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L'hiver arrive ! Du moins, il est bien arrivé à New-York. Profitez-bien de la neige !
C'est hallowen les amis ! Et si vous faisiez un petit tour par notre sujet commun pour fêter l'occasion ?
L'intrigue numéro 6 est toujours en cours ! Pour le moment, tout le monde est encore plus ou moins entier...espérons que cela ne change pas !
Une nouvelle intrigue a fait son arrivée sur MAP ! Pour s'inscrire, c'est ici ! Vous avez une semaine pour vous inscrire !
Bienvenue dans cette nouvelle partie du forum ! C'est ici que vous serez informés de l'avancée des intrigues en cours ! Elle est pas belle la vie ?
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 Fire and Blood

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MessageSujet: Fire and Blood   Dim 6 Sep - 0:34



   
Fire and Blood
   
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Les perles allaient et venaient entre tes mains, une à une…au fil des prières que tu ne cessais de citer et réciter répétitivement….frénétiquement. Les mots s'enchainaient parfois en anglais...parfois en français. Il n’y avait pas de croix, sur ton chapelet improvisé…Tu n’avais pu fabriquer qu’un ersatz en subtilisant des perles de bois dans ce qui semblait se nommer un…atelier créatif. C’était mal de voler, tu le savais…mais tu t’étais senti aussi dénudée que si on t’avait retiré Moon sans ce bijou religieux. Moon qui était là, lui aussi…bien calé entre tes genoux et l’accoudoir du fauteuil sur lequel tu avais pris place, à moitié recroquevillée sur toi-même…tes longs cheveux de feu dissimulant ton visage comme d’habitude.

Tu n’avais aucune idée de l’heure, de si tu étais supposée te trouver dans l’un de ses rassemblements qu’ils nommaient cours …tu n’y comprenais rien, les lettres et les chiffres n’avaient aucun sens et comme tu restais, les rares fois où tu t’y rendais, prostrée sur ta chaise dans le fond de la pièce…sans doute que personne ne s’était encore rendu compte de tes difficultés. A part ça, tu faisais de ton mieux pour te contrôler…te retrouver ainsi, entourée de mutants qui agissaient librement…comme-ci ils en avaient le droit…t’hérissais l’échine d’effroi. Qu’ils aillent en Enfer s’ils le désiraient…toi, tu voulais faire ton possible pour peut-être éviter d’y tomber. Alors…Plutôt que de risquer le peu d’espoir qu’il y avait pour ton âme, tu t’étais réfugier ici…l’endroit était rarement désert et tu profitais de cette occasion, inspirant et expirant profondément pour essayer de ne pas t’enflammer accidentellement. Peut-être auras-tu dû te cacher tout simplement dans ta chambre ? L’idée d’y retourner t’effleurais l’esprit et pourtant…tu restais là, continuais à répéter inlassablement les vers de divers prières.

Une certaine litanie semblait néanmoins revenir plus souvent que les autres, une prière personnelle…inculquée il y bien longtemps par Oncle Louis … et les mots allaient en ce sens, tu demandais…implorais Dieu de pardonner le monstre que tu étais…de te pardonner d’être un monstre. Ta voix n’étais qu’un murmure, presque essoufflé, toutefois assez audible pour quiconque te porterait attention. Et le cordon qui retenait les perles commençait à t’érafler la peau de ta main droite tellement tu le tenais serrer autour de celle-ci, crispait tes doigts dessus…mais tu n’en avais cure…la douleur tu la méritais pour sûr…elle aidait à ta rédemption.

   

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Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
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MessageSujet: Re: Fire and Blood   Jeu 1 Oct - 22:47


Fire and Blood


Le bruit régulier de tes pas trompe le silence qui règne ici bas. Solitaire, ça n'est pourtant pas dans les couloirs que tu erres. Perdu dans un dédale spirituel bien réel, tu es victime de tes pulsions cruelles. Éternellement énervé, éveillé. Tu ne dors plus bien, ton sommeil se compose de riens. Son fantôme n'a de cesse de hanter ton royaume, te refusant le baume. Danse-t-il dans le creux de ta paume, ou est-ce dans la sienne que tu te retrouves enfermé ? Les empreintes de ses doigts restent imprimées, gravées dans ton épiderme aliéné. Tu veux l'oublier, tu persistes à y penser. Cercle vicieux, capricieux. Et la frustration croit, incapable de te défaire de ton addiction. La rage cause en toi des ravages et, bête sauvage, tu rêves que tu le saccages. Le fauve qui sommeille en toi ne connaît plus le repos. Éternelle nervosité qui vient renforcer la perniciosité, Damoclès au-dessus de ta tête. Plus encore que d'habitude, les ténèbres te collent à la peau. Tu sombres dans tes ombres. Malgré la neutralité affectée, tes yeux se parent d'une certaine obscurité. Même les quelques heures passées avec Isaora n'avaient rien pu y changer. Perchés sur le toit du manoir, maître de ce monde qui s'offre à toi, plongé dans le noir. Seulement si tu arrives à reprendre ta putain de raison, à cesser d'être con. Oublie-le. Efface les souvenirs de ces nuits. Cesse de penser à lui. Tu t'invectives, c'est à tes propres règles que tu esquives. Si tu ne peux purger tes pensées, tu dois t'habituer, et cette perspective ne fait que t'excéder.

Si le moment passé n'avait pas pu le virer totalement de tes pensées, toutes les clopes grillées avaient néanmoins réussi à te calmer un tant soit peu. L'énervement n'a cependant pas totalement disparu. Tu le sens encore roder, le fauve arpenter, furieux de se retrouver réellement attaché. La brusque réalisation quelques jours plus tôt, que les chaînes n'étaient plus factices mais d'un fer sans artifice. Au moins, la colère s'est fait dormante, somnolente. Endiguée pour un temps, jugulée pour un moment, le temps que ton organisme élimine la nicotine. Quant aux complots que vous avez continué de fomenter, ils t'ont permis de te recentrer un peu sur ton objectif. Jamais perdu de vu, pourtant il vous faut influencer plus de gens. Leur ouvrir les yeux, leur montrer votre supériorité incontestable sur les déchets humains, dénués de ce que vous avez. Inférieurs. Ils sont inférieurs et ont peur, vivent dans la terreur. Tu sais pertinemment que c'est là le danger, des imbéciles acculés. Parce qu'ils sont pour l'instant encore trop nombreux et vous trop dispersés. Séparés par les idéaux, les points de vue tantôt pacifistes ou plus radicaux. Et quel meilleur endroit pour faire passer tes valeurs qu'un lieu où les mutants se trouvent déjà réunis ? C'est un atout, un avantage non négligeable.

C'est dans cet état d'esprit que tu étais reparti. Le silence qui plane dans les couloirs est loin de te gêner. La plupart des autres élèves sont occupés, enfermés dans les salles de classe. Tu es d'ailleurs censé t'y trouver toi-aussi, mais l'ennui qui en découlerait ne te fait aucune envie. Pas la patience. Alors tu laisses tes pas te porter, le temps de trouver quelque chose pour t'occuper. Pas besoin de chercher très loin. Par la porte entrouverte de la salle de repos, une cascade de cheveux de la couleur du feu. Vaguement intrigué, un peu interpellé, tu t'approches doucement, pousses le battant. Tu l'as déjà aperçue quelques rares fois durant les derniers jours. Une fois ou deux, toujours de loin, élève esseulée, isolée. Tu n'en sais pas plus que ça. Pas son nom, ni son âge, encore moins son pouvoir. Installée dans l'un des canapés, une peluche de lapin trônant sur ses genoux, elle murmure des paroles qui n'atteignent qu'elle. Semblable à une enfant, petite et presque frêle. Cachée derrière ses cheveux, tu aperçois dans ses mains un collier de perles de bois. Ses doigts serrent, s'accroche au fil comme à son filet de secours, l'enserrent à son faire mal rien que pour espérer le salut. Ca t'intrigue un peu plus tandis qu'en toi éclate un doute. Tu en as déjà vu d'autres qui s’agrippaient ainsi à des colliers de bois, leurrés par la trompeuse lumière. Aveuglés par une idéologie aussi futile qu'imbécile. Tu l'as trop vu et encore revu. Rien cependant, pour confirmer les soupçons perçus. Tu attires son attention, et ta voix se fait un peu plus basse, perds quelques décibels pour ne pas la faire fuir de sa place. L'expérience t'a appris que les réactions des nouveaux arrivants peuvent être diverses, parfois impétueuse, échappant à toute raison. L'apanage des ailes brisées, de ces blessures que les vôtres ne devraient pas avoir à arborer.

- Tout va bien, іскра ?  Tu m'as l'air un peu perdue, toute seule dans ton canapé.

Naturellement, l'ukrainien coule sur ta langue, trouvant un surnom, une appellation pour remplacer l'inconnu de son nom. Іскра, flammèche. L'enfant aux cheveux de feu.


Іскра : Iskra. Flammèche en ukrainien.

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MessageSujet: Re: Fire and Blood   Ven 16 Oct - 0:05



   
Fire and Blood
   
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Trop occupée à expier tes pêchés, tu ne fais pas attention à la nouvelle présence inconnue qui vient de pénétrer dans l’espèce de salon où tu as trouvé refuge. Tes yeux sont fixés sur les perles que tu fais aller et venir entre tes doigts, sur le fil qui entaille ta peau et laisse perler le sang et une légère lueur…le feu se mêlant à ce dernier en de furtives étincelles…à peine visibles. Tes lèvres se muent en des paroles qui deviennent des murmures, alternant entre l’anglais et le français…ce dernier étant plus naturel chez toi. T’as beau avoir grandi en Angleterre, Oncle Louis aimait l’idée de te parler exclusivement dans ta langue natale et…comme il s’agissait là de…80…peut-être même de 90% de tes…conversation …Tu conservais un accent lorsque tu t’exprimais dans la langue de Shakespeare. Tu trembles un peu, au fur et à mesure que tu demandes pardon au Tout-Puissant, effrayée que tu es qu’il ne te l’accorde jamais. Comme-ci de toute façon tu le méritais. Tu n’es qu’un monstre. Une créature des Enfers et c’est là-bas qu’est ta place. On te l’a assez répété.

Un sursaut parcourt ton corps lorsque tes tympans vibrent à l’écoute d’une voix jusqu’à présent jamais entendue. Tu te redresses légèrement, tes jambes se repliant sur le fauteuil comme prête à te lever…mais tu arrêtes ton mouvement, rattrape d’une main ta peluche qui a manqué de tomber sur le sol. Tu baisses les yeux, cherche du regard le chapelet que tu viens d’égaré sur ton siège pour sauver Moon, le récupère d’une main peu assurée pour l’enroulé autour de ton poignet comme on le ferait d’un élastique. Confuse, tu tournes finalement ton attention vers le responsable de ce bref affolement. Tes yeux papillonnent derrière tes longs cheveux orangés, les traits de ton visage à peine visible derrière cette masse emmêlé...

Tu ne comprends pas. Tu ne comprends toujours pas que l’on s’inquiète de savoir si tout va bien Et…tu comprends encore moins ce mot….Is…Iskra ? Naïve, t’imagines que ce n’est qu’un mot anglais que tu n’as jamais entendu…et dont tu n’oseras pas demander la signification, honteuse. Ta gorge s’enserre…est-ce que tu dois lui répondre ? Est-ce qu’il est une abomination lui aussi ? On a eu beau t’expliquer qu’ici, tu étais libre de faire et de parler tant aux humains qu’aux mutants…les habitudes ont la vie dure. Sans ça, t’es intimidée…les interactions ce n’est toujours pas ton truc…

_ J-je vais… – Non…Tu t’arrêtes, réalisant que tu n’es pas sur la bonne fréquence, reprend dans un anglais coupé d’un léger accent – Je v-vais…bi-bien.

…Et…rien d’autre. Tu ne sais pas. Il n’y a rien à rajouter, non ? Tu as répondu à la question, c’est comme ça qu’on fait, non ? Et tu portes ta main légèrement ensanglanté à tes lèvres, pour en suçoter un peu le sang pour éviter de tâcher ton environnement…


   

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Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
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MessageSujet: Re: Fire and Blood   Lun 2 Nov - 21:46


Fire and Blood


Elle ne te remarque pas. Pas tout de suite, en tout cas. Assise dans le canapé, plongée dans ses pensées. Ses mains torturent un collier fait de perles de bois sans ce soucier de sa vengeance. De là où tu es, tu peux deviner les sillons qui lentement se creusent dans la chaire rougie de ses mains et de ses doigts. Depuis combien de temps le triture-t-elle ainsi pour en être arrivée là ? A quoi songe-t-elle pour ne pas se rendre compte des blessure qu'elle se perpètre ? Tu as un pressentiment de ce qu'elle fait, que tu dirais mauvais. L'impression qu'elle prie l'un de ces dieux illusoires que tu honnis. Ça te rappelle tes géniteurs et leurs stupides erreurs. Les imbéciles, à croire à ces promesses débiles. Et pour quelque différence, ils annoncent l'Enfer pour seule sentence. Quittant tes agaçantes pensées, tu t'avances et l'aborde doucement, la voyant sursauter. Une panique qui semble l'envahir, alors qu'elle ramène ses jambes sur le canapé, prête à bondir. D'une main, elle sauve sa peluche lapin, sacrifiant sa prise sur le collier de bois qui chute sur le moelleux du canapé. Tu pourrais t'approcher pour le lui ramasser, mais tu choisis d'attendre qu'elle retrouve un peu de son calme. Derrière le rideau de ses cheveux de feu, tu vois ses yeux qui t'observe, cherchant des réponses pour répondre à des interrogations connues d'elle seule. Puis d'entre ses lèvres, coule une langue étrangère. Tu crois que c'est du français que tu reconnais. Déjà elle se corrige pour confirmer qu'elle va bien dans un anglais hésitant, teinté de son accent. Face à son malaise, ta voix se pose et se pare de la douceur de la soie, tandis que sur tes lèvres, elle s'y reflète comme un miroir.

- Tu n'es pas d'ici, n'est-ce pas ?

Question rhétorique, tu n'attends pas vraiment de réponse à cette vérité presque empirique. D'expérience, tu soulignes l'évidence, cherche la manière d'établir un lien, un contact tout en douceur. Sa timidité t'intrigue et plus encore son apparente fragilité. Petite créature qui se cache derrière sa chevelure, être effarouchée qui bizarrement parvient presque à te toucher. Tu en as déjà vu des mutants fracturés, des enfants aux ailes brisées. Bien trop sûrement, en seulement quatre ans. Trop souvent rejetés, parfois persécutés ou encore enfermés, internés. Ca t'a toujours un peu révolté. Ils tentent de vous démolir alors qu'ils sont inférieurs, plongés dans la peur sans oser comprendre qu'ils seront eux qui se feront détruire. Elle porte sa main à ses lèvres, et tu te rappelle soudain qu'elle saigne. Le sombre carmin qui contraste sur sa peau laiteuse, vision à la beauté presque funèbre. Tu y vois pourtant une lueur qui y rougeoie, sans encore comprendre pourquoi. Son pouvoir qui s'y étend, fait de son sang sa possession ? Inutile de chercher une raison, tu ne peux deviner sans connaître son don. Alors tu t'approches d'un pas, t'accroupis devant elle en faisant attention à ne pas toucher cette bulle que l'on appelle espace vital. Tu te baisses pour être plus près de son niveau, sans te soucier aucunement qu'elle se trouve maintenant plus haut. Pourquoi te donner autant de mal ? Tu prends des précautions pour ne pas l'effrayer bêtement, sans faire attention. La raison peut sembler froide, perpétrait probablement des brimades. Il s'agit de la ramener à tes idéaux, et la curiosité de savoir ce que son pouvoir vaut. Ce que tu ne mentionnes jamais, c'est que c'est aussi pour eux que tu le fais. Tu hais lorsque tu vois ce que les humains imbéciles osent parfois leur faire en utilisant leur effroi comme prétexte futile. Tu détestes lorsqu'ils ont osé les toucher, les briser, créant des faiblesses qui ne devraient pas exister. En un sens, tu veux les protéger, les venger. Et asseoir votre supériorité. Inclinant légèrement la tête sur le côté, tu continues de la regarder pendant que tu parles d'une voix presque basse. Tu l'observes, attendant de voir ses réactions à tes questions avant de passer à l'action. Tu n'as pas envie de l'effrayer, ni de la brusquer.

- Qu'est-ce que tu faisais avec ton collier pour t’abîmer la main comme ça,  Іскра ? On devrait faire arrêter de couler le sang, ça ne fera pas mal. Qu'en penses-tu?


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MessageSujet: Re: Fire and Blood   Jeu 5 Nov - 16:26



   
Fire and Blood
   
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Tu vas bien. Du moins, c’est le mensonge que tu viens d’assurer malgré les sillons de sang qui parcourent ta main. Tu veux te faire oublier…tu veux être oublié. Tu veux qu’il passe son chemin, te laisse à tes prières que tu dois impérativement faire pour ne pas t’attirer encore plus la colère de Dieu sur ta personne. Il ne part pas…te parle encore, s’interroge sur toi. Tu serres Moon, sauvé in extrémiste quelques instants plus tôt. La question est simple…au moins, tu connais la réponse…t’es capable d’y répondre. Tu replaces tes cheveux, comme pour te cacher encore un peu plus… « Non. » …Est-ce que tu dois être plus précise ? D’où est-ce que tu viens, déjà ?...T’as encore du mal avec le nom des pays, tant celui où tu vivais il y a peu de temps que…celui d’autrefois. Tu fouilles dans ta mémoire… « J-je…Manchester. Je c-crois. Je…Je suis plus sûre, J-je sortais pas du l-labo… » T’en as peut-être trop dit. Mais pour toi, il n’y a rien d’anormal. Pour toi, c’est ici….c’est la liberté qui t’es étrange. Etre cobaye, des sujets d’expériences…servir à la science pour aider les Humains, c’est tout ce à quoi peut servir une abomination, non ? Ça n’explique pas le français, néanmoins…mais tu n’y penses pas.

Ton regard est fuyant, tu préfères le poser sur ta peluche alors même que tu portes ta main blessée pour en suçoter le sang…ton sang plus chaud que n’importe quel autre. Tu n’en as pas conscience, les températures sont peu de choses pour toi, insensible au froid et à la chaleur. Tu cherches à te fondre dans le fauteuil, à moitié contre le dossier…à demi contre l’accoudoir. Tes genoux, ramenés à toi, bloque toute fuite à ton lapin…sécurisé par ton bras libre. Tu devrais partir, regagner ta chambre. Tu es mal à l’aise. Tu ne sais pas quoi penser. Tu n’aimes pas que l’on soit méchant…tu n’as jamais aimé ça…même si tu le mérites bien…ce n’est pas plaisant mais…tu as encore du mal à te faire à la douceur….à la sympathie. Elle te surprend encore, te perturbe. Tu ne comprends pas que l’on te porte de l’intérêt si ce n’est pas dans le but de diriger des expériences sur ta personne…de te rappeler ta place. Il s’est rapproché, baissé non loin de ton siège dans lequel tu t’enfonces encore un peu plus. Nerveuse. Tu respires, te calme. Tu ne pas prendre feu. Tu ne veux rien abimer.

Des mots encore, prononcés presque bas. Ce mot, encore une fois, que tu ne comprends pas. Tu clignes des yeux, qu’est-ce qu’il signifie ? Tu penches la tête…cette fois, les interrogations t’échappent. Tu retires ta main de ta bouche pour la porter derrière tes yeux voilés…l’observe comme-ci tu la voyais pour la première fois… « Je priais. » …Prononcé comme une évidence. Arrêter le saignement ?...Ta tête s’agite en un non catégorique...autant que tu es capable de l’être…

_ Non. I-il faut l-laisser…il n’y pas de…de rédemption sans…douleur, n-ni…punition. S-surtout pour les…les abominations c-comme moi…et….toi ?

T’as besoin de savoir, est-ce qu’il en est une aussi ? Il y a de grand chance. Trop de monde l’est, ici.

   

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Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
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MessageSujet: Re: Fire and Blood   Lun 23 Nov - 23:53


Fire and Blood


De Manchester ? Ça n'explique aucunement le français qui se coulait d'entre ses lèvres. Pourtant c'est autre chose qui retient ton attention. C'est un autre mot, presque innocent d'apparence, qu'elle prononce naïvement comme s'il était normal. Que ce n'était pas dans ce lieu qu'on lui avait fait du mal. Labo. Cette perspective te glace presque le sang, fait rugir ta furie dans l'instant. Enfermée dans un putain de labo ? Ça n'est pas la première fois que tu entends parler de ça, de ces horreurs créatrices de terreur. Le fait te révolte, t'enrage toujours à t'en donner des envies de carnage. C'est ainsi que ça se passe, c'est la preuve même de la dangerosité de la peur qui découle de l'incompréhension de ces débiles d'humains. L'une des réalités qui explique les idées auxquelles tu crois. Ils se cachent sous le couvert de la science pour mieux détruire et faire souffrir sans jamais rien découvrir. Tout ça parce qu'ils ne comprennent pas, n'acceptent pas que vous leurs soyez supérieurs. Ou plutôt, ils n'admettent pas de ne pas être le sommet de la chaîne alimentaire, d'être ceux qui sont inférieurs. Et pour ça, ils disent vouloir vous étudier, quand ils se préparent juste à vous éliminer. Tu prends une longue inspiration, presque un peu sifflante entre tes dents serrées. Tu tentes de te calmer, de ravaler un peu de ta colère. Certes, elle a tout de même dû percer, se laisser apercevoir, mais tu espères que l'enfant aux cheveux de feu l'a ratée. Que tu ne l'as pas effrayée. Tu laisses filer quelques secondes, t'assures que les accents de ta voix son toujours de velours. Dans tes yeux cependant subsiste toujours l'orage, ciel empli d'éclairs de colère, de nuages assombris par la rage.

- Et avant ça,  Іскра ? Tu parlais français. Tu la mets sur la voie, patiemment. Un court instant durant, tu fermes les paupières pour trouver les mots justes, inhiber l'énervement pour rester aussi calme que possible. Il n'y a pas de bonne façon de demander ça. Combien de temps ces.. . Ont-ils osé t'enfermer ?

Tu retiens le propos injurieux qui, de toute manière ne serait jamais suffisant pour qualifier ce qu'ils ont fait. Tu continues de la regarder, de l'observer. Appuyée à moitié contre le dossier, à moitié contre l'accoudoir, les jambes ramenées vers elle dans la position d'un être prêt à la fuite. Une main portée à ses lèvres pour suçoter sa blessure, l'autre toujours refermée sur la peluche et le collier de perles de bois, comme si elle se préparait à l'éventualité que t'élance à sa poursuite. A la place, tu te baisses et t'accroupis pour te mettre à son niveau, juste à la périphérie de son espace personnel sans pour autant le frôler. Tu te demandes un instant qui l'a libérée, comment on l'a sauvée. Mais il est inutile de spéculer, tu n'as aucun moyen de savoir maintenant, d'obtenir une réponse à ce moment. Tu ne lui demanderas pas ça, pas alors qu'elle trahit déjà autant son effroi. Peu surprenant, quand on a même juste une vague idée de ce qu'elle a traversé. Tu préfères te concentrer sur l'instant, sur ses doigts où perle doucement le sang. Là où tu l'aurais récupéré sans rien demander dans la grande majorité des cas, sans même nécessairement chercher à arrêter le lent écoulement, tu lui proposes de la soigner tout en t'enquérant de ce qu'elle faisait pour triturer le collier jusqu'à se blesser. L'entaille n'a pas l'air si profonde, mais pour ne pas s'en être rendue compte avant et ne pas avoir arrêté, elle devait probablement être bien plongée dans ses pensées. Pourquoi t'en préoccupes-tu tant ? Tu ne la connais pas, et pourtant plus qu'une simple manipulation tu ressens presque une touche de... Une touche de quoi ? D'une affection venue de nulle part ? De tendresse peut-être née de sa détresse ? Difficile à dire pour toi, peu habitué à ce genre d'émotion, de sentiments qui te prennent par surprise depuis quelques temps, paradoxalement à cette rage qui croît lentement en toi. Mais c'est probablement bien ça.

Devant toi, celle que tu nommes pour l'instant Іскра semble osciller entre nervosité et une certaine incompréhension. Elle s'enfonce un peu plus dans le canapé, cligne des yeux et incline la tête pour t'observer, comme si ce dernier geste l'aiderait à mieux comprendre le sens que cachent tes mots. Puis elle retire sa main d'entre ses lèvres pour la porter sous son regard qui te semble se plonger dans le vide pour contempler non pas le sang mais quelque chose d'intangible, invisible. La réponse est prononcée sur le ton de l'évidence, et d'anciens souvenirs te reviennent quant à cette religion que tu déprécies jusqu'à la haïr. Tu méprises ce dieu qu'on a essayé de te forcer à adorer, qui formate et prône l'acceptation quand tout ce que font ses fidèles est de honnir tout ce qui n'est pas eux, chaque chose, chaque être qui leur soit un tant soit peu différent. On t'as traité en monstre, en hérésie d'origine presque démoniaque. Qu'ils pensent donc ça, c'est ce que tu leur prouveras. Mais les raisons pour lesquelles tu t'amuses de ces épithètes qu'on te donne n'est pas ton don, c'est ta personne propre. Et s'il y a une chose qui t'insupporte, c'est bien le fait que d'autres mutant en soient venir à se croire abominations à force de lobotomisation de vermines effrayées par vos dons, envieuses du pouvoir que vous possédez. C'est ce qu'ils lui ont fait. Et cet état de fait ranime ta rage, huile sur l'incendie intarissable de ta furie. Ta mâchoire se carre et tu grinces légèrement des dents alors que tes traits trahissent un énervement qu'heureusement, tu sais grandement dissimuler sous tes masques si soignés.

- Tu n'es pas une abomination, pas plus que quiconque ici. Nous sommes des mutants, nous avons des pouvoirs, en quoi serait-ce un crime ? La voix froide, presque un peu dure. Tu t'efforces de lui redonner la douceur que tu avais emprunté sans perdre en fermeté, de lui adresser l'ébauche d'un sourire rassurant. Tu ne mérites pas d'avoir mal, pas plus que d'être punie parce que tu existes, Iskra.




Іскра : Iskra. Flammèche en ukrainien.

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MessageSujet: Re: Fire and Blood   Mar 24 Nov - 2:23



   
Fire and Blood
   
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Une inspiration, comme un sifflement. Le son est…faible, presque inaudible mais le reste suffisamment pour que tu le captes pour qu’il fasse s’accélérer ton cœur de quelques battements supplémentaires par secondes. Tu es projetée en arrière, emprisonnée dans des souvenirs qui te font écarquiller les yeux derrière ton voile orangé…te replier un peu plus sur toi-même. Inconsciemment, tu as assimilé ce son. Oncle Louis faisait le même lorsqu’il était fâché contre toi. Tu vas être punie. Tu vas avoir mal et…tu l’auras certainement mérité. Parce que tu le méritais toujours. Ton bras enserrent tes genoux, qui écrasent ta peluche…tu te pelotonnes un peu plus contre le dossier…attendant un coup qui…tu en es persuadée…va arriver. Pourtant…rien ne vient. Pas de coup, pas de piqûre, pas de doigts qui t’agrippent les cheveux pour te trainer violemment par ceux-ci. Rien ne vient…Si ce n’est que des mots. Tu oses une œillade vers…l’inconnu dont les paroles te laissent au dépourvu. Tu penches légèrement la tête, essayant de comprendre le sens de sa question. Avant ça…tu parlais français. Avant ça, quoi ? Tu as perdu le fil de la conversation….essaie tant bien que mal de le retrouver de le rattraper. Tu n’as qu’à peine le temps de rassembler tes idées…de comprendre qu’il fait allusions à…avant le laboratoire et de prononcer un faible… « F-France ? Je cr-crois…Je…me ra-rappelle pas bien… » et encore…tu ne dois t’en souvenir uniquement parce qu’Oncle Louis a dû prononcer le nom du pays quelques fois en te rappelant Que sans lui, tu serais encore en France…probablement morte et enterrée des mains de ta mère… …Oui, tu lui en étais reconnaissante à Oncle Louis, il t’avait sauvé la vie.

A peine le temps de le comprendre et de lui répondre, donc…que déjà…il t’interroge à nouveau. La question peut sembler simple…mais elle ne l’est pas. La formulation te désarçonne, d’ailleurs. Osé ? Ils en avaient le droit, tu n’étais…n’es rien si ce n’est une Erreur à garder sous surveillance. Tu penches la tête, légèrement…cligne des yeux, porte une oreille de ton lapin à tes lèvres pour la mordiller nerveusement…songeuse, quelques secondes. Combien de temps ? Tu en as perdu la notion depuis…une éternité. Tu abaisses ton regard sur tes doigts…comme-ci tu allais compter dessus mais tu ne sais pas aller plus loin que cinq et…tu ne penses pas être restée dans le laboratoire cinq ans. Tu fouilles dans ta mémoire, cherche un moyen de situer la durée…et puis tu te souviens, en arrivant ici…on t’a dit ton âge, déduis de ta date de naissance inscrite sur un dossier et…il te semble encore te souvenir de celui-ci que tu avais alors… « J’ai…di-dix-huit ans…Je…J’en avais s-six. » C’est le mieux que tu puisses donner comme réponse…lui, il doit savoir compter…lui il saura déduire que ça fait douze ans. Autant que Sirius Black à Azkaban...même si tu es incapable de comprendre cette référence.

Un instant plus tard, il s’est abaissé à ta hauteur. Plus que de te rassurer, sur le coup…ce geste t’affole, tu t’efforces de te rassurer…de te calmer pour ne pas prendre feu, ne rien abimer. Tu suçotes le sang qui s’écoulent lentement de ta main avant de l’en retirer pour l’observer comme-ci tu ne la voyais pas suite à ses paroles. Tu priais, la réponse te semble évidente…aussi évidente que le fait qu’il ne faut pas arrêter le saignement et…tu lui expliques, persuadée de ce que tu avances…aussi sûre de toi que tu puisses l’être. Suite à quoi, encore une fois…ton regard se perd ailleurs, quelque part sur une tâche invisible sur l’accoudoir opposé. Tu ne le regardes pas, tu ne l’as pas encore vraiment fait jusqu’à présent…comme-ci tu n’osais pas. Ainsi, tu restes étrangère à la rage qui de nouveau traverse les traits du garçon. Tu perçois le grincement de dents mais ne t’effraie pas comme pour le sifflement quelques instants auparavant, doucement…tu prends confiance. Jusqu’à de nouveau…il parle, de ces mots qui te semblaient si étrangers…si anormaux, presque. Sans réellement t’en rendre compte, ton regard se lève vers lui le temps d’un battement…tes lèvres se pincent…tes dents viennent les mordiller…

_ Si. P-plus que les autres. Ma…ma mère me le disait que j’étais u-une créature du d-diable avant m-même que je...m-mette le f-feu. C’est à…à cause des ch-cheveux, i-ils sont roux…c’est…c’est un signe qui…qui trompe p-pas qu…qu’elle di-disait. J’étais dans la v-voiture quand…quand mon père a…a eu son a-accident…c’est m-ma faute. Oncle Louis interdisait le…le con-contact avec les…les autres a-abominations y di-disait… - Un instant ta voix se meurt…comme prise d’un doute – Que ceux qui n’a-avaient pas compris leur place ten-tenteraient de m-mal m’influencer….

Mais…pourtant, quelque part…ses paroles résonnent étrangement à tes oreilles. Pour la première fois, quelque chose sonne…faux. Tu fronces les sourcils, secoue légèrement la tête comme pour chasser ses doutes, Oncle Louis ne serait pas content. Mais…Oncle Louis est mort, on te l’a dit…on te l’a assuré tout en te promettant qu’ici…tu étais en sécurité, libre…mais ça, tu as encore du mal à le comprendre. Tu ne mérites pas d’avoir mal ? Si…On te l’a toujours dit, pourtant…une part en toi veut le croire…une part en toi veut tendre ta main et accepter l’aide. Et encore ce mot…

_ Iskra ? – Tu oses enfin demander, laissant la curiosité qui grandit lentement en toi chaque jour s’exprimer. C’est nouveau…avant, tu n’avais pas le droit de poser des questions…de chercher à comprendre…de t’intéresser, parce qu’un monstre n’avait pas à réfléchir. Tu lui jettes un autre coup d’œil, avant de le reporter sur ta main à demi ensanglantée où des minuscules lucioles de lumière…de feu semblent danser, encore. Tu as mal…tu n’aimes pas ça et pourtant…pourtant tu es persuadé que tu le mérites, malgré ce qu’il en dit. Que tu le dois, pour espérer obtenir le pardon de ce Dieu qui t’effraie tant. Alors pourquoi est-ce que presque sans t’en rendre compte, comme pousser par une force étrangère…tu lui tends timidement ta main ? Tremblante, comme mal assuré de ton geste. Pourquoi ?...

Et pour la première fois, ton regard – Certes encore voilé de ta chevelure - rencontre le sien. Il est plein d’appréhension…de crainte…il n’y a pas besoin de mot pour comprendre que tu es effrayée par le simple fait d’accepter son aide…par celui d’attirer sur toi la colère du Tout-Puissant.
 

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Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
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MessageSujet: Re: Fire and Blood   Mar 5 Jan - 23:53


Fire and Blood


Tâchant de retenir l'énervement qui te gagne, de refréner la colère dévastatrice qui t'inonde lorsque tu comprends qu'elle a été enfermée dans un laboratoire en tant que cobaye pendant ce qui s'est certainement avéré être des années, tu inspires entre tes dents serrées. Un léger sifflement, presque de serpent. C'est mieux que de grogner ou d'exploser, réactions qui ne manqueraient probablement pas de l'effrayer. Il n'est pas difficile de voir, ni maintenant de comprendre, qu'elle a dû être brisée pour déjà craindre sans autre raison ta simple présence. Pourtant, même ce sifflement vague, à peine audible semble suffire à la terrifier. Tu devines ses yeux qui s'écarquillent et la dilatation de ses pupilles sous son rideau de cheveux de la couleur du feu. Réaction d'instinct qui se prépare au pire et s'attend à subir l'ire. Elle se pelotonne contre elle-même, enserre ses genoux de ses bras, se recroqueville contre le dossier du canapé comme si elle pourrait s'y fondre ou y trouver un échappatoire. Tu t'efforces de te calmer, de déserrer les muscles de ta mâchoire, d'oublier à quel point tu es énervé. Tu appelles doucement ton pouvoir, sans un mot, sans un geste. Tu n'en as pas besoin, jamais. Il répond à tes désirs, ta volonté, pour peu que tu saches comment l'utiliser. Et avec tout ton entraînement, ça n'est pas bien compliqué, d'autant que tu te contentes ici de t'en servir pour sentir, ou peut-être ressentir. A la manière d'un sixième sens, tu étends ta perception jusqu'à son sang pour en déceler les fluctuations causées par les battements de son myocarde. Même sans connaître son rythme normal, tu peux dire avec certitude qu'il a dû accélérer au vu de leur vitesse, preuve supplémentaire de sa détresse. Pour éviter un nouveau pic de colère, énième coup de tonnerre, tu te forces à te prêter au jeu de ta feinte personnalité, du masque qui cette fois, n'en est pas tout à fait un.  Tu détournes à peine ton attention pour lui demander doucement le pourquoi du français, si c'était de là qu'elle venait avant de se retrouver à Manchester dans ce foutu lab- … là-bas. Et tu devines son étonnement timide, alors qu'elle se risque à te lancer un coup d'oeil, comme surprise de n'avoir reçu aucune réprimande ni correction. Tu ne rajoutes rien, ne bouge pas non plus vraiment, te forçant à rester détendu dans une attitude calme, ouverte, alors qu'elle penche la tête et semble réfléchir. Plusieurs instants passent durant lesquels tu attends patiemment. Elle finit par confirmer tes hypothèses. Hésitante et peu sûre d'elle certes, mais tu es presque certain que c'est bien ça. Le fantôme d'un sourire vient errer sur tes lèvres quelques fractions, simple élévation des commissures qui n'atteint cependant pas vraiment le bleu de tes yeux.

Déjà, tu enchaînes avec une autre question, induite par ses réponses à tes interrogations. Tu te prépares à résister à la fureur que tu sens roder, attendant son heure. Certain que ses mots vont te déplaire, il n'empêche que tu dois savoir combien de temps ils ont osé l'enfermer. Et c'est précisément le terme que tu utilises. Oser. Certains diraient que c'est parce qu'on ne fait pas subir ça à un être humain innocent, et encore moins à un enfant. Tu vas plus loin évidemment, ne délaissant jamais ce en quoi tu crois. C'est encore plus grave, que ces imbéciles d'humains aient enfermé une enfant mutante, innocente, qu'ils aient osé toucher à l'une des vôtres de leurs sales pattes inférieures pour l'étudier et la briser comme un cobaye, comme une bête. Ca te révulse, ça te révolte. Et le nombre d'année qu'elle a passée là-bas te porte jusqu'à la rage qui s'allume dans tes yeux, éveille un terrible orage. Elle n'a pas compté, ne sait peut-être pas même le faire, mais tu le fais pour elle. Douze ans. Douze putain d'années à avoir été traitée d'une façon que tu ne peux que partiellement imaginer. Il te faut toute ta volonté et ton habitude à utiliser les masques, toute ta retenue faite de subterfuges cette fois, pour ne pas te laisser submerger par la fureur impérieuse qui s'impose et t'envahit. Tu respires à fond, plusieurs fois, sans faire attention aux secondes qui défilent. Silence glacial que tu ne finis par briser que lorsque tu es absolument certain de pouvoir parler d'une voix neutre. Impossible d'espérer qu'elle soit calme, mais tu peux au moins faire en sorte qu'elle ne soit pas énervée. Basse, elle se teinte néanmoins d'intonations plus grave, plus rauques.

- Ca fait douze ans.

Il faut que tu t'occupes l'esprit si tu veux rester un tant soit peu… (maîtrisé) et réussir à en apprendre un peu plus sur elle sans la terrifier irrémédiablement. Et le filet de sang sur sa main, blessure qu'elle s''est causée elle-même à force de serrer son collier de bois entre ses doigts, est ce sur quoi tu décides de te concentrer. Tu te rapproches un peu, doucement, t'abaisses à ta hauteur sans néanmoins te trouver trop près. Mais il n'empêche que malgré la douceur que tu donnes à ta voix, le geste a l'air de l'affoler. Tu ne bouges pas cependant, surtout pas pour t'approcher ou la pousser à accepter de te laisser la soigner, mais tu ne recules pas non plus pour autant. Tu lui laisses le temps de se calmer un peu, et lui demande les raisons de son premier refus. Elle retires sa main d'entre ses lèvres pour observer le carmin qui s'écoule paresseusement de la plaie comme si c'était la première fois qu'elle le remarquait. Puis à nouveau, son regard se perd dans une contemplation du vide, de quelque chose qu'elle seule voit avant de venir enfin se poser sur toi, le temps d'une fraction. Tu l'observes toujours doucement, sans trop d'insistance pour ne pas qu'elle se sente menacée par le trop d'attention, mais c'est amplement suffisant pour la voir se pincer les lèvres et se les mordiller. Nerveuse, ou hésitante ? Sans doute les deux, et plus encore, tu ne sais pas encore lire ses tics et ses mimiques, tout juste deviner les émotions principales dans ses expressions. Et si ses paroles cherchent à te montrer et t'expliquer que si, les gens ''comme vous'', les mutants, êtes des abominations, des monstres. Des créatures du diable, rapporte-t-elle des paroles de sa mère qui trouvent écho dans celles de tes propres géniteurs. Cette fois cependant, tu savais à peu près à quoi t'attendre, et tu réussis à endiguer ton énervement plus facilement. Ta voix se pose, presque doucement.

- Ils t'ont raconté des mensonges, des imbécillités, Іскра. Personne n'est une créature du diable à cause de ses cheveux, même s'ils sont roux, quoi que ta mère ait pu t'en dire. Ce ne sont que des paroles de fanatiques stupides et terrifiés par le monde qui les entoure. Et que tu ais été présente ou absente de la voiture de ton père n'aurait rien changé, ça n'est certainement pas toi qui a causé un accident sans rien faire. Quant à ton Oncle Louis -tu renifles légèrement, dédaigneux, méprisant- Evidemment qu'il allait t'en empêcher quand ça t'aurait ouvert les yeux sur notre véritable place. Nous ne sommes pas des abominations, nous leur sont supérieurs. Et c'est pour ça qu'ils réagissent ainsi face à nous. Parce qu'ils ont peur.

Quelques instant plus tard, elle finit par te demander la signification de ce mot étranger et inconnu pour elle, que tu as pourtant décidé d'utiliser pour l'appeler. Tu laisses un léger sourire s'aventurer sur tes lèvres face à sa curiosité, s'intensifier doucement lorsqu'elle semble prendre une touche d'assurance, suffisante pour enfin te regarder véritablement après un dernier coup d'oeil rapide, et te tendre sa main. Tu tends les doigts vers les siens, effleures sa peau pour tout contact, t'en contentant pour lui signifier de laisser sa main vers toi. Tu n'en n'aurais pas besoin, à vrai dire, mais il t'est tout de même plus simple de voir la plaie pour la soigner.

- Ca veut dire flammèche, en ukrainien.

Tu ne précises pas la raison, quelle soit évidente ou non, du surnom. Elle peut le deviner elle-même et... vu comme ses paroles ont mentionné le feu, le comprenant comme son pouvoir, il semblerait même que tu ais été particulièrement clairvoyant. Ou prit d'un hasard chanceux. Tu abaisses ton regard vers la plaie, la laissant comprendre que tu vas t'occuper de sa blessure que tu observes quelques courts instants. C'est à peine si tu as besoin de te concentrer ; le vermeille répond à ta volonté et en quelques fractions, il se retrouve cristallisé en une fine ligne sombre que tu as rendu presque imperceptible pour ne pas qu'elle en soit gênée. Tu ne peux pas véritablement la faire cicatriser, mais au moins elle ne saigne plus, et la guérison sera un peu plus rapide. Tes doigts quittent sa peau, et tu ramènes ta main vers toi sans pour autant bouger de là où tu te trouves. Tes yeux retrouvent son visage et tu lui demandes en gardant cette touche de douceur que tu n'as étonnamment pas vraiment besoin de feindre, au cas où en parler serait difficile ou rappellerait son effrois. Il serait dommage de lui faire peur à nouveau, alors qu'elle semble commencer à comprendre que tu ne lui feras pas de mal.

- Alors, quel est ton pouvoir ? Un rapport au feu, de ce que tu disais?



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MessageSujet: Re: Fire and Blood   Sam 9 Jan - 18:00



   
Fire and Blood
   
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Ça fait douze ans …Tu ne sais pas compter, pas vraiment…douze ne représente rien pour toi, tout du moins il ne représentait rien jusqu’à présent…parce que maintenant tu sais au moins une chose C’est long, douze ans …C’est très long, surtout pour un rat de laboratoire. Néanmoins, tu ne réponds rien…te contentant de laisser ton regard se perdre encore comme-ci tu réalisais pour la première fois et à peine le poids des années qui tu avais passé là-bas. Peu de temps après, c’est ta main blessée que tu observes, le temps d’un instant à peine. Tu ignores l’abomination à tes côtés, certains pourraient te penser impoli mais plus que tes fausses idées reçus…tu ne sais encore pas trop bien encore comment réagir en société et…cet échange te mets mal à l’aise. Tu ne sais pas comment réagir, ce que tu dois faire ou dire…tu n’as jamais vraiment appris à faire la conversation alors, pour le moment…tu n’es pas encore celle qui relance celle-ci. Au moins, tu sais répondre aux questions, donner à peu près ton avis ou tout du moins celui que l’on t’a inculqué…que l’on a ancré dans ton esprit à force de punition et de torture psychologique mêlé à une certaine forme de douceur…d’attention. D’ailleurs, au bout d’un certain moment, après t’être mordillé la lèvre inférieure…hésitante, tu te lances visant à lui expliquer comme il se trompe…comme tu es en vérité bel et bien un enfant du Diable. Il ne s’agit pas que de ton pouvoir, déjà ta mère te portait responsable de tous ses maux avant d’en avoir connaissance, tout cela parce que tu es rousse…et que pour elle, cela signifiait ne pas avoir d’âme…être un démon ou quelque chose dans ce genre-là. Pour preuve, il y avait la mort de ton père…qui avait eu cet accident de voiture en partant seul avec toi. Oh, comme ta vie aurait pu être tout autre si seulement il n’y avait pas eu cette camionnette.

Pourtant…ton semblable s’entête à contredire tout ce que tu sais, à peine as-tu terminé de lui expliquer l’évidence…la vérité, ce qui est ainsi et pas autrement qu’il te contredit. Qu’il t’assure que l’on t’a raconté des mensonges, des imbécilités. Non ! Ça ne peut pas. Tu ne peux pas avoir vécu toute ton existence dans le faux, dans une horrible mascarade. Au fond de toi, tu sais que de le réaliser…rendrait toutes ses années encore plus insupportable, encore plus horrible qu’elles ne l’avaient été si on leur retirait le seul sens qu’on leur avait donné. Tu secoues la tête, comme un refus d’accepter ses paroles…Encore plus lorsqu’il affirme que plutôt que des abominations, des monstres…vous êtes supérieurs aux humains. Non et non ! Il se trompe…c’est l’inverse, forcément qu’il se trompe. Il ne peut pas avoir raison, il ne peut pas. Encore une fois, tu sens ton pouvoir risquer de t’échapper, tu sens la chaleur…la seule que tu es plus ou moins capable de ressentir, augmenté dans ton corps. Il faut que tu te calmes, il le faut…tu ne dois pas mettre le feu, tu ne dois pas abimer le mobilier…tu ne dois pas, tu ne dois pas…tu inspires, ferme les yeux fortement en te prenant la tête entre les mains. Tu ne bouges plus, restes ainsi quelques instants, inspirant et expirant profondément pour essayer de te calmer…de calmer le feu qui menace de s’embraser. Sans changer de position, tu articules tout de même un vague « C’est…c’est faux » …persuadée, presque désespérée. Ça ne peut pas être vrai. Ça ne peut pas.

Calmée, tu te redresses doucement…respire encore le plus calmement possible avant de te décider à demander la signification de ce mots qui t’ais inconnu…tout en, hésitante…te décidant à lui tendre ta main, tout de même….pour qu’il te la guérisse ou…tu ne sais pas trop. Tu trembles légèrement, lorsque ses doigts effleurent ta peau…garde assez d’assurance pour ne pas l’en retirer et la dissimulé contre toi. Une oreille de Moon est à nouveau entre tes lèvres, mordillée nerveusement. Ton regard se porte à lui, une nouvelle fois…lorsqu’il te répond…Flammèche ça veut dire flammèche en ukrainien. Tu clignes des yeux, penche doucement la tête…comment ? Est-ce qu’il a su pour ton pouvoir ou…ça te perturbe mais tu le gardes pour toi…même si ça transparait très certainement. Pourtant, il y a autre chose aussi…qui t’intrigues… « Ukrainien ? » …Parce que ça non plus, tu es trop bête pour connaitre ta géographie, le nom de chaque pays, tu as à peine conscience du monde. Tu as tant et tant à apprendre, il te faudrait des cours spécialisé d’un niveau de primaire, vraiment.

Quant à ta blessure, elle se referme…ou presque, le sang semble se cristallisé en une fine ligne sombre qui ne laisse plus rien s’écouler. Tu as eu un très léger spasme, encore si mal assuré…encore effrayer par le fait de te laisser aider par le pouvoir d’un autre. Pour les potions de Riley, c’est différent…tu n’as pas encore compris qu’il s’agissait d’une mutation…tu crois que c’est un truc scientifique tout à fait…normal. Encore une fois, tu te perds dans la contemplation de ta main, où serpentine une nouvelle cicatrice mais celle-ci aura très probablement la chance de disparaitre assez rapidement. Le regard du…mutant captant à nouveau le tient, tu clignes des yeux une fois ou deux, derrière le voile de ses cheveux. Ton pouvoir, il veut connaitre ton pouvoir. Tu…ouvres la bouche, la referme…hésite encore, tu n’as tellement pas l’habitude de le faire…tu ne sais pas très bien. Quelque chose avec le feu…

_  Oui. Je…Je peux de-devenir complètement du…du feu. Je m’enflamme pas…pas vraiment, c’est…euh, ma peau et…et tout le reste dis-disparaient et…il re-reste que du feu. Mais…Je…sais pas vrai-vraiment le contrôler.  – Parce qu’on t’as empêché de t’entrainer – Je cr-crois que…je peux comme…comme changer de forme en é-étant comme ça mais…Je sais pas…pas trop. J’ai…J’ai jamais f-froid et…et le feu me bl-blesse pas mais…l’eau ça…ça me rend malade. On-Oncle Louis s’en…ser-servait si je fai-faisais une bêtise…


Même si le terme bêtise était bien ouvert à interprétation. Si tu te t’enflammais par accident ? Punie. Tu ne le faisais pas alors qu’on te le demandait pour étudier tel ou tel réaction ? Punie. Et pour le simple fait que tu existais aussi, qu’il fallait expier le péché de ton existence. Quant à l’aspect pyrokinésie…tu n’en a pas encore vraiment conscience, de cette capacité. Tu ne connais encore que trop mal ton don…

 

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Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
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MessageSujet: Re: Fire and Blood   Mar 12 Jan - 1:38


Fire and Blood


Elle est tellement convaincue, tellement persuadée de ces idées qui n'ont été que reçue, forcées d'être assimilées. Ca te laisse un goût amer dans la bouche, comme de la bile. Elle te semble si fragile. Comment ont-ils osé, tous ? Ces vermines qui l'ont enfermée dans un putain de laboratoire pour l'étudier et probablement la torturer ? Peu importe que ce soit physiquement ou mentalement, les deux vont de pair, des horreurs inacceptables, insupportables. Sa génitrice, de l'avoir traité de créature démoniaque pour une simple couleur de cheveux, parce qu'elle rappelle le feu ? Nul doute que c'est elle qui lui a mis toutes ces foutaises soit disant pieuses en tête. Rien, aucun argument, ne te convaincra jamais que les religions ne sont pas des bigots aussi imbéciles que bêtes. Les pires couards de l'espèce humaine, à se cacher derrière des croyances vaines. Des textes soi-disants sacrés, qui prônent l'amour et l'acceptation, l'égalité. Quelle connerie. Ils sont les premiers à détester, à détourner leurs textes pour trouver quelque prétexte à leur haine et leur effroi. Parce que tu es certain de ça. Ceux qui se rabattent derrière ces croyances futiles sont ceux qui sont trop effrayés, trop terrifiés. Par le monde qui les entoure, par tout ce qui est autour, par ce qui leur est supérieur, ce qu'ils ne comprennent pas. Trop faibles pour faire face seuls, sans ce à quoi ils croient. Vous n'avez pas besoin de ça. Pas besoin de toutes ces idioties pour être bien plus forts. Alors, ils tentent de vous nuire, de vous détruire. Ils pratiquent le lavage de cerveau et bourrent le crâne de mots qui s'avèrent être bien pires que des maux. Ils trouvent des excuses pour être cruels, comme ils l'ont fait avec elle. Ils ont prit un moule totalement inadapté, et l'ont forcé à y entrer. Ils l'ont façonnée selon leurs idées, prenant probablement plaisir à la briser. Et ça te met en rage. Forcé de réprimer l'orage pour ne pas l'effrayer, tu es prit d'une nouvelle volonté. Lui faire comprendre à quel point tout cela est faux, que tout cela n'est que mensonge. Même si tu te doutes bien que ce ne sera pas facile, que certaines marques sont devenues indélébiles. Il faudra du temps, et la réalisation que depuis des années on lui ment, que ses souffrances sont battis du vent la blessera sûrement. Mais tu sais que ce sera pour le mieux. Et pourquoi pas la détacher de l'emprise de ce soit-disant Dieu. Parce que parfois, il faut détruire pour mieux guérir, anéantir pour vivre. La formule est déclinable, les situations dans lesquelles elle s'utilise adaptables. Et la destruction créatrice nécessaire, est loin d'être un vice.

Ce pourquoi tu ne la laisses pas se fourvoyer plus longtemps sur ces absurdités qu'elle croit être vérité. Tu ravales ta colère pour lui expliquer doucement qu'elle n'est pas un monstre comme l'a annoncé sa mère, ni une créature du diable. Pas plus qu'elle n'est responsable de la mort de son père. Et lentement, tu commences à lui instiller l'idée que loin d'être des êtres déments, vous leur êtes supérieurs, indubitablement. Tout le long, tu gardes tes yeux posés sur elle, cherchant à travers le rideaux de cheveux de feu. Tu vois son déni alors que tu la contredis. La réalisation la frôle et l'effleure, mais ce n'est pas encore l'heure ; refus ou incapacité momentanée d'accepter la vérité. Mais tu n'es pas déçu. Tu savais que tu ne lui ouvrirais pas les yeux aujourd'hui serait difficile, croire le contraire aurait été imbécile. Et si sa réaction paniquée t'indique quelque chose, puisque tes mots en sont la cause, c'est qu'il n'est pas trop tard et ont leur effet, dévoilant lentement ce qui est vrai. Se recroquevillant, le visage caché dans ses mains alors qu'elle dégage une chaleur qui t'effleure, elle inspire, expire profondément. Tentative de se calmer, plusieurs fois répétée alors qu'elle semble désespérée. Tu la laisses faire en silence, lui offrant un moment de répit. Même lorsqu'elle articule que ce que tu dis est faux presque faiblement, tu te contentes de murmurer doucement, d'un ton presque réconfortant.

- Chut... Tout va bien se passer. Il ne va plus rien t'arriver.

Finalement, elle parvient à se calmer et sa respiration se fait plus paisible. C'est hésitante qu'elle te demande la signification de ce mot étranger que tu répètes, que tu utilises pour la désigner. Et, alors que tu lui réponds, c'est sa main blessée qu'elle te tend en silence, comme si elle prenait doucement en assurance. Tes doigts frôlent sa peau, assez pour percevoir son inhabituelle chaleur, et un léger tremblement la parcours comme si elle avait peur. Son autre main tient sa peluche lapin, alors qu'elle en mordille doucement une oreille. Tu te concentres plutôt sur le vermeille. Pas besoin de grand chose pour la soigner, une simple utilisation de ton don sous l'impulsion de ta volonté. Déjà, la plaie est refermée par une fine ligne de sang coagulé. Et si tu ne vois pas sa tête qui s'incline sur le côté ni son clignement à l'écoute de ta réponse, tu l'entends très bien de questionner sur l'ukrainien. Tu la laisses récupérer sa main, relevant le yeux pour la regarder et deviner son air curieux.

- Oui. C'est une langue qui vient d'un pays slave, l'Ukraine. C'est en Europe -comme l'Angleterre et la France, mais plus à l'Est.

Tu ne sais pas ce qu'elle sait. Peut-être que ce que lui dit est évident, mais après avoir vécu douze ans coupée du monde dans un labo tu as ce sentiment qu'elle ne doit pas savoir grand chose. Voire qu'on a pas dû lui apprendre quoi que ce soit. Pourquoi ces connard l'auraient-ils fait, si c'était à la vie d'un cobaye qu'ils la destinaient ? Un unique tremblement te parcours ; si tu les avais sous la main, tu les détruirais. Mais à cet instant ta colère et tes envies meurtrières seraient délétères, alors tu les freines. Tu es soudainement tenté de lui poser une ribambelle de questions, mais tu te refrènes. Chaque chose en son temps. Une question après l'autre, histoire de ne pas la brusquer. Pour le moment, c'est sur son pouvoir que tu commences par l'interroger. Maintenant qu'elle accepte de croiser ton regard, tu soutiens le sien. Toujours voilés par ses cheveux, tu la vois ciller une fois ou deux, indécise. Elle ouvre la bouche et la referme, comme si elle faisait le poisson avant de prendre une décision. Tu l'écoutes avec attention, lorsqu'elle t'explique son don. Et il s'agit bien d'un pouvoir de feu, comme elle en avait créé le soupçon inconsciemment. Mais savoir que, plus de pyrokinésie, c'est de pyromorphie qu'elle est douée est une information particulièrement intéressante. Que ses subtilités sont encore inconnues, inexpérimentées te donne envie d'en apprendre plus. Oui, tu l'avoues sans mal, tu as toujours été fasciné par vos dons, vos mutations. En revanche, qu'elle dise qu'on la punissait avec de l'eau, capable de la rendre malade, lorsqu'elle faisait des bêtises ne te plaît guère. Ravive un peu, toujours, cette touche de colère. Nul doute qu'avec ça, il lui a créé plus d'une hantise. Mais tu ne vas pas rentrer dans les détails tout de suite, préférant pour l'instant te contenter d'une autre information plus... générale, presque banale.

-Tu apprendras à maîtriser ton don, ici, tu peux en être sûre. Et dis-moi, Іскра, comment est-ce que tu t'appelles ?

Un léger sourire que tu laisses sur tes lèvres, courbure empreinte d'une inhabituelle douceur chez toi. Ca ne te dérangerait pas de continuer à l'appeler Іскра. Tu ne fera même certainement, mais peut-être étonnamment, tu viens de décider de garder un œil sur elle, sur son arrivée dans le monde réel. Sa fragilité te touche étrangement, et tu te retrouves presque à vouloir la protéger, la prendre sous ton aile.


Іскра : Iskra. Flammèche en ukrainien.

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MessageSujet: Re: Fire and Blood   Mer 3 Fév - 19:14



   
Fire and Blood
   
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…Tout allait bien se passer. C’était ce qu’affirmait le…mutant. Le Monstre ? Il assurait que non, néanmoins…tu as du mal à te défaire de tes croyances. Pourtant…tu as réussi à te calmer. Est-ce que les mots t’ont aidé ? Peut-être. Peut-être pas. Ils te semblent tellement…absurdes. Malgré que cela fasse quatre mois que tu te trouves à l’institut, tu t’attends encore à ce qu’Oncle Louis (ou un autre des scientifiques) apparaisse…pour te révéler la supercherie. Te punir, te faire souffrir…si jamais tu oses t’éloigner de la place qui est la tienne. Il ne va plus rien t’arriver …Tu as bien du mal à le croire même si c’est ce que tout le monde t’affirme ici. A ses mots, donc…Tu ne réponds rien. Te contentant de respirer doucement pour garder le calme que tu as retrouvé….Pour ne rien brûler…ne rien abimer.

L’instant suivant, tu as tendu ta main vers lui…acceptant son aide tout en l’interrogeant sur ce mot qu’il utilise tout le temps pour…semble-t-il…te désigner. La réponse soulève une nouvelle interrogation, si tu comprends la signification du terme Flammèche …ce n’est pas le cas en ce qui concerne celui d’Ukrainien ....alors tu laisses la curiosité te guider un peu plus et lui demander, lâchant de tes dents l’oreille de ta pauvre peluche. Ton unique ami, le seul soutien qui t’as accompagné durant toutes ses années. Il prend la peine de t’expliquer, alors que tu observes la fine ligne sur ta main, alors tu l’écoutes. A nouveau, tu tortures Moon de tes incisives. Plus que nerveuse, tu es honteuse…encore une fois. Plus ça va et plus tu réalises ton ignorance. Au moins, grâce à son exemple, tu comprends ce qu’est l’Ukraine…le concept de Pays. Celui d’Europ t’échappe en revanche, tu comprends cependant qu’il s’agit d’un emplacement qui ne doit pas s’appliquer à…comment est-ce que ça se nommait ici ? Amérique ? Il te semble, oui. Mais l’Est ? Ce mot qu’il rajoute comme pour mieux préciser son explication… « C’est…où l’Est ? » …prochaine étape, te faire découvrir un  globe terrestre.

Ça s’enchaine. Inconsciente de la curiosité de…l’étranger à ton égard. Il t’interroge sur ton pouvoir, cette…malédiction que tu ne connais que trop peu. Tu fais de ton mieux, pourtant, pour lui expliquer…lui décrire dans le plus de précisions possibles…de quoi il s’agit. Sans trop savoir pourquoi…information qui t’échappes dans le léger flot d’explications…tu lui parles de ta faiblesse à l’eau, de comment Oncle Louis s’en servait pour te punir si tu n’étais pas sage. Tu termines ton explication en serrant un peu plus ton lapin contre toi aux souvenirs qui te reviennent. Des images, toi arrosé d’un puissant jet d’eau te laissant presque inconsciente et tremblante, te traversent l’esprit.

…Et…il t’assure qu’ici, on t’apprendra à maitriser ton don. On a dû te le dire déjà, mais…ça te fait peur. Tu as passé ta vie entière à le nier, à tenter de le réfréner…de l’oublier, à souhaiter qu’il disparaisse. A vivre dans l’interdiction de l’utiliser, si ce n’était qu’à but scientifique….

_ Je…Je ne ve-veux pas le maîtriser…Je…Je veux qu-qu’il dis-disparaisse.

Parce qu’il n’a rien fait d’autre que te pourrir la vie, te faire souffrir. Il peut bien dire ce qu’il veut…tu n’as pas envie de te retrouver en Enfer à cause de cette ignominie. Tu inspires doucement…alors qu’il te demandé ton nom…. « Cé…Céleste. » …Et lui ? Il doit en avoir un aussi…Tu hésites…tu n’as pas l’habitude de t’intéresser aux autres, du moins…d’oser le faire. De faire la conversation, tout simplement…néanmoins, tu prends assez de courage pour lui retourner la question, lui demander à lui aussi comment il s’appelle.
   

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MessageSujet: Re: Fire and Blood   Mer 3 Fév - 19:52


Fire and Blood


Pendant que tu la soignes, ou tout du moins que tu empêches le sang de continuer à s'écouler, vous continuez à discuter. Plus précisément, tu lui poses des questions pour en apprendre plus sur sa vie et sur elle et, souvent en hésitant, elle te répond. Ca ne te pose pas de problème, c'est très bien comme ça. Tu as bien compris, maintenant, qu'elle n'est pas habituée à parler. Pas habituée à ce que l'on s'intéresse à elle, à ce qu'on la voit comme une personne et non pas comme un monstre, comme une créature démoniaque. Elle devrait. Elle est l'innocence, brisée encore et encore par la violence. Tu les devines derrière ses mots, les réminiscences de ses maux. Tu peux voir les cicatrices sur sa peau. Mais son supplice ne s'arrêtait pas là. Ils l'ont manipulée, ont lavé sont cerveaux. Quels salopards. Le terme est faible, tu retiens à peine ta fureur pour ne pas l'effrayer elle. Te refréner à ce point manque de faire trembler tes doigts, mais tu les en empêches, peu envieux de laisser voir ça chez toi. A la place, tu tâche de garder ton calme, un mince sourire sur le visage, de parer ta voix d'intonations qui se veulent rassurantes. Tout est dans la nuance, il ne s'agit pas de trop en faire. Juste assez pour lui faire comprendre implicitement qu'elle ne risque rien, et qu'en tout cas tu ne lui feras rien. C'est la vérité, après tout. Qui a l'institut voudrait la blesser ? Tu ne peux penser à personne, pas comme ça, sans raison aucune. Quant à toi au contraire, c'est presque étrangement que tu veux la protéger.

Doucement, elle s’enhardit. Une pointe de confiance, ou est-ce plutôt un brin d'assurance ? Toujours est-il qu'elle ose se mettre à te poser des questions. Des choses simples certes, des demandes innocentes qui cherchent un peu de connaissance, mais tu es presque certain qu'il s'agit déjà d'une évolution. Non pas due à toi, il serait incroyablement naïf que de croire que quelques minutes auraient suffit, mais il s'agit tout de même d'un bon départ. C'est donc d'abord sur la signification de Іскра qu'elle t'interroge, ce mot que tu as machinalement choisi d'utiliser pour t'adresser à elle faute de déjà savoir son nom, puis sur l'ukrainien, cette langue, cette origine étrangère que tu donnes au terme. A nouveau ses dents torturent l'une des oreilles de sa peluche lapin, trahissant... tu ne saurais encore le dire avec exactitude. De la nervosité, clairement, mais tu ne penses pas qu'il n'y ai que ça. Tu ignores tout de ce qu'elle sait, de l'étendue de ses connaissances ou plutôt de son ignorance. Et si généralement tu n'as que très peu d'égards et de patience pour les naïfs et les ignorants, elle n'est que la victime de la plus basse vermine humaine qui soit, crevure que tu rêverais d'exterminer de tes propres mains. Elle n'y est pour rien. Aussi, tu tâches de lui expliquer simplement ce qu'est l'ukrainien et d'où il vient. Néanmoins il semblerait que même là, tu n'as pas suffisamment précisé, pas assez expliqué. Elle ne connaît pas l'Est. Et n'a donc très probablement pas la moindre notion de géographie. La question n'est plus de savoir ce qu'elle ignore, c'est de savoir ce qu'elle sait. Mais pour l'instant, tu te contentes de lui expliquer ce qu'est l'Est après un bref clignement interdit.

- L'Est est un point cardinal. Une direction en quelque sorte. C'est principalement utilisé en géographie, pour situer les pays, les villes... des lieux. -Il serait bien plus pratique de pouvoir lui illustrer le concept qui reste difficile à expliquer avec précision et tu songes alors à l'évident, tirant ton téléphone de la poche de ta veste. Tu doutes qu'il y ait un atlas ou une carte du monde quelque part dans cette pièce de toute manière.- Attends, je vais te montrer.

Quelques dizaines de secondes, une ou deux minutes tout au plus, c'est tout ce qu'il te faut pour atteindre le moteur de recherche et trouver une carte du monde correcte pour l'afficher en grand sur l'écran. Tu relèves ensuite les yeux vers elle pour lui adresser un mince sourire que tu veux rassurant, avant de bouger pour te retrouver à côté d'elle, de l'autre côté de l'accoudoir, sans te tenir trop prêt, encore une fois pour ne pas l'effrayer. Tu lui montres l'écran, désignant les différents endroits lorsque tu les mentionnes, agrandissant parfois pour mieux lui montrer.

- C'est une carte du monde. En réalité c'est en forme de sphère donc. Ici tu as l'Amérique et New York est à peu près là. C'est la ville la plus proche d'ici. Là, c'est l'Angleterre, et là la France. Et l'Ukraine est ici. Pour les directions ; sur la carte tout ce qui se trouve à droite est à l'Est. A l'opposée, tout ce qui se trouve à gauche est à l'Ouest. Vers le haut, c'est le Nord, et vers le bas le Sud. Rien de bien compliqué en soit.

Tu poses à nouveau ton regard sur elle et te lèves pour t'éloigner un peu plus à nouveau et lui laisser son espace, en profitant pour ranger ton téléphone. Tu ne restes pas bien loin cependant, tu ne quittes pas son champ de vision, choisissant un fauteuil proche du canapé où elle est installée. A nouveau, la conversation vous entraînent, les questions que tu poses s'enchaînent. Vous en venez à parler de son pouvoir et tu la vois serrer sa peluche plus fort, sans doute preuve de son inconfort. Des mauvais souvenirs qui doivent revenir. Tu refrènes l'énervement qui tente une nouvelle fois de t'envahir, préférant lui expliquer qu'elle n'a pas à s'inquiéter, qu'ici elle apprendra à utiliser son don et à le maîtriser. Et tu es interdit et plus que surpris lorsqu'elle te dit qu'elle ne le veut pas. Qu'elle voudrait que son pouvoir disparaisse. Un spasme qui traverse les mains, les doigts qui se referment sur les accoudoirs. Comment peut-elle... C'est le lavage de cerveau, la manière dont ils ont accusé son don de tous les maux. Tu serres les dents une seconde et l'espace d'une fraction ta mâchoire se carre. Tu en es sûr maintenant, qu'ils soient tous encore en vie ou que seul un de ceux qui l'ont enfermée continue à se terrer dans son trou de rat pour subsister, tu les traqueras, tu les retrouveras, et tu les crèveras. Ou tout du moins, c'est ce que tu ferais si tu avais les informations nécessaires et la possibilité. Patience... Patience, tout vient à point. Tu as mieux à faire pour l'heure, plus utile surtout. Continuer d'ouvrir les yeux de plus de mutants, d'élèves de l'institut quant à votre supériorité. Le lui montrer à elle. Mais d'abord, tu devras la faire changer d'avis sur son pouvoir. A nouveau, tu pares ta voix de ce velours particulier qui enveloppe tes mots.

- Ne dit pas ça. Un don n'est ni bon, ni mauvais, tu sais ? C'est une capacité qu'on nous a offerte et qu'on peut développer au même titre que nager. Qui est naturelle au même titre que respirer. Tu ne le connais pas encore, voilà tout. En attendant, et même si ça n'était au final pas le cas, il faut que tu apprennes à le maîtriser Іскра. Pour ne pas brûler, ne pas blesser, ne pas casser. Pour pouvoir l'appeler pour te défendre et attaquer si jamais il s'avère que tu en as besoin. C'est le pouvoir, Іскра. C'est ton pouvoir, une part de toi. Vouloir la faire disparaître serait comme t'arracher un bout de toi, comme te mutiler volontairement.

Tu marques un court temps d'arrêt, de réflexion pour faire passer ces mots qui t'égratignent, qui râpent presque à sang tout l'intérieur de ta bouche et laissent derrière eux un goût amer.

-Et je doute que ce dieu que tu pries cautionne et apprécie les scarifications même mentales, volontaires. Au contraire, si tu apprends à le maîtriser, il servira à te protéger.

Tant pis si tu dois utiliser ce.. ce prétexte de dieu, cette idéologie stupide et fourvoyée qui vous porte si souvent préjudice pour la convaincre. L'en détacher viendra petit à petit, avec le temps. Tu as pu voir, juste avant, la manière dont elle a failli paniquer dans la remise en compte de ce qu'elle croit. Alors, laisse-le lui encore un peu. Encore un moment, après tout, chaque chose en son temps. Tu dois gagner sa confiance en priorité, puis lui ouvrir les yeux sur son pouvoir et ses capacités, sur le fait que les mutants ne sont pas les monstres qu'on lui a fait croire. Qu'au contraire, vous êtes supérieurs à ces humains restés primaires. C'est l'heure de votre ère qui se profile à l'horizon. Tu lui poses cependant encore une question, lui demandant son nom. Céleste. Indubitablement français, il y a quelque chose de léger, d'éthéré. Tu en devines le sens, mot presque transparent en anglais. A moins que malgré la ressemblance, la définition soit différente. Les sonorités coulent, délicieuse à ton oreille. Tu la vois hésiter, et tu lui laisses un moment de silence pour se décider, avant qu'elle ne te retourne la question.

- Blake. Mon nom c'est Blake.


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MessageSujet: Re: Fire and Blood   Ven 19 Fév - 1:01



   
Fire and Blood
   
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….Tu écoutes son explication en ce qui concerne l’Est. Ton regard se perd dans le vague, malgré que tu tentes de te concentrer. Tu as du mal. Tu as du mal à comprendre en fait. Au moins, tu as compris que c’était une direction…mais ça reste bien trop vague pour toi. Tu te grattes la tête, autre signe de nervosité. Cela t’agace d’être si stupide. Il va te montrer ? Tu cesses tout mouvement…le laisse s’approcher, se glisser auprès de toi. Tu inspires. Priant pour ne pas perdre le contrôle de ton pouvoir à ce moment-là. Tu n’aimerais pas le blesser. Il est gentil. Sagement, tu attends. Avant de porter un regard curieux, intéressé sur l’appareil. Un téléphone. Au moins, ça…Tu sais ce que c’est, même si tu ne l’as jamais utilisé. En même temps, quelle utilité en aurait-elle ? Elle a du mal à parler et….ne sait ni lire et écrire. Au pire, elle tenterait de communiquer en envoyant une tonne d’émoticônes sans forcément en comprendre le sens….ou parce qu’elle les trouverait mignon.  

Tu regardes donc, te penches un peu pour mieux voir. Tes lèvres s’arrondissent en un O d’étonnement lorsqu’il te pointe les endroits en les nommant. C’est le monde ça ? Tu pensais que c’était plus grand que ça. Non. Ça doit l’être, non ? Pour que vous puissiez tous tenir dessus. Oui. C’est un dessin, faut retenir ça. Là, tu comprends mieux que ce qu’est l’Est, ainsi que l’Ouest, le Sud et le Nord. Tu opines du chef, pour montrer que tu as compris et même…tu places timidement ton index sur les différents lieux tout en répétant leur nom. Comme pour être sûre, voir si tu as bien retenu. Et….encore une fois poussé par la curiosité….tu pointes une nouvelle fois l’Angleterre…. « C’est….où-où Man-Manchester ? » ….ça ne te sers à rien de le situer, mais…tu as envie de savoir, tout comme tu aurais surement demandé à ce qu’il te localise l’endroit où tu étais née si….si seulement tu en connaissais le nom. Ce n’est pas le cas.

Il a rangé son téléphone à présent, s’est éloigné pour s’installer dans un fauteuil non loin du tient. Tu en viens à sa demande à lui expliquer en quoi consiste ton pouvoir. Laissant filtrer quelques détails qui t’échappent. Et lorsqu’il t’assure qu’ici, tu apprendras à maitriser ton don….tu rétorques que tu ne veux pas, que tu n’en veux pas….que tu veux qu’il disparaisse. Ni plus ni moins. Tu restes étranger à son choc…à son agacement. Surtout que tu ne le regardes plus, Moon est devenu bien plus intéressant. Tu fronces un sourcil, puis l’autre….lorsqu’il te dit de ne pas dire ça.  Tu es prête à le détromper, lui assurer qu’il a faux…de préciser qu’un don est forcément mauvais. Un cadeau du Diable. Pourtant….tu le laisses continuer….il enchaine les mots trop rapidement et tu n’es pas encore très douée pour couper la parole. Du coup, il marque un point….lorsqu’il affirme que tu dois apprendre à le contrôler pour ne pas blesser….ne pas casser…ne pas brûler. En ce qui concerne le fait de te défendre, par contre….Pourquoi le ferais-tu ? Si il t’arrive du mal….c’est que tu le mérites non ? C’est tout. Il penche que de perdre ton don, serait comme arracher un morceau de toi, te mutiler. Non. Cela serait comme retirer une tumeur, un maux dont tu ne veux pas et dont tu n’as jamais voulu. Il doute que le Seigneur cautionne les….Quoi ? Scarifi….Scarifications ? Tu as du mal avec ce mot. N’ose pas demander pour autant. Tu en devines néanmoins quelque peu le sens dans le contexte….Te protéger. Quelle idée….

_ Si….S’il m’a….arrive du mal, c’est….c’est Sa Vo-Volonté. Parce que….Parce que je suis un m-monstre. C’est un ca-cadeau du Diable, ces….ces pouvoirs. Mais….mais je…p-peux apprendre à le maitriser. Je…Je su-suppose, pour….pour ne plus l’uti-utiliser…

Oh. Comme tu es si inconsciente que ses paroles ne vont pas lui plaire. Et tu vas surement le rester, du moins…tu vas ignorer à quelle point elles vont l’enrager. Et puis…tu lui as dit ton nom, Céleste. Avant de….après une hésitation ou deux….lui retourner la question. Blake…Il s’appelle Blake. Tu opines doucement du chef, pour montrer que tu as bien entendu. Tu te mords la lèvre inférieure. Est-ce que tu es supposé dire autre chose ? Tu ne sais pas trop.

   

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MessageSujet: Re: Fire and Blood   Mar 15 Mar - 1:33


Fire and Blood


Son incompréhension face à la géographie, face aux explications que tu lui donnes sur ce qu'est l'Est est facile à deviner, aisée à détecter. Comment expliquer clairement un concept comme celui des direction cardinales, frôlant l'abstrait et pourtant si utilisé. La signification presque comme une évidence, apprise depuis la plus tendre enfance. Alors tu choisi de lui montrer. Pour compléter, pour mieux pouvoir expliquer. Tu te rapproches doucement pour ne pas l'effrayer, presque un peu prudemment. Assez proche pour qu'elle puisse voir ce que tu lui montres sur ton téléphone, juste ce qu'il faut pour ne pas l'être trop alors que ça lui provoque un clair inconfort. Et c'est avec une pointe de curiosité qu'elle t'écoute, qu'elle se penche même un peu d'elle-même pour mieux voir ce que tu lui désignes sur la carte affichée en grand sur l'écran de ton smartphone. Et une fois que tu as finis, c'est aussi de son propre chef qu'elle répète après toi et mime tes gestes. Tu la laisses faire, puis hoche doucement la tête. Une affirmation, un léger sourire de confirmation. Une pointe de satisfaction, peut-être même de fierté infime ?

- C'est ça, Іскра.

Et sa question, l'une des premières fois qu'elle s'enquiert de quelque chose directement, sans que ce soit une réponse à l'une des tiennes. Le pincement de tes lèvres face à la localisation, celle où elle t'a avoué avoir passé une douzaine d'année enfermée. Mais en même temps tu comprends. Il est normal qu'elle veuille savoir où se situe l'endroit où elle a passé la majeure partie de sa vie. Alors tu agrandis légèrement l'image sur l'écran tactile, la centrant sur l'Angleterre pour rendre ta recherche plus facile. Tes yeux scannent les noms rapidement avant que tu ne repères Manchester, et tu rapproches à nouveau le téléphone d'elle pour le lui désigner du doigt.

- Manchester est là. Tu vois ?

Le téléphone rangé, toi installé dans un fauteuil face à elle, la conversation change et dérive vers d'autre sujet. Plus particulièrement celui de son pouvoir. Et c'est presque catégoriquement malgré le velours de ta voix que tu refuses de la laisser croire que son don est mauvais. Que tu refuses de la laisser ne pas vouloir l'entraîner, espérer qu'elle pourra se leurrer à croire qu'il n'existe pas si elle ne l'utilise pas. Ca n'est pas le cas. Et tu veux lui faire voir que ce n'est pas une malédiction, au contraire c'est une merveille. Bien qu'elle évite à nouveau ton regard, le tien continue d'étudier ses traits avec une quasi douceur. Absorbée dans la contemplation de sa peluche, tu es cependant certain qu'elle écoute ces mots que tu lui dis. Qu'elle les comprend ? Tu l'espères, et tu es persuadé que c'est au moins le cas dans les grandes lignes. Elle fronce les sourcils mais ne t'interrompt pas tant que tu n'as pas fini ta diatribe. Ca n'est qu'après qu'elle te répond et s'entête. Trop persuadée qu'elle est un monstre par ces connards de pseudo-scientifiques, un fruit du démon par sa vermine de mère pour cesser d'y croire si vite. Pourtant ça n'est pas tout à fait une défaite. Elle semble entendre raison quant à son don, accepter de s'entraîner à le maîtriser, même si c'est parce qu'elle veut être capable de ne plus l'utiliser. Mais tu as confiance, tu es certain qu'elle finira par l'apprécier, quitte à ce que tu doives t'en mêler pour lui montrer comment finir par l'aimer. De toute manière, tu t'es déjà impliqué, et l'idée de t'en détourner ne t'effleure même pas l'esprit. En revanche, tu sais qu'il faudra plus de travail et ce dès maintenant, dès à présent, pour lui faire comprendre qu'elle n'est pas le monstre qu'elle croit être. Que nul Dieu ne veut la punir, excuse qui t’exècre, qui fait ronfler ta colère comme un animal furieux et tout prêt à attaquer. Qu'est-ce que tu aimerais avoir les responsables sous la main, qu'est-ce que tu aimerais leur faire mal. Leur montrer ce qu'est réellement un monstre. Parce que si elle n'en est pas un, si être un mutant est une chose différente... Toi, tu en es un. Et tu n'as aucun scrupule, aucune mauvaise consciance quant à cela. Qu'on te nomme ainsi t'indiffère et au contraire, agir en tant que tel ne fait que te satisfaire. Peu désireux de perdre ces prémisses de confiance, tu n'en laisses rien paraître devant elle cependant, tu inhibes même ta colère. Pas question de la terrifier alors qu'elle est déjà aussi effrayée, ça ne mènerait qu'à de mauvaises conséquences dans le meilleur des cas, d'horribles dans le pire. Et il n'est pas question de finir votre discussion de la sorte, prématurément. Lorsque tu parles, ta voix est toujours posée et déterminée, les syllabes qui coulent doucement. Et peu importe si les mots t'écorchent la gorge lorsque tu dois parler de ce dieu que tu hais, méprit que tu tais.

- Ton dieu n'est pas censé te vouloir du mal, s'il est ce qu'il dit être, Іскра. Au contraire, n'est-il pas censé pardonner ceux qui croient en lui ? Et tu n'as rien fait qui ait à être pardonné. Tu n'es pas un monstre. Les monstres, les vrais, sont ceux qui font du mal aux autres volontairement. Ce sont ceux qui prennent plaisir à faire souffrir. A observer leurs victimes mourir.

Et tu sais de quoi tu parles, n'est-ce pas ? Tu sais même exactement ce que tu dis, hein, Blake ? Ce frisson de délice qui joue sur tes vertèbres rien qu'à la mention du vice, rien qu'à imaginer que c'est eux que tu mets au supplice. Tu parles d'expérience, analytiquement, comme si toi non plus tu n'en étais pas un. Comme si toi aussi, tu avais une conscience.

- Alors peu importe ce que tu en dis, peu importe ce que tu crois savoir, Іскра, tu n'en es pas un, et ton pouvoir n'est pas un don du diable. Il est né de tes gènes, de ceux que la nature t'a donné. Rien d'autre que de la science. C'est une part de ce que tu es, de ton ADN. C'est une force, une évolution. Nous sommes l'étape suivante de l'humanité, de ceux qui n'ont pas de pouvoirs comme nous. C'est dans l'ordre du monde, rien de maléfique là-dedans.

Tu parles toujours doucement malgré cette lueur particulière qui s'est allumée dans tes prunelles, sur un ton presque rassurant. Un peu lentement, pour lui laisser le temps de comprendre tes mots, pour laisser à tes paroles le temps de s'imprimer dans son esprit. Tu veux vraiment qu'elle comprenne ça. Qu'elle n'a rien d'un monstre. Que son pouvoir est un don et non pas quelque chose qu'elle doit craindre et détester.


Іскра : Iskra. Flammèche en ukrainien.

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MessageSujet: Re: Fire and Blood   Mer 29 Juin - 19:22



   
Fire and Blood
   
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Manchester. Voir ainsi situer l’endroit où tu as passé presque toute ta vie te fait un effet étrange, tout comme celui de savoir que tu t’en trouves à présent si loin. Tu es partagée entre plusieurs sentiments, la crainte mêlée à une pointe de haine pour tout ce que tu as vécu dans cet endroit malgré que tu restes encore persuadée d’avoir mérité tout ça. Une pointe de peine aussi, c’était tout ce que tu connaissais et Oncle Louis te manque parfois, mais il est mort. Il est mort et c’est bien fait pour lui. Non. C’est mal de penser ça, Oncle Louis était gentil et savait ce qui était bon pour toi. Parfois sévère et très dur mais il le devait bien pour t’aider sur le chemin de la rédemption. Enfin, l’appareil où était affichée la carte disparait de ton champ de vision, manquant la fin de la leçon de géographie et l’évolution de la conversation vers un sujet que tu aimes bien moins : Ton Don. Ta Malédiction.

Il ne comprend pas et ne comprendra sans doute jamais, personne ne semble le faire. Vous êtes des monstres et vos pouvoirs ne doivent pas être utilisés mais oubliés et au mieux totalement évincés. Ne se rendent-ils compte donc pas qu’ils sont tous voué à brûler en Enfer (Oh, comme tu te demandes si ces flammes te blesseront, si malgré tout tes efforts tu y es sujette le moment venu ou si l’on réserve une étendue d’eau à ton attention) s’ils n’apprennent pas vite à respecter leur place et à demander pardon au Seigneur ? Ça te fait trembler d’effroi, un tel constat. Bien sûr, tu aimerais le croire lorsqu’on t’assure que l’on t’as menti toute ta vie. Comme tu aimerais pouvoir croire que tu n’es pas une abomination. Mais ce n’est pas le cas. Cela ne peut pas être faux. Oncle Louis ne peut pas avoir eu tort. Oncle Louis ne peut pas t’avoir menti.

Il ne semble pas comprendre que s’il t’arrive du mal, c’est SA volonté et que de ce fait ton pouvoir ne pas te servir à te protéger. En aucun cas, tu ne dois te servir de ton pouvoir….en aucun cas tu ne dois céder à la tentation d’user de ce présent du Diable. Néanmoins, il arrive à te convaincre à apprendre à le gérer dans l’unique idée de ne plus jamais risquer de l’activer contre ta volonté…pour à ta manière le faire totalement disparaitre. Tu secoues la tête à ses mots : Ton Dieu n’est pas censé te vouloir du mal. Si, il peut. En guise d’épreuve pour tester ta foi, s’assurer que tu ne te laisses pas consumer par le mal. Tu te mords la lèvre à l’en faire blanchir sous ta longue chevelure, bien sûr que si que tu as des choses à te faire pardonner : Ta propre existence. Le Seigneur est déjà bien assez clément de permettre à toutes ces aberrations de vivre sur Sa Terre. Quelque part, il a raison aussi….Blake. Les Monstres sont aussi ceux qui prennent plaisir à faire du mal volontairement aux innocents, seulement… « Ce s-sont juste un autre genre de…de m-monstres » … C’est comme les chiens, plusieurs races. Comme il va être difficile de te défaire de tes croyances. Comme tu t’y accroches comme à une bouée de sauvetages pour ne pas devenir complètement dingue. Comme tu as besoin de cette raison pour justifier tout ce que tu as enduré ces dernières années.

Et ses paroles te font perdre pied, tant il insiste. Tu secoues la tête tout en te couvrant les oreilles sans avoir pour autant libérer l’oreille de Moon qui est solidement tenu entre ton annulaire et auriculaire gauche. Il a tort ! T’es un Monstre, t’en as toujours été un et tu le seras toujours. C’est ta mère qui l’a dit, c’est Oncle Louis qui te l’a confirmé. Tu n’en as pas conscience, tes yeux étant à présent clos, mais déjà…ton pouvoir a pris le pas sur ta volonté. Par-ci et là, ta peau se désagrège, se consume, sur ton corps pour laisser apparaitre ce brasier qui circule en toi comme un flux sanguin, ne laissant apparaitre que de petites étincelles. Des flammèches semblent courir le long de ta chevelure pour l’embraser, la transformer. De son point de vu, ça doit être joli.

Et s’il parle, tu y restes étrangère…ou est-ce les mots qui n’ont pas le temps de t’atteindre avant que ça ne dérape ? Soudain, le fauteuil prend totalement feu et tu n’es plus plus….plus rien qu’un incendie, des flammes vacillantes et informes avant de changer, se modeler contre ta volonté en cet animal assassin qui était au laboratoire le jour où ils sont venu t’arracher à chez toi. Un lion, comme tu l’avais appris dans un livre imagé avec Mihr. Bien plus énorme, la silhouette semble rugir alors que dans ton esprit tu essaies de reprendre le contrôle pour ne pas mettre complètement le feu à la pièce. Tu as peur, on va te punir pour ça. Te plonger dans l’eau et te priver de repas pendant plusieurs jours. Tu l’as mérité, tu le sais mais ça t’effraie quand même, tu n’aimes pas avoir mal.

Et soudain, le lion disparait et du brasier se détache une minuscule petite souris orangée et brûlantes qui sème de minuscule petites flammes tout autour du cercle qu’elle décrit. Parce que tu ne sais pas où aller…tu ne peux aller te coller dans un coin au risque d’enflammer les murs. Tu as déjà fait assez de dégâts comme ça.

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