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 somewhere only we know (emrys)

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- Mael Axley -
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(vague) contrôle et communication de/avec la faune
étudiant, fan convaincu de morrissey et paul mccartney - là où il y a des animaux il y a mael, et il aime particulièrement traîner dans les écuries et s'occuper des chevaux de l'école ou nourrir les canards de Central Park entre deux sessions d'étude
24/07/2015
harry styles
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MessageSujet: somewhere only we know (emrys)   Ven 14 Aoû - 13:04

Franchement, je crois que les écuries étaient l'endroit où je me sentais le mieux, dans cet institut. Principalement parce qu'elles étaient vides de monde, et que mis à part les deux trois palefreniers que j'avais appris à connaître et qui n'étaient pas vraiment bavards on n'y entendait que les bruits de sabots et le renâclement des chevaux. J'étais plus tranquille avec mes congénères équins qu'avec les autres - au moins, ici, j'avais rien à craindre. Les gens étaient pas tous des plus accueillants ici, et je sais pas si c'était juste moi qui était vachement malchanceux ou si y'avait une véritable raison à ce que je rencontre autant de bras cassés.
Heureusement, c'était jamais à l'écurie que ce genre de gars se pointaient, ils en connaissaient probablement même pas l'existence et encore moins la définition, donc je crois que j'en avais bien vite fait mon repaire secret pour être tranquille - et aussi parce que ma liste de connaissances amicales ici était pas super longue, et que j'avais mes limites à passer toute une matinée seul à la bibliothèque parce que j'avais pas cours de la matinée. Pas que je me souciais de ce que les gens pourraient penser ; mais ici y'avait de tous les âges et la mentalité avoisinait approximativement celle de lycéens, et j'avais bien vite appris (à mes dépends parfois, je suppose) dans ma vie quels étaient les comportements à risques susceptibles d'attirer les petits merdeux. Passer sa vie à la bibliothèque en était un, et de toute façon je préférai le grand air, le foin, l'odeur de poney et de crottin. Donc.
J'étais pas Galop 7 mais à grandir j'avais dégoté un boulot d'été dans un poney club et d'une année sur l'autre je l'ai pas quitté - je vais pas me comparer à Pat Parelli non plus mais je me débrouillais plutôt pas mal, et surtout à pied. Si vous voulez mon avis, le travail à pied est le plus difficile - parce que déjà que perché sur son dos on n'a pas un grand contrôle de quoi que ce soit même si on aime penser que si, parce qu'une masse de muscles de 500kg c'est pas un bout de métal dans la bouche qui la stoppera de nous mettre au tas si l'envie lui prend, mais alors lorsqu'on se tient face à elle et qu'elle n'est enchaînée que part un licol et une longe ..
C'est pour ça que là, c'est exactement ce que je mettais en place avec Amadeus (moi ce nom me faisait marrer, parce que je repensais à mon petit frère qui regardait Bibi et Tina et dedans il y avait ce cheval alezan qui s'appelait Amadeus) - je savais pas qu'un hongre était capable d'avoir si mauvais caractère mais, sérieux, ce cheval .. Je savais pas s'il lui était arrivé quelque chose ou s'il était juste nerveux et pas très accueillant de nature, mais je peux vous assurer que même après des heures passées en sa compagnie il me fixait toujours du coin de l'oeil comme s'il allait me mordre dans la minute. Il ne le faisait pas mais il en était pas pour autant moins exécrable, à bouger et piaffer et me marcher dessus, et c'était un euphémisme de dire qu'il était probablement une machine de guerre monté. Il avait du jus et peut-être un peu trop, mais j'étais actuellement en train de le panser dans son box et pour une fois il ne m'avait pas défoncé avec sa tête comme il aimait le faire d'habitude.
Ca a pas duré, évidemment, et lorsque j'étais en train de lui curer les pieds il s'est soudainement mis à bouger comme un dingue, hennissant et tirant sur sa longe, m'arrachant des mains son antérieur et m'écrasant au passage le pied en le posant. Mon premier réflexe a été de gueuler "Putaain mais fais gaffe Amade-" et de pousser son épaule jusqu'à ce qu'il se bouge, et je crois que j'ai failli perdre un orteil dans la bataille. Sur le coup j'ai juste pensé qu'il faisait encore le con, mais quand j'ai réalisé que tous les chevaux autour étaient dans le même état et s'agitaient dans leurs stalles je me suis vraiment demandé ce qu'il se passait, et j'ai pas hésité un instant à décamper en voyant les oreilles enfouies dans son toupet de Amadeus. J'avais pas envie de me faire charger, non plus, et le choc du moment passé je me suis décidé à aller voir ce qui n'allait pas pour qu'ils s'affolent tous autant, tentant de distribuer carottes et caresses affectives sur le chemin pour les calmer et possiblement éviter qu'ils défoncent leurs box, et puis moi, aussi.
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- Emrys Griffin -
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il est capable de se métamorphoser en panthère noire ; la bête l'influence aussi en étant humain et c'est pourquoi il vous fixe comme un morceau de viande. En plus de ça, il est nyctalope, et a donc la faculté de percevoir les objets dans l'obscurité et d'y être à l'aise.
c'est un simple élève peu ambitieux qui ne cherche qu'à se fondre dans la masse. dans son temps libre, il se maudit et s'insulte, avant de s'énerver et d'aller gambader sous sa forme animale.
25/07/2015
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Ven 14 Aoû - 13:50



Depuis sa rencontre avec lui, Emrys se sentait terriblement mal-à-l'aise - comme quand on avoue un secret qui nous pique le coeur et gêne nos pensées à une personne qui n'avait pas toute notre confiance. Au final, c'était un peu la même chose. Ce Mael, il savait un peu beaucoup sur lui, et sûrement de trop. Emrys avait eu l'habitude d'appartenir à la décoration de l'Institut et personne ne s'était jamais réellement intéressé à lui (si on met à part les questions dont le sujet principal était ses canines étranges ou son comportement instable) et Mael, lui, était venu lui taper la causette comme s'ils étaient deux enfants voisins de classe. Au final, c'était pas vraiment ça qui le dérangeait. Ce qui le gênait, c'était que ses pensées à lui étaient axées sur ce souvenir. Sur le fait d'avoir pu contrôler cette bête qui grondait au fond de lui, sur le fait d'avoir pu se sentir calme et en sécurité en compagnie d'un autre.
Même si ça fait bien deux ans qu'Emrys est installé à l'Institut, il y avait quelques endroits qu'il évitait - et les écuries étaient bien un exemple. Il avait tendance à énerver les animaux craintifs avec sa présence, et il suffisait qu'il s'approche un peu trop près de leur périmètre de sécurité pour que ce soit un véritable bordel. Et justement, là, Emrys avait envie de foutre le bordel. Pas pour s'attirer l'attention de quique ce soit - mais il avait senti son odeur. Il était juste là, ici, dans l'écurie. Emrys avait envie de l'effrayer un peu, de jouer, parce qu'il était un chat et que Mael était une souris. C'est à pas feutrés qu'il tourne autour des boxes, énervant chaque bête avec un certain plaisir qui le faisait sourire comme un gosse - véritablement, c'était un grand sourire qui étirait ses lèvres. Tout simplement parce qu'il le sentait, là, perdu parmis tous ces animaux qui hénissaient fort et qui piaffaient. Il ne loupait aucuns bruits, tendant l'oreille, attentif à chaque détail - même si emmerder Mael était limite devenue une passion, il s'en voudrait foutrement s'il lui arrivait quelque chose. C'était sûrement une des seules vies qu'il aimerait conserver, qu'il aimerait garder. Et c'était rare, ça, chez Emrys. Habituellement, l'importance d'une vie lui échappait.
Il s'approche des boxes, s'arrêtant près de Mael qui semblait tenter de calmer ces chevaux - tâche impossible vu qu'Emrys était là, juste à côté. Il tend son visage près de l'oreille de Mael - qui n'avait peut-être pas capté sa présence, tellement occupé avec les bêtes - et susurre à son oreille avec amusement :
« Prêt à courir ? »
Les chevaux n'allaient plus tenir très longtemps - et eux non plus, au final.
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Ven 14 Aoû - 14:45

"Heyy, doucement, calme ma belle. Qu'est-ce qu'il y a ?" J'ai demandé, et j'ai grattouillé la ganache de Epona avant qu'elle ne se recule brusquement, hennissant à m'en briser les tympans - d'autres ont suivi et, sérieusement, je crois que y'avait rien de pire que se faire hennir dans les oreilles, pas même se faire écraser le pied par un Selle Français de 1m70.
J'ai même pas eu le temps d'essayer de comprendre ce qui lui arrivait pour qu'elle s'effraye comme ça qu'on m'a chuchoté un truc à l'oreille, et j'ai poussé un cri et sursauté si violemment que ma peau aurait presque pu se barrer de mon squelette - j'ai pas respiré pendant un moment et quand je me suis retourné, très lentement, j'avais les yeux ronds comme des soucoupes et je faisais clairement pas le malin. Putain, j'avais l'impression que mon coeur allait se barrer de ma poitrine tellement qu'il tambourinait vite. Au moins, ça m'a permis de découvrir mes talents cachés niveau apnée, mais là j'étais trop mentalement préparé à la vision de la Faucheuse ou de Anubis ou de n'importe qui pour m'offrir le luxe de respirer.
Jusqu'à ce que je tombe nez à nez (nez à cheveux, plutôt) avec un type et, oh. Ce n'était pas Anubis. Pas la Faucheuse non plus. "Oh." J'ai dit, "Chaton." Honnêtement c'était pas du tout censé sonner comme ça et ca devenait plutôt problématique que je sache pas son prénom, mais j'étais trop soulagé pour m'en soucier et j'ai pris une grande inspiration avant de soupirer parce que, c'était bon, tout était bon, j'allais pas mourir aujourd'hui. Tout allait bien, la situation était parfaitement sous contrôle et en plus, s'il venait me voir, c'était que Chaton ne devait au final pas tant me détester que ça. Ou alors c'était encore l'un de ses signaux cryptés. En fait, comme il venait encore de nouveau de me balancer un truc qui ressemblait vaguement à une menace, je crois qu'il me détestait vraiment.
Sauf que. J'ai fini par réatterrir et capter tous les hennissements et que, non, rien n'allait et que c'était pas du tout sous contrôle et que les chevaux étaient pire qu'effrayés et, évidemment, parce qu'il y avait une putain de panthère dans le périmètre, rien que ça. Je sais pas pourquoi je l'avais pas senti, moi aussi, mais je me suis dit que j'étais juste probablement trop occupé à tenter de savoir ce qu'il se passait ou que la nervosité étouffante des chevaux avait juste gommé tout le reste. En tout cas, sans que je puisse m'en empêcher, comme le stéréotype bien gay, j'ai porté une main à ma hanche avant de m'exclamer en lui envoyant un regard noir : "Toi ! Mais ça va pas la tête ? Qu'est-ce que tu fous ici ? C'est toi qui les effraie ! Tu le fais exprès ! A quoi tu joues ? Ils sont effrayés ! Ils sont effrayés mais ils peuvent pas répondre à leur instinct de fuite parce qu'ils sont enfermés et ils vont devenir violents si tu restes là ! J'espère que c'est toi qui est prêt à courir loin d'ici parce que tu vas les rendre barges si tu restes là ! T'es cinglé ou quoi ? Ils risquent de se blesser ou dans le meilleur des cas de donner un nouveau design décharné à leurs box ! Sérieux, pourquoi tu fais ça ? Est-ce que en plus de détester les chats tu détestes les chevaux, aussi ?"
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Ven 14 Aoû - 18:36



Chaton. Emrys aurait ronronné de plaisir et d'amusement, heureux de sa connerie comme un gosse qui faisait sa première bêtise. Ses prunelles sombres ne quittent pas le visage de Mael tandis qu'il s'éloigne d'un pas, à présent légèrement dérangé par leur proximité. Il était intérieurement mort de rire tandis que les chevaux râlaient, tandis que Mael recommençait à sortir une tirade tout en grondant. On aurait dit une mère énervée contre son fils - la posture qu'il avait adopté lui rappelait celle que prenait sa génitrice quand il était petit et qu'il avait cassé son vase préféré - et Emrys n'a pas pu retenir ce rire, le rire incontrôlable et impossible à arrêter. Il rigole à s'en étouffer, il rit fort et longtemps parce que pendant des années sa seule expression était un tirage de gueule quotidien ou une haine constante - et ça lui faisait du bien, de rire, ça libérait quelque chose de vivant à l'intérieur. Comme une flamme qui se réallumait, comme quelque chose qui se remettait à grandir. Il se sentait un peu plus vivant, et c'est avec les larmes aux yeux qu'il empoigne Mael de force et le sort des écuries. Les chevaux se calment, ça tape moins fort dans les box - mais l'atmosphère reste tendue, Emrys la ressent comme il avait ressenti la surprise et l'énervement de Mael. Il lui adresse un sourire moqueur, mais un vrai, avant de s'asseoir à terre et tapoter de sa main gauche l'emplacement libre  à ses côtés. Emrys avait oublié ses remords et toute retenue, et c'est comme un vieil ami qu'il invite pourtant cet élève quasi inconnu à ses yeux à venir partager une conversation. Mais c'était étrange, qu'il se disait, parce qu'il n'arrivait pas à lui en vouloir, à ce Mael. Il n'arrivait qu'à lui faire confiance et à être normal, quand il était là. Seulement quand il était là.
« Je mange pas ceux de ma race, mais les chevaux, c'est bon »
Il lâche ceci comme une évidence avant de passer une main dans ses cheveux ébouriffés, faisant une moue un peu gênée en se rappelant que Mael parlait aux animaux - et donc, parler de bouffer des équins, ça doit pas être génial pour lui. Emrys sort alors son briquet et son paquet de clopes avant de relever la tête vers le bouclé.
« Y'a pas de viande dans la clope, mais tu veux goûter à la nicotine ? »
C'était une demande sérieuse - Emrys respectait ceux qui fumaient comme ceux qui ne touchaient à rien. Mael n'avait pas la gueule à se taper un paquet de cigarettes par jour, après tout.
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Ven 14 Aoû - 20:32

.. Il riait. Sérieux, il se bidonnait carrément en face de moi alors que j'avais même pas fini et j'ai pas trop su comment réagir sur le coup - mon premier réflexe ça a été de froncer encore plus les sourcils et m'exclamer "Mais ne ris pas ! Stop ! J'ai pas fini !", sauf que s'il écoutait ce que je lui disais ça se saurait, et finalement je me suis retrouvé à pouffer parce que sa joie était contagieuse et que le voir rire m'en donnait aussi l'envie. Bon, j'ai quand même levé les yeux au ciel lorsque j'ai plus réussi à m'empêcher de sourire, pour pas lui faire croire que je lui pardonnai si facilement ce qu'il faisait totalement volontairement subir à ces pauvres chevaux. Sans déconner, ce serait quand même top qu'il s'éloigne, même rien qu'un peu.
"Tu sais qu'à cause de toi je me suis fait écraser le pied ?" J'ai dit, je sais même pas pourquoi je l'ai dit parce qu'il était trop mort de rire pour me répondre, mais j'allais pas rester là à le regarder en souriant comme un con parce que sinon ça allait vachement devenir bizarre. Donc. N'empêche, c'était la première fois que je le voyais pas tout renfrogné, avec son air malheureux de chien errant - il était beau, quand il souriait. Ca lui allait bien mieux que cette mine grognon et mal aimable, donc à la rigueur même s'il se moquait de moi je supposais que c'était un bien pour un mal et qu'au moins je pouvais être fier d'avoir provoqué ce genre de réaction. C'était carrément plus agréable que ses soupirs blasés et ses regards lassés, ça c'était clair.
Au bout d'un moment, quand il s'est à peu près calmé, il a fini par carrément m'embarquer plus loin et, okay. Je l'ai suivi (pas que j'ai eu le choix, de toute façon) docilement, un peu perdu sur ce qu'il comptait faire - j'étais mal à l'aise quand je connaissais pas la suite du programme et puis, honnêtement, je me méfiais quand même, hein. Ce type je le connaissais pas beaucoup et il me semblait pas mauvais un gars, mais je lui confierais pas non plus Pinceau pour un week end, quoi. On en était pas encore à ce stade là de la confiance. Par contre, s'asseoir côte à côte, ça je pouvais faire, donc j'ai pas cherché à discuter et je me suis assis à côté de lui. Puis en plus il m'avait fait un sourire, donc je pouvais pas me permettre l'impolitesse de refuser. J'en avais pas l'envie, non plus.
"Quand tu dis ceux de ta race, tu parles des léopards ou des êtres humains ? Parce que j'ai un doute, là, pour le coup." J'ai (pitoyablement) blagué, et j'ai gesticulé à droite à gauche pour tenter de trouver une position confortable en essayant vraiment de pas penser au fait qu'il était probablement un viandar insatiable. Eurk. Moi, rien que l'odeur, ça me donnait envie de vomir. Et c'était pas un euphémisme - un jour ma grand-mère avait voulu me faire bouffer de l'agneau sans que je le sache. Ca avait fini en catastrophe. "Tu manges beaucoup de viande ? Genre, comme t'es à moitié une panthère et tout, tu dois être un vrai carniste .." J'ai curieusement demandé, tournant la tête vers lui pour le regarder - je l'ai observé sortir une cigarette de son paquet et, ouais. J'aurai dû m'en douter, parce qu'il correspondait un peu trop bien au cliché du mec solitaire et mystérieux quand on y ajoutait la cigarette. Ca m'a fait marrer mais j'ai pas commenté. "Eh bien, d'habitude j'évite parce que j'ai un peu d'asthme, mais .. tu sembles réveiller le pire de ce qui est en moi. Donc, ouais, s'il te plaît."
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Mer 19 Aoû - 14:16



Emrys esquisse un petit sourire satisfait à la réponse de Mael avant de lui coincer une clope entre les lèvres et de l'allumer avec son briquet, faisant de même avec la sienne par la suite. Il laisse trainer son paquet de cigarette et son briquet à côté, comme à son habitude - il savait très bien que ce n'était pas la première et la dernière qu'il fumerait le long de leur conversation.
Il s'allonge sur le sol en se laissant tomber, observant le ciel tout en faisant attention à ne pas foutre des cendres sur lui - parce qu'il l'a déjà fait par hasard et c'était vraiment pas cool comme souvenir. Il est un peu ailleurs, ne répondant pas aux questions de Mael, réfléchissant justement à ses questions. C'est vrai qu'il s'était demandé si bouffer des humains sous sa forme panthère était du cannibalisme - mais il s'était rassuré en se disant que non, puisque justement, il était un animal. Après, pour la digestion, il préférait aussi se dire que ça avait été bouffé sous race féline et que c'était dans une sorte d'estomac qui lui appartenait pas complètement. Bref, ouais, c'était une sorte de cannibalisme en soit, sans en être. Encore un truc complexe qu'Emrys n'aimait pas parce que y'avait aucunes réponses à part celles qu'on pouvait construire pour se rassurer.
Il se relève brusquement, clope au bec, faisant glisser ses prunelles sur le visage de Mael avant de sourire - d'ailleurs, il parait que son sourire faisait peur à certains. Parce qu'il était comme faux, comme prédateur, comme tout, en fait. Bestial, animal, un sourire qui promettait jamais de bonnes choses. Mais c'était pas sa faute - et c'était chaud de foutre des adjectifs tels que, justement, bestial et animal à un sourire en sachant que les animaux ne pouvaient pas du tout sourire. Mais il a pas cherché à y trouver des réponses, à ça, parce que ça dépendait des personnes et que après tout, c'était son sourire. Voilà. Et il offrait ça à un cercle fermé de son entourage (pour les autres, fallait se contenter d'un vague rictus, en général).
« Je parle de la race féline »
Et il sourit à nouveau, comme si tout était normal, avant de reprendre :
« J't'avoue que j'ai une préférence pour la viande. N'importe laquelle tant que ça sent bon. Mais on bouffe aussi de l'herbe hein, pour se purger, tout ça. T'es un mangeur de salade toi ? »
Et il fronce les sourcils, comme envahi d'un certain doute (il s'était souvenu des derniers mots de Mael, avec l'asthme, tout ça) et ça le dérange un peu. Juste un peu, ouais, c'est ce qu'il vous dirait.
« C'est vrai, j'réveille le pire chez toi ? »

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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Mer 19 Aoû - 17:55

Il arrêtait pas de gesticuler. Sérieux, voilà qu'il crapahute à droite à gauche en cherchant son briquet et ses clopes, qu'il s'allonge deux minutes pour regarder le ciel, qu'il se relève pour faire Dieu sait quoi - il était épuisant à regarder. Je l'ai juste observé d'en bas, j'ai pas bougé de ma position assise parce que moi j'avais assimilé des notions telles que l'immobilité et la tranquillité dans ma vie et, sérieux. Les félins étaient pas censés être calmes de nature, de base ? J'étais certain que Bouboule tenait l'immobilité absolue pendant une bonne demie heure au moins, lui.
En même temps, il fallait que j'arrête de le comparer à Bouboule, et puis j'étais pas sûr que toutes mes analogies mentales lui plairaient vachement s'il venait à les apprendre. Même s'il avait rien dit sur le surnom. "C'est quoi ton prénom ?" J'ai demandé en fronçant les sourcils, parce qu'il était temps que j'arrête de l'appeler Chaton dans ma tête - j'avais vingt ans, j'étais libre de mes droits civiques et je serais bientôt reconnu majeur dans tous les états du monde, donc je pouvais juste pas continuer à lui donner un pet name (le jeu de mot est totalement volontaire)."C'est pas très poli de t'amuser à terrifier quelqu'un qui connaît même pas ton prénom, tu sais." J'ai ajouté, dans un vain espoir qu'il se sente coupable et qu'il cède. C'était une tentative un peu pathétique, mais on a rien sans rien.
Bon. Il a sourit et j'aimais bien le voir rire aux éclats, comme il l'avait fait tout à l'heure, mais ce sourire .. Il me faisait un peu flipper. C'était le genre de rictus donnait l'impression qu'on se foutait de ta gueule, et j'arrivais pas à savoir si c'était exactement ce qu'il faisait en traînant là avec moi et en me balançant qu'il boufferait (ou bouffait ?) sans problème des humains ou si c'était autre chose. Franchement je préférai la première option, parce que c'était un aveu quelque peu terrifiant sachant que j'étais moi même un être humain et que je comptais pas faire de ce jour sur Terre mon dernier. Je pouvais pas mourir et surtout pas sapé comme un paysan, puant le cheval et le foin, quoi. "Donc .. t'as déjà goûté à la chair humaine ?" J'ai prudemment demandé, parce que je le croyais qu'à moitié. Je veux dire, je préférais me dire qu'il mentait plutôt que j'étais en possible compagnie d'un psychopathe. C'était un réflexe d'auto-préservation mentale. "Est-ce que c'est vrai que ça a un goût de veau ?" J'ai dit, parce que c'était évidemment la chose la plus censée à demander après une révélation pareille.
Non, en vrai, je crois que j'essayais juste vraiment de pas trop flipper et de rester calme, de pas partir en courant en hurlant. C'est pour ça, le changement de sujet a été rudement apprécié - j'avais pas envie de penser à un homme mangeant d'autres hommes. Oh, putain, j'allais vomir. "Euh, ouais. Je peux pas supporter la pensée d'ôter la vie à un autre être vivant sensible, surtout si ça m'est pas indispensable. J'ai pas mangé d'animaux depuis, genre, mes douze ans. A part ce jour au self où un type m'a fait croire que les fajitas étaient végétariennes alors que y'avait des lardons dedans mais, bon .. Je sais pas si ça compte vraiment, étant donné que j'ai tout vomi à peine elles avaient traversé mon oesophage." J'ai dit, et j'ai haussé les épaules parce qu'au final, être un mangeur de salade me convenait bien. C'était plus facile que ce que semblaient croire les gens, et pas pour autant moins nutritif.
"Eh bien, normalement je suis le genre de type calme et posé, pas le genre qui flippe et se met à hurler sur les gens." J'ai dit en riant, puis j'ai fini par secouer la tête parce que des excuses me semblaient quand même appréciables parce que, même si ça l'avait fait marrer, c'était vachement impoli de lui avoir hurlé comme ça : "Désolé, tu m'as juste vachement foutu la trouille et j'ai perdu de mon self-control en chemin. Rien à voir avec une mauvaise influence - c'était juste une blague. Ratée, apparemment."
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Jeu 20 Aoû - 9:35



C'est quoi ton prénom ? Emrys garde encore le silence, ignorant cette question, préférant écouter les réponses de Mael aux siennes. Et puis, il aimait bien connaitre le sien, de prénom, et rester inconnu. C'était quoi le soucis à être surnommé chaton ou le chat ? C'était ainsi qu'ils s'étaient rencontrés, et c'était tout de même un plaisir de se souvenir de cette fois au gymnase où Mael était venu lui demander s'il avait croisé un quelconque chat dans le coin. Ca paraissait loin déjà - alors que ça faisait quelques jours - mais Emrys avait l'impression de connaitre ce gars-là depuis bien des semaines maintenant. Il ne le quittait pas des yeux et sourit à nouveau, écoutant les tirades de Mael comme il écoutait une musique. Il tire sur sa clope, savourant la fumée qui brûlait sa gorge, tout en gardant le silence, fixant avec attention ce bouclé qui ne s'arrêtait pas de parler. Emrys avait rencontré quelques personnes en deux ans malgré sa capacité à disparaitre aux yeux de tous, et ce Mael devait bien être le seul à causer autant. C'était à la fois dérangeant et plaisant - tous les mutants de l'Institut semblaient avoir trop vécu pour trop parler, mais celui-là semblait justement plein de vie et c'était comme une maladie contagieuse. Emrys ressentait lui aussi cette vie, cette petite flamme à l'intérieur de lui-même, et depuis longtemps il avait oublié ce que c'était, d'être en vie. Non pas qu'il est intéressé par la mort ou quoi - même si dans son cas, il aimerait un peu l'être, au lieu de la donner aux autres - mais il s'était toujours considéré comme un mort dans un monde de vivants. A vrai dire, c'était vachement bien imagé ; il avait eu l'habitude de laisser les jours passer comme une vache regarde les passants, et avait finit par s'oublier soi-même et laisser son côté animal reprendre le dessus. C'est à dire : s'isoler, chasser, feuler à chaque fois qu'on l'approchait et montrer les crocs quand un mot lui blessait un peu trop le coeur. Et au fil du temps, son coeur s'était justement éteint pour laisser place à une bête sans sentiments, seulement capable de se lever le matin et tenter de s'endormir le soir. Ca faisait plusieurs années qu'il ne s'était pas entendu rire et ce Mael semblait être une grosse blague - enfin, en partie, parce que fallait avouer que son comportement était facilement sujet aux moqueries. Et Emrys, lui, il adorait ça. Se moquer (même si parfois ça pouvait paraitre méchant), il aimait bien jouer avec les autres de cette façon, se foutre de leur gueule et les taquiner un peu trop. Sauf que, justement, Emrys se lassait rapidement de ses proies - mais étrangement, pour l'instant, cette souris-ci semblait accaparer ses pensées.
Il tire à nouveau sur sa cigarette avant de répondre à Mael, prenant son temps pour construire ses réponses dans son esprit avant qu'elles ne traversent sa bouche.
« Est-ce que le porc a un goût de canard ? »
Il esquisse un nouveau sourire prédateur avant de se reprendre, amusé par la question de Mael.
« L'humain a goût d'humain. Ca ne s'explique pas. Ca se goûte. Comme tout »
Il hoche la tête, satisfait de sa réponse, avant de reprendre :
« Tu dois pas être très bon, toi, si tu manges que de l'herbe. Et c'est cool, si je t'aide à te découvrir, écoute »
Ce qui était énervant avec Emrys, c'est qu'on savait jamais si il se foutait de votre gueule ou s'il était sérieux. C'était à cause de son sourire et de son attitude, et il ne vous dira jamais si ce n'est que moquerie ou si c'est sincère - parce que oui, ça l'amuse aussi, d'emmerder les gens de cette façon. Un vrai gros chat, que j'vous dis.
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Jeu 20 Aoû - 11:34

Je l'ai regardé avec un air de "est-ce que c'est vraiment à moi que tu poses cette question ?" parce que, sérieux. Qu'est-ce que j'en savais, moi ? J'arrivais même pas à me rappeler l'odeur que ça avait, le canard. "On dit bien que le chat a goût de poulet." J'ai répondu en haussant les épaules, même si c'était l'argument le plus naze que j'avais possiblement jamais sorti, "Et puis, je suis sûr d'avoir lu un bouquin un jour où le type décrivait le goût de la viande en faisant une analogie au veau." Pas que ça avait grand intérêt mais c'était juste question de savoir, quoi. Et d'éviter de penser à une possible mort imminente. Surtout ça, en fait.
"Je suis sûr que je suis super bon !" J'ai répondu, carrément offusqué parce qu'il avait touché une corde sensible, là. En fait, je savais pas si il blaguait et si j'avais pas eu plus de fierté j'aurai fait la gueule comme mon petit-frère mais, eh bien, mon petit-frère était mon petit-frère, quoi. J'allais pas m'abaisser à ça. "J'ai aucune carence, je te ferais dire. Même si je bouffe que de la salade, comme tu dis, je suis vachement en forme et puis moi au moins je vais pas crever d'une maladie cardio-vasculaire à mes quarante ans. A ton avis, pourquoi tous les Américains sont obèses et claquent de problèmes cardiaques ?" J'ai grogné, un peu sur la défensive, parce que j'aurai bien aimé qu'il se foute pas de moi, sérieux, ça en aurait fait au moins un. Mais c'avait été débile d'assumer qu'il allait pas me juger parce que je le connaissais à peine, ce mec, donc je suppose que je ramassais juste ce que j'avais semé pour juger trop vite (et trop mal) les gens. Je me sentais pas à l'aise - j'avais l'impression qu'il me prenait pour le weirdo dont j'avais l'image au lycée.
Honnêtement, je sais pas pourquoi, mais les vegans dérangent vachement les gens. Même sans rien leur dire - par exemple, si tu manges au self avec quelqu'un et qu'il te demande "Pourquoi t'as pas pris de viande ?", c'est un putain d'exil social que de répondre "Je suis vegan" parce qu'il te regarde trop prudemment et que y'a que deux options possibles qui suivent, toutes deux tirées de la même culpabilité qu'il ressent à détruire la planète pendant que toi t'es tranquille avec ta salade.
A) Il t'observe et c'est limite si il met pas les mains en l'air quand il te déballe son speech de "ouais, moi non plus je mange pas trop de viande, tu sais" alors qu'il en bouffe toute la journée, ce con, mais il se sent menacé et a besoin de se justifier. Si tu sais que tu fais un truc de mal alors pourquoi tu continues, couillon ? Ca, c'est l'option défensive, parce qu'il a l'impression que tu l'agresses avec ce mot, vegan, que tu lui plantes un couteau sous la gorge et que rien qu'avec ces deux syllabes tu l'accuses de tous les crimes commis jamais existants, qu'à cause de son steak sous ton nez tu planifies déjà sa mort.
Ou alors, B) Plutôt que passer par la défense il passe direct à l'attaque, et il détruit tes arguments (non, enfin, il fait semblant : parce qu'au fond de lui il est tellement ancré dans l'idée que repas = salade + viande qu'il t'en veut d'ébranler toutes ses certitudes, de lui démontrer que non, y'a d'autres moyens de se nourrir, parce que c'est bien connu que le premier réflexe de l'homme face à ce qu'il ne connaît pas c'est le rejet) avant de te pourrir la vie. Pour lui ton identité se résume qu'à un mot, vegan, et t'es rien de plus qu'un parasite sur pattes qui se plie pas aux règles, qui arrive à être heureux même s'il est pas dans la norme, et lui ça l'emmerde parce qu'il connaît que ça, la norme. Il fera jamais rien pour lui de sa vie, il suivra toujours les autres, il est trop coincé pour réfléchir et base sa vie sur les croyances dogmatiques. En résumé, celui-là, il t'en veut d'assumer qui tu es vraiment et d'être heureux pour ça.
Dans les deux cas, il te reparlera plus jamais, sauf si c'est pour faire des blagues sur le menu du midi. Sérieux, les gens parlent toujours du coming-out quand on est gay mais jamais de celui quand on est vegan - j'ai trouvé plus de gens tolérants au fait que je sorte avec des mecs qu'au fait que je bouffe que des plantes, moi, et pourtant je file pas un prospectus "SAUVONS LA PLANETE. ARRETONS DE MANGER DE LA VIANDE." à chaque type que je vois avec des nuggets.
"Qu'est-ce que tu fais ici ?" J'ai finalement demandé, après avoir tiré sur ma (sa, en fait) cigarette, et j'ai froncé les sourcils en ajoutant : "Je t'ai jamais vu traîner dans le coin. Bon - je suis nouveau et tout, mais je viens quasiment traîner là tous les jours et je t'avais jamais vu. T'as eu une pulsion comme quoi fallait que tu fasses chier ton monde et flipper les chevaux, ou comment ça se passe ?"
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c'est un simple élève peu ambitieux qui ne cherche qu'à se fondre dans la masse. dans son temps libre, il se maudit et s'insulte, avant de s'énerver et d'aller gambader sous sa forme animale.
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Lun 24 Aoû - 12:21



Le chat a un goût de poulet ? Emrys fronce le nez, pas vraiment d'accord avec lui. Il n'a jamais mangé de chat, s'étant promis de ne pas plonger ses crocs dans la chaire d'un des siens, mais était certain que chaque viande avait un goût différent. On pouvait peut-être rapprocher certaines saveurs, mais elles ne seraient jamais égales. Parce que voilà, ça lui parait logique, à Emrys. C'est comme si on lui disait que l'odeur d'une rose était la même que la lavande. Il était sensible aux moindres détails et n'avait pas encore confondu deux viandes entre elles ; et dieu sait qu'il en mange, par jour, de ça.
Quand Mael s'offusqua, Emrys ne put que retenir un sourire amusé - il avait réagit parfaitement comme il l'avait prévu, et c'est avec joie qu'il détaillait cette mine choquée. Il ne voulait pas le contredire, mais tout de même, s'il mangeait que de la salade, il devait pas franchement être très bon. Pour lui, surtout. Il doit avoir le goût de ce qu'il mange ; Emrys commençait à se lasser de parler cuisine et c'est la raison pour laquelle il laisse couler la conversation, préférant trouver un sujet plus intéressant. Causer poivre et sel, c'était pas trop son trip. Lui, il mange quand il veut, ce qu'il veut, comme il veut, et ça lui va très bien comme ça - c'était pas parce que Mael faisait l'apologie du végétarisme qu'il s'y plierait. Mais ça l'amusait de le savoir ainsi, si réticent à la viande, et c'était un détail qu'il nota dans sa petite mémoire, comme pour s'en servir à faire des blagues à deux balles. Parce que voilà, c'est Emrys, et il s'y connait niveau conneries.
Machinalement, il tire aussi sur sa clope quand Mael le fait, sans s'en rendre compte, avant de laisser s'échapper volontairement un nuage de fumée dans le visage de Mael.
« Je t'ai senti, c'est tout »
Il écrase le reste de sa cigarette sur le sol, avant de reporter ses yeux joueurs sur Mael.
« Si ça peut te rassurer, tu sens meilleur que ces bêtes-là. »
Petit sourire de côté avant de se concentrer sur son briquet, s'amusant à l'allumer dans le vide. Fallait toujours qu'il joue avec un truc, et si c'était pas le briquet, ça aurait été ses lacets. Ou ceux de Mael. Ou les cheveux de Mael. Il aurait bien aimé y plonger les mains, dans ces cheveux bouclés, et y faire tout plein de noeux.
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Mar 25 Aoû - 15:07

"Hey" J'ai froncé le nez et les sourcils lorsque je me suis reçu totalement volontairement de sa part toute sa fumée dans la gueule et je lui ai envoyé un regard vachement menaçant, qui était censé le dissuader de recommencer et tout. Au fond de moi je me doutais bien que c'était pas ça qui allait l'empêcher de recommencer, parce que vu son éclat de rire tout à l'heure pendant que je l'engueulais il devait pas me prendre pour un type très menacant. Personne me prenait jamais pour un type menacant, honnêtement. Je savais pas si j'étais censé en être triste ou heureux. Pour la peine je lui aurai bien répondu en envoyant ma fumée dans sa gueule, mais j'avais pas non plus envie de me faire chiquer. Au final, heureusement que je l'avais pas fait parce que je voulais pas du tout qu'on teste savoir si ma viande était bonne ou pas - j'avais besoin de tous mes membres, moi, je voulais pas en perdre un en ayant voulu faire le malin.
"Oh," J'ai dit, parce que je marchais apparemment plus que par onomatopées - de ça non plus je savais pas si j'étais censé en être heureux ou non, mais je crois que mon cerveau a vite fait le choix. "C'est moi que t'es venu voir, alors ? Pas les chevaux ?" J'ai souri et je voulais pas avoir l'air si heureux pour une connerie de ce genre mais, quand même. Je me sentais vachement fier pour un truc aussi ridicule que ça parce qu'il était venu me voir, et peut-être juste pour me faire flipper ou parce qu'il s'ennuyait, mais même. Il était venu me voir. Fallait dire que je m'y attendais pas à ça donc on pouvait juste pas me reprocher d'être heureux face à la nouvelle, et je sais pas pourquoi mais ça semblait vachement qu'il me déteste pas. .. Au final, je me suis baffé mentalement parce qu'on aurait dit un gamin qui allait écrire "chaton est venu me voir aujourd'hui" dans son journal intime avec des coeurs partout et un M + C = ♥ au coin de la feuille. Vachement ridicule. Je me suis dit que je devais juste vraiment me sentir seul et être en manque d'amis mais, ah, ça sonnait encore plus pathétique.
"Ca me rassure carrément de savoir que même après une matinée entière aux écuries je sens toujours meilleur qu'un poney, ouais. Merci." J'ai jeté un coup d'oeil à mes mains dégueulasses et mon teeshirt couvert de crasse et honnêtement je doutais sentir la rose à l'instant, même si sa remarque m'avait fait marrer. J'empestais probablement le poney à dix kilomètres à la ronde, je pourrais avoir de la bave sur la joue et du foin dans les cheveux que ça m'étonnerait même pas. L'équitation c'était peut-être un sport de rois, mais pas franchement l'un des plus propres - même si je doutais que les rois se soient déjà bougé le cul pour aller nettoyer les stalles et leurs chevaux avec. La monarchie, je comprenais pas pourquoi les anglais ils y tenaient tant. "Alors, ça veut dire que même sous forme humaine t'as l'odorat d'un félin ?" J'ai tout à coup demandé, une fois que j'ai réalisé ce qu'il venait de dire, et j'ai relevé un regard vachement intéressé vers lui avant de continuer l'interrogatoire : "Tu gardes certaines caractéristiques, alors ? Genre, t'es vachement doué en escalade ? Tu vois dans l'obscurité ? Tu grognes quand on t'emmerde ? Est-ce que tu ronronnes, aussi ? T'aimes qu'on te grattouille derrière l'oreille ? Oh, je suis sûr que tu ronchonnes à finir tes légumes. J'ai raison ?"
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Mer 26 Aoû - 18:13



Il sourit. Ca fait hausser un sourcil à Emrys, qui détourne le regard de son briquet pour observer ce visage illuminé. Il ne savait pas ce que ce Mael pensait ; mais ouais, il était venu pour le voir - parce que même si il avait gueulé longtemps sur leur première rencontre, il l'aimait bien ce bouclé ; il l'amusait. Faut l'avouer, il était vachement drôle, avec sa maladresse et sa joie de vivre. C'était comme si on lui avait jamais rien volé de sa vie, qu'il avait conservé son bonheur d'enfant : une sensation qui réchauffait le coeur à Emrys, et bien qu'il était à la fois brisé par la jalousie, il arrivait à oublier ce pincement de coeur pour amplifier cette pseudo-joie qui s'installait en lui à chaque fois qu'ils se voyaient. Une joie, un calme, un quelque chose qui lui faisait du bien, dans tous les cas. Mais étrangement il ne se sentait pas apte à le manipuler, ce Mael, à l'utiliser en marionnette pour en tirer les ficelles quand ça lui chantait. Sûrement encore une conséquence de ce don qu'il avait - Emrys était certain que ça venait de là, cette atmosphère apaisante. Du don de Mael.
Emrys lâche le briquet au sol, se mettant en tailleur pour appuyer ses coudes sur ses cuisses et ses joues dans ses paumes ; non pas qu'il s'ennuyait, mais il était à bout de blagues à deux balles et ainsi immobile - et il détestait ça, être immobile, Emrys en lui-même était une personne très active, à la limite de l'hyperactivité, couplée à la faim et l'envie de chasse de l'animal, c'était un cocktail qui l'empêchait de se poser un peu trop longtemps sur une chaise ou quoi. Ses prunelles sombres ne quittent cependant pas celles de Mael, parce que même si il voulait se lever et aller feuler à la porte de chaque box, la conversation tournait et devenait vachement intéressante. Il n'aime pas parler de lui, ce sauvage, il n'aime pas que les questions soient orientées vers sa personnalité et ses capacités, mais il sentait comme un échange de confiance. Comme un marché - parce qu'il allait lui dire, et que Mael n'aurait pas d'autres choix que de raconter à son tour ce que son don à lui le faire vivre au quotidien. Et ça, ça l'intéressait foutrement. Un peu trop, sans doute, mais il préfère remettre ça sur la curiosité féline plutôt que l'étrange interet qu'il lui porte.
« Ouais, j'vois dans le noir, j'entends et j'renifle de loin, mais l'être humain n'peut pas ronronner t'sais »
Il essaye de retrouver dans sa courte mémoire les cours d'SVT - mais il était aussi absent à ces derniers qu'à ceux auxquels il participait aujourd'hui. Alors il laisse vite tomber, il oublie sa réponse censée intelligente et précise pas plus pourquoi il en était incapable. Il avait oublié - et il était certain que Mael, lui, savait. C'était sûrement une tête à l'école, toujours devant le bureau du prof à tendre la main pour répondre à chaque question qui osait s'échapper de sa bouche.
« Et j'ne mange pas d'légumes »
Il secoue vivement la tête, grimaçant comme un gamin qu'on obligeait à finir son assiette le soir. Non, vraiment, les légumes, c'est pas son truc.
« J'sais juste l'herbe que je peux bouffer quand je me transforme et ça suffit »
Il esquisse un sourire amusé, écrasant un peu plus sa joue sur la gauche.
« Et si ça t'intéresse, non, j'ne marque pas mon territoire »
Emrys marque une petite pause pensive avant de reprendre, dardant à nouveau son regard sur Mael.
« Et toi, ça marche comment, ton don ? »
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Mer 26 Aoû - 20:56

"Ouah. Ca veut dire que tu peux, genre .." En fait, j'avais aucune idée de ce qu'on pouvait faire avec des capacités pareilles. J'étais sûr que y'avait plein d'utilités et tout, sauf que rien m'est venu sur le coup alors j'ai improvisé : ".. lire après le couvre-feu et tout.". Bon. J'aurai mieux fait de fermer ma gueule au final parce que dit comme ça ça sonnait vachement ringard. Je supposais que ça dépendait des gens et tout, hein, mais honnêtement il arrêtait pas de se tortiller à droite à gauche alors je le voyais mal comme le genre de type à rester assis immobile à lire un bouquin pendant une heure. Je suis sûr il tenait pas sans remuer plus de trente secondes, et je me suis dit que j'allais compter jusqu'à ce que je me dise que, non, j'allais pas compter parce que c'était carrément flippant - pas les maths, hein. Non, j'aimais bien les maths, mais comme attitude et tout.
"Les humains peut-être pas, mais on est pas des humains. On est des mutants." J'ai rétorqué, comme si il était pas au courant, et c'était dingue à quel point le dire faisait sonner la chose bien plus réelle - j'avais toujours du mal à m'y faire, je crois. Je savais même pas si j'allais réussir à accepter ça un jour, et j'ai posé mon regard sur le ciel en constatant à quel point ma vie c'était la merde avant d'enchaîner, parce que finalement je me sentais pas de me lamenter : "C'est dommage, quand même. Tu savais qu'il existait des trucs tels que des ronrons thérapies ? Parce que les ronronnements réduisent le stress et l'anxiété et l'entendre ça produit une hormone du bonheur, genre, séro quelque chose, et y'a des scientifiques qui l'utilisent en traitement complémentaire pour certaines maladies - du style, dépression. C'est carrément génial, non ? Tu sais ce qu'il te reste à faire - faut que t'ailles te frotter aux gens en ronronnant et tu sauveras peut-être des vies, qui sait ?" C'était un vachement long discours sur des trucs vachement inutiles mais, le truc, c'était que je m'en rendais jamais compte avant d'avoir fini. J'avais tendance à divaguer, je tenais ça de ma mère, et puis en plus pie que j'étais je m'arrêtais jamais de causer à moins qu'on m'en foute une. Ouais, parce que y'avait que dans les films que le mec il t'embrassait pour que tu te taises et que y'avait des lyres qui jouaient en fond sonore - dans la vraie vie il te collait un poing en pleine gueule.
"T'es sérieux !" Je me suis exclamé, et je l'ai regardé avec des yeux ronds comme des soucoupes avant de m'indigner : "Mais tu dois être carencé de partout ! Genre, tu vas te chopper la goutte ou le scorbut ! Tu sais, le citron guérit du scorbut. Tu devrais peut-être essayer d'en manger, ou alors de faire le plein de vitamines C avant de perdre toutes tes dents." parce que ça me tuait, ça. Son organisme en tant que panthère avait peut-être pas besoin de fruits et légumes, mais son organisme en tant qu'être humain et tout y'avait pas moyen qu'il puisse s'en passer. Puis, même mon petit-frère vachement capricieux qui détestait les légumes encore plus que le chasseur dans Bambi il cédait quand même à en manger de temps en temps.
Bon. Heureusement pour lui, Chaton a changé de sujet et je me suis laissé berner. "Euh, c'est un peu compliqué." J'ai dit, et j'ai écrasé le bout de ma cigarette par terre avant de passer une main dans mes cheveux. "J'ai, genre, cette connexion avec les animaux - je les ressens en général, tu vois ? Que ce soit leur présence ou leurs émotions. On se cause pas, on a pas de vraies conversation ni rien, mais j'arrive à communiquer avec eux parce que je .. sais ? C'est juste au fond de moi. C'est un truc que je sais mais que je sais pas d'où ça vient - genre, je sais quand Pinceau va mal et quand Bouboule est de bonne humeur où qu'au contraire faut que je le laisse tranquille si je veux pas qu'il pisse dans mes chaussures. Tu vois ? C'est comme de l'empathie. Je peux pas l'expliquer. C'est comme ça depuis que je suis gosse." J'ai fini par hausser les épaules et je suppose qu'il voyait pas vraiment, parce que j'étais carrément naze pour expliquer les trucs et que c'était la raison principale pour laquelle je serai jamais prof. La seconde, c'est parce que je suis sûr que même des 6e ils me respecteraient pas. "C'est à peu près tout. Y'a juste cette connexion entre nous. Ca semble un peu inutile, comme ça, mais au moins je me suis jamais fait mordre ou griffer - je sais pas, c'est automatique, avec un peu de temps je deviens le BFF de chaque bestiole que je rencontre, même des plus teigneux."
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Mer 9 Sep - 11:49



Emrys il retient un rire, parce que lire, c'était pas vraiment son truc. Ca faisait longtemps qu'il avait pas tenu un bouquin dans ses mains, et ce n'était pas la première chose qui lui venait à l'esprit quand il évoquait sa nyctalopie. Une fois on lui avait demandé si il en avait profité pour épier quelqu'un qu'il portait dans son coeur - ou plus bas que son ventre, vu comment la phrase sonnait - mais il avait toujours jugé important la liberté de chacun et n'aurait pas aimé qu'une personne utilise son don pour le stalker lui ; alors non, en effet, sa nyctalopie lui servait à rien à part quand son instinct l'appelait un peu trop fort et qu'il devait s'enfuir à quatre pattes de l'institut pour aller bouffer un petit animal qui passait par là. Petit animal, hein. Il n'avait pas retouché à la viande humaine depuis le fameux jour où son soleil s'est éteint - où sa joie de vivre et sa stabilité d'esprit lui ont fait un gros fuck dans sa face avant de se barrer loin avec une partie de son coeur. Et quand il va le retrouver, son bonheur, et que cette sorte de lunatisme ou d'irascibilité se serait envolée, il compte bien s'ouvrir à nouveau à toutes les différences du monde. Pour le moment, rien que la sienne le rendait fou de rage - et ne parlons pas des mutants qui osaient utiliser leurs pouvoirs sous son nez comme si c'était une fierté. A part Behati, Emrys avait toujours eu envie de planter ses crocs dans la gorge de ceux-là et d'en arracher la tête. Être mutant, c'était une putain de malédiction.
Il se retient cette fois-ci de se faire une facepalm magistrale en entendant la série de mots de Mael. Enfin, de mots ; de phrases, de paragraphes, de tout ce que vous voulez. Ce mec-là était une vraie machine à paroles et son ouïe fine et irritable avait sonné l'alarme. Y'avait une sorte d'énervement qui montait et qu'il tentait de tasser à l'intérieur de lui-même, une sorte de colère qu'il trouvait inutile et sans explications - mais apparemment, la bête, elle, appréciait peu le fait d'avoir un sens monopolisé par un être qui parlait trop. Ca lui arrivait régulièrement de gronder et de vouloir refaire surface - mais Emrys avait appris à la contenir dans ces moments difficiles, sauf quand ça devenait trop ; et pour l'instant, ça restait gérable. Et puis elle s'est calmé quand Mael se mit à parler de son don ; sûrement parce que là, il parlait pour vraiment dire quelque chose, et pas pour briser le silence comme on brise une glace. Il fronce un peu les sourcils, Emrys, quand il entend la fin.
« Si ça peut t'rassurer, tu seras pas l'mien. »
Le brun se lève brusquement avant de réorienter à nouveau ses prunelles sur le bouclé à la parole maladroite.
« Pas très utile comme pouvoir. »
C'était complètement faux et il le savait - mais Emrys était ce genre de personnes qui avait besoin de détruire un peu les gens à coups de phrases cinglantes. Il l'aurait feulé, ça, mais ça avait juste sifflé comme une critique rabaissante.
« T'es un peu comme Blanche Neige quoi. Les piafs, tout ça. »
Il marque une légère pause pour enfoncer ses mains dans ses poches et détourner ses iris vers le ciel.
« J'vois pas vraiment c'que tu fous ici c'pas comme si t'avais besoin d'aide pour le gérer ? »
C'était sorti comme une question rhétorique - même si au fond de lui, c'était une réelle question.
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Jeu 10 Sep - 12:04

"Ah. Hum .. Okay." J'ai répondu, j'ai pas franchement trop su comment le prendre alors ça m'a même pas blessé mais ça m'a vachement perdu - en plus Chaton s'est relevé d'un coup et j'ai sursauté, je me serai presque attendu à m'en prendre une dans la volée parce qu'apparemment j'avais dit un truc qu'il fallait pas mais rien est venu. Il est juste resté là comme ça, debout et stoïque, et moi je me demandais ce qui se passait dans sa tête pour qu'il devienne si agité tout à coup. C'était quand même assez violent comme rejet d'amitié, ça, mais au moins ça répondait à une question que j'avais même pas posée.
Mais quand même, je veux dire, c'était quand même une assez triste nouvelle alors il aurait pu y aller mollo, prendre des pincettes et tout - en même temps, il avait pas vraiment l'air du genre de type qui s'en souciait. J'ai essayé de faire genre okay, cool, je m'en tamponne, mais j'avais toujours été vachement mauvais pour cacher mes émotions et c'était un peu vexant de se faire rejeter comme ça, surtout que j'essayais même pas de devenir son BFF. Sans rire, il avait vraiment le caractère de diva des chats, un coup je t'aime et un coup je te calcule même pas, et c'était vachement épuisant. (Et mignon, aussi. Un peu. En même temps toutes les analogies avec les chats étaient toujours mignonnes, donc ça voulait strictement rien dire.)
.. Bon, okay, je rectifiais, il était pas mignon du tout, y'avait aucune trace de chat mignon en lui. J'ai froncé les sourcils et j'ai trouvé ça débile parce que moi-même je m'avouais que c'était plutôt inutile comme don et pas franchement aussi cool que se transformer en panthère ou voler dans les airs ou avoir des capacités télékinésies, alors ça aurait pas dû me blesser qu'il le fasse remarquer mais ça l'a quand même fait, parce que l'être humain était définitivement plein de paradoxes et que j'étais vachement sensible aux remarques dédaigneuses. "Ouais, pas vraiment. Je suppose qu'on naît juste pas tous avec des capacités extraordinaires qui nous permettent de se transformer en bestiole." J'ai dit en levant les yeux au ciel, et finalement je les ai laissés là parce que j'ai avisé un nuage qui ressemblait à un canard. J'étais vachement distrait, comme gars, donc j'en ai un instant oublié la raison pour laquelle j'étais censé être vexé jusqu'à ce que Chaton me la rappelle si gentiment.
"Et toi t'es Grincheux dans les Sept Nains. Super, bientôt on pourra faire un remake." J'ai marmonné, en plus ça collait bien parce qu'il était petit et grognon, mais j'ai évité de le gueuler parce que je voulais pas qu'il sorte les griffes non plus. C'est que après que je me suis souvenu que de toute façon il avait des facultés sensorielles de panthère et que, coucou, je pouvais marmonner dans ma moustache inexistante autant que je voulais qu'il m'entendrait quand même, mais je me suis dit qu'il allait probablement faire comme s'il avait pas entendu. Comme face à, genre, approximativement 90% de ce que je racontais. Sans déconner, même avec un pigeon j'avais des conversations plus profondes. "J'en sais rien. Juste, parfois je peux leur faire faire des trucs totalement involontairement. Enfin, je crois, je suis même pas sûr, ça peut juste être arrivé deux trois fois par de joyeuses coïncidences et tout et ça m'arrangerait, comme ça je pourrais me barrer et retrouver une vie normale sans qu'il soit question de dons ou de mutants ou de conneries de ce genre. Je suis là pour comprendre ça, justement, et puis si possible le maîtriser et me barrer. C'est le plan, en gros."
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il est capable de se métamorphoser en panthère noire ; la bête l'influence aussi en étant humain et c'est pourquoi il vous fixe comme un morceau de viande. En plus de ça, il est nyctalope, et a donc la faculté de percevoir les objets dans l'obscurité et d'y être à l'aise.
c'est un simple élève peu ambitieux qui ne cherche qu'à se fondre dans la masse. dans son temps libre, il se maudit et s'insulte, avant de s'énerver et d'aller gambader sous sa forme animale.
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Jeu 10 Sep - 12:51



Emrys sentait qu'il avait touché un point sensible ou quoi - Mael semblait plutôt vexé et sa réaction ne fit que complimenter son égo. Pourtant, il savait qu'il n'était pas ainsi de base ; pas aussi sarcastique et provocateur, pas aussi emmerdant et joueur. Mais la bête n'était jamais repue de jouer, elle cherchait encore et toujours une nouvelle pelotte de laine dans laquelle y plonger ses griffes jusqu'à épuisement des fils. Il se penche pour ramasser son briquet, calant une nouvelle cigarette entre ses lèvres tout en observant ce Mael un peu irrité. Son ouïe de gros chat lui permit d'entendre les quelques paroles que Mael lâcha à son égard au sujet de son comportement - l'associer à Grincheux ne le fit que froncer les sourcils un peu plus, ravivant la flamme de la colère qu'il avait éteinte quelques secondes plus tôt. Sérieusement ? Grincheux ? Il tente de taire cette vague de chaleur qui emplit son âme, mais cette souris-là qui lui faisait face avait un répondant qui lui plaisait guère. Il encaissa cependant cette reproche - mais il savait que si d'autres suivaient, il ne ferait que s'énerver un peu plus (et encore, c'était un doux euphémisme).
Emrys tire sur sa clope, avalant la fumée qui brûle sa gorge et ses poumons - et Mael reparle à nouveau, s'exprimant sur la raison de sa présence à l'Institut. En réalité Emrys avait toujours été surpris de voir l'existence de pouvoirs comme ceux de Mael, qui ne semblait être qu'une extension de l'intelligence. Pour lui, c'était juste une partie du cerveau qu'ils utilisaient au contraire des autres personnes, un pourcentage en plus - alors que ceux qui sont capables de se métamorphoser, revivre en chaine ou ce genre de choses avaient réellement une anomalie. Anomalie, ouais. Il aurait préféré avoir un don comme Mael plutôt que de partager sa vie avec le félin - y'avait ces pouvoirs là qui aidaient au quotidien au lieu de le briser. Emrys avait hâte de sortir de cet établissement avec la confiance de dompter cet animal qui se cachait dans ses entrailles ; y'avait de belles choses à faire quand on avait des sens plus développés sous forme humaine et une capacité à se transformer en un dangereux félin quand les situations s'envenimaient. Peut-être de quoi mouvementer ce quotidien qu'il avait toujours eu même en dehors de l'Institut ; chose qu'il s'était promis de changer dès qu'il aurait toutes les cartes en main.
« Et continuer une lamentable vie ? »
Il tire à nouveau sur sa cigarette, relâchant cette fois la fumée en une série de cercles qui le fit sourire comme un enfant à qui on soufflait des bulles.
« Imagine, tu peux faire Blanche-Neige et avoir une armée. C'pas plus cool que de se perdre dans l'ombre d'une routine ? »
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Jeu 10 Sep - 17:13

"Tu sais ce qu'est vraiment lamentable ? Juger quand on en sait rien." J'ai rétorqué avec agacement, ça m'a échappé et j'ai à peine eu le temps de penser à le retenir que c'était déjà sorti - c'était stupide parce que y'a pas plus tard qu'une poignée de secondes je l'avais senti se tendre avec ma remarque sur Grincheux et que j'avais pas envie de finir en pâté pour chat, donc lui répondre était probablement pas la meilleure chose à faire dans l'immédiat mais en même temps il parlait vraiment sans savoir et c'était bien connu que j'avais pas de filtre entre ma bouche et mon cerveau. Dans les situations de ce genre un peu critiques et tout normalement je me contentais d'un sourire à fossettes pour apaiser les gens, mais je me suis dit que si je lui souriais là maintenant il allait soit 1) me prendre pour un débile soit 2) croire que je me foutais de sa gueule et me déchirer la jugulaire ou 3) les deux options précédentes à la fois. Celles-ci étant des trucs dont j'avais absolument pas besoin actuellement dans ma vie. "Agis pas comme si tu savais tout sur moi et sur ma future et présente "lamentable" de vie. Y'a une semaine tu savais même pas que j'existais." J'ai dit - enfin, plutôt, j'ai demandé parce que j'étais pas agressif de nature. J'aurai vachement aimé être menaçant et tout parce que j'étais quasi certain que y'avait un bon pourcentage de chance pour qu'il me rie au nez ou se fiche de moi de manière générale, mais je refusais juste de me faire dire par une fausse boule de poil qui me connaissait même pas que ma vie était lamentable. Même moi j'avais plus de fierté que ça, donc c'était dire. Ma vie c'était peut-être pas grand chose, mais au moins c'était la mienne.
"J'en ferais quoi d'une armée ?" J'ai froncé les sourcils un moment avant de hausser les épaules, et j'ai posé mes bras derrière moi pour me pencher en arrière et regarder le ciel. Moi et les armées ça faisait deux - moi et la violence de manière générale ça faisait deux, même, donc je voyais vraiment pas ce que j'en ferais. Puis des lapins ça avait rien de bien menaçant, et c'était clairement pas avec une armée de moustiques que j'allais conquérir le monde. "C'est pas un truc qui me brancherait. Moi j'aimerai bien devenir zoologiste. Je veux étudier les comportements animals et faire prendre conscience aux gens que les animaux sont pas sur Terre pour les Hommes mais avec les Hommes, parce qu'ils sont si injustement vachement sous-estimés alors qu'ils sont super intelligents. Même le poulet dans ton assiette. Tu savais qu'une poule est capable de raisonner, tient compte de ses expériences passées et ses connaissances d'une situation précise, elle sait compter jusqu'à 5, planifier et est capable de compassion ? D'autant plus que y'a jamais rien de routinier quand on travaille avec les animaux - peut-être qu'à tes yeux c'est lamentable, mais aux miens c'est un rêve de gosse. Qu'est-ce que tu ferais, toi, avec une armée ? T'irais défier le monde ?" J'ai demandé, mais j'ai enchaîné sans lui laisser le temps de répondre, dans un rire parce que c'était quand même vachement ironique : "Et puis, tu sais quoi, une vie routinière m'irait parfaitement. C'est tout ce que je demande. J'ai passé ma vie à détester les normes et maintenant tout ce que je veux c'est en faire partie, être normal et pas me trimballer un putain de don."
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il est capable de se métamorphoser en panthère noire ; la bête l'influence aussi en étant humain et c'est pourquoi il vous fixe comme un morceau de viande. En plus de ça, il est nyctalope, et a donc la faculté de percevoir les objets dans l'obscurité et d'y être à l'aise.
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Mar 6 Oct - 16:06


Emrys contenait sa rage avec une difficulté non dissimulée - la colère tâchait ses prunelles et relevait parfois sa lèvre supérieure comme un félin montrant les crocs. L'animal profitait de cette vague de sentiments refoulés ; l'être humain, lui, luttait pour conserver le contrôle de sa personne, bien qu'il doutait de sa capacité à le faire - après tout, il lâchait souvent prise face à la pression de la bête. Emrys aurait aimé faire taire Mael, de n'importe quelle façon ; car chacune de ses paroles étaient un appel à la chose qu'il cachait au quotidien au fond de lui-même. Chacun de ses mots l'agressait, à la fois lui-même et à la fois le félin, chacun de ses mots ne faisaient que l'énerver encore plus qu'il ne l'était. C'était une colère mélangée à une envie de le provoquer encore plus, de vouloir savoir jusqu'où il irait. Mael s'arrêterait-il de causer en voyant ses pupilles devenir des petites fentes énervées et ses crocs frôler son cou, ou tiendra-t-il la conversation face à un gros chat colérique, comme un suicidaire ?
Mais Emrys garde le silence face à ce Mael qui débite une centaine de mots par seconde, se taisant en tendant l'oreille sur ses débats. Est-ce qu'il avait au moins capté qu'il se foutait de sa gueule et n'était que provocation, ou est-ce qu'il pensait réellement qu'Emrys était sérieux ? Il se le demandait bien, lui, dans tous les cas. Il attendit que le bouclé se taise avant de se jeter sur lui, le plaquant violemment à terre en tenant son cou avec sa main, ouvrant la bouche afin que ses dents de chat frôlent la peau du mutant. Il exerce une certaine pression avec ses doigts afin qu'il ne lui échappe pas - quant à son don, il pouvait bien l'utiliser ; Emrys n'était plus qu'un félin qui ne demandait qu'à jouer, là, maintenant, toute suite. A jouer avec son jouet préféré, cet élève qu'il avait rencontré il y a peu, mais qui le distrayait déjà un peu trop.
« J'suis un animal aussi »
Emrys fait courir son souffle sur le cou de Mael avant de se redresser, libérant ce dernier de ses doigts avant de lui esquisser un sourire innocent.
« J'sais qu'on est un minimum futés et que les autres nous sous estime »
Il se met à appuyer sur son briquet, faisant apparaître la flamme et l'éteignant avec une passion que les autres ne comprendraient sûrement pas - mais ça l'occupait tandis qu'il parlait à ce cher Mael.
« La panthère comprend ton choix autant que je le fait »
Nouveau sourire amusé - il avait carrément oublié cette colère que le bouclé avait fait remonté chez lui il y a pourtant quelques secondes de ça. L'art d'être instable, sans doute.
« Mais c'est bon, le poulet »
Il penche un peu la tête, comme pour le rallier à sa cause. Au final, il se souvint qu'il était végétarien et tout ça, alors il cherche pas plus loin et oublia ce sujet qui se serait sans doute terminé sur une dispute - il avait déjà tenté de débattre sur ça avec un végétarien, et il finissait toujours par culpabiliser d'être carnassier. Mais malheureusement pour lui, une panthère n'aime foutrement pas bouffer des légumes à chaque repas. Ça faisait gronder son ventre et ça lui donnait envie de chasser tard le soir.
« Si y'a rien de routinier à bosser avec les animaux, j'viendrais te squatter chaque jour »
Emrys le pousse un peu pour le taquiner en appuyant sur son épaule, avant de se relever - parce que bon, il était debout avant de se jeter sur lui comme ça, et que rester assis ça le bottait pas vraiment. D'ailleurs, il vit sa cigarette à terre qui crépitait et qu'il avait carrément oublié de finir sur le coup. Alors il l'éteint naturellement, parce qu'il en avait plein et que merde, il avait plus envie de fumer, maintenant.
« On bouge ? »
Remarquez le on, quand même, parce qu'il est foutrement rare sorti de sa bouche. Pour lui, y'a souvent je, tu et il. Rarement on. Mais il se disait qu'il abandonnerait pas de sitôt une personne aussi amusante que ce Mael.

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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Jeu 8 Oct - 17:53

J'ai pas pu m'empêcher de crier sous la surprise quand il m'a sauté dessus - je veux dire, genre. Vraiment sauté dessus, au sens littéral du terme et tout, pas au sens figuré qui aurait quand même été vachement plus sympa et qui m'aurait évité de finir étalé sur le sol une main pas très rassurante autour de la gorge. Mais bon. Je suppose qu'on avait pas toujours ce qu'on voulait et que, eh ben, moi j'avais jamais ce que je voulais et que c'était toujours pour ma pomme, les attitudes sociopathes.
"Hey ! Lâche-moi !" J'ai couiné, un mixte entre un ordre et une supplication - je me suis tortillé avec la classe d'un Magicarpe hors de l'eau pour essayer de me déloger et de me barrer plus loin mais, honnêtement, je savais même pas qui est-ce que j'espérai convaincre. Lui comme moi on savait que j'avais zéro chance d'échapper son étreinte, donc j'ai fini par m'immobiliser en poussant des sons indignés par ci par là juste pour pas paraître aussi effrayé que je l'étais. Parce que, genre - suffisait qu'il se transforme en gros matou et hasta la vista Mael, rien que la pensée était terrifiante et j'avais encore plein de trucs à faire aujourd'hui. Sérieux, trois heures de l'après-midi c'était pas une heure pour mourir - moi je voulais mourir le soir ou, je sais pas, même en pleine nuit, pas en milieu d'après-midi quand je sentais le cheval à des kilomètres à la ronde.
Sans rire, je me suis tendu comme un arc quand j'ai senti son visage frôler ma gorge et c'était un peu ridicule que la seule pensée cohérente qui me parcoure à ce moment soit pitié, fais pas le con et frissonne pas mais en même temps, je sentais son souffle contre ma peau et tout. Ca m'a sonné un instant mais j'ai pas quand même perdu une seule seconde à me redresser quand il m'a relâché, je me suis massé la gorge comme si ça allait le faire se sentir ne serait-ce qu'un tout petit peu coupable, et juste pour qu'il notifie pas mes joues rouges j'ai lancé ironiquement : "Je vais prendre ça pour un surplus d'affection - juste, la prochaine fois que tu veux des câlins, demande plutôt que bondir, Chaton." en levant les yeux au ciel. En faisant genre que, vous savez, ma vie venait pas de défiler devant mes yeux ni rien.
J'ai quand même préféré pas tenter ma chance et j'ai laissé passer sur le goût du poulet, j'ai juste levé les yeux au ciel sans rien répondre parce que j'avais pas envie de me faire égorger pour de vrai, cette fois-ci. Mes engagements j'y tenais, mais j'étais pas con et suicidaire non plus. Par contre, je me suis pas gêné pour sourire et me marrer à sa remarque d'après, comme quoi il allait venir squatter - je l'en empêchais pas mais, eh bien, je suppose que lui dire serait pas vachement ingénieux parce que ça avait pas l'air d'être trop réciproque, alors à la place je me suis juste moqué, en lui rendant son coup dans mon épaule : "Sûr que tu réussirais à supporter le climat polaire ? Sur la banquise on te repérerait en un instant, sous ta forme de panthère. Pas super idéal, ça et les coussinets gelés." Sans rire, je demandais vraiment à voir ça. Il tiendrait même pas un jour, il était juste pas adapté. Ou, du moins, sa forme animale était pas adaptée - lui, je demandais à voir.
Par contre, c'est sa dernière question qui m'a vachement surpris et je l'ai regardé sceptiquement un instant, l'oeillant prudemment avant de finir par me décider à me relever, parce que j'étais un mec foutrement obéissant même quand j'étais sceptique. Debout j'étais plus grand d'une bonne tête que lui et il perdait tout son côté menaçant, ça me faisait toujours marrer dès que j'y pensais mais là j'étais trop occupé par me demander ce qu'il avait derrière la tête pour lui lui faire remarquer. Puis je voulais pas me faire griffer, non plus. "Ca dépend. Tu comptes retourner terroriser Amadeus et Epona où t'en as fini pour aujourd'hui ?"
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Lun 9 Nov - 15:04

Il avait retenu un sourire à la réponse de Mael sur son projet professionnel - en effet, la banquise, à lui, c'était pas sa passion. Emrys retint même un frisson à l'idée d'y poser ses pattes, la personne qu'il était et l'animal lui-même n'étant pas des adeptes du froid (suffisait de le voir porter plusieurs couches de vêtements, le visage caché dans une grosse écharpe en hiver, pour voir que les températures basses, c'était pas son truc, à lui, de base), puis il avait faillit rire à l'image de Mael emmitouflé pour survivre au climat. C'était mignon et particulièrement comique, comme image, mais elle s'échappa de son esprit au moment même où il se levait. Il avait d'ailleurs hésité à lui tendre la main pour l'aider à se relever, mais sa sympathie à lui se résumait souvent qu'à quelques mots - même si il avait une certaine difficulté à savoir faire la différence entre les divers tons à adopter, quels mots étaient adaptés, tout ça - et l'idée d'aider avait beau parfois l'effleurer, il réussissait rarement à en faire le geste. C'était tout sauf naturel chez lui, justifié par plusieurs années à vivre seul et à ne sortir qu'en cas de nécessité.
Il penche un peu la tête à la question de Mael, reconsidérant vraiment la question - parce que c'était connu que c'était un gamin, et que l'idée de foutre le bordel dans ces écuries là était vachement attrayante, surtout quand on était au courant du pouvoir du gars à côté, largement capable de capter la panique de ces équins. Et quitte à ennuyer les chevaux, pourquoi pas en profiter pour emmerder aussi Mael ? Il allait se laisser tenter quand le râleur qu'il était refit surface, jugeant que le jeu devait au moins cesser pour quelques heures. Emrys offre alors un grand sourire à Mael, avant de commencer à marcher, détournant son regard du bouclé pour le glisser sur le sol, s'amusant à pousser quelques vieilles pierres avec ses pompes au passage. Il s'arrête, lève un peu la tête, cherche de ses prunelles la silhouette de Mael avant de se souvenir qu'il était non loin de lui, et fit une petite moue déçue en se répétant les noms des chevaux. « Vraiment cliché, comme sobriquet, n'empêche, y'a un flagrant manque d'imagination. » Il renifle un peu, et reprend son briquet pour capter son attention sur la flamme et occuper la partie hyperactive, enfantine et espiègle de sa personnalité. Emrys fait un bref mouvement de sa main libre, signifiant à Mael de passer devant : « J'sais pas où aller, j'te laisse décider, s'tu veux bien. » Il fronce alors les sourcils, approchant le feu de la paume de sa main gauche, effleurant la source de chaleur avec sa peau tout en adoptant un air sérieux - plutôt rare chez lui, d'ailleurs. « Tu fais ça, de ton temps libre ? T'foutre de la paille partout, tes godasses dans l'crottin et t'parfumer à l'odeur équine ? J'te voyais bien écrire des poèmes près d'un lac et réviser jusqu'à pas d'heure, tu brises un peu l'mythe là, j't'avouerais. »
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Ven 13 Nov - 21:38

"Tu parles à un mec dont le dalmatien s'appelle Pinceau, là. On peut difficilement faire pire." J'ai ri, j'ai fini par hausser les épaules parce que je trouvais ça mignon, moi, au bout du compte, même s'il avait raison sur un point : c'était terriblement pas original. Mais bon, Disney c'était comme Pokémon, indémodable tout pareil, alors j'allais pas me priver des références.
Sans rire, je me suis demandé pourquoi il m'avait fait lever alors que tout ce qu'il faisait c'était tourner à moitié en rond et shooter dans des cailloux, puis il traînait autour avec cet air de chiot perdu qui attend quelque chose, qui s'occupe comme il peut avec son briquet parce qu'il a envoyé bouler plus loin toutes les pierres existantes aux alentours et que maintenant il a plus beaucoup d'autres options. C'était vachement fascinant à regarder - je savais pas si j'avais plus envie de le comparer à un gamin hyperactif ou à Pinceau quand il attend l'heure de sa promenade. Finalement, il a fini par s'immobiliser et moi j'ai dû me faire violence pour pas jouer le rôle de sa mère et lui dire d'arrêter de jouer avec son briquet parce que c'était potentiellement dangereux et qu'il pourrait se faire mal.
"Oh. Hum .." J'ai haussé tentativement les épaules, juste avant de lever la tête en l'air vers le ciel parce que c'était un réflexe stupide que j'avais quand je réfléchissais - j'ai eu une illumination en regardant le panorama et je me suis exclamé : "Le toit ! J'y suis jamais allé.", parce que j'étais obsédé par les hauteurs. J'étais vachement un bon grimpeur gamin, sans rire, un vrai bouquetin, mes parents ils m'avaient retrouvé plus d'une fois perché n'importe où. "Puis le soleil va bientôt se coucher, je veux voir la vue qu'on a de New York là-haut ! Viens !" J'ai donné un coup de tête vers le toit et je l'ai pas attendu pour entamer la marche dans la direction générale du bâtiment, même si j'avais absolument aucune idée d'où j'allais précisément. "T'y es déjà allé  ?" J'ai posé la question parce que ce serait vachement plus pratique - ça m'éviterait pas mal de me perdre sur le chemin, je lui refilerai discrètement le commandement et je me contenterais de suivre tranquillement. C'était presque une métaphore de ma vie, ça.
"Yup. Désolé de décevoir." J'ai répondu dans un rire, et je souriais toujours quand j'ai dit : "Mais je révise jusqu'à pas d'heure, aussi, rassure toi - hier j'ai donné un cours de biochimie de deux heures à Tarzan ici présent," j'ai vaguement pointé l'écurie derrière nous du nez, "parce que, tu sais. Mémoire auditive et tout, puis y'a qu'aux chevaux que je peux disserter sur la biochimie pendant deux heures sans m'en prendre une. Donc. Au final je colle vachement bien au cliché du nerd, si tu remplaces les consoles par des bestioles." Au final j'ai haussé les épaules parce que j'en avais pas grand chose à faire des représentations sociales auxquelles on pouvait m'associer, que ce soit nerd ou quoi que ce soit d'autre, parce que le principe de base des représentations sociales en lui-même était vachement crétin. "Et toi, tu fais quoi de ton temps libre ? Tu vadrouilles dans le coin sous ta forme féline ? Tu terrorises une ou deux souris ?" J'ai blagué, j'ai fait genre conversation casual et tout mais en vérité presque je me suis agenouillé et j'ai prié pour pas qu'il évince ma question, parce que j'étais vachement intrigué à son sujet. "T'es là depuis combien de temps, au fait ? Je veux dire, à l'institut et tout."
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c'est un simple élève peu ambitieux qui ne cherche qu'à se fondre dans la masse. dans son temps libre, il se maudit et s'insulte, avant de s'énerver et d'aller gambader sous sa forme animale.
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Ven 5 Fév - 15:40

Emrys, il lève le nez à son tour, observant la couleur du ciel puis le bâtiment pas loin - l'idée d'aller voir un couché de soleil sur un toit l'avait jamais effleuré, et la pensée de partager ce moment avec l'ami des animaux ici-présent, encore moins. Il suit Bouclettes tout en faisant un signe négatif de la tête pour répondre à sa question, parce que VRAIMENT, il était loin d'être romantique et encore moins un fanatique de la beauté de mère nature (tout dépendait des situations et des éléments, mais clairement, il n'avait jamais été fasciné par le soleil, ou le ciel en général), et il se demandait bien si Mael avait conscience que son invitation pouvait être prise dans une autre signification qu'amicale. Ben ouais, dans les films, y'avait que les couples pour mater ça, et bien qu'il trouvait Mael plutôt bien foutu (même si le contraste de sa carrure avec son esprit enfantin et innocent le perturbait un minimum), il n'arrivait pas du tout à s'imaginer avec. Peut-être parce qu'aussi, il ne pouvait pas se voir avec quelqu'un, peu importe qui c'était : il se trouvait bien trop dangereux avec son imprévisibilité pour pouvoir vouloir se caser avec quiconque. Là n'est pas le sujet, mais l'invitation de Mael le troublait tout de même, et il arrivait encore à douter de sa propre orientation sexuelle. Alors, Emrys, t'es comment toi ? Bisexuel, pansexuel, ou carrément asexuel ? S'il pouvait, il se ferait une belle facepalm pour réfléchir à ces questions alors qu'il était en compagnie d'un ami - et même si ça faisait mal à son coeur de se l'avouer, mine de rien, il était drôlement attaché à ce groupie de pokémon, mais il remettait ça sur le compte du pouvoir de ce dernier ; ça lui paraissait totalement logique de se sentir bien à ses côtés, et même la bête était apaisée (si on ignorait ses répliques acérées). Emrys, il tourne enfin la tête vers Mael, avec un petit air concentré. « C’est un rendez-vous ? Un truc à l’eau de rose ? » Il sourit après, avec ses grandes canines de chat, et le pousse un peu, gentiment, pour lui montrer la boutade ; même si franchement, ça y ressemblait beaucoup. Puis c’était quand même vachement chiant d’aller matter un coucher de soleil, alors que y’a plein de trucs à faire plus intéressants, comme manger (surtout manger, en fait). Il fit mine de réfléchir, s'arrêtant, avant de poser sa main sur l'épaule de Mael en le poussant à pivoter pour lui faire face. « Moi j'pense que j'vais y aller au final. » Emrys, il enfonce son doigt dans la joue de Mael comme un enfant, penchant légèrement la tête sur le côté pour tenter de voir une fossette, parce que, mine de rien, les fossettes à Mael, elles sont géniales, et il était certain qu'il pouvait y enfoncer des bouchons de crayons bic. « Avant que je file, tu préfères qu'on s'retrouve où demain ? J't'aurais bien proposé un tour au bar, mais si t'as meilleur idée, vas-y. » Il avait pas grand chose à faire, aujourd'hui, Emrys, mais il avait envie, justement, laisser un peu la fin de journée à sa panthère, et fallait mieux pas le faire près de Amadeus et Epona, parce que Mael il râlerait encore. Ayant remarqué qu'il n'avait pas répondu aux nombreuses questions de ce dernier (sa petite mémoire lui fait souvent défaut - même si ça révèle plus de l'inattention - mais personne n'est parfait, on va se le dire, et les mutants en sont la preuve vivante) « Naaan, j'fais gaffe aux souris, imagine c'est des gens de l'institut, manquerait plus que j'sois encore lié à un foutu meurtre ! » Il esquisse un petit sourire provocateur, un de ces sourires qui voulait dire "tu sauras jamais la vérité parce que jlai décidé". « Et j'suis là depuis tellement de temps que jle compte plus. » Bon, j'pense que niveau réponses aux questions il aurait pu faire mieux, clairement, mais ça l'amusait fortement de faire tourner Mael en bourrique et de rien révéler sur sa personne. Un jeu de chat et de souris, quoi. N'empêche que le rongeur avait invité le félin à voir un coucher de soleil, et le prédateur a proposé à la victime de boire un verre dans un bar. Comme quoi, c'est quand même vachement hilarant, la vie.
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Sam 6 Fév - 14:58

"Ah, mince, tu m'as eu - je compte définitivement te charmer avec mes cheveux emmêlés et mon teeshirt sale. Ca marche ?" J'ai blagué, et puis honnêtement j'avais pas trop considéré le truc mais c'est que ce qu'il disait était vrai, quand même, ça avait pu sonner un peu ambigu excepté qu'on était pas dans une fichue série télé, que personne draguait encore devant des couchers de soleil du haut des toits. En même temps, c'est clair que fallait que je fasse attention à ce que je dis, y'en a qui s'étaient vexés pour moins que ça - l'hétérosexualité c'est un truc vachement fragile, faut croire. Au moins, lui, il semblait pas trop perturbé. "Tu sais, si j'avais vraiment voulu te draguer, j'aurais au moins essayé de trouver une excuse pour prendre une douche avant. Ou alors je t'aurais invité à m'y rejoindre, peut-être." N'empêche que, pourquoi pas - je veux dire, c'était pas mon intention première mais je m'y opposerai pas complètement, non plus. Mais bon, plutôt que de dire une connerie je lui ai rendu son coup d'épaule en essayant de pas l'envoyer valdinguer plus loin, non plus, parce qu'il était vachement petit et pas bien gros, et je lui ai décoché un sourire.
Je peux pas dire que j'étais vachement surpris quand il m'a arrêté pour dire qu'il s'en allait - il restait jamais bien longtemps, apparemment, mais je me suis défendu d'être déçu parce que y'avait pas de raison d'être déçu. Puis, de toute façon, j'ai pas pu rester désappointé bien longtemps vu qu'il a enfoncé son index à l'endroit où y'avait ma fossette et j'ai pas pu m'empêcher de sourire comme un débile parce que c'était vachement mignon et un peu enfantin, aussi. "Okay." J'ai répondu, comme s'il en avait quelque chose à fiche que je lui donne mon approbation ou non, et par contre c'est face à ce qu'il a ajouté que là j'ai carrément pu dire que j'étais surpris et que je m'y attendais pas. On avait jamais rien prévu et j'aurais voulu lui dire que j'avais une vie, quand même, qu'il pouvait pas faire des plans comme ça, j'aurais presque trouvé ça un peu gonflé même, mais de toute façon c'était faux parce que j'avais prévu de passer ma soirée du lendemain emmitouflé sous les couvertures devant FRIENDS alors je me suis retrouvé à hocher vigoureusement la tête avant même d'avoir le temps de le réaliser. Puis je l'ai secouée, après, avant de finir par me souvenir de ce truc qu'on appelait langage articulé et qu'était vachement pratique, fallait dire. "Non. Enfin, non, j'ai pas de meilleure idée - un bar ça me va. Où ? Quand ?" Je me suis dit que j'aurais pu faire semblant de réfléchir, quand même, checker mon agenda et tout pour faire genre j'étais un mec avec des plans, mais fallait dire que mes journées étaient pour la plupart pas très animées et que j'étais un mauvais acteur, de toute façon.
Finalement, j'aurais presque préféré qu'il réponde pas à ma question quand il s'est mis à causer d'être "encore lié à un foutu meurtre", et puis c'est là que je me suis rendu compte que fallait vraiment que j'arrête de poser des questions, aussi, parce que les réponses étaient pas toujours sympa à entendre. Je veux dire, c'était Chaton, quand même, donc une part de moi était suspicieuse à une farce pendant que l'autre se contenta de clignoter des yeux un moment avant de demander : "Uh. Définis "encore" ?" Fallait dire que j'apprenais pas de mes erreurs, moi - mais de toute façon je doutais qu'il y réponde. Evidemment, il a fallu que je me mette à divaguer juste après, parce que je voulais définitivement pas pensé qu'il était un meurtrier mais, en même temps-- il l'avait dit, tout à l'heure, qu'il se limitait qu'à la viande féline. Y'avait dissonance cognitive, là, et ça allait pas du tout. "Tu sais, c'est l'avantage de la salade - au moins, ça risque pas de te sauter au visage et t'attaquer. Enfin, je veux dire .. à moins que y'ait des mutants qui se transforment en laitue ? Tu crois que ça existe ?" Je veux dire, il avait cet air sur son visage, et son sourire j'étais sûr qu'il me narguait. C'était même pas des réponses, ça, en plus, c'était juste des indices de pacotille qui satisfaisaient absolument pas ma curiosité mais qui faisaient que l'aiguiser, même. J'en aurai mis ma main à couper qu'il en faisait exprès, et puis que ça l'amusait de me faire flipper pour rien. Disons que c'était l'hypothèse la plus rassurante que j'avais pu trouver, en fait. "Ca veut dire que t'es là depuis tes seize ans ? T'as quel âge, là ? Tu dois pas avoir plus de vingt ansn vingt et un, peut-être. Hey, est-ce que ta panthère vieillit comme toi ou elle est indépendante ? Parce que vingt ans, quand même, c'est vieux pour un gros chaton."
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il est capable de se métamorphoser en panthère noire ; la bête l'influence aussi en étant humain et c'est pourquoi il vous fixe comme un morceau de viande. En plus de ça, il est nyctalope, et a donc la faculté de percevoir les objets dans l'obscurité et d'y être à l'aise.
c'est un simple élève peu ambitieux qui ne cherche qu'à se fondre dans la masse. dans son temps libre, il se maudit et s'insulte, avant de s'énerver et d'aller gambader sous sa forme animale.
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Jeu 18 Fév - 21:16


Il sourit grand, Emrys, quand Mael a causé de vêtements sales et tifs emmêlés, et même la douche, parce que ça lui rappelait les vieux scénarios pourris de porno (bon, je vais pas défendre l'animal en disant c'est qu'on lui a dit, il n'en regarde pas, car après tout, le fait qu'il soit attiré par rien physiquement, mentalement, sexuellement parlant, éclaire tous les doutes qu'on pourrait avoir sur les passe-temps d'Emrys, mais au final, comme la majorité des gens, il a cliqué une fois sur un lien pour voir si, oui ou non, ça faisait quand même des papillons dans le bas-ventre, de voir ce genre de vidéos - et si vous voulez savoir, la seule réaction qu'il a eu face à du porno, c'est un énorme sentiment de dégoût parce qu'il avait l'impression de faire du voyeurisme. Bref, toute cette parenthèse pour étancher votre soif de savoir où il a su que, mine de rien, cette scène faisait vachement intro de porno.) et il se fait rire lui-même en rajoutant, dans sa tête, "porno homo", non pas que ce soit vachement drôle en soit, mais juste, il avait jamais pensé qu'il pouvait penser à du porno en étant face à Mael, quoi, ce mec puait l'innocence à des kilomètres, et il avait l'impression de la souiller rien qu'en comparant le moment à une vidéo internet. Comme dit précédemment, hein, la vie, c'est tout de même drôle, et il s'en voulait d'avoir loupé autant d'années enfermé dans cet Institut, à participer aux cours sans y être réellement et en butant dans les gens tel un zombie sans s'intéresser à eux - parce que si les gens d'ici avec tous un truc particulier, comme Mael et son humour/sa naïveté, ça lui donnerait grave envie d'être plus sociable. Et puis il reparle du bar, et Emrys se demande si c'est finalement une bonne idée ; même si monsieur Mael faisait plusieurs bonnes têtes de plus que lui, il avait tout de même l'air d'être plus jeune (et ça aussi, ça le faisait marrer, parce que lui il se trouvait plus adulte que Mael, mais il était largement plus petit, et plus fin, et Mael faisait armoire à glace super grand avec un mental d'enfant, et pour lui, c'était aussi comique que la blague du j'ai volé ton nez à un gamin de quelques années).
Là, Mael rebondit sur le 'encore', comme si c'était tiré de la phrase la plus surprenante qu'Emrys ait dite jusqu'ici. « Bah ouais, encore. T'sais ce genre de pseudo-don, ça se libère pas en lucioles et en petits coeurs partout. »  D'ailleurs, il venait à se demander si son pouvoir allait encore se développer. Les canines, ça fait longtemps, mais pourquoi il ressemble pas aux nekos boys du Japon, là ? Ça aurait été hilarant. Mignon, aussi, pourquoi pas. Enfin, il se demandait pourquoi il pouvait voir dans le noir mais avait toujours un équilibre à chier, et puis après il se rappelait que le monde, c'était pas une machine à exaucer les voeux, sinon il serait millionnaire, c'était certain. « J'suis certain y'en a qui deviennent des fleurs. Imagine on l'arrache ? C'est aussi triste que mourir écrasé quand tu deviens un chat. » Emrys marque une pause, et il aurait bien bouger ses moustaches, mais c'était définitivement pas un neko boy. « Puis la salade, ça reste entre les dents. C'est tout sauf sexy en rendez-vous. »
Emrys il ronchonne aux nouvelles questions de Mael, parce que là, on aurait dit qu'il cherchait à le retenir. Bla bla bla. « J'ai 23ans, j'suis là depuis mes 20ans, et ma panthère, elle vieillit comme moi, sauf qu'elle puise dans mes ressources humaines. Donc ouais elle a 23piges mais vu que j'suis un Homme, bha ça parait pas vieux, 23ans, en humain, donc c'est aussi jeune dans le monde de ma panthère, tu vois le truc ? » Peut-être qu'il voyait pas, mais Emrys était pas doué en explications et puis, c'était pas intéressant de parler de ça, parce que ça voulait dire qu'il aurait pu être dangereux en étant gosse, vu qu'un bébé gros chat c'est pas aussi gentil qu'un bébé petit chat. Heureusement qu'elle a décidé de prendre sa liberté un peu plus tard, cette bête-là, qu'il se disait, parce qu'il peut vivre avec des vies volées sur la conscience, mais tuer un gosse, il aurait pas pu survivre avec ça.
Bon, après avoir raconté tout ça, Emrys il fit un petit signe de main à Mael et il s'enfuit des écuries vite et sans bruit, tout en glissant une nouvelle clope entre ses lèvres.
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MessageSujet: Re: somewhere only we know (emrys)   Lun 22 Fév - 13:32

"Mais du coup ça veut dire que .. T'as tué des vrais gens et tout ?" J'ai dit avec une certaine prudence, et puis j'ai carrément bugué parce que c'était pas comme tout à l'heure où il me disait qu'il avait déjà goûté de la viande humaine, là, c'était carrément des aveux de meurtre. Il avait tué des gens, des vrais, des vivants, et c'était- c'était super mal, je l'ai regardé avec des grands yeux parce que à ça je m'y attendais pas. Je veux dire, c'était pas nécessairement sa faute, m'enfin j'aurais au final préféré qu'on en reste à notre conversation de plus tôt et qu'il réponde pas à mes questions - je préférais faire genre de croire qu'il se nourrissait de, je sais pas, de cadavres et de charognes. Autant dire que là j'étais plutôt secoué, puis qu'au moins ça m'apprendra à tout le temps poser des questions.  curiosity killed the cat, ha. "Mais- enfin- tu ! .. Tu peux pas, je sais pas, aller chasser les lapins, plutôt ? C'est un peu chiant, les gens, m'enfin quand même .. Faut pas les tuer, non plus." J'ai eu peur pour ma vie, un instant, je me suis dit que j'espérai qu'il allait pas me bouffer, moi aussi, puis finalement j'ai réalisé que c'était carrément crétin - si il avait voulu m'égorger il l'aurait déjà fait bien plus tôt, genre, à la blague de Grincheux. Il avait pas trop semblé apprécier l'humour de la référence Disney. Donc. Hypothétiquement, j'avais pas grand chose à craindre. Hypothétiquement.
Bon. Ca m'a pas empêché de me tendre un peu, quand même, j'étais pas complètement un abruti suicidaire, ça me gonflerait un peu de mourir dans un futur proche. N'empêche que presque je me suis senti stupide, à en faire une grosse affaire alors que lui semblait pas plus dérangé que ça ; je me suis demandé comment il faisait parce que, moi, j'écrasais une fourmi que je me sentais coupable pendant des heures, j'imagine même pas ce que c'est de tuer quelqu'un, puis surtout jamais je pourrais avoir l'air si tranquille de l'admettre. Heureusement que le sujet est retombé, et je me suis laissé distraire parce que de 1) j'en avais bien besoin, de plus penser à cette histoire de meurtre et de retourner faire l'autruche, puis de 2) j'étais vachement susceptible, même si je l'avouerai jamais. J'avais mon honneur de vegan à défendre et tout. C'était l'une des seules choses que je défendais, fallait dire. "Un steak sanglant dans l'assiette c'est pas super hot, non plus." Je lui ai répondu, carrément indigné, puis moi largement je préférais avoir de la salade coincée entre les dents que le goût de cadavre sur la langue. Merci, mais non merci - j'avais tenu une semaine à sortir avec un omnivore avant de plus pouvoir supporter le goût de mort dans sa bouche. Non, franchement, c'était dégueulasse.
Puis il s'est mis à causer mutants et fleurs et tout, je me suis dit qu'en même temps c'était pas très malin de se transformer en fleur mais quand même, presque j'aurais fait la moue parce que c'était un truc vachement triste auquel penser. C'était vrai que les fleurs, on les arrachait tout le temps. C'était pas super sympa pour elles. "J'espère que tu regardes des deux côtés de la route avant de traverser, toi, au moins." J'ai dit, ça m'emmerderait vachement qu'il se fasse taper par une voiture et tout. Il était sympa, quand même, je l'aimais bien, puis les chats écrasés sur la route ça rendait toujours triste. C'était pas un beau spectacle.
C'est après avoir dû me répéter deux trois fois dans la tête ce qu'il venait de dire que je me suis dit qu'il expliquait comme un pied, franchement, mais j'ai pas eu le temps de le lui dire qu'il m'a salué et qu'il s'est éloigné, donc j'ai fait de même sans rien ajouter. .. Non, je blague, évidemment que j'ai causé, j'ai commenté un peu en retard : "T'expliques comme un pied." avant de le saluer, moi aussi, puis je suis parti parce que le toit m'attendait et tout.
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