vie déplorable, moi je ne maigrissais pas à vue d'œil… Moi je vivais alors que les compagnons d'infortune survivaient se raccrochant à chaque jour comme si c'était le dernier. Et c'est là, durant cette période de profonde désolation que j'ai enfin compris pourquoi l'on me pointait du doigt sans cesse, pourquoi je n'étais rien de plus que le vilain petit canard de cette histoire sordide.

En fait quand on y pense, ma vie toute entière est une succession de mauvaises péripéties. Plus d'une fois je me suis convaincu que mourir était la seule solution et plus d'une fois je me suis retrouvé confronté à ce même problème. J'ai donc pris sur moi, je me suis endurci, je suis devenu insensible, autant qu'on peut l'être et impulsif de surcroît et en guise de justification je vous répondrez que face aux horreurs de l'Histoire je n'ai eu d'autre choix que de m'endurcir pour survivre (ou du moins essayer) Et puis le plus important, ne vous attachez à personne. Oui sauf à votre premier amour qui va progressivement vous rendre plus vivable, voir même agréable. Et puis ce premier amour va disparaître comme vos espoirs et vous allez à nouveau sombrer. Encore et encore, c'est un précipice sans fin et voilà qu'au moment où vous vous y attendez le moins, l'amour frappe à nouveau à votre porte et anime en vous le peu d'humanité qu'il vous restez encore. Séraphine ! Une histoire aussi intense que les montagnes russes. Belle et dangereuse, elle m'a mené jusqu'à mes limites. Aussi brisée que moi, nous nous sommes trouvés, bien que chercher de prime abord.  Elle a su trouvé les mots pour m'apaiser et pour amoindrir toute cette colère que je me traînais tel un boulet depuis des décennies. Elle, elle est tout pour moi maintenant et même si j'ai totalement merdé de A à Z, je ne peux, je ne dois lâcher l'affaire je dois me battre et survivre pour pouvoir lui dire tout ce que je n'ai su lui dire.

Le mutant jusqu'alors assommé par une quantité astronomique de médicaments et après avoir frôlé la mort à deux reprises, sortit de sa longue léthargie. Il peinait à parler, alors il se contenta de dire son prénom en détachant chaque syllabe. Son regard azur retrouva aussitôt celui en amande de la belle enseignante qui se redressa afin de vérifier qu'elle n'eut pas rêver l'espace d'un instant.  Consciente qu'il était vraiment là, elle répéta son prénom, il essaya d'esquissé un léger sourire, qui peina à apparaître tant il était enclin à la faiblesse. Une faiblesse (bien que différente) qu'il partagea avec la jeune femme qui éclata en sanglot tout en serrant la main de l'irlandais qui sentit toute la pression du geste.  La porte s'ouvrit alors sur le visage d'un jeune homme, inconnu au regard d'Eion qui s'enquerra de la situation. Méfiant Eion serra la mâchoire, tandis que l'infirmier consultait les moniteurs pour ensuite prévenir le médecin, accentuant davantage la silencieuse méfiance de l'Irlandais. Après examen, l'homme à la blouse blanche accepta de laisser l'enseignante avec « son ami » et quitta la chambre laissant ainsi nos deux protagonistes seuls.   Sera dégagea sa main aussitôt, le temps de se reprendre, ou du moins d'essayer. L'Irlandais qui émergeait progressivement essaya de bouger, en vain, la douleur gagnait sans cesse du terrain l'obligeant à ne plus bouger

« -Sera… » Il serra la mâchoire et prit une grande inspiration. Il devait parler lui aussi c'était un impératif, mais bien plus encore, un besoin… « - Ne… ne t'excuse pas... C'est de ma faute… J'ai fait preuve… ** serre la mâchoire à cause de la trop grande douleur qui égraine tout son corps** … J'ai été …intolérant à ton égard. Je n'aurai pas dû dire ces choses… » Il éluda délibérément la deuxième partie de la question et souffla à nouveau. Décidément la douleur se faisait persistante, trop pour que cela paraisse normal.  Sera qui venait de déposer un léger baiser sur la partie épargner de sa bouche, étaya le contact et colla son front au sien, prodiguant ainsi à son Irlandais de douces paroles. « -Je sens …la douleur… Je ne devrais pas… le sentir…Elle devrait être partie… » Il regarda sa belle, il était totalement désorienté, comme le petit enfant qu'il n'était plus depuis longtemps.  Son cœur cœur battait la chamade « - J'ai mal Sera… tellement mal…Pardonne-moi… » Les larmes salées dévalaient sur ses joues amochées, laissant à vif sa fragilité. « - J'ai mal… »


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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Mer 15 Juin - 16:16

Séraphine & Eion... Quand l'absence et le silence laissent place à l'horreur ...
Destroyed and broken

Chaque personne a un point de rupture. Une limite au-delà de laquelle le corps refuse d'aller, une frontière que l'esprit ne peut ni repousser ni franchir.
Séraphine, sans qu'elle n'en ait véritablement conscience, approchait inexorablement de cette limite. Son pouvoir, déjà, faisait des siennes, refusant de, à nouveau, tout donner à celui qui en avait pourtant besoin. Refusant de se faire du mal à elle, pour tenter de lui faire du bien à lui. C'était comme une soupape de sécurité, un instinct primaire, inconscient, et irraisonné.
Elle ne devait pas se faire du mal, même si elle en souffrait tout autant que d'agir.  

- Ne… ne t'excuse pas... C'est de ma faute… J'ai fait preuve … J'ai été …intolérant à ton égard. Je n'aurai pas dû dire ces choses…

_ Chut, murmura-t-elle comme elle l'aurait fait avec Scott, quand il était petit. Ne parle pas, reposes-toi. Ca n'a pas d'importance.

C'était faux. Bien-sûr que ça avait de l'importance ; c'était certainement pourquoi il luttait pour le dire.
En fait, ce n'était juste pas le moment. Il faudrait qu'ils aient ces mots, il faudrait des excuses pour qu'ils puissent, peut-être, se pardonner. Mais il n'avait pas la force d'affronter un possible refus en cet instant, et elle non plus. Depuis qu'elle avait compris qu'Eion avait disparu, Séraphine s'était attachée à l'unique tâche de le retrouver. Elle n'avait pas vraiment songé à l'après.
Pas vraiment osé espérer qu'il y en aurait un.
Il lui avait fait mal. Il continuait de le faire. Pourtant, elle était là et elle refusait de partir. Elle s'était mise en danger pour le retrouver, à plusieurs égards.
Elle ignorait la signification de tout cela et s'en fichait. Pour l'instant, elle n'avait plus le luxe de réfléchir.

_ Chut... murmura-t-elle encore, luttant contre ses larmes.

-Je sens …la douleur… Je ne devrais pas… le sentir…Elle devrait être partie…

Un instant, la panique la gagna. Qu'avaient dit les médecins ? Elle n'avait pas écouté. De toute façon, ils n'étaient guère compétents à ses yeux. Mais l'impuissance et la douleur qui perçait la voix de l'irlandais lui crevaient le coeur, elle les chercha donc du regard. Où avaient-ils bien pu passer ?

- J'ai mal Sera… tellement mal…Pardonne-moi…

Ignorant la seconde partie de phrase, la brune se focalisa sur la première. Ce n'était en effet pas normal. Mais, s'il avait été normal, Eion n'aurait pas dû survivre. Qu'il parle était déjà un miracle en soit.

- J'ai mal…

Pour qu'il soit dans cet état, c'est qu'il devait l'être. Voir un homme pleurer n'est pas dégradant, c'est normal quand on souffre. Or, en matière de souffrances, Séraphine en connaissait suffisamment long pour ne pas pouvoir le tolérer.

_ Je reviens, Eion. Je vais chercher les médecins.

Il fallait qu'ils fassent quelque chose, qu'ils lui donnent quelque chose. Elle ne fut pas longue à leur tomber dessus.

_ Ce n'est pas normal ! Il devrait déjà avoir cicatrisé !

Tout en examinant le patient, les soignants la regardèrent sans parvenir à cacher leur agacement et leurs doutes sur le fait son hystérie lui faisait perdre ses facultés de réflexion.

_ Son pouvoir c'est de guérir ! s'insurgea-t-elle. C'est quasi immédiat !

Le visage, toujours ravagé, de l'irlandais, démentait et Séraphine se sentit à nouveau très faible. Il n'avait pas le choix, il fallait qu'il guérisse. Il lui parlait, il était conscient ! Il allait forcément guérir !

_ Donnez-lui quelque chose ! De la morphine !

Bien que n'appréciant guère de voir la compagne du patient exiger des traitements, Eion finit par se voir injecter une forte dose de calmants. L'instant d'après, Séraphine revenait à ses côtés et lui caressait la partie intacte du visage.

_ Ca va aller... Ca va passer... Tu vas t'endormir et tu ne sentiras plus rien. Je te le promets. Ca va aller Eion... Accroches-toi...

Effectivement, il finit par perdre connaissance et Séraphine poussa un soupir de soulagement. Voir quelqu'un qu'on aime souffrir est intolérable.
En dépit du fait qu'elle ne pouvait rien pour lui et qu'il ne se réveillerait pas avant plusieurs heures, Séraphine refusa de quitter son chevet. On lui installa un lit de camp et elle finit par sombrer à son tour dans un sommeil léger dont elle se tirait régulièrement pour vérifier qu'Eion était toujours là. Vers le milieu de la journée, Liam, envoyé par Charles Xavier, vint lui porter un léger repas et il attendit qu'elle ouvre les yeux pour lui demander de l'avaler, ce qu'elle fit de mauvaise grâce.
Elle avait à peine fini son assiette qu'elle se précipita aux toilettes pour aller vomir l'ensemble, ce qui ne rassura guère le pauvre Liam. Il proposa de lui apporter ce qu'elle voulait, mais elle refusa. Les médecins n'obtinrent pas gain de cause.

_ Madame, laissez-nous au moins vous ausculter. Ce n'est pas normal de vomir ainsi...

_ Occupez-vous de lui et vous verrez que j'irais mieux, cingla-t-elle au moment où Eion ouvrait à nouveau les yeux. Hey, Eion. Je suis là. Je n'ai pas bougé. Comment te sens-tu ?

Inquiète, elle avait les traits tirés d'épuisement.




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Les cellules d'Eion se régénèrent instantanément après avoir été altérées. De même, son corps est donc capable de se régénérer suite à n'importes quelle blessure. Ce don est contrôlé par une zone particulière de son cerveau, qui ne peut agir si elle est touchée. La régénération cellulaire a aussi un autre aspect. En effet passé un certain nombre de régénérations, le corps cesse de vieillir ou dans certains cas, vieillit plus lentement (c'est le cas d'Eion)
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Jeu 16 Juin - 22:38


Destroyed and broken
On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à faire des projets pour l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. Mais l’avenir change constamment. L’avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. Mais une chose est sûre : quand finalement, il se dévoile... l’avenir, n’est jamais comme on l’avait imaginé.
•••

                 
••••••••••••••••••••••••••••••

Quand on est fier, on lutte de toutes nos forces, pour qu'aucune faiblesse ne paraisse aux yeux des autres. On prend des coups, on trébuche, mais trop fière, on garde la tête haute malgré les multiples douleurs qui nous assaille. On se bat contre soi-même au quotidien, mais lorsque la douleur est trop grande, que les coups sont trop puissants, la chute n'en est que plus grande…

               
••••••••••••••••••••••••••••••

« -J'ai mal Sera ! » ne cessait-il de répéter, en laissant perler quelques larmes sur son visage tuméfié, ce qui lui valut quelques grimaces lorsque les larmes salées virent se poser sur les plaies encore ouvertes. La fierté n'avait plus sa place entre ces murs blancs. L'Irlandais brisé, souffrait le martyre, incapable de comprendre pourquoi son pouvoir ne l'avait pas encore sorti de cette mauvaise passe. Son regard difficilement reconnaissable au vu du désespoir qu'il laissait paraître, s'accrocha davantage à Séraphine et sa main serra un peu plus la sienne. La pauvre jeune femme, qui luttait elle-même contre sa propre faiblesse, essayait de rassurer comme elle pouvait le mutant qui continuait à faire part de sa souffrance. « -Qu'est-ce qui m'arrive ? » trouva-t-il la force de demander alors que la belle brune cherchait un infirmier du regard. Elle du finalement s'excuser auprès de son mutant et s'éclipsa hors de la chambre pour aller chercher un médecin. À ce moment très précis, la douleur d'Eion commença à s'accroître davantage à tel point qu'il lui fallait à présent serrer les draps de son lit médical pour espérer amoindrir le choc. Sa tête bien amochée, était assaillie par une odieuse migraine, son corps tout entier se faisait lourd et ne manquait pas de lui rappeler l'ampleur des dégâts au moindre geste. Le pauvre Eion vivait un enfer et se laissait peu à peu assaillir par la peur. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, pourquoi ses blessures continuaient à le faire souffrir, pourquoi son pouvoir ne le sortait pas de cette odieuse détresse dans laquelle il s'enfonçait progressivement ? Tant de pourquoi et si peu de réponses.

Depuis l’extérieur, il entendait Séraphine s’invectiver contre le personnel médical, mais à l’intérieur Eion continuait à souffrir, impuissant et tellement faible face à la douleur qu’il se payait le luxe de lorgner d’ordinaire. Son cœur ne semblait apprécier cette décharge inédite, opta pour une cadence plus hostile. Les voyants retombaient progressivement dans le rouge offrant à nouveau une funeste issue à l’immortel qui luttait à présent pour préserver sa vie. Les médecins alertaient par les bips suspicieux émanant de l’électrocardiogramme, firent leur apparition dans la chambre. L’un d’eux sortit de quoi injecter de la morphine, Eion eut à peine le temps de voir la seringue se planter dans son bras. « -Non…non… pitié pas ça ! » Séraphine retrouva aussitôt sa place et posa une main rassurant sur le visage de son pauvre Irlandais qui s’enfonça peu à peu dans l’inconscience, bercé par les paroles de celle à qui il s’accrochait encore…

« -Accroche-toi ! » la voix finit par devenir un lointain écho tandis qu'Eion, pied nu avançait dans un loin couloir. Le néon du plafond grésillait de temps à autre, conférant une bien étrange atmosphère aux lieux. Les mûrs verts laissaient paraître un délabrement avancé. Le mutant, visiblement, remit de ses maux, continuait à avancer incertain. Les poings serrés, il se tenait prêt à attaquer à la moindre suspicion. Il continua donc à avancer à traverser ce couloir bercé la lueur blanchâtre du néon grésillant. Une première ombre se dessina sur le mûr, il sursauta et se retourna aussitôt pour s'enquérir de l'identité de cette fameuse ombre, mais personne n'eut prit la peine de l'attendre. Il reprit donc son périple non sans appréhensions. Plus il avançait et plus l'endroit lui semblait familier. L'odeur elle-même se faisait familière. Le cœur du mutant rata un battement lorsqu'il comprit où il se trouvait. À peine eut-il le temps de tourner les talons, qu'il se retrouva attaché à une table d'opération face à l'affreux docteur qui lui sourire aux lèvres, s'apprêtait à lui ouvrir le ventre.

« - NOOOOOON ! NOOON ! NOOON ! » hurla-t'il après avoir ouvert les paupières. Il ruisselait de sueur et son cœur cognait ardemment contre sa poitrine. Il lui fallait bien une bonne dizaine de secondes pour se remettre et comprendre qu'il était à l'Institut, en sécurité. Il sentit alors la main de Séraphine et se calma aussitôt « -Il était là ! Je l'ai vu. Ça paraissait tellement réel… » Il se tue pour reprendre son souffle, plusieurs médecins étaient présents, certains prenaient même des notes. L'Irlandais remarqua aussi le lit de camp et les traits tirés de sa belle. Il posa alors sa main sur sa joue et tenta de lui sourire « - Repose toi ! » L'un des médecins s'approcha et commença à ausculter Eion.

« -Comment vous sentez-vous ? »

« - Mal ! »

« -La douleur est-elle toujours aussi forte. »

« - Je déteste les médecins ! Encore plus lorsqu'ils vous font subir ce que j'ai subi. Dégagez ! »

« -Mais nous devons terminer de vous examiner ! »

« -CASSEZ-VOUS ! »


L'homme à la blouse blanche ne préféra pas traîner, il lança un dernier regard à Séraphine et s'en alla avec ses confrères.

« -Pardon… je ne voulais pas… Je suis désolé, excuse-moi ! »


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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Jeu 23 Juin - 17:22

Séraphine & Eion... Quand l'absence et le silence laissent place à l'horreur ...
Destroyed and broken

C'est dans un cri qu'Eion avait repris conscience. Visiblement en proie à un cauchemar ou à un souvenir. Séraphine ne l'avait jamais vu dans un tel état. Avec amertume, elle réalisa qu'elle ne le connaissait pas aussi bien qu'elle l'aurait voulu, que sa peur l'avait aveuglée au point de maintenir une distance certaine entre lui et elle, pour se préserver.
Mais se préserver de quoi ? De vivre ?
Un vague vertige la saisit mais elle refusa d'y céder. Comme s'il était vraiment si simple de juste décider de ne pas perdre connaissance. Enfin, ça fonctionna, pour cette fois. Mais elle atteignait ses limites.

« -Il était là ! Je l'ai vu. Ça paraissait tellement réel… »

Il lui rappelait Scott, enfant, quand il s'éveillait en criant dans son lit. C'est pourquoi, elle fit exactement comme avec lui : elle prit place à ses côtés, posa une main sur la partie intacte de son front, et glissa l'autre dans la sienne avant de murmurer tendrement.

_ Tout va bien... Eion... Tout va bien. C'est fini. Je suis là maintenant. Tout va bien...

Elle le protégerait, il ne devait pas en douter. Elle et tous les membres du personnel de l'institut. Il était intouchable ici.
Eion se reprit suffisamment pour tenter de la convaincre de penser à elle mais c'était peine perdue. Elle allait le lui indiquer quand son attitude changea du tout au tout à l'approche d'un médecin. Séraphine fronça les sourcils, surprise.
Ce genre de réflexe, elle ne connaissait que trop bien...
Eion envoya bouler les médecins sans ménagement aucun et il ne consentit à se détendre qu'une fios qu'ils eurent reculer. Séraphine retrouva alors l'irlandais qu'elle connaissait et il s'excusa platement.
Inquiète, la brune ne lâcha pas sa main.

_ Ce n'est rien, assura-t-elle d'une voix blanche. Tu es encore sous le choc. C'est normal. Ca va passer.

Elle aurait voulu que les choses soient aussi simples, qu'il suffisse de le vouloir, mais elle savait ce qui se passait dans la tête de l'irlandais, au moins en partie. Et il ne serait certainement pas aisé de se remettre d'un tel traumatisme.
S'il s'en remettait...
Elle refusait de penser à ça. C'était au dessus de ses forces.

_ Eion, reprit-elle avec résolution. Tu dois me dire ce qui t'es arrivé. Tu dois l'extérioriser absolument. Ca sera difficile, mais je suis là.

Il ne semblait pas très chaud à l'idée, ce qui n'était pas surprenant en soit, mais elle insista.

_ Eion, je sais mieux que quiconque ce que c'est que d'être rongé par le silence. Il faut que tout ça sorte, rapidement. Sinon, ça va te bouffer de l'intérieur...

Ca aussi, elle le savait. Et, contrairement à elle, Eion n'avait pas d'enfant à qui se raccrocher, pas de raison primaire et instinctive de se battre. Il pouvait très bien céder à l'abattement et se perdre ; les perdre tous les deux.
Sauf que ce n'était pas acceptable.



Most of life is hell. It's filled with failures and loses. People disaopinted you, dreams don't work out, hearts gets broken. And the best moments of life, when everything comes together, are few and fleeding. But you'll never get to the next great moment if you don't keep going. So that's what i do : i keep going.

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Les cellules d'Eion se régénèrent instantanément après avoir été altérées. De même, son corps est donc capable de se régénérer suite à n'importes quelle blessure. Ce don est contrôlé par une zone particulière de son cerveau, qui ne peut agir si elle est touchée. La régénération cellulaire a aussi un autre aspect. En effet passé un certain nombre de régénérations, le corps cesse de vieillir ou dans certains cas, vieillit plus lentement (c'est le cas d'Eion)
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Jeu 30 Juin - 13:25


Destroyed and broken
On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à faire des projets pour l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. Mais l’avenir change constamment. L’avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. Mais une chose est sûre : quand finalement, il se dévoile... l’avenir, n’est jamais comme on l’avait imaginé.
•••

                 
« -CASSEZ-VOUS ! » avait-il hurlé sans ménagement à l'encontre du médecin qui avait osé pénétrer le cercle de confiance du mutant. Brisé et apeuré l'Irlandais, mobilisant son ultime instinct de survie, avait ainsi fait fuir la représentation même de ses pires cauchemars. La seringue en main, le médecin hésitait encore à s'approcher, il posa donc son regard sur Séraphine qui lui fit savoir qu'elle maîtrisait la situation. Eion lança un ultime regard à l'homme pourvu d'une blouse avant qu'enfin ce dernier ne concède à laisser sa place. Le cœur de notre pauvre mutant continuait à cogner avec ferveur, preuve que la peur n'avait pas totalement disparu. Bien malgré lui, il restait sur ses gardes mobilisant ses dernières forces, mais l'effet de la morphine commençait à s'amoindrir lentement, laissant planer une fois encore le spectre de la douleur sur les frêles épaules de notre Irlandais. Passé cet égarement, le mutant se rendit compte, mais trop tard de la mauvaise image qu'il laissait paraître, une image teintée de violence qui n'était pas sans rappeler l'ex-mari de Séraphine qui s'exprimait sûrement de la sorte. Et c'est bien ce constat qui ramena progressivement le mutant brisé à ce qu'il était avant ce drame. Il s'excusa donc sans attendre auprès de la belle Séraphine qui n'était pas décidée à lui lâcher la main malgré tout. Le pauvre irlandais avala bruyamment sa salive, essayant de chasser de sa tête toutes ces images atroces. Rien n'allait et plus jamais rien n'ira à l'avenir telle était sa constatation. Le traumatisme l'avait de toute évidence brisé dans toutes ses certitudes, brisé dans son être, dans sa chair, dans son âme toute entière.

Wagner résonnait encore dans sa tête. La même mélodie qui n'avait eu de cesse de le hanter longtemps après Aushcwitz. L'odeur des substances médicamenteuses elle aussi était présence, comme si dans le fond, elle ne l'avait jamais quitté. La table d'opération froide, les fils branchés de partout. Le passé et le présent se mêlaient insidieusement. Le petit-fils portait la blouse blanche, celle de son grand-père. De lui, il avait également hérité de petit carnet de notes dans lequel le savant fou consignait tous les écrits émanant de ses diaboliques expériences. À Auschwitz, Eion n'avait pas été le seul mutant à subir « les essais » du doctor Kindergesicht dans le cadre du « projet Eugénia » Malheureusement pour lui, il fut à l'inverse l'un des seuls à en survivre. La voix de Séra le rappela à la raison, l'empêchant de plonger plus en profondeur dans des souvenirs qu'il aurait préféré effacer de sa mémoire. Par réflexe, lorsqu'elle lui demanda de lui raconter ce qui s'était passé, le mutant retira sa main et regarda ailleurs. « -Non…je ne veux pas en parler. » parvint-il à dire d'une traître. Pour continuer à exorciser (du moins essayer) ses démons, il ferma les yeux, espérant que cela suffise à effacer toutes ces images de sa mémoire. « -Laisse-moi ! » lâcha-t-il dans un murmure, incapable de mieux au vu de la douleur, qui tel une tempête à venir, s'annonçait. « -Je t'en prie…Vas te reposer un peu… Prends soin de toi … » Il ne la regardait même plus dans les yeux et sa main s'éloignait progressivement de la sienne.


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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Sam 16 Juil - 12:20

Séraphine & Eion... Quand l'absence et le silence laissent place à l'horreur ...
Destroyed and broken

Naturellement, il ne céda pas. Séraphine n'avait pas vraiment l'illusion qu'il le ferait, pas du premier coup en tous les cas. Il y avait probablement un peu d'orgueil de mâle, d'autant plus qu'Eion datait du siècle dernier et qu'on l'avait élevé dans le dogme qui veut qu'un homme ne pleure pas, et n'est pas faible. Il y avait surtout la peur et le choc, et le refus de revivre ce qui, pourtant, était bloqué, lui brûlant la mémoire et le coeur. La honte aussi et le besoin, vital, de ne pas voir le regarder de l'être aimé changer. De ne pas y lire la faiblesse, ni la compassion.
Tout cela, Séraphine le comprenait. Et elle le savait, parce qu'elle aussi l'avait vécu.
Précisément pour cette raison, elle ne céderait pas non plus. C'était pour son bien. Elle-même ne se souciait plus de sa personne.
Il reprit sa main, mais ça n'entama pas sa détermination. Avec douceur, elle posa la sienne sur la partie intacte du visage qui s'était détourné.

_ Je sais que tu ne veux pas en parler et je comprends. Je pense que tu dois le faire, maintenant. Je sais que tu ne dois pas t'en sentir la force, mais j'en ai assez pour nous deux. Et rien de ce que tu pourras me dire me feras t'aimer moins, tu comprends ? Tu n'as pas à avoir honte. Tu as été enlevé. Ce n'était pas ta faute. Tu ne pouvais pas te défendre.

Ces mots, on les lui avait plus ou moins dits, à plusieurs reprises. Elle n'y avait jamais cru. Eion en fit autant. Il lui demanda de le laisser.

_ Je voudrais pouvoir le faire, répondit-elle, toujours en douceur. Mais c'est impossible. Après ta disparition, j'ai arrêté de vivre. Je m'étais promis de ne plus jamais attacher mon destin à celui d'un homme, mais c'est pourtant ce qui est arrivé. Si tu sombres, Eion, tu m'emmènes avec toi. Je n'aurais pas la force de continuer sans toi...

Pourquoi avait-il fallu qu'il se passe tout cela pour qu'elle trouve ENFIN la ressource pour lui dire cela ? C'était risiblement tragique.
C'était aussi un calcul. Elle savait qu'elle n'obtiendrait rien en le confrontant jusqu'à le pousser au point de rupture. Mais, s'il se souciait d'elle, il devrait faire des efforts, pour elle. Parce qu'il n'était visiblement pas prêt à les faire pour lui-même. Ca aussi elle pouvait le comprendre. Si elle n'avait pas eu Scott, elle aussi se serait laissée mourir, mais c'était un luxe qu'elle n'avait pas ; et Eion non plus.

_ Je ne peux pas, répliqua-t-elle, toujours à voix mesurée. Je ne peux rien avaler tant que tu es dans cet état là. Je ne peux pas.

Oui, c'était forcément sa douleur à lui qui la faisait se sentir aussi mal quand elle avalait quoi que ce soit. Ca expliquait aussi le poids qu'elle avait perdu récemment, et sa fatigue. Mais il était vrai qu'elle était faible, très faible, mais pas suffisamment pour ne pas remarquer que la souffrance revenait prendre possession de l'irlandais.

_ Eion, si tu as mal, ils peuvent te donner des médicaments. Ce n'est pas une honte, ni une faiblesse, c'est normal. Il faut... Laisser du temps à ta mutation de revenir.


Elle-même n'y croyait pas vraiment, mais elle se raccrochait à l'espoir. C'était tout ce qui lui restait.

_ Qu'est-ce que ce malade voulait de toi ? Qu'est-ce qu'il ta fait ?

Elle avait compris que c'était lié au fait qu'il était mutant, mais elle n'avait pas tous les éléments, juste des bribes. William s'était majoritairement chargé de l'enquête. Elle s'était contentée... De foncer dans le tas le moment venu.

_ Comment a-t-il su que tu es un mutant ? Pourquoi est-ce qu'il s'en est pris à toi ? Aide moi à comprendre, Eion. S'il-te-plaît.

Il le fallait.



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Dans la merde
Les cellules d'Eion se régénèrent instantanément après avoir été altérées. De même, son corps est donc capable de se régénérer suite à n'importes quelle blessure. Ce don est contrôlé par une zone particulière de son cerveau, qui ne peut agir si elle est touchée. La régénération cellulaire a aussi un autre aspect. En effet passé un certain nombre de régénérations, le corps cesse de vieillir ou dans certains cas, vieillit plus lentement (c'est le cas d'Eion)
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Sam 16 Juil - 18:28


Destroyed and broken
On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à faire des projets pour l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. Mais l’avenir change constamment. L’avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. Mais une chose est sûre : quand finalement, il se dévoile... l’avenir, n’est jamais comme on l’avait imaginé.
•••

Fixé à son lit, incapable de se mouvoir à sa guise et dépendant de l'efficacité des médicaments pour amoindrir une douleur qui perdurait, Eion se désespérait de son état. Toutes les zones de son corps enclines à la douleur, lui rappelaient sans cesse, ce qu'il aurait préféré n'être qu'un cauchemar. À cela s'ajoutait la présence de Séraphine qui malgré les demandes pressantes de l'Irlandais, n'était pas prête de s'en aller. Le mutant ne pouvait se résoudre à étaler ses faiblesses morales et malgré la douleur insoutenable, s'était convaincu de tenir bon. Mais tout cela était vain, il n'était plus le même, la régénération ne faisant plus effet, il en était arrivé à se demander si l'ancien Eion reviendrait un jour. Celui qui n'avait peur de rien, celui qui jurait comme un charretier et se fichait pas mal de ce que l'on pouvait dire de lui. Celui qui inspirait les autres avec ses discours sans même s'en rendre compte. Celui qui aurait soulevé des montages pour protéger les êtres auxquels il conférait un minimum d'importance. Les mains tremblantes, le regard fuyant, la voix hésitante, l'image qu'il renvoyait à présent dénotait totalement avec cet ancien lui dont il se languissait déjà. Et voilà qu'une autre décharge de douleur le rappela à l'ordre. Durant l'espace d'une seconde, il se revit dans l'imposant caisson dans lequel Zimmermann l'enfermait de temps à autre afin de tester sa résistance à l'eau chaude, à l'eau froide et au manque d'oxygène. Puis il se revit sur la table froide d'ordinaire réservée aux opérations en tous genre. Au-dessus de lui, ce cher docteur armait de ses deux plaques métalliques branchées au défibrillateur, s'acharnait pour faire repartir son cœur. Eion quitta à nouveau ses pensées et jeta l'ancre dans les yeux de Séraphine, un port dans lequel il espérait s'amarrer très longtemps pour ne pas devoir retourner sur cette île de cauchemar, qui fut pourtant une réalité durant plusieurs semaines

« - Sera, je t'en supplie, ne fais pas ça ! » Il marqua une pause pour mieux s'exprimer par la suite et s'éviter les trop lourds et inutiles silences. Sa main continua malgré tout à serrer celle de cette femme, qui lui avait apporté bien plus que quelques nuits torrides. Il venait de comprendre, ses mots ( à elle) l'avaient trahi, et même s'il n'en doutait pas, avoir la preuve à vive voix, le rassurait. Elle l'aimait, preuve qu'il n'avait pas lutté en vain. Car oui, avant d'être physiquement brisé de toutes part, il lui a fallu lutter pour survivre et cette survie, il ne l'a devait pas seulement qu'à son pourvoir (quand il consentait encore à fonctionner). Il la devait avant tout à Sera qui jamais n'avait cessé de peupler ses pensées. Matin et soir, à chaque heure et plus particulièrement lorsque les ténèbres menaçaient de l'emporter définitivement vers un abysse sans fond, Eion ne pensait qu'à elle, qu'à sa voix, son sourire, son parfum, son visage et tout l'amour qu'il lui portait. Leur histoire ne pouvait s'achever de la sorte, pas sur les maladresses de deux galériens de la vie. Il devait changer le cours des choses, se battre pour elle, autant qu'il s'était battu contre ses démons. Il devait y croire, autant qu'il avait cru au bonheur avec Sarah. Sera était son phare, il ne devait s'en détourner. La survie fut malgré tout rendue encore plus difficile lorsque le Docteur Maboule trouva la faille d'Eion, du moins celle de ses capacités mutantes. Une fois l'inhibiteur posait sur le bon hémisphère, plus rien ne fut comme avant, et même s'il se raccrochait à la femme qu'il aimait, le mutant vaincu par un corps à l'agonie sans promesses de régénération, s'enfonça peu à peu.

Mais la lumière et plus forte que l'ombre, et même lorsque l'espoir s'effrite, jamais il ne disparaît totalement. Les paroles de Seraphine touchèrent notre Irlandais en plein cœur. « -Je voulais abandonner, j'y ai pensé très fort. *silence le temps de mobiliser toutes ses forces* Mais pas aussi fort qu'à toi. Tu étais mon phare, ma raison de survivre. Je voulais sombrer, c'est tellement plus simple de le penser quand on est seul. » Il se tue à nouveau et prit une grande inspiration afin de pouvoir continuer malgré la douleur qui paralysait presque tout son corps. « -Je ne peux pas sombrer, je n'en ai pas le droit. » La flamme qui s'était éteinte et qui menaçait de totalement disparaître dans cet amas de cendre, reprit vit progressivement dans le regard azur de l'homme blessé qui bien plus que de lui-même, se souciait de ce petit bout de femme qui avait mis « un beau bordel » dans sa vie. « -Je t'aime ! » osa-t-il confesser dans un murmure. Trois mots qui lorsqu'ils furent prononcés pour la première et dernière fois par le mutant, lui revinrent en pleine face. Le regard brillant, il ne pouvait plus se cacher derrière le peu de fierté qu'il lui restait encore. « - Tu es la femme de ma vie Seraphine. Je ne veux pas te perdre, ni me perdre. » Il serra à nouveau sa main contre la sienne pour se donner un peu de courage « -Je vais tout te dire, je te le dois, je nous le dois. Mais il me faut un peu de temps avant cela, tu comprends ? Laisse-moi un peu de temps s'il te plaît ! Je ne demande rien de plus. » © 2981 12289 0
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Ven 22 Juil - 12:03

Séraphine & Eion... Quand l'absence et le silence laissent place à l'horreur ...
Destroyed and broken

Séraphine était à bout. De forces, de courage, de patience, de tout un tas de choses en fait. Physiquement et moralement, elle atteignait ses limites. Tout oeil averti le remarquerait immédiatement et même Eion, pourtant en piteux état, le voyait aussi. Mais elle refusait pourtant de céder à ce qui tenait pourtant du besoin ; elle refusait de se reposer. Parce que ça aurait signifié l'abandonner, même pour un court instant.
Mère courage depuis des années, elle devenait une compagne courage, un brin excessive d'ailleurs, mais c'est dans son caractère.
Etait-ce cet épuisement qui expliquait l'aveu qu'elle venait de concéder ? La fêlure dans la carapace était entérinée par ses mots, en plus de ses actions. Si elle tremblait, c'était aussi de peur, même si la tension cumulée avait atteint les limites de son corps, qui les dépassait à présent avec l'étrange sensation de flotter. Comme si ce corps n'était plus vraiment le sien, pas réel. L'aveu l'était-il ? Dans ces conditions, elle concédait bien plus que ce corps meurtri, c'était son âme qu'elle offrait à l'irlandais ; même s'il la possédait déjà.
Et elle possédait la sienne, elle le comprit au travers de ses réponses. Mieux que quiconque, elle comprenait ce que signifiait l'envie de céder, au désespoir, à la douleur, cette résilience extrême qui vous fait considérer la mort comme une délivrance. Elle savait aussi la douleur et la force qu'il faut pour se révulser contre ce désir, lâche. Quand il s'agit de préserver un être aimé plutôt que soi. Depuis des années, Séraphine vivait au travers de son fils, du besoin qu'il avait d'elle. Elle savait le sacrifice que cela représente, mais aussi combien l'amour efface et justifie cette dette.
Eion exprimait exactement ce qu'elle avait ressenti pendant tout ce temps.
Il le formula, au moyen des trois fameux mots qui, pourtant, s'étouffèrent et moururent dans la gorge trop serrée de la brune. Tout en elle le criait pourtant, les battements de son coeur, affolés, son regard, aimant, sa main, cramponnée à lui, mais les mots ne vinrent pas. Ils ne le pouvaient pas, pas encore. Eion dut comprendre, parce qu'elle doutait qu'il fut trop épuisé pour ne pas le remarquer, et il poursuivit, acceptant de lui parler, mais lui demandant un moment avant de le faire.
En réalité, cela l'arrangeait bien. Elle luttait déjà contre le sommeil, papillonnant des yeux malgré elle, épuisée.

_ D'accord, concéda-t-elle avant de se pencher pour poser son visage contre le flanc de son compagnon. Tu peux te reposer, je ne bouge pas.

Elle avait à peine fini de le dire qu'elle sombra. La position n'était pas idéale, mais son corps s'en fichait. Sa respiration s'apaisa en quelques secondes et elle décrocha complètement.
Une minute, une heure, une journée, une vie.
Combien de temps resta-t-elle dans ce sommeil dénué de rêves ?
Quand elle finit par s'éveiller, elle avait encore l'esprit embrumé et il lui fallut plusieurs minutes pour comprendre où elle se trouvait, et pourquoi. Les médecins étaient revenus : il était temps pour l'irlandais de faire des examens plus poussés. L'état du mutant ne s'était pas amélioré et il fallait comprendre pourquoi. Séraphine était très pâle et, dès qu'elle eut repris ses esprits, elle saisit la main d'Eion par réflexe.
Le directeur était présent et il contribua à apaiser le patient récalcitrant, expliquant qu'il avait besoin de radio et d'un scanner, entre autres choses.

_ Ca va aller Eion, je ne laisserai personne te faire de mal, approuva Séraphine en dépit de son propre état qui laissait à désirer. Il faut qu'on comprenne ce qui se passe. Tu dois guérir.

Liam aussi était présent et il profita de l'instant pour proposer de rester avec l'irlandais tout le long des examens. Séraphine s'en offensa et voulut se lever pour exprimer son refus, mais un nouveau vertige la cloua sur sa chaise, attirant l'attention des médecins et du directeur. Ce dernier asséna qu'il était inacceptable qu'elle se mette dans cet état et Liam expliqua qu'elle n'avait rien mangé depuis 24h. Le directeur ordonna donc à Eion de se laisser soigner et à Séraphine de s'occuper un peu d'elle. Elle accepta à contre-coeur de se nourrir et de prendre une douche.

_ Je ne serais pas longue, promit-elle. Ca ira ? Tu préfères que je reste ?

Clairement, elle n'était pas en état de le faire, mais ça lui était égal. Mentalement, Charles Xavier la sermonna mais elle l'ignora. Un des médecin proposa de l'examiner, suite à ses différents malaises, elle l'envoya paître sans y mettre les formes. Après le minimum requis pour faire ce qu'elle avait à faire, la brnue revint au chevet de son amant et chassa le cuisinier sans grande diplomatie.

_ Je suis là, vous pouvez nous laisser Liam. Je suis sûre que vous avez autre chose à faire.

On aurait dit une lionne qui défendait son bien le plus précieux, c'est pourquoi le cuisinier céda sans demander son reste, proposant juste à Eion de lui préparer quelque chose, s'il le souhaitait.

_ Ca a été ? Tu n'as pas trop mal ? Est-ce que tu veux quelque chose ? Tu as soif ? Tu veux un autre oreiller ?

Séraphine était un brin plus vaillante. Mais elle perdit son faux-semblant d'assurance lorsque les médecins revinrent avec une mine plutôt grave. Ils lui proposèrent de quitter la pièce, ce qu'elle refusa formellement, sans même prendre la peine de le formuler, puis attendit avec angoisse.



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Dans la merde
Les cellules d'Eion se régénèrent instantanément après avoir été altérées. De même, son corps est donc capable de se régénérer suite à n'importes quelle blessure. Ce don est contrôlé par une zone particulière de son cerveau, qui ne peut agir si elle est touchée. La régénération cellulaire a aussi un autre aspect. En effet passé un certain nombre de régénérations, le corps cesse de vieillir ou dans certains cas, vieillit plus lentement (c'est le cas d'Eion)
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Ven 22 Juil - 18:20


Destroyed and broken
On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à faire des projets pour l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. Mais l’avenir change constamment. L’avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. Mais une chose est sûre : quand finalement, il se dévoile... l’avenir, n’est jamais comme on l’avait imaginé.
•••

Il n'y a rien de pire que la faiblesse pour quelqu'un qui est censé se pourvoir de l'invincibilité. Si la souffrance demeurait physique et morale, la fierté elle aussi semblait avoir pris un coup. L'Irlandais clouait sur son lit, alourdit par des médicaments, beaucoup de médicaments, tellement qu'il lui était difficile de savoir où il se trouvait et depuis quand. La douleur et la colère se mirent donc à cohabiter, progressivement. La peur, quant à elle, ne restait pas loin, tapit dans les ténèbres, elle semblait prête à se manifester à n'importe quel moment. Séraphine encline à une détresse dont Eion ne pouvait la sauver, voulait des réponses aux trop nombreuses interrogations qui avaient envahi son quotidien. L'Irlandais trop affaibli, ne put se résoudre à répondre à sa demande. Il se contenta de lui demander un peu de temps, juste ce qu'il faut pour faire traîner les choses et espéré qu'elle ne lui demande pas à nouveau ce qui s'était passé ! Pour l'heure, le mutant demeurait incapable de s'exprimer sur le sujet, tout comme il était incapable de regarder un médecin dans les yeux. Pourtant, il avait besoin d'eux, non pas pour lui, mais pour qu'ils dispensent à la femme qu'il aime, toute l'attention dont elle a besoin. Sera avait atteint ses limites et il ne fallait pas être pourvu d'un nombre incalculable de diplômes pour s'en rendre compte. Une lionne certes, mais sur le déclin. Elle avait besoin d'aide autant que son amant qui s'offusquait de ne voir personne s'inquiétait davantage de l'état de la belle brune.

Leur main ne se quittait plus à présent, il tentait de lui insuffler le peu de force qu'il lui restait et elle essayait à son tour de lui transmettre cette énergie qu'elle n'avait plus. Ils étaient ensemble et c'est tout, ensemble dans la misère, dans la peur, dans la souffrance, dans la fatigue. Bien plus que des émotions, ils partageaient tout, deux âmes si différentes et pourtant en totale symbiose, deux âmes sœurs. Une évidence qui n'effrayait plus Eion à présent qui consentit, quand son état le lui permettrait, de tout dire à cette femme pour laquelle il était prêt à tout, même à se défaire totalement de son armure. Son pouce caressa délicatement ses phalanges, puis ses doigts s'entremêlèrent aux siens. Il était encore là et voulait le faire savoir. Et si la Mort se présentait à nouveau à lui, il n'hésiterait pas à lui faire un doigt d'honneur, espérant ainsi que cette dernière tourne les talons et lui fiche la paix. Le guerrier tapit dans l'ombre, sous l'amas de blessures, était là, à n'en plus douter et il n'avait plus l'attention de perdre un combat. « -Repose-toi un peu ! » murmura-t-il pour ne pas davantage l'ébranler. Il tenta un petit sourire non sans difficulté et la laissa rejoindre les bras, plus confortables de Morphée. « -Je ne bouge pas… ne t'en fais pas. Ne lutte plus… Laisse-toi…aller ! » La voix se faisait moins sifflante, moins cassée, moins encline à la pitié, il n'en demeurait pas moins toujours aussi faible et mobilisait beaucoup d'énergie pour lui faire penser le contraire.

Seraphine cessa sa lutte et s'endormit complètement laissant Eion seul avec l'un des médecins. « -Pas besoin de baby-sitteur ! Sortez ! » Ce que fit le jeune homme sans demander son reste. Le mutant put alors souffler et laissa quelques larmes perlaient le long de ses joues. Le cœur lourd, les émotions à vifs autant que la plupart de ses blessures, il ne pouvait cependant se laisser totalement aller. Seraphine n'avait pas besoin de cela, il lui fallait un homme fort, un guerrier capable de la protéger. Le corps en charpie, le guerrier de pacotille ne pouvait œuvrer. « Putain de régénération ! Aller ! J'ai vraiment besoin de toi, sors-moi de ce merdier ! Fais ta petite affaire ! » Mais rien, pas un picotement, pas la moindre sensation de délivrance, la douleur avait semblerait-elle élue domicile en lui. Une douleur qui montait en puissance, tellement que l'Irlandais due se résoudre bien malgré lui, à appeler les médecins pour qu'ils consentent à lui injecter encore un peu de morphine. Le professeur fit alors son apparition et demanda à être un instant seul avec son enseignant. Un temps nécessaire pour apaiser les craintes de l'Irlandais quant à la possibilité de faire une radio et un scanner afin de comprendre ce qu'il n'allait pas. Sera qui sortit de sa léthargie, prit connaissance de la conversation et rassura à son tour son amant. « -Je ne veux pas … Ils vont m'enfermer dans un de ces trucs et … lui aussi le faisait » Les tremblements reprirent de plus belle, le professeur s'approcha alors et posa sa main sur le front d'Eion et l'apaisa aussitôt ne manquant pas de faire savoir à son fidèle enseignant qu'il devait le faire pour Seraphine, qu'elle avait besoin de le voir guérir, qu'il en allait de son état mental. Le mutant regarda alors sa compagne, les tremblements avaient cessé. Il se contenta juste d'acquiescer, laissant ainsi les infirmiers s'approchaient de lui.

« -Ca va aller mon amour ! » Se furent les dernières paroles qu'il échangea avec la jeune femme avant d'être transporté jusqu'au scanner. Liam était à ses côtés, une présence qui toucha le bel Irlandais avant qu'il n'entre à l'intérieur du scanner. Il prit une grande inspiration, ferma les yeux et se laissa aller en pensant très fort à Séraphine. Cinq minutes s'écoulèrent avant qu'on ne le sorte et qu'on ne le ramène aussitôt dans la chambre de réveil. Liam était toujours à ses côtés, vaillant pour deux. « -Liam ? Qu'est-ce qui lui arrive ? » Le jeune homme qui sentait l'interrogation pesait sur ses épaules, depuis quelques minutes, s'assit au chevet de l'irlandais et lui évoqua les nombreux malaises, les vomissements. Il ne lui épargna pas les nausées à répétition et autre saut de comportement. Eion eut alors un choc, un éclair de lucidité, une révélation et c'est à ce moment précis, que la belle enseignante refit son entrée. Les cheveux encore humides, les vêtements propres, elle avait bien meilleure allure et semblait avoir repris du poil de la bête à en juger par la façon dont elle chassa Liam. Eion le congratula d'un sourire lui faisant ainsi comprendre qu'il était délivré de sa garde. « -Merci mon grand ! Si j'ai faim, tu seras le premier au courant… * regard sur Seraphine* …le second plutôt. » Le cuisinier acquiesça et s'en alla laissant les deux amants terribles à nouveau seuls. La jeune femme encore en alerte et soucieuse de l'état de l'Irlandais, l'assaillit instantanément de questions. Eion lui prit alors la main espérant ainsi la faire taire. « -Dans l'ordre ! Oui, ça a été. Non, j'ai moyennement souffert. Non, je n'ai besoin de rien sauf que tu te calmes ! Non, je n'ai pas soif et non, je n'ai pas besoin d'un autre oreiller. Je crois qu'il faut qu'on parle. »

Mais il ne put se résoudre à développer le sujet, car le médecin accompagné de deux internes, fit son apparition dans la pièce. L'un des deux tenait un dossier en main, l'autre arborait une mine peu réjouissante. « -Vous devriez nous laisser Madame… » eut-il à peine le temps de dire avant que la lionne ne lui fasse savoir, sans même le dire clairement, qu'il était hors de question qu'elle quitte la chambre. « - Vous avez des tronches d'enterrement ! Aller crachez la sauce ! » L'homme s'approcha et sortit la radio qu'il tendit à Seraphine.

« -Les radios laissent entrevoir la présence d'une petite masse placée sur votre hémisphère gauche. C'est sûrement cet hémisphère qui contrôle votre régénération ce qui explique que… »

« -Que rien ne se passe ! C'est ce qu'il appelait un « inhibiteur » Les blessures sont apparues après qu'il me l'est placé. Ça donne raison à votre diagnostique Doc ! »

« -La mauvaise nouvelle c'est que l'emplacement de cet inhibiteur est délicat. »

« -En d'autre terme, ça ne sera pas finger in the nose ? »

« -Non ! »

« -Et si vous ne le retirez pas ? »

« -Puisque votre cerveau ne se régénère plus, vos blessures ne seront pas pansées et vu la gravité de certaines, je peine à imaginer une vie normale pour vous ! »

« -L'opération hormis le fait d'être compliquée, est dangereuse ? »

« -Oui. Si nous abîmons votre hémisphère…

« -Dommage irréparable. Je serais un légume invincible ! Vous pouvez me laisser seul avec ma petite amie s'il vous plaît ? »
Les médecins sortirent, l'air toujours aussi grave et laissèrent Eion avec sa belle. « - Je ne veux pas être un légume, mais je veux encore moins être un canard boiteux toute ma vie. Avant je m'en foutais de tout ça, je lui aurais même dit me trifouiller la tête et d'en faire ce qu'il voulait. Je ne peux plus être égoïste maintenant. » pour accompagner ses paroles, il posa une main bienveillante sur le ventre plat de la belle enseignante. « -Tu es enceinte n'est-ce pas ? » © 2981 12289 0
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Sam 23 Juil - 12:03

Séraphine & Eion... Quand l'absence et le silence laissent place à l'horreur ...
Destroyed and broken

Elle avait compris dès l'entrée des médecins que quelque chose n'allait pas.
Pas vraiment besoin de les voir d'ailleurs, puisque l'irlandais n'avait pas encore amorcé sa régénération. Logiquement, il aurait déjà dû être remis sur pied, depuis longtemps. Naturellement, entre le stress, la fatigue et tout ce qui s'était cumulé, elle n'avait pas vraiment eut le temps d'y réfléchir.
Elle ne l'avait pas pris non plus.
Elle n'avait pas voulu affronter la réalité.
Eion était un roc, son roc, et il était hors de question de le perdre maintenant. C'était... Impossible !
Pourtant, les premiers mots du corps médical ne laissait rien présager de bon et Séraphine sentit son sang se glacer, autant qu'elle s'agaça de l'attitude faussement désinvolte de l'irlandais. Si elle avait eu la gorge moins serrée, elle lui aurait ordonné d'être un peu sérieux.
Oui, ordonné, carrément.

_ Un inhibiteur ? répéta-t-elle après son aveu. Mais de quoi tu parles ? Qu'est-ce que c'est ? Pourquoi a-t-il fait ça ? Et pourquoi n'as-tu rien dit pendant tout ce temps !

Ca frôlait l'hystérie mais c'était plus fort qu'elle. Les enjeux étaient trop graves pour accepter ce silence. Ni pour considérer que l'homme n'avait pas vraiment été en état de parler. Elle se tourna aussitôt vers les médecins pour obtenir plus de réponses.

_ Quelle taille fait-il ? Comment fonctionne-t-il ? Est-ce qu'il est posé ou greffé ? Est-ce que vous pouvez l'enlever ? Comment comptez-vous procéder ?

Au lieu de répondre, le médecin annonça que l'emplacement posait problème. Séraphine eut une brusque envie de le frapper, même s'il n'y était pour rien. Puis de frapper Eion puisqu'il continua à prendre tout d'un ton désinvolte. Si elle avait eu un brin de patience, elle aurait deviné qu'il se protégeait de la nouvelle, sans doute.

_ Précisément, quelles seraient les conséquences de l'extraction ? Quel est cet emplacement ? Qu'est-ce qu'il implique ? s'impatienta-t-elle sans se satisfaire des réponses médicales, qui achevèrent de lui glacer le sang.

Eion se chargea de poser l'autre question, celle de savoir ce qui adviendrait si on n'intervenait pas. La réponse n'était guère plus satisfaisante, comme Séraphine ne se priva pas de l'exprimer.

_ Ce n'est pas suffisant ! Il doit forcément y avoir quelque chose d'autre à faire ! Contactez un neurochirurgien spécialiste s'il le faut ! Le directeur se chargera de le faire venir et de lui faire tout oublier ! C'est la moindre des choses pour palier à votre incompétence !

Les hommes n'apprécièrent guère de se voir qualifier de la sorte et Eion préféra les inviter gentiment à les laisser seuls quelques instants. N'ayant plus personne sur qui passer ses nerfs, Séraphine se rassit, frustrée. Elle entendit les paroles prononcées par son compagnon, mais ce fut comme si le sens se dérobait de son esprit. Quand il finit par poser la main sur son ventre, elle se figea, totalement interdite.
Après un bug généralisé de son cerveau et un reboot du système, Séraphine se releva, comme si le fait de s'éloigner d'Eion l'éloignait également de la réalité. Le moins que l'on puisse dire c'est que l'idée lui semblait être la chose la plus saugrenue qui soit.

_ Quoi ? Mais non ! Bien-sûr que non !

Un instant, un doute tenta de percer la carapace, mais il fut rapidement chassé par une obstination bornée.

_ C'est impossible Eion, tu dis n'importe quoi ! Je suis trop vieille pour être enceinte et...

Enfin, non, pas vraiment. Loin de là même, comme le lui rappela son inconscient aussitôt giflé de raison.

_ Je ne peux plus avoir d'enfant, conclut-elle d'un ton qui n'appelait aucune réponse. Ne détournes pas la conversation, c'est de toi qu'il faut parler. Et si tu oses encore parler de ce que ce monstre t'a fait ou des séquelles possibles avec désinvolture, je te le ferais regretter ! Ce n'est pas drôle ! C'est sérieux ! Très sérieux, c'est... Tu risques ta vie !

Il le savait déjà, naturellement, mais l'hystérie montante lui interdisait de raisonner. L'instant d'après, l'angoisse prenait le relais.

_ Qu'est-ce qu'on va faire Eion ? reprit-elle, désespérée. Tu as entendu les médecins, tu risques de graves séquelles... Mais si on ne t'opères pas, tu ne retrouveras jamais tes pouvoirs...

La frustration de l'impuissance lui fit monter les larmes aux yeux.

_ Qu'est-ce qu'on va faire ?

Cette fois c'était un murmure, terrifié.
Cette même terreur qui rejetait en bloc l'idée abordée un peu plus tôt par l'irlandais.  



Most of life is hell. It's filled with failures and loses. People disaopinted you, dreams don't work out, hearts gets broken. And the best moments of life, when everything comes together, are few and fleeding. But you'll never get to the next great moment if you don't keep going. So that's what i do : i keep going.

   (c) crackle bones
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Dans la merde
Les cellules d'Eion se régénèrent instantanément après avoir été altérées. De même, son corps est donc capable de se régénérer suite à n'importes quelle blessure. Ce don est contrôlé par une zone particulière de son cerveau, qui ne peut agir si elle est touchée. La régénération cellulaire a aussi un autre aspect. En effet passé un certain nombre de régénérations, le corps cesse de vieillir ou dans certains cas, vieillit plus lentement (c'est le cas d'Eion)
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Dim 24 Juil - 2:30


Destroyed and broken
On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à faire des projets pour l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. Mais l’avenir change constamment. L’avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. Mais une chose est sûre : quand finalement, il se dévoile... l’avenir, n’est jamais comme on l’avait imaginé.
•••

Très vite, il avait appris que l'homme était un loup pour l'homme. Que la bonté dans ce monde se perd aussi facilement que la vie ou pour plus de légèreté, la virginité d'une femme à une époque où elle n'avait pas encore le droit de vote. Les historiens, pour évoquer cette période, parlent des heures les plus sombres de l'Histoire de toute l'Humanité. Ils n'avaient pas tort les érudits, bien que cachés pour la plupart derrière leurs fiches. Compatissant par procuration, trop éloignés pour comprendre, mais emplit de sagesse et donc en mesure de raconter les histoires à la place des autres. Mais ils ne savent rien, ils n'ont pas côtoyé la Mort comme je l'ai côtoyé, ils n'ont pas souffert comme j'ai souffert avec les autres. Ces historiens, avec leurs photos sensationnelles, leur belle plume, ces hommes et ses femmes qui acceptent de se laisser inspirer par la muse de l'horreur n'imaginent pas une seule seconde qu'ils sont loin, même très loin de la vérité. On ne nous pointait pas encore du doigt à l'époque, nous les mutants, mais quand ils eurent connaissance de notre existence, cet "eux" indéfinissable tant la masse grouillante est conséquente, ne se sont pas privés de nous transformer en monstre pour ne pas devoir eux-mêmes porter cette étiquette. Mais nous, les mutants, nous ne sommes pas à l'origine de millions de morts. Nous les mutants, nous n'avons pas cherché à exterminer toute une « race ». Nous les mutants, nous n'étions pas les bourreaux… J'aurai tant voulu les exécrer tous autant qu'ils sont, haïr l'être humain pour tous les maux dont certains de ses congénères sont responsables. J'aurai dû les détester pour m'avoir pris l'amour de ma vie et avoir ainsi réduit à néant ma chance d'être heureux. Oui, j'ai tout un tas de raisons de haïr l'être humain, mais je ne peux m'y résoudre. Je ne veux pas devenir le loup.Nul doute que je ne dois ma survie à mon pouvoir, car lui s'il me préserve des blessures physiques, ne me préserve pas de la folie. J'ai pardonné à l'être humain ne le rendant pas responsable de tous mes maux. J'ai appris à voir les choses sont un autre angle, je me suis construit une carapace (que je pensais inviolable). J'ai pris de la distance, laissant le temps faire son œuvre. J'ai la chance de bénéficier d'un sursis, alors je ne peux me résoudre à rester camper sur mes positions, je dois avancer, aller de l'avant, me battre contre mes démons passés. Je le dois à toutes les personnes qui m'ont aimé et qui ne sont plus là à présent.

Il essayait de s'en convaincre plus que jamais, mais cette fois la situation semblait bien différence. Jorgen n'y était pas allé de main-forte avec lui, tout comme son grand-père des décennies auparavant. Le corps meurtri de l'Irlandais parlait pour lui. Mais il ne devait pas sombrer, il devait continuer à s'accrocher pour garder la tête hors de l'eau et tâchait de tenir ses belles résolutions, malgré l'amoncellement de mauvaises nouvelles. « Relativisons, je ne suis pas encore mort non ?! Oui tâchons de traiter le sujet avec légèreté ! » Pour oublier la réalité, lourde, terrifiante, désespérante. Et toutes ces images, rien ne cesse, tout perdure, alors il faut continuer à jouer les plus forts… « -Laissez ! Ne lui en tenez pas rigueur, elle est fatiguée ! » lança-t-il aux médecins qui obtempérèrent et quittèrent un à un la chambre. Eion, la boule au ventre, serra la mâchoire, la douleur continuait à titiller son esprit et l'attitude de Séraphine n'aidait en rien le mutant. « -Ils font ce qu'ils peuvent, ne leur aboie pas dessus comme ça. » La jeune femme pas au bout de ses surprises, s'assit en face du convalescent qui posa ce qui semblait être, la question fatidique. Aussitôt, l'enseignante se releva visiblement sous le choc. « - Liam m'a parlé de tes malaises, de tes vomissements, ça n'est pas saugrenue de se poser la question. Et puis arrête, tu n'es pas trop vieille pour ça et quoi ? » Il resta suspendu à sa réplique inachevée, s'en voulant déjà d'avoir lancé le sujet. Il était incapable de se l'expliquer, mais il sentait l'arrivée d'une très mauvaise nouvelle poindre à l'horizon. Et bien malgré lui, il eut raison. « - Quoi ? Comment ça, tu ne peux plus avoir d'enfant ? Je ne comprends pas ! Tu veux clore le sujet comme ça, sans m'expliquer. Bon laisse-tomber, j'ai compris madame vas camper sur ses putains de positions. » Une once de colère commença à l'assaillir, mais encore trop faible pour la contenir, il n'eut d'autre choix que de serrer la mâchoire et fermer les yeux pour faire passer la douleur. « -Je sais… je sais que je risque ma vie bon sang ! Mais je suis vivant non ? Tu crois que ça m'amuse tout ça ? Je n'ai rien d'autre que ça, cette façon de parler, d'être, pour me protéger. Je ne suis pas une petite chose ok ? Je ne veux pas qu'on me regarde comme ça, qu'on prenne des pincettes. JE SUIS VIVANT ! » Se rendant compte qu'il venait de hausser le ton, le mutant opta à présent pour le silence. Séraphine consentit à son tour à amoindrir l'hystérie montante. Nos deux protagonistes étaient à bout chacun à leur façon et le faisaient savoir conjointement à présent. « -Sera ! » dit-il d'une voix plus douce afin d'attirer son attention. « - Oui j'ai entendu les médecins et toi écoutes-moi ! Vas faire un test de grossesse, c'est tout ce que je te demande. J'ai pris ma décision quant à l'opération. Je ne veux pas vivre comme ça Sera. Jamais je n'aurai pensé le dire un jour, mais mes pouvoirs me manquent. Mon amour regarde-moi ! J'ai besoin de toi, que tu sois forte une dernière fois. Je vais m'en sortir, je te le promets. »

Il prit une grande inspiration et pressa le petit bouton qui se trouvait près de lui. La porte s'ouvrit à nouveau, laissant apparaître le médecin à l'air morose. « -Souriez ça ne vous fera pas de mal ! Bon, on ne va pas tergiverser plus longtemps. Je suis prêt, retirez-moi ce truc que je redevienne enfin moi-même. » Il lança un regard à Séraphine tandis que le médecin lui faisait savoir, que par « chance » son équipe était au grand complet prête à intervenir dans les plus brefs délais. « -Le professeur ne déconne pas on dirait. Je lui manque tant que ça ? » lança l'Irlandais sur le ton de la plaisanterie. « -Je suis prêt, vous nous laissez quelques minutes s'il vous plaît ? » L'homme acquiesça et quitta sans attendre la chambre afin d'aller préparer le bloc. « -Séra ! Tu te ronges encore les sangs. Approche ! » Il leva le bras non sans difficulté pour qu'elle s'en saisisse. « -Je t'aime ! Non ne dis rien, laisse-moi finir ! Je t'aime depuis le premier jour. Tant pis si ça fait guimauve, j'avais besoin de le dire. Tu as fait de moi, un homme meilleur. Tu m'as prouvé qu'un cœur brisé de toutes parts, pouvait se reconstruire et qu'un connard finit pouvait devenir un type bien. Tu m'as apporté tant de lumière Sera, c'est à mon tour, mais pour se faire, il faut qu'on me retire ce truc du cerveau. » Il posa à nouveau sa main sur son ventre « -Je suis prêt ! » Le médecin fit à nouveau son entrée, prêt à emporter le patient au bloc, mais Sériphine était-elle prête à laisser Eion s'en aller ?
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Mer 27 Juil - 12:03

Séraphine & Eion... Quand l'absence et le silence laissent place à l'horreur ...
Destroyed and broken

L'absence de contrôle. L'incapacité d'agir. L'impuissance.
C'étaient des sentiments que Séraphine détestait. Sous sa façade froide et rigide, souvent coléreuse, elle se préservait de ces tourments en affichant une assurance qui tenait plus du mensonge que de la réalité.
En réalité, personne n'a le contrôle, jamais. Mais il est sans doute trop terrifiant d'y penser.
Alors, comme tout un chacun, Séraphine faisait semblant. Après tout, c'était tellement plus simple. Mais, depuis la disparition d'Eion, des fissures étaient apparues dans la carapaces, laissant entrevoir que cette assurance était un brin surestimée.
A présent, il n'y avait plus rien d'autre que la peur sur le visage de la brune, mais cette peur se mua en entêtement quand Eion insista (à raison) sur le fait qu'il était cohérent d'envisager qu'elle était enceinte. Sauf qu'il ne savait pas tout.
Mais qu'elle n'avait pas envie de lui dire.
Une part d'elle se justifierait en arguant qu'il était trop faible pour entendre ce genre de choses. Que ce n'était pas le moment. Qu'elle n'avait pas la force non plus de s'y confronter de suite. Mais une part plus réaliste concéderait que c'était plus de la lâcheté, celle de garder pour elle une des lpus profondes blessures qu'elle avait subi. Jusque là, elle s'était préservée en se disant que ça ne le regardait pas, pas vraiment. Après tout, cela ne concernait pas leur histoire actuelle. Ils n'avaient pas parlé du fait d'avoir des enfants. Au vu de leurs âges respectifs, Séraphine avait trouvé un prétexte à ne pas y penser, d'autant qu'elle savait, elle, qu'elle ne pouvait plus porter la vie.
Enfin, elle le savait...
Elle avait tiré les conclusions qui s'imposaient suite à sa fausse couche et aux paroles subliminales d'un médecin peu prolixe et débordé. Un homme de plus à la juger, à la regarder avec plus de reproches que de compassion. Une personne de plus qui estimait qu'elle était autant la complice de Christian que sa victime. Qu'elle aurait pu éviter tout cela, si seulement elle était partie plus tôt.
Ce qui était entièrement vrai.
Depuis, parce que tout semblait rouler sur le plan physique, elle n'avait pas consulté à nouveau, pas pour cela. Elle s'était contentée de faire les examens de routine et elle avait soigneusement ignoré les questions qu'elle ne se posait pas vraiment. Il était tellement plus simple de penser que les choses étaient réglées, que la vie avait répondu pour elle. De toute façon, parce qu'elle n'envisageait pas de se remettre avec un homme, avoir un autre enfant était impossible. Elle n'était pas suffisamment égoïste pour en faire un, seule, juste pour combler la solitude qui la guettait avec le départ de Scott.
Eion l'avait excusée auprès des médecins, elle savait qu'il faudrait qu'elle le fasse, à un moment ou à un autre. Il était vrai qu'elle était sur les nerfs, ce qui ne s'améliora pas avec l'insistance irlandaise. Mais il y avait de quoi !
D'ailleurs, il y avait aussi de quoi vouloir étrangler le cuisinier.

- Quoi ? Comment ça, tu ne peux plus avoir d'enfant ? Je ne comprends pas ! Tu veux clore le sujet comme ça, sans m'expliquer. Bon laisse-tomber, j'ai compris madame vas camper sur ses putains de positions.

_ Ecoute, ce n'est pas le moment pour parler de tout ça ! Liam aurait mieux fait de tenir sa langue ! La priorité c'est toi !

Ou comment maintenir encore un peu plus sa tête dans le sable. Une véritable autruche !
Eion ne valait guère mieux, même si elle comprenait qu'il eut besoin de se cacher derrière l'humour pour ne pas affronter la réalité. Après tout, c'était sa dernière arme. Elle en faisait de même avec la froideur et l'agressivité...
Dans le fond, ils se ressemblaient plus qu'elle ne voulait bien l'admettre.

- Oui j'ai entendu les médecins et toi écoutes-moi ! Vas faire un test de grossesse, c'est tout ce que je te demande. J'ai pris ma décision quant à l'opération. Je ne veux pas vivre comme ça Sera. Jamais je n'aurai pensé le dire un jour, mais mes pouvoirs me manquent. Mon amour regarde-moi ! J'ai besoin de toi, que tu sois forte une dernière fois. Je vais m'en sortir, je te le promets.

Elle se retrouvait à nouveau à côté de lui, sa main dans la sienne, plus désemparée que jamais. Un instant, le fait qu'il décide sans la concerter la choqua. Puis elle se dit qu'il s'agissait de sa vie, après tout. Et de son corps aussi. La décision lui appartenait.
De toute façon, elle aurait probablement atteint les mêmes conclusions, quand elle aurait fait taire sa peur. Au moins, il ne posait pas ce poids là sur ses épaules, juste celui de se certitude à lui, parce qu'il ne semblait plus douter de son état.
Elle-même n'en était pas au même point. Elle ne parvenait pas à accepter de se laisser aller à l'espoir, fou, que ce pu être possible.

_ Tu as plutôt intérêt, fut tout ce qu'elle parvint à articuler.

L'instant d'après, lui sembla-t-il, tout s'emballa. Eion avait appelé l'équipe médicale qui annonça pouvoir opérer de suite. Un élan de panique saisit la brune qui se leva pour s'interposer inconsciemment entre son amant et les médecins. Elle eut l'impulsion, bestiale, de le protéger, de le soustraire à eux. Parce qu'elle n'acceptait pas que cela pouvait être la fin. C'était trop brusque, trop dur. Trop...

_ Mais... Mais enfin, c'est impossible ! Vous devez certainement faire d'autres examens ! Mettre au point un plan d'action ! Vous avez besoin de contacter d'autres spécialistes ! Vous ne pouvez pas l'opérer maintenant !

Oui c'était de la panique, c'est probablement pour cela qu'Eion demanda à rester seul un instant avec elle. Elle s’arrima à lui comme un navire pris dans la tourmente et plongea son regard dans le sien, pleurant déjà de terreur.

-Je t'aime ! Non ne dis rien, laisse-moi finir ! Je t'aime depuis le premier jour. Tant pis si ça fait guimauve, j'avais besoin de le dire. Tu as fait de moi, un homme meilleur. Tu m'as prouvé qu'un cœur brisé de toutes parts, pouvait se reconstruire et qu'un connard finit pouvait devenir un type bien. Tu m'as apporté tant de lumière Sera, c'est à mon tour, mais pour se faire, il faut qu'on me retire ce truc du cerveau.

Elle continuait de lui serrer le bras, avec une profonde sensation d'urgence. Il fallait qu'elle dise quelque chose, elle le savait. Mais elle refusait de le faire juste parce qu'il y avait un risque que ce soit la dernière fois...
Elle refusait d'y songer. C'était impossible.
Son attitude changea du tout au tout et la lionne laissa un magnétisme puissant se fondre en Eion.

_ On dirait que tu es en train de me dire "adieu", lança-t-elle, avec rage. Je t'interdis de parler comme ça ! D'ailleurs, je ne te répondrais certainement pas ! Tu vas te battre, saleté d'irlandais ! Tu es l'homme le plus borné que je connaisse ! Tu as tout fait pour que je tombe dans tes bras, malgré moi, et j'y suis tombée. Alors ce n'est certainement pas pour m'abandonner maintenant ! Tu as intérêt à t'en sortir, et en pleine forme. Et prépares-toi à un savon dans les règles de l'art espèce de... De...

Elle ne trouvait plus ses mots. Elle aurait voulu lui avouer qu'elle l'aimait, elle l'insultait à la place. Mais l'important était de lui donner sa force, de lui insuffler son besoin qu'il vive, ce qu'elle faisait au moyen de sa main, chauffée à banc par le magnétisme. Le médecin revint, Eion annonça qu'il était prêt mais la brune ne l'entendait pas de cette oreille.

_ Pas moi ! Une minute ! ordonna-t-elle plus qu'elle l'indiqua au pauvre médecin qui eut la présence d'esprit de ne pas insister.

Se plantant au dessus de l'irlandais, l'attitude de la brune avait changé. Elle aurait fait peur à la plupart des gens, mais Eion n'était certainement pas de ceux là. Depuis le temps, il avait bien dû s'habituer à ses colères ?

_ Tu as promis, rappela-t-elle. Tu as promis que tu ne me ferais jamais de mal. Es-tu un menteur Eion ?

Maintenant, c'était un défi, un défi qu'elle plaqua sur ses lèvres au moyen des siennes, et qu'elle darda des yeux dans un silence qui en disait tant au contraire. Après un moment, elle céda et elle s'efforça de ne rien laisser paraître devant celui qu'on emmena au loin. Mais, dès que la porte se referma sur sa brusque solitude, Séraphine s'effondra, une fois de plus.
Il est plutôt rare de voir l'enseignante craquer, encore moins à ce point.
C'est cette détresse qui donna à Liam la ressource de prendre le risque d'affronter le courroux de celle qui lui faisait peur en temps normal. Elle commença par le repousser, violemment. Ses mains s'battirent sur le torse de l'homme qui restait impassible. Il ne sentait rien, ou presque, et il était sans doute le seul à ne rien risquer du débordement des pouvoirs de la brune. C'est pourquoi, il la laissa faire aussi longtemps qu'elle en eut besoin, avant de se résoudre à la ceinturer, quand elle manqua de se blesser. Ce fut l'étreinte la plus étrange du monde pour Liam mais, après un moment, elle sembla avoir l'effet escompté. Séraphine se calma, se contentant de pleurer contre lui, et lui la berçait, sans mot dire.
Shamrock, que Liam avait jusque là tenu à l'écart, finit par s'installer de l'autre côté de l'enseignante, l'entourant de cette chaleur qui lui faisait défaut. Le silence se prolongea, aussi longtemps que la brune en eut besoin, puis Séraphine s'excusa, platement. Liam lui assura que ce n'était rien et il amorça un sourire triste. A cet instant, seulement, elle réalisa son égoïsme, tant il était évident que le cuisinier aussi tenait à Eion. Ami fidèle, elle ne parvint pas à lui reprocher d'avoir parlé à l'irlandais. Elle se contenta de lui dire qu'il aurait dû attendre, qu'Eion n'était pas en état d'entendre cela.

_ Au contraire, répondit Liam avec une douce certitude, souriant parce qu'elle ne comprenait pas. Ca lui donne une raison de plus de se battre. Et c'est un battant, mon poignet peut en témoigner. Il va s'en sortir. Tout ira bien maintenant.

Séraphine n'était pas le genre de femme à accepter les platitudes. En temps normal, elle lui aurait fait remarquer qu'il n'avait aucun moyen de le savoir et que le tortionnaire d'Eion avait pu causer plus de dégâts que ce que soupçonnaient les médecins. Mais elle n'avait pas la force d'affronter cette possibilité, alors elle se contenta d'espérer avec lui.
Les heures passèrent et on se contenta de leur indiquer que l'opération était toujours en cours, à quelques reprises. Ils ne bougèrent pas. Assis sur un lit, côte à côte, mais séparés par un bon mètre à présent, et par Shamrock qui, ayant senti la gravité de l'instant, ne bougeait pas non plus, ils restèrent dans le silence. Charles Xavier passa, naturellement, et il se contenta d'une conversation mentale plutôt brève, lui indiquant qu'il fallait qu'elle mange quelque chose et que viendrait le temps de se confronter à la réalité concernant son état. Il n'insista pas, percevant qu'elle ne pouvait pas penser à cela pour l'instant, consciente qu'Eion lui avait pourtant demandé de le faire. Mais le directeur obtint qu'elle grignote un peu.
Pour une fois, Shamrock ne suivit pas son maître quand il retourna en cuisine. Véritable peluche vivante, il réconforta la brune et n'essaya même pas de chiper le contenu de son assiette quand elle entreprit de la picorer.
Les heures passèrent, une à une, jusqu'au moment où le chirurgien revint.
C'était l'instant de vérité.



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Les cellules d'Eion se régénèrent instantanément après avoir été altérées. De même, son corps est donc capable de se régénérer suite à n'importes quelle blessure. Ce don est contrôlé par une zone particulière de son cerveau, qui ne peut agir si elle est touchée. La régénération cellulaire a aussi un autre aspect. En effet passé un certain nombre de régénérations, le corps cesse de vieillir ou dans certains cas, vieillit plus lentement (c'est le cas d'Eion)
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Dim 7 Aoû - 3:39

Destroyed and broken


La décision était prise et rien ni personne ne pouvait lui faire changer d'avis, pas même Séraphine qui continuait à se laisser gagner par la peur. Même s'il s'en voulait de lui imposer ça, au fond de lui Eion était ému de la voir agir de la sorte. Maintenant, il le savait, plus qu'une hypothèse, l'amour qu'elle éprouvait pour lui était une évidence qui le conforta un peu plus, lui faisant oublier l'espace de quelques secondes, tous ses tourments. Une situation qu'il cachait au mieux derrière une légèreté et un sens de l'humour encore intact.  Il voulait jouer les cadors, faire oublier les quelques larmes de douleur, la souffrance, la faiblesse. Il se devait de continuer à être fort, de ne rien laisser paraître pour ne susciter aucune pitié malgré la situation. Et si par mégarde, quelqu'un le regardait avec complaisance, il cesserait de jouer les clowns pour faire comprendre qu'il interdisait à quiconque de le regarder comme une petite chose fragile.

« Je n'ai jamais été fragile et ce n'est pas maintenant que je vais commencer »

Malgré la conscience qu'il semblait abordé et après avoir adressé un dernier soliloque, l'Irlandais commençait à douter. Il n'en menait pas large en voyant les médecins répondre à son appel, mais toujours dans le souci de l'apparence, il tâcha de ne rien laisser paraître pour ne pas accabler davantage la pauvre Séraphine, au bord (une fois encore) de la crise de nerfs. « -Sera s'il te plaît ! Ils ont fait ce qu'il faut en termes d'examen. On ne va pas tergiverser mille ans. J'ai un truc dans le cerveau, il faut l'enlever point. Je veux que l'on m'opère, maintenant si possible. S'il te plaît ! » La mâchoire serrée et le regard fixe, sa détermination était évidente tellement que la belle brune ne pouvait se résoudre à lutter un peu plus au risque d'envenimer la situation. Alors, l'Irlandais lui offrit l'une de ses plus belles déclarations sans se douter de l'impression d'adieu qui s'en dégageait. Il n'attendait rien d'elle, mais se sentait obligé de lui avouer ces quelques mots avant de franchir les portes du bloc. Sera posa sa main dans la sienne et laissa sa rage filtrait à travers son magnétisme. Une sensation qui, l'espace de quelques secondes, ébranla tout le corps de son amant. Un court instant durant lequel la douleur cessa de se faire ressentir.

« - Non, ce n'est pas un adieu ! » lança-t-il lui sur la même tonalité. « -Je sais que tu ne vas pas me répondre, puisque tu es une putain de tête de mule et tu sais que je le suis tout autant. Je vais me battre Séraphine, rien que pour t'entendre me passer un savon. Tu n'es pas prête de te débarrasser de moi, je suis une saleté d'irlandais tenace, tu le sais bien. » Il serra un peu plus sa main dans la sienne « - Je n'ai pas besoin de te l'entendre dire pour savoir que tu m'aimes et rien que pour ça, mais il faut que tu me laisses partir maintenant. S'il te plaît, j'ai besoin de le faire et maintenant… » Le médecin s'apprêtait à amener Eion, mais c'était sans compter sur Sera qui imposa une minute supplémentaire. Le mutant fit signe au médecin qui se décala légèrement laissant ainsi le soin à la jeune femme d'adresser ses dernières paroles à son Irlandais qui lui sourit tendrement « - J'ai beau être un abruti d'Irlandais, je tiens toujours mes promesses. Je ne te ferais jamais de mal, au contraire. Maintenant embrasse-moi avant qu'ils ne m'amènent au bloc. » Sans attendre, elle déposa un léger baiser sur ses lèvres avant de le laisser partir. Elle put lire un dernier « Je t'aime » sur ses lèvres avant qu'il ne disparaisse en compagnie des autres médecins. Le cœur lourd, il se laissa porté jusqu'au bloc où il était attendu.

« -Tout va bien se passer Mr O'Loughlin ! »

« -Il y a plutôt intérêt, j'ai promis à la femme de ma vie que j'allais revenir et je compte bien tenir cette promesse pour me prendre le savon que je mérite. » L'Irlandais prit une grande inspiration avant d'être allongé sur le bloc. La panique l'assaillit à nouveau, obligeant les infirmiers à vite l'anesthésier. Les médecins se regardèrent conscient qu'aucune erreur n'était permise. Une fois le patient totalement endormi, armé de leur outil de chirurgie, ils étamèrent l'opération et ouvrirent le crâne d'Eion pour avoir accès à son cerveau. Les minutes défièrent, la difficulté n'ayant de cesse de s'accroître le front du chirurgien était constamment épongée. Sur le panneau lumineux en face, les quelques radios d'Eion laissaient entrevoir le petit inhibiteur, très mal placé d'après le chirurgien qui grimaçait à présent.

« - Je le vois ! »

« - Il est bien trop près de l'hémisphère. On risque de toucher la paroi. »

« -Si on ne fait rien ça sera pire »

« -Oui, mais il ne finira pas sa vie dans un état végétatif »

Un débat venait de s'ouvrir au sein de l'équipe médicale. Si le chirurgien semblait confiant et prêt à extraire l'appareil, les autres membres de son équipe, arboraient une certaine réticence qui retarda davantage l'avancée de l'opération. Bien plus qu'un cas de conscience, une décision devait être prise, car voilà qu'à présent, l'électrocardiogramme laissait entendre une funeste mélodie. Le cœur d'Eion venait de s'emballer, les cogitations ayant eu raison de sa patience. Aussitôt, toute l'équipe se précipita pour le réanimer, lui priant de ne pas cesser de se battre, pas maintenant, aussi près du but. Le chirurgien lança un regard à son assistant, il avait pris sa décision, l'Irlandais aussi puisque son cœur venait de repartir.

Sous le regard de son assemblée, le chirurgien s'apprêtait à entamer la fameuse manœuvre tant décriée par son assistanat. Tous se rongeaient les sangs, mais ça n'était pas le moment de faillir. Le médecin prit une grande inspiration et se lança tout en continuant à décrire chacune de ses actions. Le petit appareil était à présent à portée de vue tellement qu'une des pinces s'en approchait dangereusement. L'attache semblait sommaire, suffisamment pour être retirée sans encombre, ce que fit le médecin « -Je l'ai » lança-t-il alors que tout le monde retenait son souffle. Du bout de la pince, le chirurgien tenait l'inhibiteur qui avait cessé de clignoter. D'une agilité et d'une précision déconcertante, l'homme sortit instantanément le petit appareil et le plaça dans l'un des bols métalliques que l'on venait de lui tordre. Aussitôt, l'ouverture basée sur le sommet du crâne d'Eion commença à se refermer d'elle-même. « -Regardez ! Il se régénère ! » lança l'un des jeunes internes. Puis se fut autour des multiples plaies et ecchymoses de disparaître totalement du visage de l'Irlandais toujours inconscient. « -Attendez quelques secondes. Nous allons l'amener en salle de réveil. Je vais aller prévenir le professeur Eberhardt. » Le médecin toujours un peu crispé quitta le bloc et rejoignit la salle où se trouvait l'enseignante. Toujours dans l'opération, il avait encore du mal à afficher la mine réjouit de circonstance. Ce n'est qu'une fois face à une Séraphine pendue à ses lèvres, que le chirurgien laissa paraître un léger sourire.

« -Mr O'Loughlin n'a pas lâché l'affaire, malgré nos quelques hésitations. Il faut comprendre que mes confrères avaient peur de toucher l'une des parois. Mais nous l'avons fait, Eion lui aussi, c'est accroché. L'inhibiteur a été retiré et nous avons pu constater par nous-même la régénération partielle de toutes les blessures présentes sur son visage et de la large entaille sur son crâne. Il portera un pansement pour la forme, puisque nous avons dû lui raser une partie du crâne. Mais il va bien. Il est en salle de réveil. Vous pouvez aller le voir si vous voulez ! »
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Sam 13 Aoû - 12:13

Séraphine & Eion... Quand l'absence et le silence laissent place à l'horreur ...
Destroyed and broken

Séraphine était au bout d'elle-même. A dire vrai, si le chirurgien n'était pas entré à cet instant précis, elle aurait pu s'endormir.
S'effondrer pour être plus précis.
Elle avait encore en tête les paroles d'Eion. Elle refusait de penser qu'il s'agissait des derniers mots qu'il lui dirait jamais. Et elle regrettait les siens, par moment. N'aurait-elle pas dû lui dire qu'elle l'aimait ? Lui dire tout ce qu'il représentait pour elle ? Mais comment lutter contre la certitude que, si elle le faisait, elle le perdrait ? C'était irrationnel.
Mais plus fort qu'elle.

«Je suis une saleté d'irlandais tenace, tu le sais bien. »

Il le fallait ! Il fallait qu'il le soit ! Mais combien de personnes, si fortes soient-elles, nous quittent toujours trop tôt ? Seuls les salauds s'en sortent, à croire que le destin s'amuse des bonnes consciences...
Christian avait subi deux agressions, en prison. Peut-être plus, mais elle avait eu vent de ces deux-là parce qu'elles lui avaient valu un séjour à l'hôpital, et que son ex-mari avait eu l'audace de demander à ce qu'on la prévienne. C'était pour éviter cela qu'elle avait fini par disparaître. Bref, Christian avait été poignardé, mais à chaque fois ça avait manqué un organe vital. Une chance... Insoutenable. Que ferait-elle si Eion n'avait pas, au moins, l'équivalent de cette chance ?

« - J'ai beau être un abruti d'Irlandais, je tiens toujours mes promesses. »

Le chirurgien avait l'air fatigué, ce qui semblait logique, mais il ne portait pas le masque de gravité qu'il aurait dû arborer si les choses avaient mal tourné. Pourtant, Séraphine eut du mal à y croire, encore moins à comprendre, parce que l'homme semblait vouloir tergiverser avant d'en venir au but. Ou alors était-elle simplement à bout de patience.
Elle finit par entendre ce dont elle avait besoin et alla pour partir sans se retourner, mais elle le fit quand même en sortant de la pièce. Sans le regarder en face, comme si ça avait été trop dur pour sa fierté, la brune remercia Liam pour sa présence et sa gentillesse. Gêné mais soulagé, le cuisinier bafouilla que c'était normal et la regarda partir.
Naturellement, Eion dormait encore, mais il était flagrant qu'il allait mieux. Séraphine s'assit à côté du lit et lui prit la main, mesurant son magnétisme comme un soignant aurait pu lui prendre le pouls. Oui, songea-t-elle, ça allait vraiment mieux.
Le don de l'irlandais allait-il également chasser l'anesthésie ? Elle ne s'était pas posée la question de l'effet de son pouvoir sur les médicaments. Les chassaient-ils comme l’élément extérieur qu'ils sont ? Se réveillerait-il bientôt ?
A présent, elle n'était plus aussi pressée que cela arrive. Elle savait que tout allait rentrer dans l'ordre et qu'il allait le remettre. C'était le plus important. Mais le grand huit émotionnel n'était pas terminé. Dès qu'Eion ouvrirait les yeux, il faudrait affronter une toute autre situation, non moins complexe et douloureuse.
L'irlandais semblait s'être convaincue qu'elle était enceinte. Elle-même refusait de ne serait-ce que l'envisager, quoi qu'en pense Liam qui semblait lui aussi convaincu de son état. Oui, elle avait été un peu malade, mais c'était l'angoisse. Forcément. Il n'y avait aucune autre explication. Aucune qui soit possible.
Après sa fausse-couche, Séraphine s'était persuadée qu'elle n'aurait jamais plus d'enfant. Avant tout parce qu'elle ne laisserait plus jamais un homme la toucher. Mais surtout parce que la perte du bébé avait causé de gros dégâts. Ou, plutôt, les coups répétés qui avaient causé l'avortement, avaient fait de gros dégâts. On avait dû lui ôter un ovaire, et elle avait perdu énormément de sang. Les médecins qui l'avaient sauvée lui avait préconisé un suivi pointilleux.
Mais elle n'en avait rien fait.
Rapidement, comme pour mieux nier ce qui s'était passé, sa chaire s'était remise et tout avait repris un fonctionnement normal. Séraphine se connaissait suffisamment pour savoir qu'elle n'avait pas besoin de suivi. De toute façon, elle ne concevait pas une nouvelle grossesse.
Malgré elle, l'espoir perçait sa carapace, aussitôt teinté de peur. Alors elle refermait la brèche, elle étouffait le tout en se focalisant sur le beau dormeur. A le voir, si paisible, à suivre le cheminement de sa respiration, lente et régulière, elle se mit à bailler, puis elle se cala contre le dos du fauteuil, puis, sans le sentir vraiment, elle sombra dans le sommeil. Ses rêves n'étaient pas apaisants, quand ils finirent par dépasser l'épuisement total. Il y avait de nouveau Christian, ses coups, puis le vide. Le sang, son sang, sur ses jambes, son visage. La peur et la douleur.
Le vide à nouveau.
Puis le visage de cet enfant fantôme, cette petite fille qui, jamais, n'avait pris sa première respiration, et ne l'avait pas quittée pourtant. Souvent, Séraphine l'avait imaginée, aux différents stades de sa vie. Elle aurait eu quatorze ans. Elle était belle, cette jeune fille, brune, les yeux verts, la bouche riant aux éclats d'un air mutin. Sa robe aussi était belle et elle lui allait parfaitement. Scott et elle partageaient un livre, qu'ils lisaient tranquillement à l'ombre d'un arbre, commentant les aventures des héros. Complices, ils n'avaient pas besoin de regarder leur mère pour sentir qu'elle les aimait, et qu'ils l'aimait. Tout allait bien.

_ Ils sont beaux, n'est-ce pas ?

Eion aussi souriait, debout à côté d'elle, plus beau que jamais, en lui apportant du thé.

_ Je crois que je peux me vanter d'avoir bien travaillé, approuvait-t-elle en saisissant la tasse fumante.

Eion l'embrassait, avec une tendresse infinie. Tout allait parfaitement bien. Jusqu'à ce qu'il pose la main sur son ventre, et elle réalise qu'il était énorme.

_ Et tu feras encore mieux avec ces trois là, je n'en doute pas !

Trois. Trois ? TROIS ????
Séraphine s'éveilla en sursaut et posa aussitôt la main sur son ventre, soupirant infiniment de le sentir toujours plat et normal. Puis elle sourit avant de se souvenir du lieu où elle se trouvait.
Puis elle s'aperçut qu'Eion avait ouvert les yeux et qu'il la regardait.



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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Dim 4 Sep - 15:37

Destroyed and broken


Le lit n'était pas confortable, mais c'était toujours mieux que l'horrible table d'opération sur laquelle le docteur Maboule exerçait « ses talents ». Grand-père et petit-fils, même combat ! Le sadisme en héritage, ils perpétrèrent impunément de multiples « opérations test » sur le mutant, le seul qui semblait résistait à l'appel omniscient de la Mort. « De progrès pour l'avancée médicale » rétorquait l'aïeul à loisir lorsque le sinistre Joseph Mengele pénétrait la cellule pour s'enquérir des exactions de son élève. « La reprise logique de fructueuses recherches » rétorquait fièrement le petit-fils lorsqu'à son tour, il se faisait la main sur le patient favori de son cher grand-père dont il n'avait de cesse de vanter les mérites à chaques incitions. Chaque torture, impunément infligée, s'inscrivait dans la mémoire du mutant, la ramenant aux heures les plus sombres de son existence et de celle d'un monde en perdition. Les moyens techniques divergents, le pauvre Eion eut davantage de peine à résister contre la douleur. Une résistance totalement ébranlée lorsque Jorgen parvint à comprendre dans ses grandes lignes, la capacité spéciale du mutant. La froideur, le désespoir, la douleur, chaque jour qui passait réitérait cela, sans répit, le mutant subissait « les visites » son corps démis de toute régénération, subissait lui aussi les visites du docteur, qui s'amusait comme un enfant avec son bistouri, agrémentant le carnet de son grand-père de quelques notes supplémentaires. Le point de non-retour avait été atteint et l'espoir cessait de perdurer, Eion qui croupissait dans cette cave miteuse se voyait mourir, le cœur lourd, car il n'avait pu se résoudre à faire ses adieux à la femme qu'il aimait. Il était seul, plongé dans les ténèbres…

Toujours endormi suite à l'opération qu'il venait de subir, le mutant quitta ses ténébreux souvenirs. Assaillit par un quelque chose d'indéfinissable, il quitta peu à peu son lit d'hôpital pour s'enfoncer un peu plus dans ses songes, ignorant où tout cela aller le mener. Il vogua entre les plaines verdoyantes de son Irlande natale, le soleil transperçait les nuages, un léger vent souffla sur la nuque froide du mutant qui continuait à avancer en terres conquises. Au loin, il aperçut une charmante petite maison près de la mère. Il passa la petite barrière blanche, le chien, un berger d'Australie se mit à aboyer. Sans attendre l'Irlandais progressa et arriva jusque dans le jardin. Sous l'arbre, il aperçut Scott qui semblait absorbé par sa lecture. Puis son regard se posa sur Seraphine, qui se trouvait sur la terrasse, un verre de thé à la main. Notre mutant s'approcha tout sourire et déposa un léger baiser sur ses lèvres avant de poser une main protectrice sur son ventre bien arrondi.« -Tu es si belle. Comment se portent nos trois garnements ? »

Le sourire aux lèvres, Eion quitta malgré tout à regret, ce si beau rêve. Il ouvrit lentement les paupières, essayant peu à peu de se réhabituer à la lumière de sa chambre. Après quelques secondes, l'Irlandais pu enfin recouvré totalement ses capacités oculaires. Et quelle ne fut pas sa surprise en découvrant, à ses côtés, endormie sur le siège, sa bien-aimée. Tout sourire, il prit le temps de l'observer sans rien tenter, de peur de la réveiller. Elle semblait avoir repris quelques couleurs, à la grande joie du mutant. Mais à peine eut-il achevé ses observations, que la demoiselle se réveilla en sursaut, plaçant frénétiquement la main sur son ventre plat, comme pour se rassurer. Eion garda le sourire et attendit qu' elle le regarde avant de commencer à parler.

« -Salut beauté ! Bien dormi ?! »
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Mer 7 Sep - 16:19

Séraphine & Eion... Quand l'absence et le silence laissent place à l'horreur ...
Destroyed and broken

Quand on est violemment arraché du sommeil, il faut toujours un léger laps de temps pour réaliser où l'on se trouve et ce qui se passe. L'espace de quelques secondes, Séraphine ne songea instinctivement qu'à elle, puis elle posa la main sur son ventre et soupira de soulagement. Alors seulement elle réalisa qu'Eion avait ouvert les yeux et qu'il lui souriait.
Visiblement, il n'avait pas saisi pourquoi elle avait été soulagée... Quel genre de femme rêve ainsi ? se reprocha-t-elle aussitôt. Elle aurait pu se concéder qu'elle était épuisée, stressée et que ses nerfs avaient été mis à mal ces derniers temps, mais on parle de Séraphine là. Quand ça la concerne, elle ne laisse rien passer. Donc elle s'en voulut, comme à peu près en permanence.

« -Salut beauté ! Bien dormi ?! »

Même en se fustigeant, elle ne put s'empêcher de savourer le son de sa voix et sourit à son tour, même si rien n'était réglé.

_ C'est si bon de t'entendre, avoua-t-elle avant de s'avancer plus encore, s'asseyant à même le lit, ne supportant plus la distance entre leurs deux corps. Comment te sens-tu ?

Objectivement, il semblait péter la forme. Vraiment, on aurait pas dit qu'il sortait de chirurgie ni de l'enfer. Seul le cadre et les quelques pansements le rappelait aux mauvais souvenirs de la brune.

_ Tout s'est bien passé, l'informa-t-elle. Les médecins ont réussi et tu as déjà bien entamé ta régénération.

Comme pour se le prouver, elle glissa une main tendre sur son visage, savourant l'échange tacite, magnétique, qui en découla. Son être à elle était un véritable bordel, c'est pourquoi elle préféra ôter sa main avant de dérégler son équilibre à lui.

_ Tu dois encore retrouver tes forces, poursuivit-elle, parce qu'elle avait besoin de l'entendre, elle aussi. Mais tu vas te remettre. Tu n'auras aucune séquelle. C'est fini maintenant...

Sans crier "gare", l'émotion la submergea et elle éclata en sanglots, sans parvenir à lutter contre. Elle se réfugia contre le torse de son homme, l'agrippant comme si sa vie en dépendait, ce qui n'était pas entièrement faux.

_ Plus jamais, cingla-t-elle un peu plus tard. Tu ne me refais plus jamais ça !

Bon, en vérité, elle savait, quelque part au fond d'elle, que ce n'était pas de sa faute à lui s'il s'était fait enlever, torturer et implanter un inhibiteur, mais peu importait. Au bout d'un moment, elle se calma et essuya ses larmes. Attrapant un mouchoir, elle parla sans réfléchir.

_ Excuses-moi, je ne sais pas pourquoi je réagis comme ça...

Naturellement, c'était la porte qu'elle ne voulait surtout pas ouvrir.



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Les cellules d'Eion se régénèrent instantanément après avoir été altérées. De même, son corps est donc capable de se régénérer suite à n'importes quelle blessure. Ce don est contrôlé par une zone particulière de son cerveau, qui ne peut agir si elle est touchée. La régénération cellulaire a aussi un autre aspect. En effet passé un certain nombre de régénérations, le corps cesse de vieillir ou dans certains cas, vieillit plus lentement (c'est le cas d'Eion)
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MessageSujet: Re: Destroyed and broken   Dim 2 Oct - 14:12



Destroyed and broken

“Chacun de nous est une lune, avec une face cachée que personne ne voit.”- Mark Twain




Si l'extérieur dégageait une rassurante apparence, à l'intérieur, les blessures perduraient. La régénération physique faisait son œuvre depuis l'enlèvement de l'inhibiteur, rendant à Eion son si charmant visage de jeune premier de presque deux siècles. Les profondes coupures s'étaient toutes refermées et les quelques taches violacées encore voyantes témoignaient de la disparition prochaine de trop nombreux hématomes causés par les mauvais traitements de Jorgen. Bien sûr, le reste de douleur venait entraver la totale guérison du patient et quelques tremblements émanaient encore de ses mains. À n'en pas douter, il lui faudra encore un peu de temps pour récupérer totalement, du moins physiquement. L'aspect psychologique étant tributaire d'autres facteurs, il est pour l'instant impossible d'émettre la moindre hypothèse quant au temps de guérison, mais plus encore, à l'heure qu'il est, il est clairement impossible de savoir si le mutant parviendra à se remettre totalement d'un tel traumatisme.

Sorti de sa léthargie, le sourire aux lèvres, l'Irlandais observait avec attention la jeune femme qui faisait battre avec ardeur son petit cœur blessé. Il ne put s'empêcher de lui sourire lorsque son regard s'attacha au sien. Quelque chose d'anodin pour le commun des mortels, mais tellement revigorant pour Eion, qui retrouvait peu à peu ses marques. Les mots furent le premier signe d'une santé retrouvée. Bien sûr il n'était pas question de grands discours, juste trois ou quatre mots, mais qui à eux-seuls suffisaient à annoncer des jours meilleurs pour lui, pour elle. Il la regarda avec tendresse et prit le temps de bien l'observer pour graver dans sa mémoire cet instant de quiétude tant mérité. Quel ne fut pas son soulagement lorsque la jeune mutante mit un terme à cet odieux éloignement en s'asseyant à ses côtés pour mieux s'enquérir de son état. Il lui sourit, attrapa sa main pour l'enlacer dans la sienne, il lui sourit encore avant d'entreprendre une quelconque réponse. « -Bien, je vais bien ! » Quatre mots et un sourire, voilà donc ce que fut sa première réponse. Aussi simple que ça, mais dans le fond, cette réplique en disait beaucoup plus sur l'état du mutant, qui était, d'ordinaire, plus loquace avec sa belle. Incapable de mieux pour le moment, il fallait se contenter de cela. Physiquement, Eion ne donnait pas l'impression d'avoir été en chirurgie durant des heures, encore moins l'impression d'être sorti de l'enfer, bien que moralement la situation diffère totalement. Les blessures étaient encore à vifs, profondément ancrées dans son esprit, une sorte de marquage au fer rouge dont il avait du mal à s'en défaire.

Lorsqu'elle s'exprima une fois encore pour combler le blanc, le mutant regarda sa compagne avec une infinie douceur, la remerciant ainsi de ne pas le laisser se dépatouiller seul. Elle lui fit savoir que l'opération s'était bien passée, que les médecins avaient réussi à retirer l'inhibiteur, source de tant de malheur et que de ce fait, la régénération de l'Irlandais était entamée. Un constat dont il put prendre conscience lorsque sa bien-aimée posa une main bienveillante sur son visage autrefois meurtris. Ce contact aussi anodin soit-il pour le commun des mortels délesta le bel Irlandais de quelques maux. Il en voulait plus, mais elle ne pouvait se résoudre à lui accorder cela pour le protéger de son magnétisme déréglé en raison des trop grandes péripéties ayant récemment ébranlé son être.

« -Sera ? Qu'est-ce qu'il y a ? Quelque chose ne va pas, je le sens ! Et ne me cherche pas à me prouver le contraire. Je te connais, tu cherches à me préserver » Il attrapa une fois encore sa main pour entrelacer ses doigts aux siens. Nul besoin d'un nouveau monologue pauvre en mots. Il se contenta de la regarder, de l'observer comme lui seul savait si bien le faire avant de lui répondre, de sa voix la plus douce. « -Mon amour, je sais que je vais m'en remettre, tout ira bien ne t'en fais pas. » Le sourire triste, cette fois n'arrangea rien à la situation. En effet, après avoir lutté courageusement, la belle brune ne put se résoudre, cette fois, à contenir le trop plein d'émotion qui entravait tout son être. Elle craqua (enfin) délestant son armure pour celle de son homme qu'elle agrippa avec force. Eion ferma les yeux, serra la mâchoire et consentit à laisser ses bras puissants entouraient la pauvre Séraphine qui ne cessait de pleurer à présent. L'invisible resta silencieux dans un premier temps, essayant tant bien que mal de bercer la belle enseignante, il déposa quelques baisers sur le sommet de son crâne.

« -Mon amour ! » Il la laissa se dégager et lui prit le visage pour que leur regard se croise une fois encore. « - Plus jamais je te le promets. Plus jamais je ne te ferais souffrir de la sorte. Excuse-moi ! Si tu savais comme je t'aime Seraphine ! » Ses yeux brillants d'intensité et son cœur exultait d'un amour qu'il ne pouvait plus cacher à présent. Il la laissa ensuite se calmer, il se permit même d'essuyer les quelques larmes qui perlaient sur ses joues de porcelaines. « -Tu n'as pas à t'excuser, tu as tout à fait le droit de réagir comme ça je t'assure. » Il lui prit le bras et l'obligea à revenir contre lui « Allonge toi contre moi ! » Et c'est à ce moment-là qu'une chose étrange remonta jusqu'à ses oreilles. Il percevait le battement de son cœur, mais un autre battement se faisait à présent entendre. Il comprit alors que ce n'était plus une hypothèse, mais une évidence.

« -Séraphine… je…tu devrais faire ce test de grossesse, crois-moi ! J'ai perçu un autre battement cardiaque émanant de toi ! Je crois bien que tu es enceinte. »

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