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 You know the two of us are just young gods.

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célibataire, il a un peu de mal avec les sentiments à vrai dire, ça ne veut pas dire qu'il ne ressent rien, juste qu'il ne veut pas ressentir.
éléctrokinésie, il créait des éclairs à travers ses membres en général. Il a l'impression que c'est un petit démon qui le possède, et quand son pouvoir est à son maximum; la foudre sort de tout son être. Et ses cheveux deviennent blanc.
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MessageSujet: You know the two of us are just young gods.   Mar 16 Fév - 1:36


young gods.
Le lendemain de la nuit entre Ignatius et Prosper, le premier s’en était allé. Sans rien dire. Il l’avait regardé à plusieurs reprises, étendu dans son lit. Se demandant s’il devait le réveiller ou non. S’il devait lui laisser un mot ou pas. Mais il ne fit rien. Il restera pendant plusieurs minutes à le toiser de son regard clair. Peut-être allait-il se réveiller ? Mais rien. Il ne bougea pas. Puis, le mutant se dit que de toute manière, la nuit qu’ils avaient passés, peut-être avait été assez éloquente, aux yeux de Prosper. Alors, il le laissa là. Puis, merde, il n’était pas gay. Il ne fallait pas l’oublier. Ou peut-être que si. La vie d’Iggy était remplie de «  peut-être », de supposition. Et il ferma la porte de sa chambre, en se demandant s’il la reverrait un jour ou l’autre.

Trois semaines. Trois putains semaines à avoir voyagé. Sans rien. Sans un sous. Pour retrouver son frère. Il avait franchi de nombreuses étapes. Il avait fait appel à de nombreux mutant. Un qui savait se téléporter – un homme d’un peu près le même âge que Prosper et Iggy, mais il était l’antithèse même du frisé, il maîtrisait avec aisance son don, et il était silencieux. Un peu trop, ça ne dérangeait pas Ignatius, me diriez-vous. Mais, c’était le don de Prosper, habituellement. Et il s’attendait à avoir un deuxième clignoteur devant lui. Mais rien. – Il avait donc voyagé en se téléportant, d’un point à un autre. D’un pays à l’autre. Parce que le passage Amérique/Russie, aurait été trop brutal selon le mutant. D’ailleurs, il n’avait jamais su nom, ni même son surnom. Au bout de 4 jours et demi, ils étaient arrivés en Russie. En Russie, il était retourné chez lui. Oui, là, où son père habitait. Mais, il ne vit rien ; l’appartement vide. Aussi vide que l’esprit du Leovich à ce moment-même. Il avait été déconnecté. Il s’attendait à voir son frère, au moins. Mais rien. Pas un mot. Même chez le concierge. Quedal. Nada. C’est comme si son passé n’avait jamais existé. Peut-être était-ce une sorte de vengeance, le Karma qui viendrait lui murmurer à l’oreille : «  t’as oublié ton frère, il t’a oublié aussi, t’existe plus ici. »

Alors, le slave continua ses recherches. Il chercha autour du peu de proches qu’il avait. Au lycée de son frère. Mais personne ne savait rien. C’était comme si personne n’voulait lui dire. Pas de décès, c’était déjà une bonne chose. Pas de désinscription. C’était comme si la famille Leovich n’avait jamais exister. Et ça, ça foutait les jetons, ça foutait un coup dans la gueule du russe, ça le bouffait de l’intérieur, ça lui faisait douter de sa propre existence, comme s’il le faisait pas assez hein. Alors, il décida après 5 longs jours de recherches intenses, peut-être six, peut-être sept, même peut-être huit. Où il avait dormis sous les ponts dans des endroits malfamés, des squattes, des fois chez des vieilles connaissances, même une nuit chez un groupe de prostitués. Enfin dans une sorte de maison close, il n’y avait rien fait. Mais il avait juste trouvé un bon lit. Il lui arrivait de penser à Prosper, même dans ces moments-ci. Il se demandait ce qu’il se passait là-bas. S’il arrivait à gérer sa vie. Et tout ce genre de perspectives. C’était un peu son échappatoire là-bas. Oui. Aussi, fou que ça puisse paraître. Et un matin, il se réveilla. Il fallait y aller. Il fallait repartir, plus rien ne le retenait ici. Alors, il alla rendre visite à sa tante paternelle. Qu’il n’avait pas vu depuis des lustres et des lustres, même avant qu’il ne prenne le large vers l’exil qu’était le sol américain, il ne lui rendait plus visite. Alors, là, elle l’accueilli, un sourire morose sur le visage. Un sourire fatigué de ses femmes qui portent le monde sur ses épaules. Elle n’avait jamais eu d’enfant. Parce qu’elle n’avait jamais pu. Ou peut-être parce qu’elle n’avait jamais réussi à trouver de compagnon dans sa vie. Et, après une longue conversation. Sur comment ça se passait dans ce monde de tarés qu’était les Etats-Unis d’Amérique, elle se décida. Elle sortit une petite feuille froissée et la tendit au jeune homme. Pendant de longues minutes, il fronça les sourcils, redoutant de l’ouvrir. Et, enfin. Il l’ouvrit. L’écriture de son frère, tremblante, encombrait la feuille. Il lit. «  Ignatius, je t’écris rapidement. J’suis comme toi. Papa m’a foutu à la porte. J’ai les mêmes gens que toi au cul. Je te rejoindrais, promis. Alexandriov, ton frère. ». Trop d’informations en seulement quatre petites phrases. Il était comme lui, un mutant. Bonne nouvelle. Il était en vie, aussi, c’était une autre bonne nouvelle. Son père l’avait foutu à la porte ? Il avait les mêmes gens que lui au cul ? Les mecs en costumes ? C’était moins bon. Il le rejoindrait. Où ? A l’Institut. Une promesse. Et, malgré qu’Iggy n’est jamais été aussi heureux, il n’eut jamais le cœur aussi lourd. Son frère était en danger. Mais il savait qu’il se démerderait. Il avait foi en lui. Il en avait une confiance aveugle. Alors, il remercia sa tante. Dans une étreinte presque solennelle. Parce qu’il savait qu’il ne l’a reverrait jamais. Il le savait. C’était du passé la Russie. Et le passé appartenait au passé, voilà tout. Alors, il manqua de verser une larme. Il griffonna sur un papier l’adresse de l’Institut. Ainsi que les coordonnées téléphoniques de ce dernier. «  Si tu veux me joindre. Et si tu as des nouvelles d’Alexandriov. Ou si par folie, tu veux me rejoindre. »

Puis, il avait rejoint le mutant. Bon, avant, il avait fait un petit détour du côté tabac. Remplissant ses poches de nombreux, et précieux paquets de cigarettes russes. Et ils reprirent la route. En silence, une nouvelle fois. Et quelques jours plus tard, ils étaient devant l’Institut. Ici, l’extérieur n’avait pas changé. Et au fin fond de lui, Iggy était soulagé de revoir cet endroit qui commençait à lui être familier. Oui. Fou hein ? Bon, il avait toujours ses idéaux hein. Il n’aimait pas les américains. Mais il aimait les mutants. Du moins, au fin fond de son être. Alors, il passa le seuil du grillage. Là, au loin, le Professeur Xavier, le dévisageait. Un air presque paternel sur le visage. Il hocha la tête, son crâne chauve brillant sous le soleil de fin de journée. Iggy fit de même, avec un peu plus de cheveux, bien sûr. Puis, il s’empressa de rejoindre sa chambre. Là, il y déposa ses affaires. Le peu qu'il avait emmené avec lui. Il y resta pendant de longues minutes, se demandant ce qu’il devait faire. Et, enfin, il se décida. Oui, à aller rejoindre Prosper. Il fit les nombreuses pièces où il aurait pu être. Bibliothèque, salle de jeux, poubelles, salle d’entraînement. Mais rien. Peut-être sa chambre ? Alors, il y alla. Il entra sans frapper. A cette heure-ci, il n’y aurait sûrement pas son colocataire. Et, là. Là, les rideaux étaient tirés. Des rideaux épais empêchant le passage de n’importe quel rayon de soleil. Il vit une masse sur un lit. Sous un drap. Cette chambre empestait le renfermé. Alors, il s’en approcha. Fronçant les sourcils. Il était épuisé, et ce qu’il voulait c’était entendre les nombreuses répliques joyeuses de Prosper pour pouvoir se défouler sur ce dernier. Voir un large sourire s’étendre sur les lèvres du jeune homme. Alors, il tira sur ce drap.

«  Lève toi, connard. Je suis de retour, c’est pas vrai, ça pue ici. T’es pas sorti depuis quand ? Bon dieu. Y a quelqu’un de mort là-dessous ? »

Son accent russe avait refait surface, en même temps, il n’avait fait que parle russe durant les dernières semaines.


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Téléportation rapide : Prosper contrôle mal son pouvoir et il se téléporte rapidement d'un endroit à un autre, souvent dans une zone restreinte, et qui lui est liée émotionnellement. / Disparition (il ne maîtrise pas encore ce pouvoir) : Prosper peut disparaître dans un univers parallèle.
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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mar 16 Fév - 11:24




Young Gods




L’obscurité de la chambre reflétait la dévastation de son esprit. Tout était sombre, parce que la lumière l’agressait, elle attaquait son regard en mettant à nu la sécheresse d’un décor auquel il manquait une pièce. Au début, Prosper avait cru bien gérer le départ d’Iggy : il dormait peu, certes, mais il s’occupait, il faisait autre chose, il courait, il s’entraînait. Il s’était même bien amélioré dans la maîtrise de ses téléportations, jusqu’au jour où il s’était rendu compte qu’il ne faisait qu’oublier. S’il se saturait l’esprit et l’emploi du temps, c’était pour ne pas penser à ce que faisait Iggy, où était Iggy ou est-ce qu’Iggy était blessé. Il l’avait rangé dans un coin de sa tête, et avait mis le maximum de choses par dessus pour ne pas y penser. Ça avait presque fonctionné. L’avant-veille, la vérité lui éclata en plein visage : tout ce qu’il faisait n’était que de la poudre aux yeux. Ça ne servait à rien de faire l’autruche, si ce n’est à retarder l’inévitable. Démoralisé, Prosper avait regagné sa chambre, s’était couché et avait dormi, comme soudainement éteint.

Il n’avait pas rêvé ni même cauchemardé, il s’était juste mis en veille, caché sous les couvertures, ne se relevant que pour les besoins les plus primaires — et pour remettre en place les rideaux, qui devaient rester méticuleusement fermés. Il n’avait pas été en cours, ne s’était pas entraîné, n’avait vu personne. Il s’enterrait vivant dans son lit pour ne pas avoir à affronter une réalité où il serait toujours sans nouvelles d’un mec qu’il n’avait simplement pas su retenir. Putain, si c’était ça être amoureux, Prosper préférait encore se foutre en l’air. Heureusement, il n’en avait même pas la force.

Pourtant, Iggy avait tenu sa promesse. Prosper l’y avait aidé aussi : le paquet de cigarettes qu’il lui avait confié était là, sur la table de chevet, intact. L’Américain n’y avait pas touché, ne l’avait même pas ouvert. Il gisait là, prêt à attendre le retour du Russe des mois, des années s’il le fallait. Prosper n’avait juste pas pu. Impossible pour lui de faire disparaître, même petit à petit, la certitude qu’Iggy reviendrait. Il l’avait juste mis de côté, et lui jetait un coup d’œil quand il le pouvait. Seulement, toute patience s’usant, Prosper avait arrêté de regarder dans sa direction deux jours plus tôt.

Il ne dormait pas quand Iggy entra dans sa chambre et tira d’un coup sur son drap, mais il mit tant de temps à réagir que ça aurait pu être le cas. Il n’entendait qu’à peine sa voix au travers des filtres encrassés de son esprit embué, et ramena la couverture à lui de nouveau.

— Laisse-moi…

Il ne méritait pas tant d’attention. Il était inutile, personne ne voulait de lui et personne ne l’aimait. Il était trop nul pour être capable de gérer son propre pouvoir, et maintenant qu’il y pensait, il était presque sûr qu’il ne pourrait pas se téléporter dans l’instant, l’aurait-il voulu très très fort. Il n’était pas intelligent, il n’était pas fort, il n’était pas beau non plus. Il avait des cheveux impossibles à coiffer, des yeux qui lui donnaient un air stupide, il ne savait pas se battre, et il n’était même pas sûr de savoir correctement multiplier par neuf. Pourquoi voudrait-on de lui ? C’était un boulet.

— T’aurais pas dû revenir… j’en vaux pas la peine…


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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mar 16 Fév - 16:33


young gods.
Le slave ne s’attendait pas à ça. Réellement. Il s’attendait à voir un Prosper enjoué de le revoir. Lui sautant presque au cou. Et lui qui feindrait qu’il ne lui avait pas manqué. Il s’attendait à avoir un milliard de questions sur comment été la Russie à cette époque, s’il y avait vu du monde. Découvert des gens. S’il avait acheté des romans – bien sûr, il ne l’avait pas fait – entendre que le paquet de cigarettes était finis qu’il avait promis de rentrer avant. Mais non. Rien de tout ça. Une voix claqué, crevé, rendu, rompu, haché, las, et tant d’autres mots. Mais, en tout cas, ce n’était pas la voix de Prosper. Pas celle qu’Iggy avait coutume d’entendre. Elle était comme sorti d’un autre corps ; comme si le corps de Prosper ne contenait pas Prosper. Alors, même ici, des choses avaient changés. Et là, une nouvelle fois, il se sentit vide. Décontenancé. Il ne savait plus à quoi se rattacher. Il se sentait vaciller une nouvelle fois. Il dût se tenir au meuble, prêt du lit pour ne pas perdre équilibre, complétement. Et merde. Pourquoi fallait-il qu’il est une poisse pareille ? Après un voyage qu’il l’avait foutu à l’envers, maintenant voilà que son seul ami jouait sa diva dépressive. Alors, il retira une nouvelle fois sur le drap qui couvrait ce cadavre vivant. Iggy ne laisserait pas le clignotant gâché son retour, non, il y avait pensé toutes les trois semaines où il était parti, il l’avait presque rêvé. Alors, il refusait de se laisser abattre par un mort-vivant ambulant.

« Lève-toi, connard. Arrête de parler comme une femme, sinon j’vais vraiment croire que t’as un putain de vagin. Et ouvre-moi ces fenêtres, ça pue ici… C’est pas possible. »

Il ne savait pas vraiment comment réagir. Le silence qui pesait autour de lui, comme du brouillard, commençait à l’handicapait. Il se sentait comme oppressée. La tension dans la pièce, l’empêchait presque de respirer. C’était comme si la tristesse de Prosper venait jusqu’à lui, comme s’il elle voulait le faire tomber avec elle. Alors, il essayait de la repousser. Il essayait de faire la conversation. Il n’allait jamais autant parler que dans les prochaines minutes. Preuve de son déconcertement.

« T’as pas finis ce paquet ? » Il attrapa le paquet pour l’examiner. « Tu ne l’as même pas ouvert. » Alors, il continua son inspection, là, il ouvrit avec difficulté les lourds rideaux qui traînaient au sol. Il ouvrait les fenêtres, et un long courant d’air envahit la pièce ; c’était comme si même la pièce suffoquait. « T’as vu, il fait un peu beau en Amérique. Il fait froid, mais il fait soleil. Je comprends pas. Dans mon pays, quand il fait froid, il fait moche. Et quand il fait beau… Il fait jamais beau de toute manière. »

Toujours rien. Même pas une question sur son frère. Il aurait pu crever. Une connerie comme ça, et non. Il n’était même pas un tant soit peu heureux. Au fin fond, il lui en voulait, il ne le ressentait pas encore. Mais ça n’allait pas tarder à arriver. Pour l’instant, il s’inquiétait. Un peu. En fait, il ne savait que ressentir. Voilà pourquoi, il avait pendant un moment enfoui toutes ses émotions. Parce qu’Iggy ne faisait pas dans la dentelle. Non, soit il ressentait quelque chose, soit il ne ressentait rien. Et en général, tous ses sentiments se mélangeaient. Et à l’intérieur ça devenait une vraie merde. Un chaos. Une tempête.



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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mar 16 Fév - 17:31




Young Gods




Prosper ne réagissait pas. Il aurait dû, parce que même s’il se pensait habitué aux mots durs d’Iggy, ces derniers l’avaient blessé. Il n’était pas une femme, peu importe à quel point le Russe aurait voulu qu’il en soit une. Il était juste… Prosper. Et c’était déjà bien trop lourd à supporter. Il ne bougea même pas alors qu’Iggy s’affairait dans la chambre, ouvrait les rideaux et la fenêtre, examinait la table de chevet. Il eut juste la force de se tourner pour faire dos à la lumière qui lui brûlait les rétines, même à travers ses paupières closes.

Non, il n’avait pas ouvert le paquet de cigarettes, et alors ? Oui, il faisait beau dehors, et alors ? Qu’est-ce que ça changeait ? À quoi bon ? Prosper ne voyait plus l’intérêt de rien. Tout était vain, futile. Plus rien n’avait d’importance. Ni Iggy, ni son frère, ni lui-même.

— Va-t-en.

C’est tout ce qu’il voulait mais en même temps, il voulait aussi qu’Iggy reste. Il avait tellement attendu qu’il s’en était rendu malade, et maintenant que le Russe était là, c’était comme si le jeu n’en avait pas valu la chandelle. Prosper ne savait plus quoi penser… Quand il essayait de se remettre à réfléchir, il abandonnait. Tout était trop chaotique, il y avait trop de choses à penser, à faire, à dire. Il était fatigué rien que d’y songer. Alors, il fermait les yeux à nouveau, et se vidait l’esprit. Il repartait dans son cocon rassurant de couvertures et de rien, en attendant le jour où l’ombre passerait enfin.

— Tu t’en fous. T’es parti. Tu m’as laissé tomber…

La voix de Prosper se faisait de plus en plus chevrotante à mesure que les quelques mots qu’il arrivait encore à prononcer passaient la barrière de ses lèvres. Il n’avait pas conscience de demander tout et son contraire à Iggy, de lui dire de partir et de rester en même temps, de revenir et de rester loin tout à la fois. Il était trop paumé lui-même pour s’en rendre compte. Il voulait qu’on le laisse tranquille et il voulait qu’on le câline comme un enfant perdu. Il voulait qu’Iggy reste loin de lui et il voulait sentir sa chaleur. Il culpabilisait, parce qu’il ne méritait même pas quelqu’un d’aussi chiant et insultant et violent qu’Iggy. Même ça, il n’en était pas digne.


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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mar 16 Fév - 21:35


young gods.
Iggy arqua un sourcil pendant quelques instants. Il était bloqué. Par les derniers mots du jeune homme surtout. Etait-ce une blague ? Ou quelque chose dans ce genre-là ? Il y avait-il une caméra caché ? On sait jamais avec ces américains, vraiment. Mais il était décontenancé. Vraiment. Il venait d’essuyer un de ses pires échecs. Il n’avait pas retrouvé son frère. Il avait abandonné sa vie, son pays natal. Il avait tout abandonné pour revenir ici. Il ne dira pas que c’est pour Prosper, parce que ce serait mentir, mais c’est vrai qu’il faisait partit des justifications. Sans compter les hommes en costume, à son père, au fait qu’ici il y avait des gens qui lui ressemblait, à la sécurité promise de son frère et de ce dernier. Il se tenait droit. Les bras branlants. Un second échec, ça commençait à faire beaucoup. Alors, la moutarde lui monta au nez comme on dit. Il serra doucement ses poings, le rideau qui se trouvait dans ce dernier, s’arracha doucement. On pût entendre dans cette tranquillité pesante, le fracas du tissu se détachant lentement. Il déglutit. Bruyamment. Puis, ses mots furent aussi aiguisés que le couteau qu’il aurait voulu pointer sur Prosper à ce moment même.

« Ecoute-moi, bien petit connard d’égoïste. Je suis parti chercher mon frère. Alors excuse-moi d’avoir préféré sauver la vie d’un membre de ma famille plutôt que de rester ici, à flâner avec quelqu’un qui est en toute sécurité, et qui a des centaines de gens qui supportent ses crises de petit adolescent frustré sexuellement. » Il se retint de ne pas l’insulter à nouveau. « Maintenant, va te laver, tu sens le fauve. » Il retroussa doucement ses narines pour soutenir ses paroles, et il attrapa le jeune homme par le bras, essayant de soulever cette masse étendue sur ce matelas. Il se demandait encore ce qu’il foutait ici, à courir après un gosse. « Lève-toi, je t’ai dit ! » Il tira une nouvelle fois un peu plus fort. « C’est pas possible, ce gosse-là… » Une insulte en russe sortit d’entre ses lèvres. Une parmi d’entre autre qui courait dans son esprit.

Il lâcha ensuite le bras du jeune homme qui retomba comme une masse contre la paillasse. Il attrapa le paquet de cigarette sur la table de chevet et déclara d’une voix ferme, comme s’il parlait à un enfant : « Tu sais quoi ? T’as raison. Je m’en fou de toi, de tes crises de gosses de merde. J’suis parti. Et je vais partir encore. Je viens de passer 3 longues semaines dans un endroit qui ne paraissait même plus être mon pays. Et je viens te voir. Je viens me faire chier à te voir. Et tu oses me repousser. Je t’emmerde, Prosper, je t’emmerde toi et tes conneries. »




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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mar 16 Fév - 22:14




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Prosper n’entendit même pas le rideau se déchirer sous la rage et la frustration d’Iggy. Le monde extérieur était trop loin pour qu’il l’atteigne, tout semblait comme atténué par un brouillard cotonneux. Il entendait les insultes, il les comprenait mais il ne fonctionnait pas assez bien pour y réagir. Et quand bien même, Iggy n’avait pas tort. Il était égoïste. Il ne pensait qu’à lui, toujours à lui, à ses propres malheurs, à sa petite personne, à la vie misérable et insignifiante qui était la sienne. Il n’avait aucune importance, il ne valait rien, il n’était rien. À quoi bon encore se fatiguer à utiliser l’air de quelqu’un d’autre, quelqu’un qui saurait mieux en tirer parti que lui ? Prosper restait là, étendu comme une loque, aussi utile et productif qu’une tumeur cancéreuse. Il n’était qu’un boulet, pour tout le monde. Il l’avait été pour sa famille, et maintenant il l’était pour l’Institut. Il l’était pour Iggy, qui disait être revenu pour le voir, et qui le regrettait amèrement.

Avec une grande inspiration, Prosper réussit l’exploit incroyable de se sortir du lit et de se mettre debout. Ça lui était arrivé quelques fois durant ces derniers jours, pour remettre les rideaux en place. Là encore, il se dirigea vers la fenêtre, et regarda par dehors. Le temps était beau et clair, même s’il faisait froid. Ce n’était pas grave s’il faisait froid, Prosper le sentait à peine. Il laissa ses yeux se faire agresser par le bleu du ciel, posa son regard sur le parc, sur les gens qui y flânaient, vivant leur pauvre petite vie en ignorant qu’elle n’avait pas de sens.
Rien n’avait de sens.

— Je sais. Je suis qu’un connard égoïste.

Le zombie qu’il était devenu ne ressentait plus rien, comme si tout était soudainement devenu distant. Iggy, en reconnaissant et en approuvant le rejet de Prosper, s’éloignait encore plus. Il redevenait étranger, un simple nom sur un simple visage qui n’avait eu ni n’aurait jamais d’importance. Plus rien n’en avait.
Prosper fit un pas de plus vers la fenêtre.

— Tu sais… Je pense souvent à… ce jour-là… à ce que tu m’as dit. Que tu voulais que… je parte.

Les mots étaient de plus en plus difficiles à articuler. Son cerveau refusait de coopérer, venait tout mélanger, tant et si bien que Prosper se prit la tête entre les mains. Putain… Comment pouvait-on avoir si mal et se sentir anesthésié en même temps…?

— Que tu ne m’aimais pas.

Lentement, il posa ses mains sur le rebord de la fenêtre ouverte, sans un regard pour l’homme qui était juste à côté de lui.


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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mar 16 Fév - 22:59


young gods.
Iggy était prêt à partir. Il était prêt de la porte. Prêt encore à tout abandonne. Abandonner Prosper et ses conneries. Il allait se tirer une bonne fois pour toute, il allait dégager de ce campus de merde pour adolescent en mal de vivre, avec des dons, si on pouvait appeler ça comme ça. Avec des malédictions qu’on osait appeler des pouvoirs. Ce n’était pas un pouvoir. Il pouvait rien. Ce qu’ils avaient ne servait à rien, ça ne servait même pas à aider les autres, ça foutait la merde dans leur vie, dans leur famille, dans leur relation, dans tout. Autant Iggy, que Blake, que Cassie, et que Prosper. Ils étaient tous dans la merde à cause de leur pouvoir, ou l’avait tous été une fois dans leur vie. Alors, il se retourna. Faisant volte-face vers cette énergumène qui commençait à parler. Du moins, le verbe était peut-être un peu trop fort. Il articulait comme il le pouvait. Il bredouillait des mots qui n’avaient aucun sens. Alors, le jeune homme arqua, une nouvelle fois, son sourcil. A vrai dire, il était très expressif de cette partie de son visage. Il ne savait pas vraiment comme réagir. L’ombre qui se trouvait face à lui, avançait dangereusement vers le cadre qui laissait la lumière entré et les bourrasques glacées. Mais il restait là. Il restait là, parce qu’il n’allait aucunement poursuivre Prosper. Sa voix résonna dans la pièce. Il s’en foutait clairement du reste de l’Institut. Il s’en foutait que les gens puissent l’entendre. Peut-être même que ce serait la première fois qu’ils l’entendraient.

« Quoi ? Tu crois que je vais te retenir ? Si tu veux te suicider, vas y. Libre à toi, espèce d’imbécile. Tu veux que je te cours après comme un de tes écris débiles que tu lies sur internet tout le temps ? Tu crois quoi hein ? Tu crois que les gens se souviendront de toi ? Au bout de 3 jours, ils auront déjà fait leur deuil, Prosper. Alors, suicide-toi, comme un de ses abrutis. Vas y. Fais le. Gâche ta putain de misérable vie. Je ne t’en empêcherai jamais. Mais, tu peux dire que je t’ai abandonné, tu n’feras pas mieux. » Il ne relevait pas les précédentes paroles de Prosper. S’il fallait s’arrêter à tout ce que disait Iggy, on en aurait pas finis. C’est vrai quoi. Il disait toujours des conneries, parce qu’il était comme ça. Parce qu’il ne savait pas s’exprimer. Parce qu’il était nul avec les mots. Il était meilleur dans les actes, c’est vrai. Si, les deux-là, vivraient dans un film muet. Qu’on ne s’arrêtait qu’aux paroles de l’éclaireur, alors, tout le monde comprendrait qu’Ignatius était attiré par Prosper.

« De toute manière, tu sais quoi ? Si tu veux te suicider, tu n’atteindras pas le sol. Tu te téléporteras avant, pauv’connard. » Il aurait voulu lui crier qu’il tenait à lui ou une de ces conneries-là. Mais il savait pas. Il connaissait pas. Ce n’était pas lui. Ce n’était pas digne d’un Leovich. Il s’asseyait lentement sur le lit où était installer Prosper. « A moins que tu préfères aller laver ta sale gueule, et qu’ensuite, tu viennes t’asseoir ici. Qu’on fume une cigarette. Et que tu te la fermes avec tes conneries. Je pense que tu m’as abandonné plus de fois que je ne l’ai fait. N’oublie pas comment tu m’as putain d’ignorer, alors que je n’ai personne ici. Alors, tu es libre de tes choix. Sache-le. »



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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mar 16 Fév - 23:45




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Iggy parlait trop. Il y avait trop de choses à écouter, à retenir pour que Prosper puisse tout assimiler. Certains mots restaient, mais les autres passaient comme au travers d’un tamis, perdus dans les limbes de sa mémoire. L’air frais n’aidait en rien, d’autant plus que les paroles du Russe se mêlaient aux idées sombres de Prosper. Bien sûr, il avait compris où l’Américain voulait en venir, mais il y réagit de façon violente. N’importe qui aurait paniqué et se serait jeté pour empêcher Prosper de sauter, mais Iggy n’était pas n’importe qui. Même dans ces moments-là, il était trop handicapé socialement, trop constipé émotionnellement pour réagir autrement que par la violence. Lui dire qu’il ne ferait que l’abandonner en se tuant était loin d’être suffisant pour combattre une armée de pensées noires qui venaient prendre possession du corps de Prosper. Ce dernier ne bougea pas, et regarda dans le vide.

Non, ce qui l’empêcha réellement de faire ce bond stupide, c’était ce qu’Iggy dit juste après. Il pouvait sauter, il n’atteindrait pas le sol de toute façon. Il se téléporterait, comme il en avait la sale habitude, et sa tentative de suicide serait aussi stupide qu’infructueuse. Iggy avait raison. Il avait raison depuis le début.

Vaincu, Prosper se tourna dos à la fenêtre, et se laissa tomber sur le sol de la chambre. Assis par terre, il avait du mal à regarder dans la direction d’Iggy, et il fixait la moquette comme s’il pensait y trouver la solution à tous ses problèmes. Il n’y avait rien. Rien à trouver, nulle part. Il garda le silence, encaissant les coups d’Iggy sans même les sentir. Il parlait d’aller se laver ? Mais Prosper n’avait même pas la force de quitter cette chambre. Il secoua la tête lentement, avant de se la prendre entre les mains.

Il essayait de se téléporter. Il essayait de tout son cœur mais ça ne marchait pas. Il aurait pu se dire que c’était son état qui voulait ça mais même pas. Ce n’était pas la première fois que ça arrivait : quand il voulait se téléporter, il n’y arrivait jamais. Le pire dans tout ça, c’est que ça ne changeait pas le fait que son pouvoir se déclencherait sûrement s’il se défenestrait. Que fallait-il donc faire ? Et pourquoi Iggy était-il encore là ?

— Qu’est-ce que t’attends de moi…?

Prosper n’avait même pas relevé le regard : il se cachait encore derrière ses mains, en essayant de mettre de l’ordre dans le bordel qu’était sa tête. Si se jeter par la fenêtre ne fonctionnait pas alors… Alors que fallait-il faire ? La cuisine était trop loin et il n’arrivait pas à se téléporter… La salle de bains était commune… Et aurait-il seulement la force de briser une de ces fenêtres pour s’ouvrir la gorge avec ?
Tant de questions et si peu de réponses…


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éléctrokinésie, il créait des éclairs à travers ses membres en général. Il a l'impression que c'est un petit démon qui le possède, et quand son pouvoir est à son maximum; la foudre sort de tout son être. Et ses cheveux deviennent blanc.
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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mer 17 Fév - 0:29


young gods.
>
Le jeune homme avait posé ses coudes sur ses cuisses. Ses mains, attrapaient le bas de son visage, son menton. Il s’appuyait dessus. Il était épuisé. Epuisé de ces conneries. De tout ça. Il était épuisé de se déchirer avec chaque personne à qui il tenait. Parce qu’il savait que le retour d’Alexandriov ne sera pas si idyllique qu’il s’imaginait. Il savait qu’il aurait encore de longs coups durs. Et, il se demandait si des fois le problème ne venaient pas de lui. Peut-être. Sa mère est décédée peu après sa naissance, son père le battait plus lui qu’Alexandriov, Prosper avait des problèmes quand il arrivait, Alexandriov s’était enfui à cause du don d’Iggy. Iggy était un aimant à merde. Voilà. Toutes les merdes possibles. C’était facile à comprendre, alors il releva son visage vers le jeune homme, glissant sur le sol. Ses doigts se serraient contre sa peau, ses ongles venaient marqués cette dernière. Qu’est-ce qu’il attendait d’Prosper. Il ne le savait pas lui-même. Ce n’était pas lui qui était venu à ce dernier. Enfin si, en quelque sorte, il l’avait aidé. Mais, ce n’est pas lui qui venait se téléporter dans sa chambre, sans même savoir pourquoi, ce n’est pas lui qui jouait la princesse désespérée pour qu’il vienne le sauver. Non, Iggy n’avait jamais rien demandé. Alors, il déclara. Pesant ses mots ;

«  Je ne sais pas. Qu’est-ce que tu veux de moi, toi hein ? J’suis là parce que j’avais l’habitude d’être là. Je veux dire… Je sais même pas ce que je fou là, non plus. »

Il secoua la tête pendant quelques secondes. Ses pensées à lui aussi étaient embrumées. Prosper avait poser la question à ne pas poser. Il l’avait obligé à essayer de savoir, ce qu’il ne pouvait pas savoir. Ou ce qu’il ne voulait pas savoir. Alors, il se leva lentement. Iggy attrapa la main du jeune homme, avachi au sol. Le forçant à se redresser, et à maintenir ses jambes.

«  Je vais t’emmener aux douches. Et tu vas fermer ta gueule, avant même que tu répliques, ferme-là. Avant même de poser tes questions stupides… Parce que si tu n’acceptes pas, je te porterais. Et crois-moi que j’en suis capable. Après, si tu veux, t’iras te ravachir dans ton lit qui sent le mort. Mais, pour l’instant. Une douche te remettra les idées en place.  » Il n’attendit pas franchement de réponse. D’ailleurs, il n’attendait jamais de réponse de la part du clignotant. Il le menait où bon lieu semblait. Et c’était tout. Il fallait le bouger ce gosse. Surtout en ce moment. Il ne s’attendait pas à ça. Vraiment, Iggy ne s’attendait pas à des retrouvailles aussi merdiques que le reste de sa vie. Il avait les boules, comme on dit. Il voulait taper dans tout ce qu’il bougeait. Mais il ne fit rien. Il s’inquiétait au fond. Pas grand-chose, du moins pas assez pour que ça se lise sur son visage. Mais quand est-ce qu’une émotion se voyait sur le jeune homme ?




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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mer 17 Fév - 16:04




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Il ne savait pas. C’était facile de ne pas savoir. C’était plus simple de feindre l’ignorance plutôt que de regarder la vérité en face, mais Prosper ne lui en voulait pas. Il n’en avait plus la force. Il se demandait juste pourquoi Iggy s’acharnait à rester là, alors qu’il était manifestement impuissant. Il faisait pire que mieux, même si Prosper était trop emmêlé dans son auto-détestation pour s’en rendre compte. Il s’accrochait à des mots qui n’avaient aucun sens, aucun poids pour Iggy, il ne gravait dans son esprit que ce qu’il aurait dû immédiatement oublier.

Le souci, c’était que Prosper était incapable de répondre à sa propre question. Qu’est-ce qu’il attendait d’Iggy, lui ? Était-il seulement capable de le déterminer ? Est-ce qu’il oserait le dire, dans le cas un peu fou où il arriverait à mettre ses idées en ordre assez longtemps pour en tirer une conclusion verbale ? Prosper resta muet. Il préférait penser à un moyen de se foutre en l’air, plutôt que de songer qu’il était un peu trop attaché à Iggy. Beaucoup trop même.

Le temps qu’il s’enfuie de nouveau dans le bordel sans nom qu’était sa tête, Prosper se sentit tiré vers le haut. Iggy était venu vers lui, et tentait de le remettre sur pied, littéralement cette fois. L’Américain ne pouvait pas lutter, et n’en avait de toute façon pas l’envie. Il se laissa porter, essayant de garder l’équilibre de lui-même, sans réel succès. Alors à la place, à moitié par réflexe, Prosper passa ses bras autour d’Iggy. De l’extérieur, c’était le câlin le plus ridicule du monde, car l’Américain faisait presque une tête de plus que le Russe, mais il était si affaibli, si ratatiné sur lui-même qu’Iggy en paraissait plus grand qu’il ne l’était en réalité. Prosper se blottit contre lui, enfouissant son visage dans son cou, le serrant contre lui comme si c’était la dernière chose qui l’empêchait de dériver.

Après, Iggy pouvait l’emmener où il voulait, Prosper s’en foutait. Le monde extérieur n’avait plus aucun sens pour lui de toute façon, alors… Non, ce qui était devenu subitement très important, c’était ce contact dont il ignorait avoir besoin à ce point là.

— Tu m’as manqué…

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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mer 17 Fév - 17:39


young gods.
>
Iggy commençait à partir. Mais une masse, lourde, déconcertante, venant s’effondrer sur le corps de ce dernier. Il manqua de tomber contre la porte. Le choc vu court, il laissa rapidement place à un geste tendre. Le petit cœur du russe se mit à battre à toute berzingue dans sa cage thoracique. Il se demandait, ce qu’il devait faire, quel comportement il devait adopter. Très vite, cette situation devenait embarrassante bien qu’agréable tout de même. Il s’était imaginer, à son retour, quelque chose d’un peu plus impressionnant venant du jeune homme, aux cheveux emmêlés, mais non, il se trouvait avec ce dernier dans ses bras, un câlin las. On pourrait presque croire à un câlin d’adieu. Ce qui commençait à faire flipper le slave. Alors rapidement ; il entoura Prosper de ses bras. Il le serrait. Un geste peu naturel. Un geste qui semblait tout droit sorti d’un autre corps que celui d’Ignatius. Ce geste-là, le gorgea d'un sentiment qu'il ne connaissait qu'auprès de Prosper. Il referma ses paupières pendant quelques secondes. Puis, au bout de seulement quelques secondes, il relâcha le mort-vivant. Pour reculer, peu à peu. Sans le brusquer, il serait capable de s’étendre sur le sol. Quoi que, son pouvoir le sauverait sûrement. Après, il se dirigea vers la porte. Encore. Une impression de déjà-vu le pris. Il secoua la tête pendant de longues secondes pour effacer cela de ses pensées. Ce genre de truc avait le don de le faire flipper.

«  Tu m’as manqué aussi, Prosper. »

Court, bref, sans effusion sentimentale. Mais c’était déjà énorme pour le brun. Il ne disait jamais ce qu’il pensait mais c’est comme-ci Prosper en avait besoin, et qu’Iggy avait besoin de le dire aussi. Pendant quelques instants, il essaya d’attraper le regard de Prosper, en vain. Alors, il se résigna, et décida de l’emmener prendre une douche. C’était comme ça, alors ? Il partait, et quand il revenait tout était différent. Il retrouvait un mutant en miette, dans un lit emplit de sueur. Tentant de ne pas prêter attention aux regards insistants des élèves qui dévisageaient le mutant qui le suivait d’une démarche peu convaincante, chancelante. Il arriva au douche. Et là d’une voix presque paternel il déclara :

«  Je rentre pas avec toi dans la douche. Alors, dépêche-toi d’aller te laver, si tu le fais pas, je défonce la porte, et j’te lave de force. »


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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Jeu 18 Fév - 19:52




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Le câlin dura longtemps, une éternité peut-être pour le Russe, mais trop peu de temps pour Prosper. Il aurait pu rester lové comme ça contre Iggy pour toujours, et oublier tout le reste, puisque de toute façon, le reste, ça n’existait pas. Il n’y avait que ces bras chaleureux et cette odeur douce-amère dans laquelle flottait la note de clope froide que Prosper appréciait. Il n’y avait que ce cœur battant dans la veine d’un cou qu’il aurait voulu embrasser, mais même pour un baiser la force lui faisait défaut. Le monde s’était réduit, rapetissé jusqu’à n’être qu’une bulle dans un océan de ténèbres, une bulle où brillait Iggy.

Et puis, quelques mots résonnèrent dans ses oreilles. Lui aussi avait manqué à Iggy. Il venait juste de lui dire. Ça, plus le fait qu’il était dans ses bras, Prosper sentit les larmes venir cogner derrière ses yeux, et il se laissa aller à pleurer silencieusement. Iggy ne méritait pas quelqu’un comme lui, vraiment pas, et ce malgré tous ses défauts.

D’un pas lent, Prosper essaya de suivre Iggy jusqu’à la salle de bain commune, où il le laissa entrer dans une des cabines en disant qu’il ne rentrait pas avec lui. C’était faux, il y avait de la place, mais Prosper ne protesta pas. Il se déshabilla mollement et posa ses affaires sur la porte de la cabine, avant d’aller se réfugier sous l’eau chaude. Ce ne fut que lorsqu’il était déjà entièrement trempé qu’il se rendit compte d’un léger détail : il n’avait aucune affaire de douche, pas plus que de serviettes. Toutes ses affaires étaient rangées dans un placard dans sa chambre, et il faudrait qu’Iggy fouille un peu pour les trouver.

— Iggy…

Non, la voix de l’Américain ne passait pas à travers l’écran sonore du jet d’eau, et il dut se résoudre à appeler plus fort. Mais tout aussi plaintivement.

— Iggy…! Je… J’ai pas mes affaires…

Prosper avait honte d’être soudainement aussi dépendant, et surtout de devoir demander à Iggy d’aller fouiner dans son armoire.

— C’est… dans l’armoire, à droite.

Une indication misérable, mais qui devrait suffire au Russe s’il avait deux doigts de jugeotte. Le plus gros souci, ensuite, serait de les amener à Prosper sans qu’Iggy n’y perde les yeux, ou ce qu’il restait de sa précieuse virilité de mâle hétérosexuel dominant. Évidemment, tout ça passait bien au-dessus de Prosper, qui était déjà reparti profiter de l’eau chaude. C’était bien, c’était vrai… Mais c’était tellement fatigant de se sortir du lit ! Et ce serait tellement fatigant de se sortir de là aussi…!

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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mar 15 Mar - 17:06


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>
Quelques secondes plus tard, un soupire traversa même l’écho bruyant que faisait le fracas de l’eau tombant sur le sol carrelé. Alors, voilà. Il ne servait plus qu’à ça le petit Iggy. Restreint à aller chercher des vêtements à un mélancolique dépressif. Un nouveau soupire. Il ne faisait guère attention aux regards des autres élèves. «  Il est revenu ?! » Finalement, il n’était pas si invisible que ça. Quelques-uns avaient remarqués son absence. Très peu parmi tous ces mutants qui séjournaient dans cet institut. Ses doigts passaient le long de son visage. Il devait vraiment être limité à ça ? Le toutou de Prosper ? C’est ce qu’il voulait ? Il ne savait vraiment plus ce qu’il voulait. Il aurait voulu des retrouvailles plus… Explosifs. Il les avait attendus pendant plusieurs semaines quand même. Il s’était attendu à… Mieux ? Il voulait quoi de toute manière ? Si Prosper lui avait sauté dans les bras, au point de le faire tomber sur le lit, il aurait hurler qu’il n’était pas gay. Et maintenant, il se retrouvait avec une pièce cassé. Une horloge qui n’indiquait plus l’heure. Un objet à qu’il manquait quelque chose. Qui avait perdu sa fonction. Prosper était détraqué. Détraqué, un peu comme ce taré d’Iggy. Et ça, ça lui en foutait un coup. Il avait toujours prié pour que ça n’arrive pas à son antithèse.

Ses pensées prirent fin lorsqu’il manqua de se prendre en plein visage la porte, close, de la chambre de Prosper et son colocataire. Là, il fut surpris de la peur qu’il avait à franchir cette porte-là. Voulait-il vraiment y aller ? Voulait-il fuir à nouveau ? Sa main baissa la poignée,et là, il la lâcha comme si cette dernière brûlait sa paume. Il regarda le chantier. Le chantier qu’avait causé ses trois semaines en Russie. A nouveau, sa paume passa le long de son visage. Un nouveau soupire. Il n’avait jamais autant soupiré. Il fit un pas. Puis un deuxième. Cette endroit sentait vraiment le renfermé. Encore plus que le vieille appart’ délabré dans lequel, après la mort de sa mère, les frères Leovich et leur géniteur avait séjourné. Il ouvrit cette armoire-là. A droite. Pas celle à gauche, car celle à gauche c’était pour son colocataire. S’il avait bien réfléchit. Quand il enfonça sa main sur les étagères, des livres par dizaine s’effondrèrent à ses pieds. «  C’est bien son armoire. » murmura-t-il à lui même. Oui, c’était bien celle de Prosper.

Là, il prit des vêtements. Il ne savait pas vraiment ce que c’était. Si c’était un pantalon ; un jogging, un t-shirt. Il ne savait pas, il ne voulait pas savoir. Il voulait juste partir de cet endroit qui l’oppressait. C’est normal après tout que le Harlington soit dans cet état-là en étant resté ici pendant on-ne-sait-combien de temps. Enfin, il revint.

« Con, j’suis là avec tes affaires. La prochaine fois t’évitera de les oublier. Un jour t’oubliera ton cerveau. Enfin, je me demande d’ailleurs si t’en as un, désormais. » C’est vrai quoi, il avait l’air de ne plus être en possession de ses pensées.



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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mar 15 Mar - 18:12




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La honte de devoir se reposer à ce point-là sur Iggy venait l’étouffer. Il ne pouvait même plus prendre une douche normalement, tout seul, comme l’adulte qu’il était censé être. Prosper n’était plus qu’une sale loque, une ombre à peine mouvante, et tout ça pour quoi ? Pour un Russe qui n’y comprenait manifestement rien et qui préférerait sûrement crever plutôt que de se remettre en question. Alors qu’il était sous l’eau, Prosper se repassait la scène en boucle, au ralenti. Des mots échangés, durs & tranchants. Une fenêtre qui s’ouvre, le ciel bleu qui l’agresse. Et puis, le couperet. De toute façon, t’atteindras même pas le sol avec ton pouvoir à la con. C’était tellement vrai. À quoi s’était-il attendu, de toute façon ? À ce qu’Iggy se bouge ? Qu’il lui dise quelque chose ? Pourquoi est-ce que, pendant ce court instant, il n’avait pensé qu’à une seule issue, une seule fin, comme si rien d’autre n’était possible ? Pourquoi est-ce qu’il avait aussi mal ?

Toujours les insultes. Dans la bouche d’Iggy, elles prenaient de multiples formes, comme des fantômes aux reflets changeants. Là, Prosper ne sut pas si c’était par habitude ou juste parce qu’il entendait de nouveau sa voix, mais ses injures, il ne les lançait pas comme des couteaux. C’était plus compliqué… Mais Prosper n’avait littéralement pas le cerveau pour réfléchir à cela. Pas dans cet état là. Il termina de prendre sa douche et ouvrit la cabine sans se préoccuper d’Iggy, nu & mouillé devant lui. D’un pas lent, plein de lassitude & de découragement, il se dirigea vers les serviettes et s’en enroula une autour de la taille. Il serait bien resté comme ça jusqu’à ce qu’il sèche, mais il devait encore bouger. Se sécher, s’habiller, s’occuper de ses cheveux. Autant lui demander de courir un marathon… Enfin ça, normalement, il est presque capable de le faire. Non, autant lui demander de résoudre une équation différentielle dans laquelle il n’y a même pas de chiffres.

Pourtant, il se força. Son regard l’évitait, mais la présence d’Iggy, même s’il ne disait ni ne faisait rien de spécial… ça changeait la donne. Faisant toujours aussi peu de cas de sa nudité, Prosper passa le t-shirt et le jogging à même sa peau encore chaude de la douche.

— On peut aller dans ma chambre ? Ou… la tienne, si tu veux… Juste… J’ai pas envie de voir des gens.

Il voulait juste être avec Iggy. Juste lui. Et peut-être un peu de couvertures pour pouvoir se rouler dedans, et oublier le monde extérieur. Dans un geste réflexe, il s’approcha du Russe pour lui prendre la main et l’entraîner vers sa chambre, comme s’il ne connaissait pas le chemin alors qu’il venait de le faire. Dans son autre main, il avait pris ses affaires, dont il s’était souvenu au dernier moment. C’est vrai qu’elles avaient besoin d’un petit lavage…
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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mar 15 Mar - 18:50


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>
Le jeune homme attendait là. Là qu’il ouvre la porte. Il s’attendait à le voir en serviette. Déjà, cette vue imaginaire le mettait mal à l’aise. Mal à l’aise, peut-être, parce qu’il savait que ça allait stimuler ce qu’il s’efforçait de dissimuler depuis toujours, son orientation sexuelle. Ses doigts passaient le long de son visage en attendant. Son pied claquait contre le sol de ses lourdes chaussures. Puis,, là, la porte s’ouvrit sur un corps nu. Sur ce corps nu là. Un tremblement se fit sentir le long de l’échine du jeune homme. Ses paupières se fermèrent rapidement. Enfin rapidement, ça ça restait à voir. Il était quand même rester plus de plusieurs secondes coincés sur cette anatomie qui n’était pas la sienne. Il déglutit. Il aurait voulu l’insulter cet homme-là. Lui dire que vraiment, on ne se mettait pas nu devait un homme. Mais, finalement quand on avait rien à se reprocher, on devait pas être gêner par le corps qu’aurait pût être le sien. Enfin, bon. Tout ça pour dire, qu’il se tut. Ses lèvres restèrent closes. Les affaires qu’il tenait entre ses doigts, s’écrasèrent sur le sol, imbibant légèrement l’eau des précédentes douches.


Si Iggy avait la capacité de lire dans les pensées, parce qu’il savait que ces mutants-là existaient et il les évitait comme la peste, il se serait sentit coupable. Coupable de causer autant de peine à une seule personne. Il savait qu’il causait souvent des dégâts dans la vie des gens. Dans la vie de son frère, de sa mère, de toute sa famille. De ses amis, pour le peu qu’il avait eu. Mais, chez Prosper, c’était différent. C’était… Différent. Il n’y avait pas d’autre mot. Après avoir entendu le bruissement des vêtements sur la peau du mutant – cette peau dont il avait des flash-back répétitifs et incessants dans ses paupières fermés, il les ouvrit. Ses grandes paupières qui dévoilèrent des pupilles clairs sidérés. Il ne savait que dire. Que faire. Son visage si expressifs d’habitude, était inerte.

«  Dans… Dans la chambre ? Euh… Oui. Je crois que Haulédin n’est pas là ; enfin, pas que je veuille me retrouver seul avec toi, c’est pas comme si j’étais con. Enfin, ou gay. Mais, c’est toi qui veut te retrouver seul avec moi. Enfin, tu veux voir personne quoi. Donc être avec…  »

Phrase coupé par une main qui venait se mêlé à celle d’Iggy. Et là encore une décharge – le comble pour un mutant éléctrokinésiste – se fit sentir le long de ses vaisseaux sanguins. «  Arr… » Il ne fit pas de sa protestation. C’était pas le moment. Mais il ferait payer tout ça à Prosper. Heureusement qu’il était vraiment mal. Là, en traversant, les couloirs, le Russe lâchait des regards agressifs à tous les autres élèves. Il atteignit enfin cette chambre.

«  Home sweet home. » Il s’étala le long de son lit. Abandonnant ainsi Prosper à lui-même. Quoi ? Il était mal pas handicapé, après tout. D’ailleurs après quelques secondes, après un silence coupé par le brouhaha incessant des élèves qui se trouvaient dans les couloirs entre les cours. Oui, parce que logiquement les deux mutants qui étaient dans cette pièce devraient être en cours. «  Prosper, qu’est-ce qui t’es arrivé durant ce mois-ci ? Hein ? Dis-moi, parce que je veux pas avoir à faire à un de ces américains dépressifs, sans savoir pourquoi !  »




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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mer 16 Mar - 6:46




Young Gods



Être trop concentré pour ne serait-ce que mettre un pied devant l’autre avait aussi ses avantages : Prosper ne vit pas le malaise d’Iggy. Il le ressentait, sans pour autant réussir à le déchiffrer correctement. C’était une sensation étrange, comme si Prosper était allongé près d’une rivière, et voyait passer des choses sans pouvoir les atteindre, sans pouvoir rien y faire. Il avait vu, quelque part, il avait compris aussi mais… l’information se perdait, dissoute dans son chaos mental. Il eut déjà du mal à tendre la main pour emporter Iggy avec lui, l’emmenant vers sa chambre. Celle que le Russe partageait avec Holden.

La prononciation étrange d’Iggy le fit sourire intérieurement. En temps normal, il l’aurait peut-être repris, quitte à enchaîner sur un cours d’anglais improvisé mais là… Il n’en avait pas la force. Et puis, le roulement liquide des accents slaves d’Iggy l’apaisait. Ça le berçait presque. Ouais, il avait vraiment besoin de s’allonger, de se rouler en boule et de faire le koala. Il avait beau répéter qu’il n’était pas gay, il n’y avait plus que lui qui y croyait encore… Prosper s’en foutait. Iggy pouvait bien croire ce qu’il voulait, si ça l’arrangeait. Par contre, squatter son lit sans lui laisser de place, c’était pas cool. Prosper lui lança un regard dépité, et il laissa ses affaires sur le sol avant de s’asseoir dans le fond du lit. Là, il s’y enfonça quitte à défaire totalement les draps, se calant sous la couette en restant au pied du lit. Assis avec les genoux ramenés contre lui, sa tête étant la seule partie de son anatomie qui dépassait encore, Prosper se laissa un temps sans rien dire ni rien faire. Ne penser à rien. Un peu de repos !

Mais bien sûr, Iggy n’allait pas le laiser tranquille aussi facilement, pas après le réveil qu’avait eu Prosper. Il avait vraiment été pitoyable, en y repensant. Il s’enfonça un peu plus dans sa couverture, et baissa les yeux.

— Je… je sais pas. Juste… Au début ça allait. Je faisais plein de trucs, je me disais que ça allait, que tu reviendrais, que je devais pas m’inquiéter… Et puis un matin je me suis dit que j’étais stupide.

Il n’arrivait pas à lui dire qu’il avait réellement désespéré de ne pas le voir revenir, et que c’était pour ça qu’il n’avait pas du tout touché au paquet de clopes. Il détourna les yeux, ne voulant pas montrer qu’il était déjà au bord des larmes.

— Et… Ton frère ?


C’est vrai qu’ils n’avaient pas vraiment eu l’occasion d’en parler jusque là…
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célibataire, il a un peu de mal avec les sentiments à vrai dire, ça ne veut pas dire qu'il ne ressent rien, juste qu'il ne veut pas ressentir.
éléctrokinésie, il créait des éclairs à travers ses membres en général. Il a l'impression que c'est un petit démon qui le possède, et quand son pouvoir est à son maximum; la foudre sort de tout son être. Et ses cheveux deviennent blanc.
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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Mer 16 Mar - 17:03


young gods.
>
Le russe s’était décalé, un peu. Vraiment, un peu. Ne serait-ce que pour lui laisser la place à Prosper de se recroquevillé sur lui-même. Il lui faisait pensé à un escargot. Tout en lenteur, il se protégeait comme si le monde entier lui voulait du mal. Un peu de repos, ce n’est pas comme s’il en avait eu déjà énormément. Ses doigts se posèrent sur son paquet de cigarette, qu’il avait enfoui entre les draps de son lit. Il ne voulait pas qu’on lui pique. D’ailleurs, il ne savait même pas s’il y avait le droit. Et, vivre sans cigarette, c’était une vie bien trop dure pour le Russe. Il avait été bercé entre la nicotine et le tabac. Et encore, par rapport aux jeunes de son quartier, Ignatius avait commencé tard. Réellement, il avait dû commencé à ses 13 ans. Oui, ça peut paraître trop pour les américains. Mais c’est la misère en Russie. Surtout dans les endroits reculés, comme celui où habitait la famille Leovich. Un endroit, où l’alcoolisme était plus répandu que le chômage, vous voyez le genre ? C’était même une tradition de venir au boulot bourré. Sinon, ce n’était pas une bonne journée. Il ouvrit alors lentement le paquet. Comme un rituel. Et, plaça cette cigarette-là. Pas une autre du paquet, mais celle qui se trouvait bien au milieu entre ses lèvres abîmées et gercées par le froid. Son corps s’était habitué à la température du continent américain, alors le froid slave. Glacial, ça avait bousillé le russe. Autant moralement que physiquement. Il posait son regard sur Prosper, qui avait l’air, désormais, plus gâté que le plus vieux des deux mutants.

- Je t’avais dis que je reviendrais. Je suis peut-être un connard, mais pas un menteur.

Il levait les yeux au ciel, un roulement de ses pupilles bleuâtres qui exprimait son exaspération envers les paroles de l’américain. Les Russes tenaient toujours leur promesse, c’était comme ça. Surtout les Leovich. Du moins les Leovich Fils. Le père n’avait jamais été foutu de faire ce qu’il disait. C’était de ce type d’homme qui parlait beaucoup, mais qui ne faisait que très peu de chose. Excepté s’en prendre aux plus faibles. Mais, c’était une toute autre histoire. D’ailleurs, Leovich faudrait que t’arrêtes de toujours revenir au passé, quoi qu’il arrive. Puis, enfin, il aspira quelques taffes de sa cigarette ; Ce bien. Oui, pour lui, c’était un bien fait. Contrairement aux autres, ça lui faisait du bien, ça égayait sa journée ce virus qui lui remplissait les poumons.

- Mon frère ? Il est… Pas là. Il va me rejoindre. S’il trouve le chemin. Il avait déjà du mal à trouver le chemin des chiottes à la maison… Non, aucune trace de lui. Excepté une lettre.





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MessageSujet: Re: You know the two of us are just young gods.   Jeu 17 Mar - 16:30




Young Gods



Même si Iggy prenait encore toute la place comme un connard, Prosper ne put s’empêcher qu’il s’était légèrement décalé. Un peu, rien qu’un peu, mais lentement, l’Américain commençait à comprendre que ce ‘un peu’, pour lui, c’était beaucoup. Il s’en voulait d’avoir réagi comme ça à son réveil, d’avoir été aussi désagréable, aussi mal luné, aussi… apathique. Il n’avait pas pu s’en empêcher et il était quasiment sûr que s’il avait pu remonter le temps, rien n’aurait changé, mais il s’en voulait quand même. Iggy méritait mieux que ça, il méritait mieux que la vie qu’il avait, et il méritait mieux que Prosper. Il avait beau essayer de le rassurer en lui disant qu’il était revenu et qu’il n’avait pas menti, Prosper n’arrivait pas à ne pas culpabiliser. Et puis, cette façon que le Russe avait de se flageller l’air de rien aussi…!

— T’es pas un connard.

C’était sorti tout seul. Ça avait traversé son corps, passant du cœur à la gorge sans prendre la peine de venir demander au cerveau ce qu’il en pensait. Prosper rougit immédiatement en baissant les yeux. Ce n’était pas le discours qu’il tenait aux mutants qu’ils croisaient et à qui il avait le malheur de parler d’Iggy, mais là, il le pensait vraiment. Iggy était moitié moins connard qu’il voulait bien le croire.

La preuve en était qu’il était parti chercher son frère à l’autre bout du monde. Il aurait pu revenir avec, mais ce n’était pas le cas, apparemment. Prosper leva des yeux de chien battu vers le Russe, compatissant. Il n’avait jamais eu de frères & sœurs, mais il pouvait quand même imaginer ce que ça faisait de laisser un être cher derrière soi, très loin derrière, en sachant qu’il était seul. Cela dit, Iggy ne semblait pas être rentré totalement bredouille.

— Une lettre ?

Prosper releva un peu le nez des couvertures, se glissant un peu plus profondément dans le lit d’Iggy. Ses jambes & ses pieds frôlaient ceux du Russe, assez pour que Prosper en soit conscient & qu’il apprécie, pas assez pour que son pouvoir menace de tout foutre en l’air.

— C’est mieux que rien, non…?

Ce n’était qu’un murmure difficilement prononcé, avant que Prosper ne ferme les yeux comme sous le coup d’un mal de crâne fulgurant. Il avait tellement de mal à réfléchir… Beaucoup trop d’idées venaient se bousculer dans sa tête, et ça rendait tout extrêmement confus. Des images tourbillonnaient, les souvenirs se mêlaient aux rêves & aux fantasmes, aux cauchemars & aux espérances. Pendant un temps, Prosper resta ainsi, paupières closes. Il avait envie de demander tellement de choses à Iggy : si son frère était comme eux, s’il avait une idée de où il était, s’il pouvait lui emprunter sa cigarette juste pour une taff, pourquoi il était revenu aux USA si son frère n’était pas avec lui, s’il voulait bien lui faire un câlin, s’il le détestait, s’il voulait le protéger, quelle était la vie qu’ils avaient là-bas, comment était la Russie, s’il l’aimait.
Finalement, il ne demanda rien.
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