.
 

L'hiver arrive ! Du moins, il est bien arrivé à New-York. Profitez-bien de la neige !
C'est hallowen les amis ! Et si vous faisiez un petit tour par notre sujet commun pour fêter l'occasion ?
L'intrigue numéro 6 est toujours en cours ! Pour le moment, tout le monde est encore plus ou moins entier...espérons que cela ne change pas !
Une nouvelle intrigue a fait son arrivée sur MAP ! Pour s'inscrire, c'est ici ! Vous avez une semaine pour vous inscrire !
Bienvenue dans cette nouvelle partie du forum ! C'est ici que vous serez informés de l'avancée des intrigues en cours ! Elle est pas belle la vie ?
L'intrigue de slenderman est achevée ! Vous pouvez découvrir ou redécouvrir cette aventure ici.
Le procès des intrigues de Norvège et de Boston a pris fin. C'est par ici pour en savoir plus !
L'admin qui s'occupe des annonces tient
à rappeler que cette partie est très importante à lire, merci heart
Les non validés ont bien évidemment le droit de flooder,
enjoie chope
Le tumblr du forum est ouvert BITCHES. Cliquez ici.
Toujours le même conseil aux nouveaux, et anciens, de lire
le bottin des pouvoirs
pour éviter tout malentendu chou
ATTENTION ! le forum a des problèmes et se reboot constamment.
SAUVEGARDEZ-VOS MESSAGES AVANT DE LES POSTER

Partagez | 
 

 Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Feuille de personnage
statut: administrateurclasse deltaangry unicorns
- Halvard Stinson -
duco corporis

Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
11/03/2014
Tom Felton
Avatar : @Adament; Gifs profil & Signature : @brooklynofrph, @Adament, Tumblr.
1456

MessageSujet: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Ven 17 Avr - 2:46


Halvard & Blake

But whichever way I go, I come back to the place where you are…

Bon sang, Halvard, reprend tes putains d’esprits. Tu te secoues le crâne, essayant ainsi par ce geste de te virer certaines idées de là-bas. Tu es un peu paumé, un peu désorienté. Tu ne peux plus te cacher dans le labyrinthe, tu dois le quitter, tu dois en sortir. Tes souvenirs restent coincés. Tu es voué à ne plus penser à autre chose, condamné à sentir des papillons au niveau de ton ventre lorsque tu ressasses les événements qui ont parsemé ton existence depuis que le pas a été finalement franchi entre vous deux, de la plus merveilleuse et la plus délicieuse des façons. Comme le fruit d’une boîte à musique entêtée, la ritournelle incessante te fait perdre toute direction, et plus rien n’a de sens. Tout se répète dans ta jolie tête, et tu ne sais pas comment boucler ce cycle vicieux qui te fait perdre les pédales. Même le moyen habituel de ne plus penser à tes soucis te paraît vain à présent, car c’est justement ce dont tu as le plus peur désormais. Car Blake a laissé des traces indélébiles partout sur ton corps, il t’a proclamé sien. Ses griffures, ses morsures, invisibles à l’œil nu, mais concrètes au toucher. Tu peux ressentir chacune d’elle comme une évidence tracée sur ton corps, marquant à jamais la douceur de ta peau de quelques rugosités que tu n’échangerais pour rien d’autre au monde. Assis sur le rebord de la piscine, les pieds dans l’eau, tu observes tout ce beau monde avec des yeux très attentifs.  "Did that… Did that… Wait… Yeah, did that also. Didn’t do that but wouldn’t even if he was the last man beside me standing." Tu murmures ton palmarès à des auditeurs invisibles, tu évacues ton exaspération en essayant de renouer avec ce que tu es. Tu es celui qui ne reste jamais dans le même lit. Tu es l’oiseau migrateur qui s’éloigne à chaque fois que cela devient dangereux. Pourtant, en ce moment, tu flirtes avec le danger même, en t’autorisant à penser à lui comme ça. Tu as presque des hallucinations le concernant, croyant le voir parfois remonter à la surface de l’eau, avec ce regard qui sonde les tréfonds de ton âme sans gêne aucune. Tu ferais mieux de prendre une baignade pour l’oublier. Tu ferais mieux de te rapprocher de quelqu’un au beau milieu du bassin, et ébranler son univers avec le minimum requis. "Would totally hit that…" Tes iris s’attardent sur le dos qui quitte l’eau, une lueur intéressée les animant du feu habituel. Le fixant intensément, tu cherches à le faire retourner avec le simple poids de ton regard. Il s’exécute, brûlé par ton œillade, et une moue déçue s’affiche sur tes traits. Pas assez bon. Jamais assez bon. La superficialité t’étouffe et te dévore, tu ne trouves d’attirant chez quelqu’un que le physique, ne t’intéressant jamais suffisamment au reste puisque pour toi, ça se résume à une nuit. Une seule et unique. Alors pourquoi fais-tu le con à penser à un individu avec qui tu l’as déjà eue, cette foutue nuit ?

Tu te décides enfin à quitter l’étendue aquatique qui commençait à te donner l’impression qu’elle se transforme en sables mouvants. Entraîné vers le bas par ta propre stupidité, tu sais que ce n’est pas uniquement le fruit de ton imagination, que cette sensation est indépendante du lieu où tu te trouves. Tu t’es laissé berner, et tu en paies le prix pendant chaque seconde qui passe. Tout ce que tu as cherché à éviter jusqu’ici t’explose à la figure, et tu es désormais la risée des spectateurs de ta conscience. Tu es la victime d’un gag comme jamais tu ne l’as été. Ce refus d’être fasciné par quelqu’un, d’éprouver le besoin de l’explorer avec beaucoup plus de profondeur, de ne pas te contenter de simples plaisirs sexuels… C’est nouveau mais pourtant si cruellement familier. Toutes ces années de réticence s’écroulent, et les montagnes derrière lesquelles tu te cachais se font abattre comme si elles étaient faites de sable. Ce soir, tu sors. Ce soir, tu l’oublies, lui et ces réclamations que ton corps fait incessamment, comme si tu étais en mesure de les lui offrir. Non, il faut passer autre chose, impérativement. Car cela devient trop imprudent. Tu t’habilles donc pour l’occasion. La chemise vient tracer les muscles fins de ton physique, t’allant parfaitement comme un gant comme si elle était faite sur mesure. Le pantalon, quant à lui, vient mettre en valeur une certaine partie de ton anatomie, non pas que tu en aies vraiment besoin. Tu chasses ce soir, et tu ne reviendras pas bredouille. Tu es prêt, paré, et tes pas sûrs d’eux te portent vers le garage où t’attend ton bolide. Cette foutue idée que quelqu’un a imaginé selon laquelle celui qui a un véhicule impressionnant cherche à compenser la taille d’autre chose te fait soupirer. Tu n’as pas honte de ce que tu as, c’est parfait comme c’est, et c’est à ta convenance. Alors si tu veux t’offrir une putain de voiture qui fait rager tout le monde, tu le fais.  Installé sur le siège, tu fais rugir la Porsche, tu ouvres le toit et les vitres, tu t’élance dans une course contre toi-même, contre le vent, contre tout. La route est déserte, il n’y a que toi et la bourrasque qui rabat tes cheveux en arrière.  Et bientôt tu ne seras plus tout seul, car tu as bien l’intention de passer la nuit avec quelqu’un.

L’avantage quand on a de l’argent, c’est qu’on n’a pas peur d’en dépenser. Si on n’est pas radin bien entendu, et tu es loin, à des années lumière de l’être. Tu dépenses sans compter, sans t’en soucier, et c’est tant mieux ainsi. C’est pour ça que tu réserves une chambre pour deux dans cet hôtel outrageusement cher, et que tu es désormais accoudé à son bar. Tu préfères ne rien laisser au hasard, et tout préparer à l’avance.  Et puis, dans un endroit pareil, les différences sont aussi présentes que les bulles dans ton verre de champagne, dont tu retraces lentement le contour d’un air ennuyé. Ce n’est pas du tout l’expression que tu devrais arborer si tu veux réussir à attirer quelqu’un, mais c’est plus fort que toi. Tu n’éprouves plus de plaisir à chercher, à trouver. Ce qui s’est passé plus tôt à l’institut en est la preuve incontestable. Et maintenant, tu ne lèves mêmes plus prunelles tellement tu es agacé par ce tourbillon d’émotions qui t’ébranle ton intérieur. Au final, ce n’est pas le bon décor, tu déposes un bon pourboire sur le comptoir puis tu t’en vas avec un dernier soupir. Tu es malade. Malade de lui, malade de ces réminiscences qui s’insinuent dans ton esprit tel un venin mortel, qui t’annihile petit à petit. Il fait nuit noire dehors, et une légère brise vient secouer tes épis agréablement. L’hôtel se trouve sur le boulevard, il y a tellement de monde à New York, tellement de possibilités. Et pourtant, tout est dépeuplé selon ta perspective. Tu fronces des sourcils, intimement convaincu que ceci n’augure rien de bon, ce poids contra ta poitrine qui prend de plus en plus d’ampleur. "Excuse me… Sir?" Tu te retournes, te sentant visé. Tu as l’impression que tu connais ton interlocuteur, pourtant impossible de mettre un nom sur le visage. "You forgot your phone upstairs." Il n’est pas moche à regarder. Pas du tout même. Et ce sourire aguicheur qu’il arbore veut absolument tout dire. Puis ça fait tilt dans ta tête, et tu le reconnais. Trop distrait pour vraiment remarquer à quel point il est intéressant, tu te rends finalement compte que c’est le serveur. "Aren’t you supposed to stay there? You could get fired, and I don’t think my tip is enough for you to quit your job." Un rictus un peu méchant vient étirer tes lèvres. Tu es la reine des abeilles alors qu’il n’est qu’un faux-bourdon. "My shift was over a while ago. I stayed because someone gave me a reason to do so." Touché. Voici le genre de jeu de séduction que tu apprécies particulièrement. Personne ne joue mieux que Blake. Personne. Pourtant, tu es prêt à lui accorder sa chance. Il n’arrivera pas à le dépasser, mais peut-être te fera-t-il dériver un peu, peut-être te fera-t-il lâcher la bouée à laquelle tu t’accroches désespérément. "Did he, now?"
Code by Fremione.


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Feuille de personnage
statut: modérateurclasse alphamadmen krakens
- Blake Whisper -
duco corporis

Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
Ash Stymest
Adament
553

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Dim 19 Avr - 4:16


Halisper


Pied au plancher, tu observes le ruban d'asphalte devant toi se faire avaler par ta voiture, la bande blanche de la route se faire fil ininterrompu à mesure que l'aiguille du compteur défie les mesures qui y sont indiquées. Tu pensais que braver la vitesse te viderait l'esprit, calmerait l'énervement tant de ton esprit que de ton corps, mais c'est à peine si elle détend l'expression de ton visage. Personne ne peut te voir, dans ta voiture, dans la nuit noire dans laquelle tu conduis sans te soucier du danger, alors tu as laissé glisser le masque. Et le froncement de tes sourcils, la dureté glaciale de ton regard, impitoyable froidure glaciaire de tes prunelles, la ligne fine que forment tes lèvres, la manière dont tu carres ta mâchoire, chaque partie de ton visage expose tant ta frustration que ton énervement. Et la marque violacée qui orne ta pommette, oxymore tranchant sur ta peau diaphane, la petite coupure qui fend ton épiderme, ne font que rendre ton air encore plus colérique qu'il ne l'est déjà. C'était pour te changer les idées, faire disparaître ces émotions si irritantes qu'elles en deviennent presque blessantes, ces émotions qui te contrarient et te hérissent d'autant plus que tu es sorti. L'adrénaline que la vitesse distille au creux de tes veines n'y change pour l'instant rien. Tu serre un peu plus la mâchoire, appuie un peu plus violemment sur l'accélérateur. Tu fais vrombir le moteur de ta voiture, la fait foncer un peu plus, ton regard attentivement fixé sur la route déserte. Finalement à force d'accélérations plus ou moins longues, plus ou moins vives, tu finis par te calmer ; un peu. Tu finis par repousser une partie de ce qui froisse tes nerfs, à oublier un peu cet agacement pourtant intrigué que l'arrivée de Keith a provoqué, qui te ramène à des souvenirs d'un passé révolu. Un passé qui te semble dater d'une petite éternité. Tu découvrais encore ton pouvoir et tes capacités à cette époque, tu prenais goût à infliger la douleur, à distiller la peur chez tes proies, tu prenais plaisir à les observer croître chez tes victimes. Contre ton gré, des souvenirs plus lointains encore s'évoquaient à ta mémoire, te rappelant la raison pour laquelle tu t'es retrouvé deux ans dans ce foutu pensionnat londonien. Tu ne leur a pas laissé la moindre par de ton attention.

Tu continues à rouler, ralentissant progressivement, retrouvant une vitesse normale lorsque la route ne se fait plus ligne droite, à mesure que d'autres véhicules croisent ton chemin. Parti dans le simple but de rouler et de tenter de te vider la tête, tu changes de plan. Tu décides de faire un tour en ville, sans savoir encore quoi y faire. Boire un verre, chercher un divertissement quelconque aussi. Et puis peut-être réussir à l'oublier lui, rien que pour une soirée, rien que pour une nuit d'un sommeil qui ne soit pas troublé par tes songes, interrompus par son apparition qui ne t'inspire que luxure. Non, ça n'est pas vrai, tu te mens en disant ça. Parce que quoi que tu en dises, peu importe la manière dont tu le nies encore, il y a bien plus que du désir, bien plus que l'insatiable envie de t'envoyer en l'air avec lui. Ce mec te hante comme jamais personne ne t'as jamais obnubilé. Il t'obsède, tourmente tes pensées. Si tu as déjà été intrigué par certaines personnes, déjà été ''fasciné'' par quelques autres, le terme que tu utilisais alors te semble maintenant incroyablement faible. Ca n'était rien en comparaison avec l'obsession qu'il représente. Absolument rien lorsqu'il s'est infiltré sous ta peau, ancré dans ton épiderme comme les tatouages que tu arbores déjà. Indélébile. Il a laissé des traces, des marques, d'invisibles cicatrices inscrites dans ta chair tant que dans ton esprit. Toujours, tu étais maître de tes pensées -sans forcément l'être de tes émotions cependant- mais cette fois, même celles-ci t'échappent. Il devient leur centre de gravité. Elles s'enfuient sans cesse contre ta volonté, se perdent et s'égarent pour mieux de faire attirer, pour mieux venir tourbillonner autour de lui. Tu savais qu'il te plaisait, d'une manière presque magnétique, alchimique qui n'a fait que s'intensifier pour devenir indéniable. Tu l'as fait, et de ton plein gré qui plus est. Pourtant tu le niais en partie sans même t'en rendre compte, comme si ça aurait pu t'éviter de plonger. Cette fois cependant, Oscar Wilde n'a pas raison. Céder à la tentation ne t'a pas aidé à y résister. Ca t'a fait plonger, chavirer, sombrer. Ca t'a fait succomber, et ton corps se consume, se blesse chaque jour un peu plus face à la luxure qu'il te dicte. Tu n''as pourtant aucun regret, et si c'était à refaire tu le referais sans hésiter. Tu détestes simplement ne pas avoir le contrôle de tes pensées. Et tu hais plus encore la façon dont il t'évite depuis votre nuit encore gravée dans ta peau. Il t'a laissé en plan sans que tu ne le retiennes et, si tu pensais qu'il ne faudrait que quelques jours, au mieux quelques heures pour remettre ça, pour que vous cédiez à la débauche, il n'en a rien été. Il t'évite, au point que tu te demandes presque s'il ne s'est pas doté d'un nouveau don entre temps pour ainsi te filer entre les doigts comme de la fumée que tu essayes vainement de rattraper. Comme une fumée invisible, mais que tu sens horriblement proche. Ca te torture parce que, putain, tu le veux encore. Et tu sais qu'il en est de même de son côté, parce qu'il ne peut en être autrement. Parce que ce que vous avez vécu l'autre nuit n'était pas unilatéral, trop unique, trop orgasmique pour que ce soit le cas. Tu l'as bousillé autant qu'il t'a esquinté.

Parce qu'il ne t'éviterait pas ainsi sans cette putain de raison.

Tu marches maintenant dans la rue, croises des gens pour à qui tu n'éprouves aucune envie ni nécessité de prêter de l'attention. Tes yeux observent sans rien trouver qui puisse combler leur ennui, pour empêcher tes pensées d'errer dans ces eaux dangereuses. Le mélange d'assurance et d'indolence qui te porte habituellement ne te quitte pas cependant, te démarque de ces humains que tu méprises. Ils ne sont qu'un danger à abattre au pire, une espèce pour laquelle tu ne ressens qu'une froide indifférence au mieux. De simples pions, dans la plupart des cas. Pourtant, tu n'as pas vraiment envie d'en manipuler ce soir, pas envie non plus de les bouger pour te créer une distraction qui t'occupe assez pour vider ta tête de ses pensées. Alors pour l'instant, tu te contentes de marcher, comme tu le fais depuis plusieurs minutes déjà. La clope coincée entre tes lèvres te sers de diversion momentanée, la nicotine apaise légèrement ton irritation. Tu songeais à t'arrêter dans un bar pour te commander un verre, lorsque soudain tu crois apercevoir un flash de cheveux blonds, des traits trop familiers. Ton myocarde trébuche. Tu fronces, d'abord certain qu'il ne s'agit que d'une foutue hallucination. Alors quoi, est-ce qu'il te hante tellement que tu te mets à le voir partout ? Est-ce qu'il commence à avoir ce pouvoir sur toi de te faire l'imaginer, le rêver éveillé alors même qu'il se trouve à des kilomètres de ta position ? Cette perspective t'énerve. Tu es ton seul capitaine, ton unique maître. Personne ne t'impose son autorité, tu n'acceptes aucun initiateur. Et puis, tu te rends compte qu'il ne s'efface pas. Tes yeux clairs restent posés sur une silhouette qui est indéniablement sienne. Même de dos, tu reconnais sa blondeur, les courbes masculines de son corps. Tu l'as trop observé, il t'a trop obnubilé pour que tu puisses te tromper. Aucune illusion, aucun fantasme ne t'a frappé : par le plus parfait des hasards, Halvard Stinson, le mec qui t'obsède depuis des jours se trouve tout juste à quelques mètres de toi. Un lent sourire carnassier vient courber tes lèvres, et tu peux sentir le fauve rugir de satisfaction, frémir d'anticipation dans sa cage dorée. Tu voulais te le sortir de la tête, et c'est une occasion contraire qui s'offre à toi pour ton plus grand plaisir. Tu comptes bien la saisir, et tu n'éprouves pas le moindre remords à ton volte-face, aucun repentir à récidiver. Ce soir, il sera tien à nouveau.

Arrêté, un peu à l'écart, un peu en arrière, tu finis les quelques bouffées restantes de ta clope pendant que tu l'observes. Enfin. Que tu les observe, puisqu'il n'est pas seul. Un homme, habillé dans des vêtements de serveur appartenant probablement à l’hôtel devant lequel ils se trouvent est avec lui. Tu plisses légèrement les yeux, prédateur, en voyant son sourire aguicheur. Tout dans l'expression de l'humain, jusque dans sa manière de se tenir trahit ses intentions et ses pensées. Il veut le séduire, l'attirer dans son lit. Mépris et jalousie se mélangent pour alimenter ton agacement. Il te défie sans le savoir, et c'est là un combat qu'il ne peut pas gagner. Ton sourire se fait sournois, cruel presque alors que le fauve se débarrasse de ses chaînes. Négligemment, tu jettes le cadavre de ta clope, et tu l'écrases du bout de la chaussure comme tu annihileras celui qui tente de te dérober celui que tu convoites déjà. Prédateur, tu t'approches par derrière, t'assurant qu'Halvard ne te remarque pas, pas tout de suite du coup. Tu sens l'excitation croître à chacun des pas que tu esquisses, l'impatience revenir à chaque mètre que tu détruis. Bientôt, la distance n'est plus, et tu l'assassines d'une dernière foulée. Il a certainement senti une présence juste derrière lui maintenant, mais tu ne lui laisses pas le temps de réagir ni de se retourner. Ton bras se glisse par dessus son épaule, tes doigts frôlent son torse pour venir se poser un peu en dessous de son épaule gauche en un geste clairement possessif. Les manches en partie relevées de ta chemise dévoilent les tatouages de ton avant-bras, trahissent ton identité que tu ne veux de toute manière pas cacher. Tu sens le regard du serveur te brûler et tu t'en fous, avec une touche de satisfaction tout de même. Tu ne lui accordes pas un regard, tes prunelles préférant se poser sur cette  intéressante parcelle de peau découverte entre col de la chemise d'Halvard et ses cheveux. Un sourire en coin ravageur vient orner tes lèvres et tu penches la tête. Tu le conquiers. Tes jumelles se posent contre sa nuque, la caressent de leur chaleur pour lui abandonner un baiser mélange d'une tendresse qui t'est inhabituelle et d'une séduction que tu veux ravageuse.

- Hey, sexy.

Tu pares ta voix d'accents de velours et de nuances rauque alors que tu murmures ces mots comme un secret entre vous. Volontairement, tu utilises le même surnom qu'il t'a adressé avant de t'abandonner après votre nuit, volontairement tu laisses l'appellation rouler dans ta bouche alors que ton sourire ravageur, insolent, teinte ta voix. Puis, tu daignes enfin poser ton regard sur l'insignifiant serveur toujours planté devant vous. Tu le jauges, arques un sourcil méprisant. Tu as ce sourire narquois, mauvais qui se répercute encore une fois dans ta voix lorsque tu t'adresses à lui.

- He didn't.

Tu susurres, et assuré, tu assènes le coup de grâce, l'attirant contre ton torse sans jamais le lâcher de ton bras pour mieux renforcer l'impact de tes mots.

- Because he's mine.



© charney


I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
Desire ; Years & Years.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.tumblr.com/blog/adament-grapharts
avatar

Feuille de personnage
statut: administrateurclasse deltaangry unicorns
- Halvard Stinson -
duco corporis

Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
11/03/2014
Tom Felton
Avatar : @Adament; Gifs profil & Signature : @brooklynofrph, @Adament, Tumblr.
1456

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Jeu 23 Avr - 19:23


Halvard & Blake

But whichever way I go, I come back to the place where you are…

Serpent charmé par cette nouvelle flûte qui résonne différemment, tu te laisses apaiser, tu te laisses approcher sans sortir tes crocs. Il n’y a rien à cacher, il n’a même pas besoin de s’encombrer de mensonges. Vous êtes du même bord, il peut te draguer ouvertement. Il comble un peu la distance à tes derniers paroles, il t’adresse toujours le même sourire provocateur qui cherche à plaire, et toi tu fronces des sourcils, comme désapprobateur de son attitude, alors qu’au fond ça commence à t’exciter de plus en plus. Peut-être n’auras-tu pas besoin d’aller plus loin,  et que la distraction de cette nuit se tient en face de toi, essayant à grands efforts de t’attirer à elle. Peut-être céderas-tu à ses avances, te laissant happer par ses yeux verts pétillants qui te déshabillent sans pudeur et qui contemplent intensément les tiens. Il est le jour, Blake est la nuit. Il est le soleil, Blake est la lune. Ils sont aussi différents que peuvent l’être deux personnes, et c’est exactement ce que tu requiers. Car pour évacuer la drogue qu’est le tatoué de ton système, il te faut son opposé complet, dans l’espoir que cela marche. Pourtant, si à une époque tu n’aurais pas considéré la chose deux fois, là tu hésites. Clairement, il n’attend qu’un mot de toi pour te suivre à l’intérieur de l’hôtel, pour t’accompagner dans ta chambre, pour t’enlever ces vêtements encombrants et s’offrir à toi pour quelques instants. Tu le veux. Mais pas autant que tu ne le devrais. L’électricité qui devrait animer l’atmosphère est unilatérale, et ne vient pas te faire bouger. Tu sens son désir, tu peux presque lire la moindre de ses pensées, mais tu ne partages rien de tout ça. Ton corps réagit, mais ton esprit est ailleurs et tu es prisonnier par les limites que t’impose ton enthousiasme. Car pour une fois, il est bridé, comme comprimé. Jugé inapproprié, tu le rejettes comme s’il n’avait pas le droit à l’existence que tu voudrais pourtant être en mesure de lui accorder. Et l’excitation chute. Doucement mais sûrement. Tu t’es bercé d’illusions en croyant que ce serait le bon. Il n’a fait qu’attiser tes fantasmes envers cette autre personne que tu refuses de laisser partir, qui te garde soigneusement entre ses mains et qui plante ses  ongles dans tes souvenirs les plus dépravés. Tu dois lui dire de s’en aller. Tu dois lui dire de te foutre la paix. Il ne peut rien pour toi. Personne ne peut te sauver de tes convoitises désespérées…

Tout s’écroule. Châteaux de cartes s’éparpillent en carrés impuissants. Quelqu’un se rapproche, une présence familière. Tu peux presque la sentir qui te recouvre d’un voile obscur, d’une brise qui n’augure rien de bon. Pourtant, tu restes immobile et tu laisses l’obscurité te recouvrir peu à peu.  Elle vient t’enlacer, elle vient brûler ta peau même lorsque le tissu la protège. Ravagé par les lames qu’elle introduit petit à petit dans chaque pan, tu fermes les yeux, tu humes le parfum qu’elle amène avec elle, tu te délectes de la vue des dessins, envieux de l’encre qui a trouvé le moyen de ne plus faire qu’un avec lui, jaloux de l’aiguille qui s’est enfoncée en lui. Tu vois ton ancien interlocuteur qui n’apprécie pas l’intervention, ne sachant pas que c’est lui dont on pourrait aisément se passer dans l’histoire. Tu vois ses traits se déformer dans un certain agacement, alors que les tiens s’apaisent dans les retrouvailles de son contact. Puis ses jumelles devinent, ses jumelles t’affolent, ses jumelles font accélérer le rythme de ton myocarde en venant écraser ton épiderme nu de la plus délicieuse des manières. Le volcan se déchaîne, il se retient d’exploser pendant quelques maigres secondes avant de le faire pour tout calciner sur son passage. Tu peux sentir l’incendie se répandre dans tes entrailles, calciner le moindre de tes organes en étant spectateur résigné à assister à sa propre fin.  Es-tu dans un rêve ? Ou plutôt un cauchemar durant lequel il n’abandonne jamais la traque, où il te suit inlassablement au point de se retrouver partout où tu te rends. Tu n’aimes pas ça mais en même temps, ça réveille en toi quelque chose de particulier, qu’il est le seul à avoir le pouvoir de te faire ressentir. Tu penches la tête un peu pour lui offrir plus d’espace où laisser traîner ses lèvres. Son souffle entreprend une balade entre les poils qui couvrent ton cou, tandis que le tien s’écourte, il se retient. Sexy yourself. Tu aimerais lui murmurer ceci, ces quelques syllabes tapies dans l’un des recoins de ton esprit anéanti. Chaque inflexion de sa voix te fait vibrer, et tu te sens à nouveau emporté par le courant de ton attirance incontestée. Ton pouce se précipite vers son avant-bras, entamant des va-et-vient sur la surface qui lui est offerte. Tu hausses les sourcils lorsqu’il sort ses crocs, comme pour mordre sa compétition. S’il savait à quel point c’est fichu de toute façon. Il est là, et personne ne peut l’atteindre, personne ne peut prétendre lui arriver à la cheville. Puis il t’attire encore plus, il te colle contre lui et tu peux sentir son cœur qui gronde, ton dos plaqué contre son thorax. Tout ton corps tremble lorsqu’il insinue que tu es à lui. Tu voudrais protester, tu voudrais le rejeter pour lui faire croire qu’il ne possède pas du tout d’influence sur toi. Mais tu sais pertinemment que c’est faux, et puis force est de constater pour toi que tu n’en as envie, que tu aimes qu’il soit aussi possessif à ton encontre. Au pire, tu mettras ça sur le compte de la mise en scène qu’il essaie d’instaurer. Enfin, tu te retournes, tu rencontres ses prunelles de braise et tu te retiens de te jeter sur ses lèvres, de le dévorer tout cru. Tu reste juste debout, en face de lui, rêvant de contempler éternellement ses traits à la splendeur exceptionnelle.

"It didn’t strike me that you have a boyfriend. In fact, you don’t look like the type of guy who gets a boyfriend at all." Il parle. Il est toujours là, lui? Ne sent-il pas qu’il est l’intrus ? Moucheron insignifiant dans la grandeur de votre cour. Et avec son sourire énervant et contrit, il essaie de vous atteindre, pensant peut-être qu’il pourrait éventuellement foutre le bordel entre toi et Blake. S’il savait. Tu as tout de même un peu pitié pour lui. Alors, tu quittes ton havre de paix, tu l’abandonnes pour un moment pour t’approcher du déçu. "I’m sorry, honey. I know you wanted it so bad. I mean, I would want to sleep with me if I were anybody else." Tu n’es plus qu’à quelques centimètres, tu installes une certaine distance mais tu es tout de même assez proche pour respirer le même air que lui, pour tender les doigts et atteindre les boutons de son vêtement, pour jouer avec malicieusement, une lueur particulière dans les yeux pour lui donner envie de se jeter par-dessus bord. Tu aimes plaire. Tu aimes vaincre et anéantir, jetant les indésirables à la poubelle comme s’ils ne valent rien à tes yeux.  "But that’s not going to happen. I was just leading you on." Tu cognes ta bouche à la tienne, tout en t’emparant de son col, doucement, douloureusement. Tu te saisis de ses cheveux entre tes articulations, avant de bifurquer vers sa nuque que tu caresses presque amoureusement, comme si tu l’adulais.  Puis tu recules après lui avoir subtilisé ton téléphone, tu le laisses tomber à son tour, tu le laisses avec pour seule compagnie sa frustration grandissante, tandis que tu vas retrouver l’autre qui aura intérêt à rattraper la perte que tu viens d’endurer. "I would invite you to join us, but he’s too possessive. Therefore, he’s the only one who gets it." Ta progression te ramène tôt où tard là où tu appartiens, et tu entoures sa nuque avec tes bras pour mieux te rapprocher de son oreille où tu glisses ces deux mots. "For now." Son temps est écoulé, et la colère te fait perdre tes esprits. Tu te détournes à nouveau de ta drogue, pour jeter à l’importun un regard noir. "Fuck off." Tu assènes le coup final. Même si ça ne le fait pas fuir, il n’aura pas droit à une seconde de plus de ta part. Il est insignifiant désormais. Pour bien le signifier, tu embrasses Blake. Sauvagement, avec toute la passion dont tu es capable, créant un contraste entre les deux baisers que tu as donnés durant la même minute. Il n’existe plus, alors tu reportes ton entière attention sur celui qui en vaut la peine. "Where were we now?" Tu adoptes un air pensif, comme si tu requiers un moment de réflexion avant de te remémorer ce que tu as en tête. "Oh yeah, I was going to ask you why you’re here. Are you following me? Because as I recall, the game is over, you don’t have to find me anymore, Blake. We’re out of the maze."
Code by Fremione.


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Feuille de personnage
statut: modérateurclasse alphamadmen krakens
- Blake Whisper -
duco corporis

Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
Ash Stymest
Adament
553

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Jeu 30 Avr - 13:39


Halisper


Il est là, debout à tout juste quelques mètres de toi. Il te tourne encore le dos mais il n'y a pas le moindre doute possible. C'est lui. Tu l'as trop observé, trop regardé pour t'y tromper. Une seule fois t'as suffit à apprendre la moindre de ses courbes masculines, le moindre de ses traits, la moindre parcelle de sa peau claire, et ils reviennent te tourmenter, souvenir lancinant qui jamais n'arrête de te meurtrir chaque nuit un peu plus. Les horaires lentement se dérèglent, si bien que tu te surprends parfois, troublé, à le songer, à le rêver éveillé. Comme tu l'as cru il y a quelques dizaines de secondes, comme tu as pensé qu'il hantait encore, hallucination cruelle, trop vive et réaliste pour n'être qu'une simple production de ton esprit. Pour cause, c'est vraiment lui. De tout New York et ses environs, il faut qu'il soit à l'endroit où tu t'es retrouvé sans réflexion ni prévision. Si tu croyais à ses choses là, tu te dirais sans doute que c'est le destin qui l'a mit sur ton chemin, mais tu as toujours trouvé ça futile et imbécile. Il n'y a pas de destin, pas de présence supérieure non plus comme certains aiment à le penser dans leur naïveté et leurs effrois qui les pousse à croire à l'illusion. Ca n'est qu'une coïncidence farouche, qu'un hasard ironique terriblement plaisant, palpitant. Des messages inconscients de vos subconscients désespérés, inhibés des coups veloutés et caresses cruelles de la présence et des touchés de l'autre, laissés dans le plus grand des secrets. Non à vrai dire tu te fiches, tu te contrefous de ce que c'est, détail sans importance, abandonné sur le chemin que tu t'apprêtes à emprunter, carnassier. Il est là, debout tout juste à quelques mètres de toi, et c'est là tout ce qui compte et tout ce qui importe. Même l'homme devant lui n'est qu'un insecte insignifiant, qu'un moucheron inconvenant que tu chasseras de revers négligent de ta main ou que tu écraseras entre tes doigts s'il osait se faire insolent. Tu veux lui faire ravaler ce sourire ahuri, ce sourire abruti qu'il croit sûrement rendre séduisant, cependant, tu veux le lui lui arracher des lèvres lentement emportant cruellement la chaire avec, pour le lui enfoncer dans la gorge, parasite trop téméraire, vermine écervelée qui ose tenter de te voler celui qui t'appartient déjà. Une vague de possession s'écrase contre toi, t'ébranle doucereusement, et son écume, sournoise jalousie, t’inonde et t'envahit. La seconde t'emporte et te remporte et tu t'avances, tu détruis la distance.

Même maintenant qu'il a dû te sentir, deviner au moins une présence si ce n'est la tienne, il ne bouge pas, reste immobile pour te laisser venir à lui. Tu ne lui laisses pas non plus le temps de se dérober cependant, pas le temps de changer d'avis. Tu te drapes autour de lui, tu l'enlaces et t'entrelace. Ton bras qui s'enroule autour de lui, possessif récupère un peu de sa chaleur tandis que son odeur te parvient, te projetant brutalement, brusquement dans les réminiscences trop nettes, trop parfaites de votre nuit, dans les souvenirs cruels de votre étreinte, fusion autant qu'union. Puis tu te penches et tes lèvres sur sa peau s'épanchent. Tu embrasses sa nuque, et tes jumelles se perdent un instant dans son cou quand tu le sens pencher un peu la tête pour s'offrir un peu plus à toi et tes lèvres avides. Soudain prit d'une soif insatiable, tu poursuis un instant ton voyage que tu aimerais faire durer tant que dure la nuit, tant que veille la lune de ses lueurs éthérées. Tes chaires se perdent sur son épiderme, dans sa chaleur, son goût, son odeur. Si vous n'étiez pas au milieu de la rue, proies des regards indiscrets et de celui contrarié de l'insecte que tu as interrompu... A contre cœur, tu t'éloignes, tu te retires. Pourtant, lorsque ta voix susurre, tu peux presque sentir son cœur accélérer les pulsations qui parcourent son sang, ce murmure interdit que toi seul comprend qui te crie en silence, en secret de le faire chauffer à nouveau, brûlure passionnée. Sa main monte, son pouce se hâte de retrouver la peau découverte de ton avant-bras, se dépêche de cajoler ton épiderme d'une façon comme s'il avait peur que tu disparaisses et t'évapores, d'une manière qui te rappelle des caresses d'une autre nuit, qui agitent ces braises ardentes qui saccagent tes entrailles. Tu te forces néanmoins à sortir de ce monde prohibé dans lequel il te précipite à vos risques, à vos périls. Et si tu sors les crocs, ce n'est pas pour relever un défi déjà gagné, c'est pour punir l'impudent qui ose tenter de te soustraire celui que tu convoites, c'est pour condamner à ta cruauté mécontentée. Halvard est à toi. Tu l'annonces haut, tu le susurres fort, presque au creux de son oreille alors que ton regard foudroie de ses glaces l'impertinent. Tu ne sais pas encore, à ce moment, à quel point tu veux la réalité de ces mots. Attiré à toi, tu affirmes ta possession sur lui, tu le serres presque contre ton torse, contre ton cœur grognant, grondant. Contre ton myocarde réveillé de son sommeil, ce muscle qui apprend tout juste à battre et à pulser, peut-être, là où il n'était que machinale mécanique. Il est à toi. Et tu refermes tes serres, tu refermes tes griffes sur lui, assenant un coup dont on ne sait véritablement qui en est le plus touché.

Il se retourne contre toi, et tu prends tout juste la peine de desserrer légèrement l'étreinte de ton bras toujours jalousement enroulé autour de ses épaules pour le laisser faire. Vos prunelles se croisent, vos regards s'enlacent, s'embrasent et soudainement, il n'y a plus que vous. Disparu, le serveur, importun intrus. Disparus aussi, les passants inintéressant, les bruits de voix, des pneumatiques contre l'asphalte, les sons pressés de la rue. Oubliés, les regards sans importance qu'on s'aventure à vous lancer. Tu te perds dans un monde éphémère, un instant éternel qui naît puis agonise dans son regard. Pour une fraction de seconde qui s'allonge et s'éternise, tu as cette insolite sensation, cette atypique émotion qui vient doucement te ronger les entrailles. Tu as cette chaleur effarouchée, cette chaleur déroutante qui vient insidieusement te charmer, te bouleverser pour un instant comme pour cents, avant de se disperser sans pour autant se dissiper. Invisible fantomatique que tu renies inconsciemment pour un moment encore, pour ne plus te laisser que cette furieuse envie de fondre sur ses lèvres, de l'embrasser comme si c'était là ton moyen de respirer, de subsister. Instinctivement, tu commences à ébaucher l'esquisse d'une avance qui a sa bouche comme arrivée mais tu es coupé, horriblement mutilé par l'insupportable voix criarde du parasite qui ose s'enhardir à vous interrompre. Ca te crispe et l'irritation sadique plante ses griffes dans ton corps et dans ta chaire, dans tes nerfs. Un instant, tu rêves de briser sa voix comme tu disloquerais son corps. Un instant, tu rêves que tu le crèves. En un sursaut, tu passes de cette passion qui tient de l'addiction, à l'énervement féroce. On ne t'interrompt pas de la sorte, on ne vous interrompt pas tout court. Surtout pas lorsque l'on est un pauvre parasite face à l'étendue de votre grandeur, de votre splendeur. Il ose de plus mettre tes mots au défi, douter de tes paroles ? Tes lèvres s'ourlent, dévoilent tes crocs cruels et assassins. Tu veux le démolir, tu veux le détruire. Pourtant, tu te contentes d'arquer un sourcil d'une arrogance méprisante, de rendre poignard la cruauté dans tes mots rendus presque dangereux par les tons que ta voix à laisser tomber pour venir flirter avec ces graves tranchants:

- Blind, besides stupid.

C'est là ton seul commentaire, juste avant que Halvard ne te quitte. Tu laisses ton bras glisser autour de ses épaules, ta main dévaler son échine, dégringoler jusqu'à ses reins en un effleurement attrayant avant d'abandonner son corps parfait lorsqu'il s'approche de l'impertinent. Glaciaires, tes yeux observent, tes yeux surveillent. Sa manière de jouer t'amuses et te plait, autant qu'elle te donne envie de carrer la mâchoire, qu'elle réveille tes instincts possessif. Tu te leurres, un peu, tu te persuades que ça n'est que parce qu'il n'est qu'un humain inférieur, indigne de lui, indigne de vous. Orgueilleux dans ta fierté, dans ton ignorance sans-cœur ni pitié, tu te trompes à croire que ce n'est que ça, tu nies et renies ce que tu sais pourtant, au fond, être l'évidence. Tu n'es pas jaloux. Mensonge éhonté dans lequel tu te plais à te mystifier. Tout ce que tu t'accordes, c'est la possession qu'il t'inspire. Tu le veux pour toi, à toi. Partout contre toi, au creux de tes bras. Rien de plus, aucune autre signification dissimulée. Pas même lorsque Halvard vient jouer avec les boutons de sa chemises puis s'empare de son col. Pas même lorsqu'il lui offre, trop généreux, cette parodie de baiser, pas même lorsqu'il donne à sa nuque ses caresses que tu voudrais le sentir donner à la tienne, pas même lorsqu'il le cajole. Ca n'est que l'irritation amère, la colère qui s'éveille et t'embrase, ronge un peu plus tes entrailles de ses crocs familiers. La façon dont il a collé ses lèvres aux siennes n'a de toute manière rien d'un baiser, rien de la manière dont vos lèvres se découvrent et se dévorent. Il revient à toi rapidement cependant, et ta colère se contente de ronfler, ta possession de ronronner, satisfaite lorsqu'il vient entourer ta nuque de ses bras. Naturellement, instinctivement, tu enroules l'un des tiens autour de sa taille tu le maintient à la place où il appartient, contre toi. Son souffle qui s'égare sur ta peau, qui se perd dans son cou te fais dériver lentement, te fais dériver doucement lorsqu'il vient murmurer au creux de ton oreille. Presque tendre, un peu narquois cependant, tu murmures à ton tour à sa seule attention, secret que vous serez seuls à partager.

- Or maybe for longer.

Ta main libre monte, vient effleurer la douceur de ses cheveux. Tes terminaisons viennent abandonner un peu de leur chaleur sur sa joue, fantômes qui hantent sa peau. Déjà, elles le quittent, juste avant qu'il ne se retourne pour asséner le coup final, pour poignarder le gêneur. Tu as ce vague sourire de dédain, cette courbure mauvaise. Il ne mérite même pas ta cruauté. L'instant d'après, les lèvres d'Halvard sont contre les tiennes, l'instant d'après, il t'embrasse, il t'embrase. C'est sauvage, c'est passionné, et tu le laisses te dévorer comme tu laisses sa chaleur te ravager les entrailles de cette façon si violente et délicieuse qu'il est le seul à savoir initier. Tu lui réponds, lui rends la pareille, plus encore peut-être. Tu te venges de ces émotions qu'il ose faire naître en toi, de ces sensations qu'il ose déchaîner. Tu ignores le reste du monde, le regard sûrement brûlant du serveur, ceux parfois gênés des passants. Tu t'en fous, il n'y a que vous. Un sourire vient jouer sur la commissure de tes lèvres, d'amusé ravageur, insolent provocateur.

- I wasn't. But who says the game's over yet ? Cause as I recall.. -reprenant ses mots tu marques courte une pause, le temps pour ta langue de faire une furtive apparition entre tes lèvres pour en effleurer le coeur- neither of us has ever said it.

Le jeu n'est peut-être pas terminé comme tu l'avais un moment cru, toi aussi, mais il a évolué. Il a muté, s'est transformé. Et ton bras toujours enroulé autour de sa taille descend légèrement. Sournoise, ta main dévale sa hanche que tu sais sensible à tes attentions, tes doigts la cajolent lentement, très lentement. Tu le touches presque délicatement, de ce contact que tu sais ravageur puis, sans prévenir, presque soudainement, tu courbes tes doigts, tu plantes tes griffes dans sa chemise, tu te saisis de lui. Cruel, tu fais mine de rien, comme si tu ignorais de quelle manière tu l'affectes. Tu arques un sourcil, inclines légèrement la tête sur le côté sans cesser de le regarder. Ton sourire en coin se teinte d'indolence, se pares de ses ombres séduisantes à mesures qu'il se fait carnassier. Ton étreinte se desserre légèrement alors que tu te rapproches paradoxalement pour susurrer, déliant chacun de tes mots, marquant chacune de tes syllabes des sauvages ténèbres du fauves, réminiscences encore vive du labyrinthe.

- And given how you keep running away from me... I'd say we're still right in the middle of it, дорогий.

D'un léger mouvement en avant, tu assassines la distance ridicule qui subsistait encore entre vos lèvres. Ca n'est pas un véritable baiser, cependant, juste un effleurement, une caresse lascive qui donne envie de plus, qui excite l'imagination et le fantasme avec ses implicites promesses de milles autres baisers. Tu le veux pour tout le reste de la nuit, et tu ne comptes pas le laisser t'échapper encore une fois même si l'idée lui traversait l'esprit. Ca ne t'empêche pas de vouloir jouer un peu, avant. De vouloir profiter. Alors, tu t'éloignes à nouveau légèrement, sans pour autant te reculer véritablement, tu restes presque contre lui, alors que tu demandes en rappel de ses paroles à l'intrus, amusé, tu arques un sourcil narquois :

- Would you really share me, if you had me for you all alone ?



© charney


I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
Desire ; Years & Years.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.tumblr.com/blog/adament-grapharts
avatar

Feuille de personnage
statut: administrateurclasse deltaangry unicorns
- Halvard Stinson -
duco corporis

Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
11/03/2014
Tom Felton
Avatar : @Adament; Gifs profil & Signature : @brooklynofrph, @Adament, Tumblr.
1456

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Mer 13 Mai - 18:59


Halvard & Blake

But whichever way I go, I come back to the place where you are…

Le temps suspend son vol, te laissant entre ciel et terre. Tu vas du nord  vers le sud, de l’indifférence à l’intérêt beaucoup trop marqué. Tu embrasses le déçu, puis tu dévores le désiré. Tu n’oserais même pas comparer. C’est tout bonnement impossible. On dirait que le deuxième absorbe toute ta libido, laissant le premier privé de la moindre de tes attentions. Tu te retrouves prisonnier de tes désirs imbéciles. Volontairement. C’est toi qui reviens à lui. C’est toi qui, au lieu d’affirmer qu’il ne te tient pas dans les paumes de ses mains, te parjures en allant frayer avec lui à nouveau. Tu abandonnes la nouvelle distraction qui pouvait éventuellement te libérer de ta folie. Tu te jettes toi-même dans le gouffre que tu as creusé. Ta stupidité t’exaspère mais tu oublies tout. Là, alors que vos bouches livrent un combat sans merci, ponctué de pertes de souffle atroces et de passion éphémère. Tu abandonnes momentanément celui que tu dois mener contre ta soif éternelle. Celle qui ne devrait exister à aucun prix. Tu ne t’habitues pas. Jamais. Tu cours de lit en lit, d’endroit à un autre, sans jamais t’arrêter trop longtemps pour prendre racine. Tu es continuellement mobile, tu es perpétuellement à la recherche de nouvelles activités. Il ne te retiendra pas. Il ne te gardera pas sous son joug bien longtemps. C’est ce dont tu te convaincs inlassablement jusqu’à ce qu’il apparaisse dans ton champ de vision. Fichant à nouveau un foutu couteau près de ton cœur, menaçant de l’atteindre. L’hypnotiseur hypnotisé. Le manipulateur manipulé. Abattu par le torrent de ces nouvelles sensations. Tenté d’enfin mettre fin à la bataille qu’il livre incessamment  contre une part de lui qu’il ne veut plus reconnaître. Pauvre fou en perdition. La voie que tu as suivie jusqu’ici t’a conduit à une impasse. Et derrière toi, les murs se referment et t’empêchent de retourner en arrière. Acculé, tu n’as plus qu’à attendre la fin. Personne ne peut te sauver. Tu ne peux pas te sauver. Depuis que tu as succombé à la tentation, tout a changé. Tu salues un inconnu dans le miroir, chaque matin. Pourtant, c’est les mêmes cheveux. Pourtant c’est le même visage, les mêmes traits. Tout est pareil et tout est différent à la fois. Ces yeux qui sont tiens ont une lueur inusuelle. Ce regard dans le vague qui n’est pas de toi. Tu as peur. C’est pour ça que tu ne voulais plus le voir. C’est pour ça que tu évitais de respirer le même air que lui. C’est pour ça que quand tu le voyais au détour d’un couloir, ces derniers jours, tu fuyais. Tu n’es qu’un putain de trouillard. Qui redoute le jour où ses repères s’effaceront. Qui a tracé une ligne il y a bien longtemps en jurant de ne jamais la franchir. Et te voilà tellement proche d’elle. À un pas de la dépasser, de devancer le point de non-retour. Une simple brise te précipiterait vers ta fin. Toute la volonté du monde ne te viendrait pas en secours afin de rebrousser chemin.

Langue sournoise fait son apparition sans être invitée. Tu ne peux détourner tes mirettes ébahies, agacé d’autant la désirer. Ton cœur vacille, il oscille dans ton énorme maladresse. Il est venu. Encore une fois. Pour te guider vers son monde de ténèbres. Pour être la seule lumière brillante dans une obscurité éternelle. Pour te chercher et t’emmener, loin de tout. Dans un univers qui n’existe que par votre biais. Cet endroit si particulier que personne d’autre ne comprendrait. Et toi-même, tu ne l’as pas encore compris. La vérité t’est toujours inaccessible.  Tu ne sais pas ce qu’il se passe. Ce qui arrive quand tu es près de lui. Non, tu n’as absolument aucune idée. Pourtant, une certitude plane au-dessus de toi : tu ne veux pas t’éloigner. Même quand tu le fais, tu ressens une peine indescriptible. Attiré par l’aimant, déchiré par l’attraction inévitable. La brise vient calmer la chaleur de tes superposées. Trop rouges, trop malmenées. "You’re right, my bad." Impertinence anime tes traits, faisant pétiller tes billes d’un rayonnement malicieux. Le bout de tes doigts s’aventure sur la base de son crâne, dessinant des courbes qui n’ont aucun sens. Tu sens son bras qui dégringole le long de ton corps, sa main qui a deviné ton secret et qui met mal en point le creux de ton rein. Cette cavité dont il a résolu l’énigme et qu’il sait maltraiter bien comme il faut, sans pour autant se targuer d’être effréné. Quelques caresses sont suffisantes pour te faire perdre tout contrôle, pour te donner envie de retirer ta chemise encombrante afin que sa peau fonde sur la tienne et l’agresse de ses braises ardentes.  Tu restes silencieux. Les mots en ce moment ne créeraient que des maux. Toute la réflexion que tu pourrais éventuellement consacrer à trouver une remarque acerbe à placer n’a aucune importance. Tu préfères te concentrer sur chaque esquisse de geste qu’il adresse à ta zone érogène. Il ne manquerait plus qu’un gémissement puissant outrepasse la barrière de ta gorge. Il ne manquerait plus qu’il s’immisce déloyalement, authentique. Pas comme celui de ces demoiselles qui insistent sur les vocalises bruyantes afin de flatter leurs partenaires. Pas comme celui de ces femmes qui feignent l’orgasme afin d’en finir et de passer à autre chose. Un vrai son, inarticulé, plaintif. Résultante d’une plainte vis-à-vis de ce qu’il perpètre en toi. Assourdi par la presque-douleur qu’il te cause. Plaisir dévoilé au grand jour, sans faux-semblants. Et malgré tous les efforts du monde, il sort. Comme le font les serres de ton opposant, agrippant rudement ton flanc et l’achevant du coup final. "B… Bastard…" Murmure imperceptible, qui se perd dans ton grognement de surprise. Ton point faible ainsi exposé, devant tous ceux qui ont l’honneur de vous regarder. Tu ne sais pas si tu préfères cette brusquerie ou si la douceur de ses frôlements est meilleure. Tout ce dont tu es sûr, c’est qu’il t’a noyé sous le flux d’un martyre dont tu n’arrives pas à entrevoir la fin. De toute façon, ce n’est pas comme si tu en as envie, hein ?

Son air suffisant, l’arrogance qu’il dégage. Ce parfum de fierté que tu peux sentir sans difficulté, tellement il le transpire. Tout est clair sur chaque muscle de son faciès. Tu aurais bien envie de foutre ton poing pour effacer son sourire mais on dirait que quelqu’un s’en est déjà chargé pour toi. Tu ne l’avais pas remarqué auparavant, trop envoûté par les couleurs sauvages de ses iris. Mais oui, quelqu’un a frappé bien fort sur sa joue. Quelqu’un a osé. Ta possessivité s’étale, ta colère renaît. Tu espère qu’il lui a rendu ses coups. Mais c’est de Blake dont on parle, donc c’est sûrement le cas. Tu lui rends enfin son sourire, au fur et à mesure que son emprise se relâche. Tu ne réponds pas à ses paroles, tu ne réponds pas à son baiser, tu ne réponds pas à sa question. Discret, mystérieux, tes sourcils se haussent. Tu prétends l’étonnement, jouant le jeu jusqu’au bout. "I wasn’t running away, handsome. I was just too busy for you. Does it upset you that much? Since you’re clearly seeking revenge by trying to hurt me." Dans le ton de la confidence, te penchant au maximum pour qu’il soit seul auditeur de tes paroles, tu souffles en une interrogation particulière. "Do you like hurting me, Blake?" Tes articulations s’agitent et remontent vers son sublime minois, ébauchant des cercles de leurs bouts avides de ses charmes. Ton index s’approche de la blessure, puis il appuie férocement, sans que tu n’aies une once de pitié pour la souffrance qui s’en ensuivra. "I will… Always… Hurt back." Avec lui, jamais de culpabilité. Elle ne s’impose que lorsque tu fraies avec les innocents. Pas avec lui. Pas avec les méchants, les sadiques. Pas avec ceux qui n’en éprouvent pas non plus. Tu te complais dans le fait qu’il cache  sûrement l’étendue de sa peine. Tu arrêtes le supplice, en caressant cette fois le vilain bleu qu’on lui a foutu. "I hope that the other guy got what he deserved. He pretty much ruined your face. But it still makes you look hotter, if that’s even possible." Il te reste encore une réponse à offrir, il reste encore un peu de curiosité à assouvir. Mais croit-il vraiment mériter ce cadeau ? Car il se trompe. Tu ne diras rien. Après tout, c’est une question purement rhétorique et indubitablement moqueuse. Car jamais, tu ne l’auras pour toi tout seul. Car jamais, il ne t’aura pour lui tout seul. Vous êtes condamnées à laisser vos corps vous aimer, à laisser vos âmes flirter l’une à l’autre, à vous repaître de la nuit dont se drape chacun de vous. Sans jamais que cela ne mène trop loin. Vous restez les pieds dans l’eau près du rivage, et les vagues ne vous emporteront pas. Mais ça, c’est juste ce dont tu te persuades inlassablement, sans abandonner l’idée que tu es assez fort pour perpétuer vos amusement sans être abattu par leur intensité. Alors oui, d’un regard ennuyé qui dit tout ce que tu gardes pour toi, tu lui montres ce que tu penses de sa demande, avant de te saisir de son poignet pour l’emmener là où l’intimité aura sa place. "Come."
Code by Fremione.


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Feuille de personnage
statut: modérateurclasse alphamadmen krakens
- Blake Whisper -
duco corporis

Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
Ash Stymest
Adament
553

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Lun 18 Mai - 14:10


Halisper


"You’re right, my bad."

A ces mots, ton sourire se fait étrange mélange d'indulgence et d'une impertinence qui reflète la sienne à la façon d'un miroir. Evidemment que tu as raison. Evidemment, aussi, que le jeu n'est pas fini. Comment le pourrait-il ? Il n'a jamais cessé. Pas quand il continue de te fuir alors même que vous êtes hors de ce labyrinthe qui a marqué au fer rouge le début de votre décadence, de votre déchéance. Quelque chose a changé cette nuit-là ; quelque chose s'est transformé dans les océans de débauche de celle que vous aviez partagé quelques jours plus tard. Tu ne sais simplement pas ce que c'est. Est-ce que ça n'est que le jeu qui s'est muté à l'image de votre génome, qui a évolué pour se faire celui du chat et de la souris ? Celui où il n'a de cesse de te fuir avant même que tu ne parviennes à l'échapper, où il se fait fumée éternellement intangible, invisible, qui n'a de cesse de filer entre tes doigts alors que tu sais pourtant qu'elle se trouve là, juste là... A moins que ce ne soit lui, que ce ne soit toi. Est-ce quelque chose qui a changé entre vous, ou plutôt quelque chose en vous ? Est-ce vous ? Est-ce qu'il y a seulement un putain de "vous", d'ailleurs ? Tu ne sais pas sais pas les réponses à ces questions et à vrai dire, tu ne les cherches pas. Tu n'y penses pas, ou le moins possible tout du moins. Peut-être qu'en fait, ça t'arrange même bien pour une fois, de ne pas savoir. Toi qui hais l'ignorance, tu l'enlaces et joues l'hypocrite pour quelques temps perdus entre éphémère et éternité. Tu ne sais pas ; et tu te leurres un peu plus dans ce fait. Tu pourrais deviner la menace qui plane au-dessus de ta tête, qui te braque comme le canon d'un revolver ou la lame aiguisée d'une l'épée de Damoclès. Mais drapé dans ta fierté, enveloppé dans ton orgueil, tu l'ignores. Tu te dis que ça n'est pas ça, que ça n'est pas quelque chose qui peut t'arriver. Pas à toi. Il s'agit là d'une ligne que tu es persuadé depuis bien longtemps ne pas avoir les capacités de franchir et dont tu ne t'es jamais soucié. Profondément enfouie, oubliée, dissimulée, tu ne vois pas à quel point tu en es proche. Tu ne te rends pas compte d'à quel point tu es proche de la franchir et de tomber de la falaise aux bords dangereusement escarpés. Inattendue, imprévue, la chute n'en sera probablement que plus brusque et brutale, le choc plus cruel et plus violent. Et comme pour tenter t'en prévenir, la malice qui vient faire briller, pétiller ses yeux clairs provoque les braises qui somnolent dans tes entrailles. Les caresses qu'il abandonne à ta nuque les éveille, les fait grésiller, rougeoyer. Complaisant, tu courbes l'échine, tu inclines la tête pour laisser plus de place à ses doigts pour dessiner leurs courbes délicieuses. Pour l'inciter à continuer, à ne jamais cesser. Tu t'es toujours particulièrement délectés des touchés offerts à ta nuque, des baisers laissés dans le creux de ton cou, oubliés contre ta gorge. Et les siens n'y font pas exception, ils emportent avec eux un peu de ta raison. Dans le bleu de tes yeux, l'encre de tes pupilles se dilue et se distille. Dans l'éther de tes yeux clairs, tes ténèbres éclosent, explosent. Elles s'épanouissent, et lascives, dévorent un peu plus de tes prunelles. Tu sais que ça n'est qu'éphémère, pourtant tu te plait un moment à penser que cet instant sera éternité. Puis il s'évanouit, se meure et pour le remercier, ou peut-être te venger, ta main dégringole son corps, dévale ses reins, s'échoue sur sa hanche. Et tes doigts caressent, tes doigts cajolent. Tes yeux rivés aux siens, vissés à son visage, tu observes autant que tu admires ce que tu vois et devines de sa chute. Tu attends le bon moment, parfaitement conscient de son trouble, de la manière dont tu l'affectes. Tu t'amuses secrètement, tu te plais à savoir que tu le bouleverses. Puis tu sors les griffes et cruel, tu l'achèves. Son grognement de surprise vient forcer la barrière de ses lèvres qui murmure ce que tu ne peux que deviner être une insulte à ton encontre. Tu te contentes d'orner tes lèvres de ton éternel sourire en coin, ravageur, comme si tu ne venais pas du tout de le pousser à gémir ce que tu éveilles en lui en pleine rue.

Lentement, légèrement, ton étreinte se desserre, et tu vois ses superposées se parer à leur tour d'un sourire. Tu continues de parler, de susurrer. Tu lui voles l'esquisse d'un baiser, l'ébauche de milles autres. Toujours aussi proche de lui, lovés dans un monde plein d'ombres séduisantes qui n'appartient qu'à vous, que vous apprenez encore à apprivoiser, tu l'observes hausser les sourcils, mimer la surprise. Vous jouez encore, vous jouez sans cesse. Aucun jeu ne t'a jamais paru si exaltant, exultant. Si enivrant ni addictif. Parce qu'enfin, tu as un adversaire à ta mesure. Il est capable de te faire perdre, que ce soit la tête ou une bataille, et ça te donne plus encore envie de l'emporter. Ses paroles continuent de couler, sa voix te caresse alors que pourtant ses mots sont armes qui te menacent et qui parfois s'abattent. Tu ne perds pas ton sourire pourtant, même lorsque ses doigts viennent frôler l'hématome qui pare ta peau diaphane. Il flirt un moment, entre douceur et douleur. Il se penche un peu plus, envahit toujouts plus ton espace vital de cette manière singulière connue de lui seul. Il a ce ton, ce timbre qui te charme et t'hypnotise comme le serpent qu'il est. Il a cette attraction magnétique, irrésistible. Il est cet envoûtement autant qu'aimant qui t'attire inexorablement. Impitoyablement. C'est pour le second qu'il se décide.

Ses mots agressent, son index assène, appuie sur la blessure qu'on a osé t'infliger. Il te blesse, te meurtris et comme il le murmure, c'est peut-être là le centre autour duquel vous gravitez. Entre plaisir et douleur que vous vous infligez tour à tour, sans jamais éprouver de pitié. Vous vous frappez, vous vous caressez. Et c'est entre deux cruels coups de poignard que vos corps se charment et se séduisent, que vos anatomies apprennent à s'aimer de cette façon irrépressible, irrésistible. Addictive. Pourtant, tu ne montres rien de la souffrance presque délicate qui explose dans ta pommette. Ta mâchoire qui se carre, tes prunelles qui s'embrasent d'un orage sauvage. Inaudible pour toutes autres oreilles que les siennes, son grondement unique s'égare, s'étouffe dans les profondeurs de ta gorge. Puis il relâche la pression qu'il t'infligeait, caresses à nouveau la douleur qui continue à pulser férocement. Juste sous ton épiderme, au rythme de ton myocarde. Et il poursuit ses paroles pendant que perdure ton sourire. A nouveau, l'insolence narquoise le teinte, alors que tu te décides à le narguer. Ses doigts toujours sur ta peau, tu décide de retirer de sa main ce moyen qu'il a de te faire souffrir. ta volonté se rassemble sans peine et, les yeux dans les yeux, tu rappelles ton sang. Lentement, tu le fais refluer et, comme un film accéléré, l’ecchymose se résorbe. Le bleu mauvais et le violet violent reculent, semblent se faire aspirer profondément sous ton épiderme. Tu ne tiques pas à la sensation aussi étrange que singulière. Au fourmillement qui traversent tes chairs tandis que ton sang, serpent charmé, retourne doucement dans son lit veineux. Tu le fais légèrement coaguler, juste assez pour fermer l'entaille qui la marquait. Quelques secondes qui s'allongent. C'est tout ce qu'il te faut pour faire disparaître l'hématome qui s'étalait sur ta joue. Il n'en reste que la légère rougeur de tes chairs malmenées sous ta peau d'albâtre. Légèrement, tu inclines la tête sur le côté, enchaînant comme si rien ne s'était passé. Ignorant ses dernières remarques évidentes.

- Oh, I know you were running away from me... -ta voix se pare de nuances de velours rauque, d'ombres séduisantes. Un instant, elle se fera amusée, carnassière la seconde suivante- But it doesn't upset me. I love hunting you down, babe, and i love catching you even more.

Proche, trop proche peut-être, tu laisses tes mots se perdre dans ton souffle pour se mêler au sien. Tu les laisses flotter, tu les laisses planer. Imprégner l'atmosphère. Tes doigts remontent pour s'aventurer dans son cou. Audacieux, ils errent contre sa peau, se perdent sous le col de sa chemise. Taquins, ils en suivent la pente, dévalent ses clavicules jusqu'au premier bouton de sa chemise. Une seconde, tes terminaisons le maltraitent alors même que tu reprends, faussement distrait.

- But you know... -Un geste. Tes doigts assassinent le bouton qui dévoile un peu plus de son épiderme qu'impatients, ils découvrent déjà. Glissant un peu plus près de son coeur sans pouvoir encore l'atteindre, ils l'abandonnent et c'est carnassier cruel que tu continues- I've never really hurt you yet. For now. But I'll always be the one who hurts the most.

Tu susurres, tu murmures. C'est presque tendre que tu souris, que tu promets ces dernières paroles. Cruel, sanguinaire, tu sais comment faire mal. Mieux, tu sais adapter tes coups pour frapper là où ça fait le plus mal. Et dans ta vindicatif, jamais tu ne laisses qui que ce soit t'atteindre dans ta fierté sans te venger. Tu rends ce que l'on te donne au double, au quadruple, au centuple selon l'offense que l'on ose te faire. Pourtant, tu te doutes que ce sera sans doute un peu différent cette fois-ci. Parce que tout est toujours différent avec lui. Vous devez chacun réapprendre à jouer dans cette guerre où aucune règle n'a sa place. Constamment évoluer, vous adapter. Parce que pour une fois, aucun ne peut être prédit gagnant, ou perdant. Jamais. Et vous êtes probablement un peu des deux, lorsque chaque partie s'achève. Toujours est-il que s'il croit que tu le blesses déjà, tu lui montreras ce que ce sera, lorsque tu le fera vraiment.

Puis, c'est à ta dernière question, rhétorique narquoise qu'il répond d'un air ennuyé. Amusé, tu laisses échapper le fantôme d'un rire silencieux qui vient faire briller tes yeux. Non. Il ne te partagerait pas, tu en es absolument certain. Et ça tombe bien. Parce que comme il l'a si bien remarqué, tu es bien trop possessif pour le partager aussi. Égoïste, tu ne le veux que pour toi. Rien que pour toi. A toi. Oui, il est à toi. Dans sa cage aux barreaux d'or, le fauve ronronne, infiniment satisfait de cette remarque que tu te fais. Plus encore, sans doute, que tu n'en as encore conscience. Tu te leurres à croire que ça n'est que pour une nuit de plus. Peut-être un peu plus ; toujours ponctuellement. Sans autre attache qu'un peu de possessivité lorsque tu décides jalousement de le faire tiens. Bien sûr. Lentement, tu commences à percevoir l'incohérence et le manque de crédibilité de tes pensées. Pourtant volontairement, tu fermes les yeux et t'en détournes. Pas maintenant. Tu veux profiter encore, encore un peu. Et ce soir, tu l'as pour toi. Alors lorsque ses doigts se referment sur ton poignet pour t'entraîner, pour t'emmener, c'est docile que tu te fais. Tu le suis presque sagement jusque dans l'hôtel luxueux où il a dû prendre une chambre. Les portes se referment derrière vous, vous séparent un peu plus clairement du monde duquel vous étiez déjà coupé. Egarés dans celui qui n'est que le vôtre. Secret. Invisible à tout autre. Vous n'êtes pas encore seuls, pourtant. Alors, tu le fais relâcher l'étreinte de ses doigts autour de ton poignet. Tu ignores la manière dont, immédiatement, la chaleur de sa main manque à ton épiderme. A la place, tu te rapproches un peu plus, tu presses légèrement ton flanc contre le sien. Ton bras se glisse à nouveau autour de sa taille et tu tournes la tête vers lui pour susurrer à son oreille, la voix rauque, malicieuse.

- So... Where do you want to go, sexy ?

Encore une fois, ta question n'en est pas une. Tu sais pertinemment où vous allez finir. Ca ne veut pas dire que tu ne veux pas l'entendre dire, le voir y réagir. Mais c'est plutôt une autre question, que tu sous-entends là.


© charney


I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
Desire ; Years & Years.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.tumblr.com/blog/adament-grapharts
avatar

Feuille de personnage
statut: administrateurclasse deltaangry unicorns
- Halvard Stinson -
duco corporis

Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
11/03/2014
Tom Felton
Avatar : @Adament; Gifs profil & Signature : @brooklynofrph, @Adament, Tumblr.
1456

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Ven 5 Juin - 3:01


Halvard & Blake

But whichever way I go, I come back to the place where you are…

L’orage s’annonce dans tes yeux, couvrant de nuages les cieux. Les couleurs se mêlent et s’entremêlent. Celles de la glace de l’hiver, du feu de la colère, du désir, du plaisir, de l’impatience, de l’imprudence. Souffle saccadé percutant sa peau. Souffle entrecoupé te glaçant les os. Les vôtres se calquent, et la bulle se referme sur vous sans que rien ne vienne la perturber ou la détruire. Invulnérable, elle se dresse formant un dôme qui tient à l’écart les avis des observateurs, leurs regards perçants et désapprobateurs. Elle t’empêche même de leur prêter attention pour réaliser qu’ils vous jugent en silence, comme si leur amour était mieux que vos jeux malsains parsemés d’insouciance. Au fond, ils ne font que fantasmer sur cette attraction qui te relie à lui, inébranlable et imbattable. L’univers vous a réunis tandis que tu recherchais depuis toujours ce frisson qu’il t’arrache aussi facilement qu’il ne respire. Ton cœur est né d’un incendie vivace, éteint par le torrent des abandons. Tu as perdu la faculté d’aimer il y a des millénaires, de t’attacher, de donner de ton être. De ton vrai être. En face de lui, tu te tiens fièrement dans toute ton authenticité. Il n’y a pas que des craquelures dans ton masque. Il s’est brisé en mille morceaux, s’étalant tel un cadavre déchu sur le sol de son impuissance. Et toi, le bébé ignorant, le gamin qui ne sait pas que le feu brûle, tu t’en approches un peu trop, sans en connaître le danger mortel. Tu t’immoles, imbécile heureux, incapable de garder son épiderme hors d’atteinte des rougeurs, des insolations que son contact te subtilise. Tu ne devrais pas. C’est une erreur, fatale, le comble de l’ineptie. Une nuit aurait du suffire. Le mariage de vos corps ne devait durer que pendant une poignée de minutes. Minutes qui ont paru comme une petite éternité encastrée dans une vie qui n’a plus de goût depuis, sans qu’il ne soit dans les parages. Tu t’es fait avoir, tu as été pris au piège, tu as essayé de t’insurger. Tu t’es débattu comme tu as pu, tu as imposé la distance, tu t’es éloigné de ses sortilèges. Mais la providence s’évertue à vous mettre dans la même voie, sans relâche. Ça fait tellement mal, putain. Et tu dois lui rendre la pareille. Il doit connaître la souffrance de te côtoyer comme tu connais celle de le rencontrer à chaque fois. Il doit subir le contrecoup de t’avoir empoisonné, d’avoir fait parvenir son venin jusqu’aux tréfonds de tes veines. La toxicité devient addiction, la drogue est ta perdition. Qu’on te place dans une institution où tu oublieras ta déraison. Qu’on t’enferme loin de lui pour que tu aies moins le mal de lui. Qu’on t’enchaîne pour que tu ne connaisses plus la peine. Le mince filet de souvenir ne veut plus te quitter. Celui où tu t’es laissé gouverner par tes émotions. Peu importe le temps qui te sépare de ton passé, il revient toujours au galop, inévitablement. Et c’est la reproduction de cet horrible méfait accompli il y a belle lurette que tu crains plus que tout.

Il sait cacher les meurtrissures, il sait maquiller les blessures. Impassible, son visage ne montre que le degré de sa perversité, sans que l’esquisse d’une grimace dénotant sa souffrance ne vienne le perturber. Il te prive de tes réjouissances et fait disparaître l’épanchement de sang qui se trouvait sous sa joue. Comme il te prive du repos de tes pensées que tu convoites inlassablement, trop fatiguées de n’avoir que lui et ces foutues images indécentes comme intérêt. Son ton résonne, magnifique de par ce voile qui le recouvre, ces graves qui déferlent vers tes tympans pour les assassiner cruellement. Qu’il te chasse pour toujours. Qu’il n’abandonne jamais la traque. Qu’il te change, qu’il te damne. Qu’il te fasse rejeter tes principes, tes convictions. Il n’y a que pour lui que tu te parjurerais de toute façon, alors qu’il insiste. Ses doigts sur ton cou te soumettent, et tu deviens pantin à leurs bouts. Tu suis leur progression sans les regarder, ne te concentrant que sur leur parcours sur la surface, jusqu’à ce qu’ils te délaissent pour un foutu bouton. Tu veux qu’il revienne sur ta peau, qu’il ne la quitte jamais, qu’il y élise résidence pour tout ce qu’il vous reste à vivre. Et c’est en te laissant croire qu’après l’avoir déboutonné il reviendrait à l’assaut, qu’il te réduit à néant, qu’il te transforme en une masse de frustration révoltée. Tu ne répliques pas à sa traîtrise, s’il croit pouvoir t’infliger un sort pire que celui que tu lui réserves, il se trompe sur toute la ligne. Il est le meilleur adversaire que tu n’aies jamais eu, au point où tu en viens à considérer comme ton égal. Mais il ne fera pas le poids. Pas si tu repousses tes limites. Pas s’il devient un challenge qu’il faut à tout prix remporter. La dévastation sera mutuelle, et bientôt votre champ de bataille comptera vos carcasses fatiguées, vestiges d’une guerre sans merci. Vous ne serez que ruines, l’un conduisant l’autre à son péril. Tu sais dans quoi tu t’engages, et bien que tu fasses des sacrifices surhumains pour ne pas vous mettre dans cette position, il est des circonstances que l’on ne peut rejeter. Et cette rencontre impromptue, ponctuée de ce sex-appeal irrévocable dont il est pourvu et de cette possessivité qu’il possède incontestablement à ton encontre, en est un dur exemple.  

"Come." Plus de temps à perdre. Tu as besoin de lui. Dans ton lit, dans ta vie. Qu’il sorte de ton esprit. Qu’il se concrétise durant cette nuit. Qu’il vienne calmer ta folie. Qu’il vienne faire succomber tes envies. Tu le traînes derrière toi, vers cet hôtel où tu as jugé bon de réserver une chambre. Elle n’était pas destinée à lui. Elle était destinée à quelqu’un d’autre qui te distrairait de la perfection avec laquelle vos corps se sont conquis. Pas à cette torture mentale et physique qu’il t’inflige incessamment.

Les portes s’ouvrent, et vous quittez la rue pour l’accueil illuminé. Le luxe vous entoure, mais ça n’a aucune importance. Même dans le taudis le plus dégradant, tu ne penserais qu’à lui, qu’à ce poignet que tu serres autant que tu le peux. Il ne doit pas te quitter, il ne doit pas te priver. Mais ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne s’en échappe, pour venir marcher à tes côtés, vos hanches se touchant délicieusement. Son bras vient s’enrouler autour de toi, te faisant sien, proclamant au monde que tu es à lui. Ça ne te dérange pas. Pas du tout même. Tu es un peu d’accord. Tu es à lui. Ce soir et tous les soirs où tu céderas. Tu es préparé à la douleur que causera votre séparation. Ou pas du tout, mais tu prétends que si. Tu entretiens l’illusion que tu as tout sous ton contrôle alors qu’au fond, tu sais très bien que c’est loin d’être le cas. Le concept n’existe pas en ce lieu. Entre vous, il n’y a pas de raison, il n’y a pas de maîtrise. Tout n’est qu’impulsion, qu’instincts primaires allant de l’attraction à la répulsion. Tu te dégoûtes et tu te complais dans sa présence. "To my room. And you are coming with me as my guest." Un sourire narquois s’affiche, révélateur de tes intentions pernicieuses. Tu es l’incarnation du diable tentateur, tu laisses tes mots se placer en suspens, avant d’enchaîner sardoniquement. "Though what I’m about to do with you there is not how I treat everyone I invite." Ta main s’échoue sur sa joue, lui accorde une douce caresse prometteuse d’un bon temps puis tu le fuis. Tu avances loin devant lui d’un pas un tant soit peu précipité. Le laissant à loisir observer le corps que tu comptes lui offrir momentanément. Animant ses fantasmes et ajoutant à sa concupiscence. Le faisant se délecter d’avance de ce que tu lui réserves. Auprès de l’accueil de l’hôtel, tu t’empares de la carte magnétique qui vous donnera accès à votre sanctuaire, adressant un clin d’œil au réceptionniste. Tu es de bonne humeur. De trop bonne humeur même. Réfrénant tes ardeurs, tu t’adosses au comptoir pour le fixer. Ta lippe vient se loger entre tes dents, avant que tu n’éclates de rire et que d’un geste de la tête, tu lui indiques de se rendre à droite pour te rejoindre à l’ascenseur.

Les portes s’ouvrent. Vous n’étiez pas les seuls à attendre. Faisant irruption dans la cabine, les gens vous entourent. L’impatience te gagne, tu veux à tout prix atteindre l’étage de votre débauche. Il est encore plus en haut, il est au sommet de ce gratte-ciel trop imposant, de cet immeuble trop grand. Et tu en as marre d’attendre. Surtout que cette foutue machine s’arrête à chaque fois pour laisser sortir une personne. Bientôt, vous n’êtes plus que cinq. Et tu ne sais pas si c’est l’excitation qui prend le dessus ou si c’est justement le fait d’être possiblement pris qui te guide, mais ta main va se déposer là où il ne faut pas, tes dents faisant leur apparition surprise dans une expression carnassière. Immobile, elle reste fixée sur ce point de son anatomie, sans pudeur. Les présents n’ont qu’à baisser le regard et tourner légèrement leurs têtes pour voir ce que tu lui fais. Tu ne lui adresses aucun regard. Tu n’en as pas besoin pour anticiper ses réactions. Il ne doit pas être très à l’aise, là. Surtout au niveau de son pantalon qui doit le serrer à un endroit très précis. Un petit rire te prend et tu te mets à siffler, dérangeant les snobs qui vous tiennent compagnie. Tôt ou tard, ils sortent, vous laissant seuls. Il y a bien une femme qui t’intime de retenir l’ascenseur mais tu appuies bien vite sur le bouton pour qu’il reprenne son ascension. Pour aussitôt la stopper entre deux étages. "Blake, Blake, Blake." Non pas comme une supplication, mais comme une remontrance. Tu es un parent prêt à gronder son enfant. Tes sourcils se rejoignent et ton index se lève pour osciller de gauche à droite. "You’re a very, very bad boy." Tes mains se plaquent contre son torse, et le poussent jusqu’au bout de la pièce suspendue dans le vide. Tu le suis, enfonçant tes reins dans les siens, désireux de ne jamais te décoller de lui. Vous êtes là, coincés entre deux niveaux. L’égoïsme te recouvre, tu t’en fous de tous les gens qui attendent impatiemment et qui se demandent pourquoi l’ascenseur est bloqué de cette façon-là. Il y en a d’autres, qu’ils fassent preuve de flegme. Car toi, tu t’en es avéré incapable. "Do you really dare to think you can hurt me?" Vos voracités se frôlent et se rassemblent. Elles se reconnaissent et se rappellent du plaisir qu’elles ont offert l’une à l’autre. "Plenty have tried before. They just ended up licking their wounds while I was watching them sink." Tu fourres ton nez dans son cou, déposant une multitude de baisers sur sa peau, le faisant tien également comme il a osé te faire sien. D’ailleurs, n’y a-t-il pas des caméras dans ces machins dans un bâtiment aussi sécurisé ? Tant pis, les spectateurs ne regretteront pas la scène à laquelle ils vont assister. "I can make you beg me for mercy. I can haunt your nights, become your biggest fear. I can make you throw yourself off a bridge and drown in deep sea." Tu t’appropries son menton dans ta bouche, pour ensuite remonter vers la sienne avant de te reculer brusquement et d’appuyer à nouveau sur le bouton pour que l’engin remonte. "I may want you so badly right now. But I choose to. You don’t own me. You don’t impress me. And you don’t manipulate me." Si tu savais à quel point tu as tort pour au moins l’un des trois points.
Code by Fremione.


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Feuille de personnage
statut: modérateurclasse alphamadmen krakens
- Blake Whisper -
duco corporis

Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
Ash Stymest
Adament
553

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Dim 14 Juin - 15:22


Halisper


"Come."

Sa voix sonne, ses mots résonnent. Tu l'écoutes et docile, tu le suis. Tu as beau te dire que ce n'est pas un ordre puisque tu acquiesces par envie envie... L'aurais-tu accepté sans rien dire, sans la moindre remarque si elle était venue de qui que ce soit d'autre ? Esprit rebelle, fauve indomptable, tu courbes pourtant doucement l'échine d'une manière infime. Les envies t'inondent et tu t'immoles ; l'eau et le feu dansent dans un ballet qui n'appartient qu'à eux. Il est le seul qui a su comment t'atteindre, te toucher de ce couteau invisible mais pourtant bien tangible dont il te menace toujours. Il est le danger alors que tu te croyais hors de porté, pourtant tu ne cesses de t'approcher. Tu refuses de t'éloigner. Et peut-être que c'est justement parce que c'est ce qu'il est, que tu ne peux t'en passer. Tu ne peux empêcher tes pensées de revenir inévitablement à lui, ton sang de s'agiter lorsque tu le vois. Tes entrailles de s'embraser, ton corps de le désirer. Et le voir te fuir jusqu'à maintenant n'a fait qu'accentuer ton désir de le rattraper, de le garder pour toi. Ce soir, tu l'auras à nouveau. Il te guide jusqu'à l'intérieur de l'hôtel, et les portes se referment, vous isolant un peu mieux du monde extérieur. Sa main serre ton poignet, l'enserre presque douloureusement. Ses doigts enlacent ton épiderme, l'embrassent de leur chaleur. Résumé presque parfait de votre relation. Tu le fais relâcher son emprise sur toi, sur ton bras, te dégageant de ses doigts. Et c'est à ton emprise que tu le soumets. Bien loin de fuir ou même de t'éloigner, tu te rapproches au point de venir frôler sa hanche de la tienne, tu l'enlace d'un bras. Nonchalamment, tu te fais possessif. Jalousement, tu te le gardes exclusivement, assénant sans mot dire qu'il t'appartient. Pour un soir, quelques heures dans le noir. Pour une nuit que tu veux vivre à l'infini. Tu as besoin de lui. Quelque soit le sens, quelque soit la manière. Tu as besoin de lui. Ca te dépasse encore. Tu ne comprends pas encore toutes les nuances, les harmonies des accords que produisent vos corps.

- Well, I kinda hope so...

Tu réponds d'un sourire en coin, amusé par le celui narquois qui courbe ses lèvres. Il est démon de tentation, vous êtes diables de luxure, de perdition.

- I wouldn't really like you to give the... special treatment you save me to every guy you invite in your room, love.

Oui. Aussi étrange, aussi inconvenant que ce soit, tu aimes l'idée d'être spécial pour lui. Rien que pour lui. Les graves de ta voix se font velours, satin presque aussi doux que la caresse que sa main abandonne sur ta joue. Son toucher menace déjà de faire frémir, de te faire souffrir sous les coups de poignards qu'il t'inflige avec ses simples caresses, les baisers abandonnés. Ce qu'il éveille en toi n'est pas bon. Ce qu'il fait naître est dangereux. A moins que ce ne soit tout le contraire, que ce soit exactement ce dont tu as besoin. Qu'il ravive en toi quelque chose qui était mort depuis bien longtemps de vos jeux, de ses mots délicieux. Tu ne sais pas, obstiné à garder les yeux fermés, à ne pas sentir la manière dont ton myocarde s'agite dans ta poitrine. La façon dont ton cœur apprend à battre, lentement, doucement. Est-ce que c'est douloureux ? Tu l'ignores, ne veux pas le savoir. A croire que tu as peur de la manière dont il t'invoque, de la façon dont il te conquiert et t'hypnotise. Tu es sous un sort qu'il t'as lancé, un enchantement qu'il refuse de lever. Un maléfice qui t'empoisonne, qui t’assujettis à l'irrésistible addiction qu'il représente. Il est le poison qui s'insinue dans le creux de tes veines jusqu'à venir polluer ton cœur, assassiner ton être. Et ça brûle, et ça fait mal quelque part, profondément enfoui. A jamais oublié, détruit avant même d'avoir existé. Ou tout du moins c'est ce que tu pensais. Sournois, il efface tes repères, et c'est dans ton propre monde qu'il te perd. Et pourtant imbécile tu te fiches du danger qu'il incarne, tu t'accroches à sa main, tu t'agrippes à lui comme s'il était ta seule porte de sortie. L'unique échappatoire. Évidemment, tu ne t'avoues rien de tout ça. Pour toi, tu ne fais tout ça que parce que tu en as envie, parce que tu meurs d'envie de lui. Tu te persuades que tu n'es pas perdu, que tu ne fais qu'errer un peu, pour quelques temps. Pour quelques nuits ou un peu plus. Un peu plus... Ca t'irait bien.

Ce pourquoi quand il quitte l'étreinte de ton bras, quand il t'arrache la chaleur qu'il distillait à ton flanc tant qu'à tes entrailles, tu le suis du regard. Tu te retiens de grogner, frustré. Tu te contente de l'observer, de l'admirer. Tes yeux dévorent son corps encore dissimulé aux indiscrets regards qui ne l'auront jamais. Ton regard dégringole le long de son échine, tombe sa chute de rein. Ton regard insatiable le bouffe déjà alors que son anatomie te susurres des souvenirs qui n'appartiennent qu'à vous. Une nuit qui se répète déjà à l'infini. Ta gorge s'assèche légèrement, tu rêves de recommencer encore, ce qui ne va plus tarder. Des images indécentes emplissent ton esprit quelques instants durant. Des flashs de vos corps lascivement enlacés, des souvenirs encore trop vifs de sensations trop sensuelles. Le feu cruel bouffe tes entrailles, éclos, explose en un millier de flammes affamées qui foutent ton intérieur en lambeaux. Ravages sauvages, douleurs divines pour lesquelles tu te damnerais sans hésitation ni remords. C'est à ce point là qu'il te rend accro, à ce point que tu t'aveugles volontairement en persistant à te dire qu'il n'y a rien de plus que cette fichue attirance magnétique. Il t'a déjà trop esquinté, trop chamboulé ton esprit. Il te retourne, te prend de revers, te mets sans dessus-dessous et tu te retrouves à tourner, tourner sans jamais t'arrêter. Tu perds le nord, à mi-chemin entre lucidité et illusion. Merde. Tu t'en rends compte une seconde, l'oublie la suivante. T'es déjà perdu, déjà un peu foutu.

Au comptoir de l'accueil, il finit par se retourner vers toi, par s'y adosser. Il te faut quelques fractions de secondes supplémentaires pour t'en rendre compte, pour sortir de la tourmente de pensées et de souvenirs venus te hanter. Ton regard remonte le long de son corps, se délecte de la vue de son torse, s'insinuant contre la peau nue que dévoile le tissu de son col. Tu réalises soudain que tu n'as pas bougé d'un pas, de tout le temps qu'il lui a fallu pour récupérer la clé de sa chambre. Tant pis. Tu n'es pas gêné non plus d'avoir été surpris en train de le mater, sachant pertinemment qu'il est parfaitement conscient de cet effet qu'il a sur toi. Il se mord la lèvre une seconde, éclate d'un rire qui parvient à tes oreilles la suivante. Le son te charme étrangement et doucement, tes lèvres se courbent, se parent d'un sourire. Non pas un sourire en coin ravageur ni un de ces rictus insolents et narquois qui ornent d'ordinaire tes superposées, non. C'est un véritable sourire que tu n'offres qu'exceptionnellement qui naît sur tes traits, habite tes yeux d'éther. Et s'il s'évapore lorsque tu rejoins Halvard devant les ascenseurs où d'autres clients importuns attendent déjà, il ne disparaît par pour autant. Il est toujours là, dans le bleu de tes yeux, fantôme tout juste tangible qui continue de hanter tes superposées. Les portes s'ouvrent rapidement, et vous suivez la foule qui s'engouffre presque précipitamment dans la cage de métal. Bien trop de monde à ton goût, alors que tout ce que tu veux à cet instant, c'est te retrouver seul avec Halvard. Vite, qu'ils se dépêchent de dégager. L'impatience te gagne, la hâte te dévore de ses caprices incisifs. Vite, qu'ils s'effacent et disparaissent. La montée est traînante, les pauses trop apathiques, les gens trop lents. Vite. Pourquoi ne se dépêchent-ils pas de disparaître de ta vue ? La frustration grandit, le fauve gronde, s'agite tandis qu'il arpente sa cage aux barreaux dorés. Vite, putain. Tu te retiens presque de taper du pied, de manifester ton mécontentement plus clairement que par l'orage menaçant qui gronde déjà dans tes prunelles. Ses pulsions meurtrières commencent à s'éveiller, t'enchanter... Et puis soudainement, tu te retrouves distrait alors qu'il ne reste plus que rois autres personnes en plus de vous. La main d'Halvard vient sournoisement se placer sur une certaine partie de ton anatomie, déranger ton impatience. Son immobilité est frustrante, son immobilité t'assassine quelque peu pourtant tu serais incapable de dire si ses caresses auraient été préférables ou pires. Un peu des deux, probablement... Un regard en biais te révèle son expression carnassière et la courbure qui orne ses lèvres te donnes envie de te jeter sur lui pour les ravager, leur arracher leur sourire. Tu te mords l'intérieur de la bouche pour éviter de bondir, et tu l'observes lâcher un petit rire. Et s'il continue d'éviter soigneusement ton regard, le tien ne le quitte à nouveau plus. Tu es à la fois douloureusement conscient de la présence des trois autres parasites, oublieux de leur existence. Qu'ils se barrent. Maintenant. Bordel. Ton corps commence à chauffer au point de commencer à cramer, menaçant de faire bouillonner ton sang inexorablement attiré vers le bas. Tu l'entends plus que tu ne le vois rire, et il se met à siffler. Les intrus remuent, visiblement dérangés par le son mais ils ne vous lancent aucun regard. L'ascenseur s'arrête une fois, deux fois. A chaque fois, tu sens ton myocarde palpiter comme si tu craignais que quelqu'un d'autre n'entre et ne voit sa main posée sur toi. Sauf que tu ne le crains pas. Tu t'en fous qu'on vous voit. Ils n'existent même pas pour toi. Non, c'est la simple perspective d'être surpris qui t'excite insidieusement, se mêlant à la gêne causée par ton agaçant pantalon.

Enfin, l'ascenseur se vide. Tu te presses légèrement contre sa main. Enfin, vous êtes seuls. Un instant, tu grognes en apercevant l'imbécile qui ordonne à Halvard de retenir les portes. Que croit-elle, que vous êtes là pour elle ? Qu'elle patiente. Heureusement, évidemment, il partage ton avis, appuie déjà sur le bouton qui clos les portes devant le nez de l'importune. Un rictus narquois courbe tes lèvres avant qu'elles ne se referment. Enfin, il n'y a plus que vous deux. Plus que lui, plus que toi, dans la pièce métallique exiguë. Tu n'as pas le temps d'avoir hâte d'être arrivé, pas le temps non plus d'esquisser le moindre geste vers lui. Déjà, il en force l'arrêt entre deux étages et vous voilà suspendus dans le vide. Déjà, sa voix résonne, répète ton nom comme une remontrance. Tu arques un sourcil, amusé par son ton, par l'index qu'il agite comme s'il voulait te gronder. La suite t'arrache l'éternel courbure ravageur que tes lèvres insolentes aiment à prendre.

- Didn't you already know this ? Push just a bit more, and you'll see how I go from bad to vicious.

Les rauques de ta voix susurrent, dangereusement séduisants. L'instant d'après, ses mains rencontrent ton torse, et tu te retrouves presque plaqué contre le mur de votre cage suspendue. Ses reins s'enfoncent dans les tiens, son corps se presse contre toi. Tu te laisses aller, tu le laisses faire, tandis que lascives, tes dents attaquent ta lèvre. Le contact est désiré, déjà trop attendu à ton goût pour le repousser. Tu ne bouges pas cependant, alors que tu écoutes avec attention les nuances de sa voix qui s'élève à nouveau. Ses lèvres frôlent les tiennes, s'assemblent d'une manière qui te fait sombrer encore un peu. Son obscurité se mêle à la tienne, t'appelle. Son souffle s'échoue dans ton cou, accélérant ton pouls. La myriade de baisers que ses lèvres y abandonne te fait frémir, sa manière de te maltraiter presque gémir. Les sons s'étouffent et s'assassinent avant d'avoir eu l'occasion de sortir de ta gorge, ne se trahissant que par l'irrégularité de ta respiration. Possessifs, tes doigts se referment sur le tissu de sa chemise. Egoistes, les cinq autres se plongent dans ses cheveux au dessus de sa nuque, les emprisonnent pour que jamais ne cessent ces baisers qui te torturent. Pourtant c'est ce qu'il fait, et tu ne peux échapper un rire habité de tes ténèbres de t'échapper à ses paroles. Tu te redresses légèrement, enlace ses hanches pour le garder contre toi alors que sournois tu rétorque.

- You should know I was never « plenty », sexy. You could always try all of this, you'll never see me sink like others have done. - Volontairement, tu lui tends un peu plus le cou, l'invite insolemment à tenter de t'assouvir comme il pense si bien le dire. Tu ne plies pas. Tu ne coules pas. Tu ne te soumets pas. Jamais.- But I look forward to see you haunt my nights. Go on, do it. I'll wait for you in my wildest dreams. Even if it sounds just like I'm already ghosting through yours...

Tu mens sans honte, sans remord. Il te hante déjà, que ce soit la nuit ou le jour, sans répit ni pitié. Tu bluffes. Tu ne peux que deviner que tu le hantes aussi, qu'espérer ne peut être le seul à être foutu à ce point. Sa bouche remonte à ton menton, puis jusqu'à la tienne. Et soudain, il s'éloigne, rappuie sur le bouton. L'ascenseur s'ébranle doucement, se remet en mouvement. Mais ce n'est pas doucement qu'il vient de te toucher, de te frapper. Trop brusquement arraché à toi, l'absence de sa présence de poignarde vicieusement. Le manque de ses lèvres te lacère cruellement. Celui de sa chaleur, sauvagement. Tu peines un instant à te reprendre, légèrement. L'envie te rend fou, l'attraction entre vous t'esquinte au point de te faire perdre pied. Ca t'énerve, ça te fait rager. Ca te fait sombrer. Tes yeux ne sont plus si clairs, lorsque tu les reposes sur lui. La tempête rage, l'orage gronde. Le mélange de colère et d'envie saccage et te ravage. Un pécher n'est pas assez, ils s'unissent, se font complices, promettent le supplice.

- Keep telling you this.

Tu arques un sourcil peu impressionné, arrogant. Il est à toi. Qu'il le veuille ou non, il est à toi. Egoiste habituellement, tu te fais de plus en plus possessif, presque à l'extrême lorsqu'il s'agit de lui. Te détachant du mur, c'est à ton tour de te rapprocher. Ton avance est presque lente, soigneusement mesurée. Prédateur tu te fais, ne quittant pas ta proie des yeux tandis que la distance se meurs entre vous. Calant tes pas sur celui du fauve, tu arpentes ta cage jusqu'à te retrouver presque contre lui. C'est le frôlement de vos corps, le flirt de vos anatomies. Tu glisses l'une de tes mains à sa hanche, t'infiltres directement sous le tissu, tu prends ta revanche. Tes doigts cajolent sa peau presque délicatement, sa fait parfois effleurement, parfois infime griffure cruelle. Tu as beau te leurrer dans l'illusion que ce n'est que par vengeance que tes doigts dévalent sa peau, la vérité aussi que tu ne tiens plus vraiment, impatient. Tu veux sentir sa peau contre la tienne, découvrir encore ce corps qui te revient en rêve, sa chaleur qui ne t'as jamais quitté. Tu te perds dans les réminiscence de vos caresses, les marques invisibles laissées par vos baisers. Tu pondères, t'efforces au calme. Pas tout de suite, pas encore, encore un peu de patience. À ton tour, tu le fais reculer alors que tu avances, jusqu'à ce qu'il rencontre lui aussi la paroi métallique de votre cage. À ton tour, tes lèvres s'approchent de siennes, ton regard vissé au sien. Tu les effleures sans l'embrasser, juste assez pour qu'elles continuent de venir les agresser pendant que tu susurres d'une voix trop grave, trop rauque pour ne pas s'emplir de tes ombres :

- You'd better not underestimate me, Halvard. I'm far more dangerous than any of those petty guys you could have known before. I always get what I want, and nothing'll ever stop me.

Et je te veux. Les mots, pernicieux, restent silencieux. Ils tombent sous le sens, sont l'évidence. Tu sais qu'il les entend dans leur silence écrasant, leur silence assourdissant. Mais peut-être que tu ne peux pas les prononcer non plus, peut-être que tu sens très bien, en fait, que ce qu'ils disent dépassent encore ta pensée, ce que tu penses être ta volonté. Peut-être que tu le veux véritablement, un peu fiévreusement. Et pourtant, ça reste bloqué, coincé, mélange de conscience et d'inconscience. Tu ne sais pas et tu t'en fous. Tout ce qui importe c'est que tu le veux là, tout de suite. Heureusement, la machine te secoure, et les portes enfin s'ouvrent. Tu ne le relâches pas encore, pas tout de suite. Tu mords d'ailleurs sa lèvre, tu calmes la blessure par le furtif passage de ta langue. Déjà, tu te recules, tu t'éloignes en l'emportant avec toi, ton poignet entre tes doigts. Le couloir s'ouvre à vous, luxe promesses de bien plus de luxure. Amusé et bizarrement heureux, tu as presque envie de fredonner doucement, silencieusement. Léger, il te rend ivre. Après quelques pas dans le couloir, tu pivotes sur tes talons, te retournes vers lui. Tes pupilles dilatées, l'obscurité diluée bouffe déjà le clair de tes yeux comme ils promettent de le dévorer à son tour. Tu l'attires un peu plus près de toi, laisses tes doigts jouer avec les pans ouverts de sa chemise vers son col, effleurant parfois son épiderme.

- So, show me, where your room is.



© charney



I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
Desire ; Years & Years.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.tumblr.com/blog/adament-grapharts
avatar

Feuille de personnage
statut: administrateurclasse deltaangry unicorns
- Halvard Stinson -
duco corporis

Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
11/03/2014
Tom Felton
Avatar : @Adament; Gifs profil & Signature : @brooklynofrph, @Adament, Tumblr.
1456

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Mer 15 Juil - 9:57


Halvard & Blake

But whichever way I go, I come back to the place where you are…

La tension est à son comble en ce lieu où vous vous trouvez ensemble. La cabine accrochée dans le vide est une métaphore. Un rappel de la situation où se trouvent vos corps avides. Proches du précipice. Subissant l’attente comme un supplice. L’infidèle devient fidèle. Le détaché s’attache, ciblé par la maladie de la dépendance. L’impatience est une torture qui brûle les entrailles. Les minutes s’éternisent, la progression de l’ascension est apparentée à celle d’un mollusque. Tes rétines vrillent les présents, évaluent une quelconque attention portée sur vos deux êtres. Tu es sûr de ne pas être le seul à ressentir cette folie passagère, cette envie particulière. Le toucher devient une nécessité, dictée par des pulsions inhibées. L’esprit se plie aux exigences du corps, et ne pense plus qu’à l’imminence du moment anticipé, rêvé, désiré. Les temps de réjouissance sont marqués au fer blanc, imprimés dans ta mémoire. Les souvenirs se déchaînent et t’enchaînent, et tu n’arrives pas à t’en sortir malgré toute la force avec laquelle tu te démènes. Il est une ombre moqueuse et traîtresse, qui passe dans la chambre. Un chat de Cheshire cruel avec son sourire dont on dirait qu’il sait tout. Parfois, l’odeur vient caresser tes narines. La sienne. Non pas qu’elle soit restée imprégnée dans le tissu, mais la mémoire est également olfactive. Et lorsque tu te glisses entre tes draps, lorsque tu te remets dans la situation où il était venu te rejoindre, ton anatomie répond à tes réminiscences, puis se retrouve déçue de ne rien voir arriver. Alors, les bêtises commencent, le plaisir arraché à ton être par le moyen de tes propres doigts se mue en objectif après avoir été banni de ton dictionnaire. Une fois la vie sexuelle entamée, il n’était plus question d’avoir recours à ces pratiques qui n’éteignent pas la soif et ne sont qu’essence sur l’incendie de ton appétit. Mais personne n’est là. Personne ne le remplacera. Personne ne répondra à ton appel désespéré. Blake. Blake. Blake. Ils dorment, les colocataires. Leurs respirations bruyantes et agaçantes comblent le silence, étouffent tes murmures. Ce prénom répété inlassablement comme une invocation. Comme une prière pour qu’il vienne te détruire à nouveau. À t’en déchirer les lèvres. À t’en lasser les cordes vocales. À t’en bousiller les poumons. Ton souffle et ses deux syllabes ne font plus qu’un. Un écho qui se répercute sur l’ensemble de ton âme charmée, affamée de cet amour dévastateur trop longtemps laissé pour compte. Il est la cible favorite de tes obsessions lancinantes, persévérantes. Et quand tu le vois, oh Dieu, quand tu le vois, une mélodie du bonheur emplit l’atmosphère. Elle joue les entremetteuses, et tout paraît soudainement plus vivant, plus coloré. Un bonheur que tu n’aurais jamais cru pouvoir imaginer possible. Une frustration qui grandit lorsque tu te rappelles qu’il faut s’éloigner pour ne pas se faire attirer vers ta fin. Cette concupiscence parasitaire marque la fin de jours tranquilles, où le concept de l’éternité n’avait aucun attrait. Et ce soir, tu t’es fait piéger. Encore. Mais c’est tant mieux.

L’empressement fait de toi sa victime acharnée et décharnée. La langueur est infernale, la fièvre est fatale. Faire exploser les intrus, les faire disparaître de la surface de la terre devient un de tes souhaits les plus chers. La solitude avec le convoité serait le paradis sur terre. Dans les cieux, il n’y a rien. Ici-bas, il y a tout. Il y a lui. Il y a toi. Il y a toi et lui, un vous qui te transcende. Un vous qui te hante. Vide. L’espace n’appartient qu’à vous. Tu t’en es bel et bien assuré. Le temps ne s’arrête pas, mais la progression est en pause. Lentement, langoureusement presque, tu te meus dans une assurance flamboyante. Attiré inextricablement par cet autre qui te connaît mieux que quiconque. Par cet autre qui est le seul à te connaître. Il n’a suffi que de quelques instants volés, imprévus. Tu te heurtes à lui avec brutalité. Corps contre corps, sous la pression d'une envie dense et aveugle. La violence inouïe de cette rencontre calculée que tu lui imposes est jouissive. Tu ne t’en excuses pas. Tu ne t’excuses jamais pour tes jeux malsains. Les hanches se rencontrent, se livrent bataille féroce. La frivolité dans le ton te sied bien. Le bout de ta langue est taquin, ton regard est habité par une lueur amusée. La transition vers la colère à peine perceptible est déstabilisante. Elle ébranle même les fondements de la pièce mouvante. Les intuitions se jettent sur leur objectif, le ballet commence sans spectateurs. Ou sont-ils invisibles? Perdant ou vainqueur? Tu te le demandes, mais à en juger par l’expression hagarde de ta victime, tu penches pour le premier. L’appui sur le bouton est provocateur. Il est là, à portée de ses mains aussi. Va-t-il te rendre la monnaie de ta pièce? Un simple regard suffit à savoir que l'autre est énervé. Les longues jambes quittent le socle où tu les as placées, et se hissent pour le porter vers toi. Une vague incommensurable qui se dirige inexorablement vers toi. Et les pupilles qui restent fixées sur les tiennes, faisant s’étendre les secondes. Ou alors est-ce calculé? Est-ce son évolution qui est incroyablement molle? Le rose passe sur tes lèvres, humecte les superposées. Tu te refuses à être intimidé, à courber l’échine devant sa splendeur. Tu refuses de t’agenouiller devant l’autel de sa magnificence. Pas même lorsque les empreintes incandescentes se gravent sur ta peau. Pas même lorsque ses griffes s’enfoncent dans la fragilité de ta chair, dans le point faible de ton corps. Tes avant-bras s’attachent à sa nuque, servent d’outil pour prendre ton élan et coller vos brasiers vivants. Mais lui ne l’entend pas de cette oreille. Le mur est témoin de la fureur. Les souffles s’écrasent les uns sur les autres, égarés, accrochés aux amours indéniables. La coïncidence est reniée, chacun attend que l’autre comble la distance. "Dangerous turns me on." La vérité n’a même pas besoin d’être prononcée. Une trivialité dans l’atmosphère déjà tendue, qui ne souffrira plus autant de patience qu’auparavant.

Le cramoisi envahit les joues. Ce n’est pas là timidité inappropriée. C’est la frénésie de la conquête qui se manifeste sur les pommettes fragiles. Le bruit résonne. Celui de la salvation. Une bouffée d’air frais s’engouffre par le biais des portes ouvertes. Haletant, tu recueilles quelques particules, tu les laisses guérir tes poumons qui ne respirent plus que lui. La lippe est malmenée. Le carmin coule-t-il? Tu ne sais pas. La douleur est exquise, le passage du baume l’est encore plus. Sa salive entraînée par le muscle buccal referme la plaie s’il y en avait. La proximité étouffante laisse place à un vide glacial. La poigne comprime le poignet. Elle le fracasse jusqu’à ce qu’il ne soit plus que poussière. Des os presqu’éclatés, une main devenue prisonnière. Tu te refuses à la soumission mais l’enlaces quand même comme une vieille amie. Tu demandes l’étreinte, tu cherches la béatitude d’une friction. Tu es le chien qui suit son maître. Ton estime de soi baisse cruellement. Dois-tu te détacher? Tu n’en ressens pas la force. Tes sens éveillés tambourinent contre tes avidités contradictoires. L’arrêt te tire de tes pensées. Les doigts courent sur le tissu alors que tu les préférerais sur tes écailles. Ne sait-il donc pas tout? Oh. Il a besoin de toi. Tu dois te faire guide de vos ébats. Tu dois contribuer à la désignation du lieu de la consécration. "Can’t figure it out?" Bien sûr qu’il en est incapable. Question inutile, débile. Tu es insatiable de cette volonté de vouloir gagner. Au point de voir un moyen de regagner l’avantage là où il n’y en a pas. Tu laisses passer un sifflement lingual, avant de t’avancer dans le long couloir de portes. Tu passes celles-ci, l’une après l’autre. Toutes fermées, la probabilité que chacune d’elles soit la concernée est énorme. Et puis l’idée démoniaque qui germe dans ton esprit dépravé. Le coup de génie auquel tu ne t’attendais pas et qui te prend de court. "Wrong way." Tu te retournes et te diriges vers le sens inverse. Caressant son ventre au passage près de lui. Un morceau de ta lèvre inférieure coincée entre tes canines affamées. Vous passez à nouveau près de l’ascenseur, et entamez une nouvelle marche vers le couloir opposé à celui que vous avez d’abord entrepris. Durant votre parcours, tu l’attrapes par le col de sa chemise et le rapproches de toi pour capturer son expiration. Les étoiles dansent les cieux, et votre lueur s’ajoute à eux. "I think it’s the wrong floor." Tu observes sa réaction, amusé, et voyant que tu ne fais pas un seul pas vers l’ascenseur, il décide de te précéder. La révélation néanmoins le scotche sur place. "Or maybe it’s the wrong hotel. What do I know, Blake?" La cruauté est le manteau qui te couvre dans l’hiver de ta déraison. Et tu n’arrives pas à effacer ce sourire hostile de ton visage aguichant. "Though, I don’t think it can be. Ton index se dirige vers ton menton, feignant la réflexion. La pause a ses raisons, ses besoins. Unless I compelled the receptionist to give me any card that is available." Un, deux pas et tu te retrouves directement derrière lui, entourant ses abdominaux de tes bras, laissant courir la chaleur de tes soupirs sur son cou nu. "So… Tell me, Blake. Where is my room? And how the hell are you gonna find that out?" Des mots que tu abandonnes au creux de son oreille droite, suivi d'un petit rire sournois.  "I'll save you the trouble. There's no number written on the pass."
Code by Fremione.


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Feuille de personnage
statut: modérateurclasse alphamadmen krakens
- Blake Whisper -
duco corporis

Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
Ash Stymest
Adament
553

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Sam 1 Aoû - 2:12


Halisper


Tu as ce sourire insolent, arrogant, concupiscent. Ces ombres dangereuses dans le regard, ces ténèbres tentatrices. Tu as cette expression prédatrice, aussi carnassière que séductrice. Ignore-t-il encore à quel point tu peux te montrer dangereux ? Pour lui, comme pour tous les autres ? Combien de fois as-tu détruis, démolis, as-tu tué ? Ce n'était que des cobayes, des poches de sang soumises sur l'autel de tes pulsions de violence, de tes instincts cruels. Est ce que tu le détruiras, lui aussi ? Le briser jusqu'à l'annihiler ? Ton regard dévore son visage, envie ses lèvres. Comme si tu avais besoin d'une preuve à ses paroles, tes hanches se collent un peu plus aux siennes, ton bassin se presse contre le sien. Cruel, tu susurres lentement contre ses lèvres :

- I can feel this...  

Ta langue passe, furtive, pour humecter tes superposées, cruelle lorsqu'elle effleure les siennes trop légèrement, l'agressant de son frôlement trop infime pour être véritablement perçu plus qu'imaginé. Et déjà, tu te recules. Tes mains imposent la distance, posées sur lui sans cesser de l'épingler contre le mur de la cage de métal. De le contraindre à rester spectateur, incapable de te rejoindre alors que tu continues, éternellement prédateur :

- Thought you should be careful with danger, sexy. It never strikes when you expect it, and once you're its chosen prey... -tu te rapproches de ton oreille pour murmurer- It'll never let you go.

A moins que ce ne soit toi qui te fourvoie. Tes mots sont à double tranchant, à double sens. Peut-être que ce sera lui, le maître de ta destruction. Trop semblables, il est le serpent pernicieux, le bourreau fallacieux. Il est danger, il est ta perte. Et toi aussi, tu aimes le danger, trop pour y résister. Frôler la mort et la donner, tout ça pour se sentir vivant pour quelques instants, pour quelques heures. Cette fois pourtant, les choses sont différentes, la finalité n'a rien à voir. Tu le veux en vie, dans ta vie même si ça n'est que pour une nuit. Sauf que tu ne veux pas que d'une nuit. Tu envies toutes celles qui se profilent à sa suite, puis tente d'enterrer cette lubie. Tu persistes à te dire que ça n'est que passager, qu'une fantaisie. Il est un fantasme qu'il te faut assouvir, jusqu'à ce que tu n'en ressentes plus ni le besoin, ni le manque. Il est le fantasme qui te hante, le fantôme qui refuse de te quitter pour te laisser en paix alors même qu'il te fuit. Alors tu refuses de lui laisser la sienne, tu te fait chasseur et lui ta proie. Pour combien de temps, encore ? Tu ne sais même pas si tu demandes quand les choses reviendront à la "normale", se feront à nouveau d'un ennui banal, ou quand il cessera de te fuir, de glisser sans cesse entre tes doigts comme de l'eau qu'on tente d'attraper, de l'air que l'on essaye d'attraper. Insaisissable, ou presque.Parce que cette fois, c'est sur son corps tangible que tes doigts se sont refermés, ça n'est pas que la projection qui hante tes rêves que tu as attrapé. Son souffle effleure ta peau, vos chaleurs se mêlent avec la proximité, s'entremêlent lorsque vous vous touchez. Tu le tiens entre tes mains, entre tes doigts, presque tout contre toi.

Puis la machine arrive, la timide sonnerie délivre. Un instant passe, et à la menace de tes dents sur sa lèvre se succède les promesses murmurées par ta langue. Un autre, et tu le relâche le temps que ta main s'empare de son poignet, enserré entre tes doigts comme s'ils désiraient se fondre à sa peau. Lui fais-tu mal, à serrer ainsi, à broyer ses os ? Lui rends-tu la douleur qu'il te fait parfois éprouver, celle que tu renies, que tu contestes à tout prix ? Tes doigts le blessent-ils aussi comme le font parfois le souvenir des siens sur ta peau ? Cruel, tu voudrais lui rendre la moindre blessure, la moindre écorchure, la moindre fêlure. Il a un pouvoir sur toi que les autres n'ont pas. Il a cet effet singulier, particulier. Tout semble changé, évolué, métamorphosé. Tu retrouves ton coeur battant pour des choses qui d'habitude ne te font rien. Des pensées plein la tête, échappant à tout contrôle, à ton contrôle si soigné. Tu retrouves ton souffle qui fluctue, tes respirations qui s'accélèrent pour un toucher, pour une caresse. Des sentiments naissants, émotions inconnues dont le sens t'échappe encore. Des sensations troublantes. Pour une fois, tu ne comprends pas. Ou peut-être que tu comprends trop bien, et que c'est pourquoi tu persistes à te leurrer dans le mensonge. Tu fermes les yeux, place des œillères invisibles de chaque côté de ton visage. Tu as toujours évité l'aveuglement, pourtant cette fois c'est volontairement que tu plonges dans le noir d'un monde inconnu. Tu te parjures pour lui, pour une nuit. Mais tu as toujours été habitué au noir, aux ténèbres dévorantes ; tes yeux savent déjà comment apprendre à percer l'obscurité. Et déjà, tu aperçois malgré toi une frontière qui n'est pas censée exister. Une ligne rouge insoupçonnée. Ca ne peut pas t'arriver. Pourtant, c'est exactement ce qui est en train de se passer.

Au centre du luxueux couloir, tu t'arrêtes. Tu te tournes vers lui, joues nonchalamment avec les pans de sa chemise pour lui demander de vous guider jusqu'à sa chambre comme si ça n'était qu'un détail au centre d'un schéma bien plus grand. Comme si ça n'était qu'une précision futile, que vous n'aviez aucunement besoin de l'intimité promise par la pièce louée. Ton sourcil s'arque en réponse à la sienne. Non, effectivement, tu ne peux pas deviner et il le sait très bien. Il n'y a aucune honte, aucune défaite ni aucune perte à entrevoir pour une chose que tu ne peux pas savoir. Se sentirait-il coincé, malmené au point d'avoir pousser jusque là rien que pour une feinte sensation de victoire ? Si c'est le cas, c'est que tu as déjà un peu gagné. Tu pourrais lui laisser son impression mensongère, pourtant ton index vient souligner la ligne de sa mâchoire, effleurant son cou alors que ta voix se teinte d'un sarcasme presque sensuel.

- Obviously. Should I remind you that I'm a bloodbender, not a seer ?

Tu respires le danger, la cruauté. Tu reprends cette même attitude que tu avais le jour où tu lui as montré ce qu'était ton don. Le jour où tu l'as menotté à la terre même du labyrinthe, bloquant toute retraite, chacun de ses échappatoires jusqu'à ce qu'il ne puisse plus que te réclamer sa liberté. Tu n'hésiterais pas une seule seconde à recommencer. Ce serait facile. Le sang est là, partout dans vos corps. Et tu n'as qu'à penser, tu n'as qu'à vouloir pour qu'il réponde et se plie à la moindre de tes volontés. Il siffle, avant de bien vouloir s'avancer, et le son serpentin ne manque que de peu de t'arracher un frémissement perfide. C'est à son tour de te guider dans le couloir bardé de portes comme des barreaux. Vous êtes deux dans la prison dorée. Tu n'es pas celui qui a la clé. Il n'a même pas besoin de te tenir, de te tirer. Il est le vide et tu es l'air, tu te fais happer sans même pouvoir résister. C'est peut-être ça que vous êtes, après tout ? Un appel d'air, plus que l'attirance magnétique de deux aimants. Lorsque l'un fuit, l'autre le suit, se retrouve attiré à sa poursuite inexorable jusqu'à ce que vous vous retrouviez réunis et que le cercle ne recommence. Ton regard s'égare le long de son corps, dévale son dos jusqu'à ses reins puis se retrouve soudainement stopper par le son de sa voix. Mauvais étage ? Tu le dévisages lorsqu'il passe devant toi, te laisse aller au contact de la caresse abandonnée de sa main sur ton ventre. Un frisson remonte ta colonne, escalade ton échine. Tu meurs d'envie de sentir ses mains sur ton épiderme, sa peau contre la tienne, son corps pressé contre le tien. Tu crèves d'envie de lui.

A nouveau impatient, tu le suis. L'épaisse moquette couvre la nervosité naissante de tes pas, gardienne de leur secret. Ils te portent plus près de lui cette fois, assez pour que tu n'aies qu'à tendre le bras pour l'atteindre. Les portes défiles, toutes semblables si ce n'est pour les numéros d'or qu'elles arborent. Laquelle est la sienne ? Sa main attrape ton col presque brutalement, et il t'attire à lui. Vos expirations s'échangent, vos souffles se confrontent. Le mauvais étage ? Tu arques un sourcil, intérieurement suspicieux. Non. Tu es presque certain que c'est le bon étage, celui auquel il vous a mené sans hésitation. Alors pourquoi annoncer le contraire ? Est-ce un nouveau jeu, une nouvelle bataille de cette guerre que vous désirez chacun gagner ? Aucun geste, aucune esquisse de pas ne le mène en direction de l'ascenseur cependant. Il reste immobile à t'observer, amusé. Alors c'est toi qui tourne les talons, tes yeux posés sur lui le plus longtemps possible, pour t'approcher de la machine. Tu veux vérifier quelque chose, t'éloigner pour le faire s'approcher, avouer. La suite ne se fait pas attendre. Le mauvais hôtel ? Dos à lui, tu esquisses un sourire mauvais. Tu n'y crois pas une seconde. Evidemment, ça n'est qu'un jeu. Tu sais très bien que c'est le bon hôtel, probablement le bon étage aussi. Tu penses que son jeu n'a commencé qu'après qu'il vous y ais mené, qu'une fois exposés aux yeux et aux oreilles du couloir dans lequel vous vous trouvez. Tu tournes la tête, l'observes en silence continuer la mise en scène du jeu qu'il a instauré. Ca te frustre, bien sûr que ça te frustre. Tu as envie de lui, pas d'essayer la moindre de ses foutues portes juste pour son bon plaisir de te forcer à l'attente, à une patience dont il te sait dépourvu. Oh, tu joueras s'il le faut, oui... Mais selon tes propres règles. Ses bras entourent ta taille, reposent contre tes abdominaux. Tu peux sentir sa chaleur dans ton dos, son souffle s'échouer contre ta peau. Tu ne peux rien pour contrer le frisson irrépressible qui s'épanouit sur ton épiderme, éclate sur ta nuque. Le son de sa voix au creux de ton oreille caresse ton ouie, son rire sournois taquine. Tes doigts se posent sur ses mains, remontent le long de ses avant-bras, d'une partie de ses bras, effleurant, caressant, attaquant. Ta voix est un susurrement rauque, aussi arrogant que carnassier.

- You know it'll take some times to find it, are you sure to be patient enough to wait till then to have me, sexy ?

Tes doigts sautent à sa taille, dévalent ses flancs jusqu'à ses hanches. Tu te tournes vers lui vos corps presque l'un contre l'autres. Dans tes yeux dansent moquerie et sauvagerie, dans tes prunelles furie et décadence. Tu as toujours aimé les jeux. Mais celui-ci t'énerves plus qu'il ne te plait. Tu n'as pas envie d'attendre, ton corps exige le sien. Brutalement, tu le repousse contre le mur, tu te saisis de ses poignets pour les y plaquer à sa suite. Tu n'attends pas, ne patiente pas. Tes lèvres trouvent les siennes, les dévorent, les consument de leur avidité. C'est le retour des baisers sauvages, des passions barbares. Tes mains relâchent ses poignets pour goûter à son corps, s'aventurer sans s'attarder. Car elles ont un but, un objectif. Rapidement, elles trouvent ses poches, s'y engouffrent pour voler leur contenu. Tu trouves l'objet voulu dans sa poche avant et tu le subtilises avant de l'abandonner aussi brusquement que tu avais commencé à l'embrasser. Tu t'arraches à lui et déjà, tournes les talons pour t'éloigner dans le couloir après un dernier regard et un sourire en coin si narquois et mauvais qu'il s'en fait diabolique. Puis, tu te concentres. Contrairement à la nuit passée dans le labyrinthe, il ne te faut que très peu de temps pour atteindre ce que tu cherches. Tu pousses doucement ta perception, la maintient concentrée alors que tu sens facilement quelles suites sont déjà occupées. Autant ne pas perdre de temps à tenter d'ouvrir des pièces déjà occupées. Une idée te traverse l'esprit, vicieuse et éhontée. Tes doigts jouent avec le pass, alors que tu fais mine de réfléchir à voix haute, toujours basse, narquoise.

- So, I guess this is the right floor, isn't it. Should I try opening all of these rooms, one after the other ?

Tu t'approches d'une des portes et tente de l'ouvrir sans succès. Tu mimes une grimace, tires sur le col de ta chemise comme s'il te gênait ou te donnait chaud. Le bouton cède sous tes doigts alors que tu passes une chambre occupée, tente une autre porte.

- Not this one either.

Un autre bouton tombe alors que tes pas s'éloignent vers une troisième porte. Tu recommences le même manège encore une fois avant de retourner vers Halvard. Ta main s'immisce entre les pans presque complètement ouvert de ta chemise, et tu te contentes d'arracher le dernier bouton d'un coup sec plutôt que de perdre ton temps à l'ouvrir. Tu t'approches encore, jusqu'à venir à ton tour caresser son ventre de ta main. Tes doigts s'attardent, sournois, reflétant ton sourire alors que tu t'approches de la porte la plus près de lui. Occupée. Tu approches ton poing du battant, prêt à frapper.

- Or maybe we should just throw some stupid couple out of one of these and take their place. I'm sure they wouldn't mind.

Une ombre passe dans tes yeux, dans ton sourire. Oh, tu es certain qu'ils n'y verraient absolument aucun problème sous la contrainte de son pouvoir, ou la menace du tien. Tes doigts se posent une fois sur le battant, en douceur. Puis tu t'en détournes. Tu retournes vers lui, approche tes lèvres des siennes alors que l'une de tes mains trouvent ses reins. Sa jumelle trouve les boutons de sa propre chemise, joue avec le premier pour le faire sauter. Tu te fais à la fois menace, et danger trop attrayant, trop séduisant, irrésistible ravageur.

- But do we really need a room, дорогий ? I could also fuck you right here... We're alone and lost in this fuckin hotel, after all. Except if you suddenly remember which room is yours.



© charney


I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
Desire ; Years & Years.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.tumblr.com/blog/adament-grapharts
avatar

Feuille de personnage
statut: administrateurclasse deltaangry unicorns
- Halvard Stinson -
duco corporis

Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
11/03/2014
Tom Felton
Avatar : @Adament; Gifs profil & Signature : @brooklynofrph, @Adament, Tumblr.
1456

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Lun 3 Aoû - 4:51


Halvard & Blake

But whichever way I go, I come back to the place where you are…

Il n’y a plus rien à sauver de ce que tu étais. Il n’y a plus rien à blâmer chez les passionnés transis par leurs inepties. L’art de la guerre trouve une nouvelle œuvre. Les batailles se succèdent, et le traité est signé, la hache déterrée. La mort de l’un des deux partis est assurée. Une victoire bien amère. Vous êtes condamnés à subir la cruauté de vos propres paradoxes. Il n’y aura pas de vrai gagnant. Ensemble perdants, ensemble défaillants. C’est la fin du monde, l’apocalypse qui réclame son dû. C’est le dernier jour du condamné, l’achèvement d’une ère, la finalité de ton univers. Ton âme joue du piano désolant, se laisse tomber sur les touches du clavier en bois. L’aria t’emporte et t’enchante. C’est une mélodie qui se répète et qui s’entête. Le macabre t’arrache un tressaillement involontaire. Le réflexe face à des lugubres pensées sans queue ni tête. Le tambour de ton cœur erre. Il se précipite dans une justesse négociable. L’illusion s’effondre, et te voilà, Halvard Stinson. Nu aux regards, nu à tous les égards. Et puis surtout, nu à son regard. Il n’est aucun mensonge qui te couvre, il n’est aucune parure qui accorde un semblant de tromperie. Plus maintenant, plus jamais. Tu pourras perpétuer les bobards tout en sachant qu’il est spectateur moqueur. Ce qui a été découvert ne peut pas retourner à son état d’origine. Il n’y a pas de déguisement suffisant pour camoufler l’imposture. Tu vous insultes en étant aussi entêté. Il y a quelques pans par ci par là qu’il lui serait facile d’arracher pour se retrouver devant la vérité complète et irrévocable. Le venin de ses lèvres t’a dépouillé de toute précaution, et te voilà pris au piège, sans aucune échappatoire. Tu es confiné dans la pièce, sans aucune fenêtre. L’air ne trouve plus d’issue par laquelle pénétrer. Tu t’étouffes doucement à ses effluves, affrontant le trépas inévitable dans le ravissement de son parfum. Tu es toujours dans le labyrinthe, puis dans ta chambre, puis dans les douches. Tu es coincé dans l’ascenseur qui descend à une vitesse vertigineuse, te rapprochant de plus en plus de la chute fatale. Tu bouillonnes de cette nécessité de prendre ta revanche. Tu dois procurer en lui le même effet. Et si c’est impossible, si toute cette anarchie n’est que tienne, tu te dois au moins de le détruire autrement. Si le désarroi est unilatéral, tu trouveras le moyen d’ouvrir une voie qui mène vers lui, à lui. Un bang dans la nuit, la détonation des canons sanguinaires de la vengeance. La luxure vous anime, automates guidés par une force qui vous est supérieure. C’est le courant qui l’emporte sur les corps fragiles, soumis à une puissance qu’ils n’auraient pu escompter. Il est difficile de ne pas juste se laisser entraîner. Tout combat est presque inutile. C’est se débattre contre le fondement même de l’océan. Les vagues qui ne cessent de tenter de submerger les dernières brins de volonté qu’ils vous restent.

Et puis la violence de tes mots. La ruse de tes actes. L’embryon d’un éclair qui se mue en tempête dévastatrice. L’obscurité, vieille amie enlacée qui te murmure les ignominies infâmes. Les membres qui suivent le mouvement de la pensée fugace et insistante. Ta bouche qui s’entrouvre pour laisser échapper les fables éhontées, les railleries déjantées. Il te force à te surpasser, à exploiter toute l’imagination que tu possèdes. Et dans des échos de ricanements, tu joues avec sa patience. Tu titilles sa capacité à résister à la tentation. Tes rétines suivent les mouvements de ses jambes élancées, et tes entrailles hurlent son manque. Tu leur intimes la ténacité car c’est là une escarmouche que tu comptes bien remporter. Dans un désir de vous faire fusionner, que tu ne peux dénier, tu t’accroches à lui. Tu le séduis, tu le détruis. La proximité est révoltante, agaçante, troublante. Pourquoi a-t-il fallu que tu compliques les choses ainsi alors que tu sais très bien ce dont tu as envie ? Il ne te rend pas la tâche facile, ses doigts escaladent sans être conscient de la désolation qu’ils perpètrent. Tu ne réponds pas à la question rhétorique, captivé par sa beauté. Distrait, tu ne te rends pas compte de ton voyage au-delà de la réalité jusqu’à ce que celle-ci te rappelle à l’ordre par un heurt contre le mur. Et puis les chairs rosées se ruent sur toi sans pitié. Les tiennes s’entrouvrent sans y penser, accueillent les bien-aimées. Avec lui, aucun contrôle. Que des envies. Celles qui te rongent les tripes. Celles qui te dévorent la moindre parcelle de tes esprits, dont tu n’es plus vraiment pourvu. Il y a ce mélange de férocité et de tendresse. Les jumelles deviennent quadruplées et se ruinent. Ton corps est effleuré, visité. Ta peau reprend vie, tes os supplient la commisération. Tu es le petit garçon, dans son lit, incapable de se débarrasser du monstre dans le placard. Il est ton seul refuge, le piquant qu’il te manquait. Il est le fantasme que tu n’as jamais osé t’avouer, qui ne se dissipe jamais. Il est le monstre qui prend sans savoir à quel point il donne. La soif te taraude. Ce n’est pas le besoin que tu réclames, mais l’ivresse totale et irrévocable. Il s’en va, il migre ailleurs et une nouvelle fois, c’est le froid mordant qui le remplace. Tu savais. Il a eu la bonne pioche, et l’as qui bat le roi est en sa possession. Tu te doutais bien que là était son intention, pourtant ça t’excite. C’est là que ça commence. C’est là que son imprévisibilité va te torturer agréablement. Tu as hâte. Tellement hâte d’être témoin de ce qu’il te réserve. Il n’y a que ton sourire qui rétorque, le silence s’abat sur ta gorge et garde précieusement les mots là où ils doivent rester. Ce n’est pas comme s’il avait besoin de ta permission, de ton approbation. Ce serait tellement ennuyeux, le cas échéant.

Tu ne décèles pas son manège. Pas tout de suite. De porte en porte, il se déplace. Tu sais bien qu’il a compris que la chambre se situe de l’autre côté du couloir, là où vous vous étiez rendus originellement. Il persiste néanmoins à faire durer le suspense. Quelque chose qu’il a en tête et sur laquelle tu ne peux pas mettre le doigt présentement. Puis, c’est le choc, c’est la frustration qui te fait courber l’échine. Il te fait face, quatre boutons ouverts. Le coup d’œil sur sa peau, sur ses muscles, sur les merveilles. Le cinquième cède sous la force, tombe dans une discorde assourdissante. Il soupire par terre, assassiné par son maître. Tu déglutis difficilement, ses empreintes venant s’amuser sur ton ventre. Tu veux tellement toucher, tu en as marre de le rêver. La menace te laisse indifférent, mais les aiguilles de ta soif s’enfoncent péniblement dans ton épiderme. Il n’est toujours pas le moment de parler. Tu es trop bouleversé pour ce faire, de toute façon. Taureau revenant à la charge, il ébranle ton monde et le remodèle à sa manière. Tu n’en peux plus. Tes ailes brûlent, créature stupide qui s’est trop approchée du soleil. Tu ne peux plus voler, traîné par terre, obligé de le vénérer du bas de ta propre tombe. "That… would be…a shame." Des pauses que tu es forcé de prendre, des halètements aléatoires qui révèlent la façon avec laquelle il te coupe le souffle. "I mean, didn’t you notice the camera ? Do you wanna get caught for indecent exposure? I sure don’t wanna spend the night in a prison while we could do… so much better" L’index glisse malicieusement sur la surface offerte, partant du haut et allant vers le bas jusqu’à s’arrêter d’une manière impromptu sur un point précis. "He didn’t miss you here either. What did you do to piss him off this much ?" Un rictus implacable réside sur les charnues, à en faire blêmir ceux des êtres cauchemardesques. Au fond de toi, tu expérimentes le courroux, tu veux toi aussi rendre la monnaie de sa pièce à ce saccageur. Tu comprimes ta haine au fond de toi, la remplaçant par une nécessité de lui faire oublier. Plus besoin de retarder le fatidique. Tu es fatigué de résister, las de désobéir à tes convoitises. "Besides, I don’t fuck in hallways. I fuck on a bed. Last time was an exception because we had no choice." Prince capricieux, tu sais ce que tu veux. Tu refuses d’obtenir moins que ce que tu brigues. Et tu comptes bien lui faire prendre conscience de ce fait. "This time, we do. And we are gonna have sex. In my room. I grew tired of this game anyway, it was a silly idea." Tu caches l’impatience derrière ton insolence. Pourtant elle est évidente. Presque palpable. Il pourrait la tenir entre ses doigts s’il tendait la main. "But first… You do have to accept something. Otherwise, it won’t happen because there would be nothing for me in it." Sait-il seulement ce que tu lui réserves ? Se rend-il compte qu’à tes côtés, il va connaître la nuit de toutes les nuits ? Celle qui lui fera oublier complètement toutes les précédentes ? Aucun rapport avec la dernière fois. Celle-ci sera nettement mieux, beaucoup mieux. Dans des circonstances beaucoup plus appropriées pour que tu fasses ce à quoi tu es extrêmement doué. "You will do as I say, as I want. Last time was a bit of a rush. I’ve already had you that way; I don’t need to play it on repeat. I have something even more thrilling to offer." Tu déformes sa joue de ton pouce, grattant avec ton ongle l’ancienne ecchymose à présent dissimulée. "When we get there…" Tu te rattrapes, sans te déparer de ton sourire. "If we get there… I will be your master, your king, and you will serve me as I wish you to do. Is that understood?"
Code by Fremione.


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Feuille de personnage
statut: modérateurclasse alphamadmen krakens
- Blake Whisper -
duco corporis

Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
Ash Stymest
Adament
553

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Jeu 6 Aoû - 23:53


Halisper



Son jeu est un nouvel obstacle qu'il place sur ton chemin, une nouvelle bataille à remporter dans cette guerre que vous menez. Contre qui ? Contre quoi ? Tu ne sais plus qui est l'adversaire. Est-ce contre lui que tu te bats... ou contre toi ? Le combat acharné que vous meniez pour être le vainqueur a muté, évolué. Vous vous battiez pour gagner, pour un fierté mal placée, une vanité arriérée. Egarés, c'est maintenant pour ne pas vous perdre vous-même que vous bataillez. A moins que ce ne soit pour garder l'avantage, la domination arrachée de force, gagnée par la ruse ? Ou peut-être pour ne pas perdre l'autre, alors même que vous vous fuyez, vous obstinant à garder les yeux fermés. Alors même que vous persistez à nier le pouvoir que vous exercez l'un sur l'autre, dont vous n'êtes pas seulement bourreau mais aussi victime. Vous vous leurrez seuls, tentez vainement de vous persuader que ce n'est que passager, que ça ne va pas durer. Mais c'est là quelque chose dont vous ne pouvez plus vous convaincre. Force t'ai de constater, ses bras enroulés autour de toi, que ça ne passe pas. Ca n'a rien d'éphémère, rien de temporaire. La chaleur qu'il provoque en toi ne fait que grandir, nourrie par ses soupirs qui s'égarent contre ta nuque, brûle ton épiderme. Ca n'est pas qu'un incendie qu'il engendre dans tes entrailles, c'est un putain de brasier, une fournaise qui dévaste tout sur son passage, qui détruit sans rien laisser. Maître de tes pulsions, prince de ton être, roi des ténèbres, tu sens ton contrôle qui sournoisement t'échappe. Il glisse entre tes doigts comme de l'eau que tu ne peux conserver pour te préserver du feu qui fait rage. Tu es incapable de l'arrêter, de l'empêcher. Incapable d'éteindre ce qu'il perpètre en toi, à l'horizon se profilent déjà les ruines du massacre que, cruel, il a commis. Le feu n'est qu'un autre leurre, une autre mise en scène. Une diversion, qui bouffe ton cadavre et les traces de l'acte qu'il a déjà connu.

Mais peut-être que l'adversaire n'est ni vraiment lui, ni vraiment toi. Un autre vous peut-être, que celui qui te hante. A moins que ce ne soit celui-ci précisément. Fantômes insaisissables, imbattables. Ils sont votre reflet parfait, intangible et inaccessible. Instopables, ils s'infiltrent à travers toutes les surfaces, passent les murs et les obstacles, tourmentent les corps et les esprits. Aucune des barrières que vous avez érigées ne les arrête, aucune barricade ne les contient. Refus d'une prison dans laquelle pourtant tu t'enfermes. La cage dorée où le fauve arpente, où la rage gronde, perd son prestige et c'est sur toi que sa porte se referme cette fois. Les chaînes ne sont plus factices, et c'est autour de tes chevilles et de tes poignets qu'elles s'enserrent. La morsure de l'acier est brûlante et les fantômes lentement brisent les œillères que tu as toi-même placé. Ils contraignent tes yeux à s'ouvrir, à percer ces ténèbres dévorantes, inconnues et familières tout à la fois. Spectateur forcé, c'est un monde dont tu ne soupçonnais pas l'existence qui s'offre à tes yeux dans camaïeu de gris dont tu ne sais pas encore percer les secrets, discerner les couleurs. C'est la partie émergée d'un iceberg dont tu ignores tout de la taille et de l'étendue. Tu y aperçois une autre silhouette, aussi perdue que toi au milieu des reliefs trompeurs, puis c'est le retour de l'obscurité chimérique. Le noir t’engloutit, et les fantômes t'écorchent vif, vivisection cruelle sans anesthésie. Ils opèrent, dans ce sang qui a toujours été tien, reformatent l'organe défaillant, à moins qu'ils ne le créent. Tu sens son poids qui t'alourdis. Cloué au sol, tes ailes calcinées ne sont plus d'aucune utilité. Tu ignores tout de ces sensations qui t'envahissent, de ces émotions qui te trahissent. Ou peut-être que tu devines inconsciemment, sans comprendre. Sans le vouloir non plus, persuadé dans ton arrogance que ce ne peut être ça. Ca n'est pas là un sentiment que tu sais éprouver, que tu peux éprouver. Jamais touché, tu t'es toujours cru hors d'atteinte. Convaincu que ça n'était là pas quelque chose qui pourrait t'arriver. Mais peut-être était-ce juste que personne n'était assez à ta mesure. Peut-être fallait-il juste que ce soit le bon, celui qui comprend, qui sait comment t'atteindre derrière les masques et les faux-semblants, comment traverser les barrières. Celui capable de te séduire pour mieux te détruire, de te mener à ta fin.

Pour la troisième fois, le pass échoue, la porte reste close. Toujours pas la bonne. Tu le sais, persuadé que de toute manière la chambre d'Halvard, récompense de ce jeu stupide, se trouve de l'autre côté de ce foutu couloir. Frustré, tu es décidé à le faire regretter d'avoir défié ta patience. Il payera sa fuite, cet obstacle balancé en plein milieu de ton chemin. L'impatience agonise tes entrailles, la colère gronde dans ton thorax. Tu vas le démolir, annihiler ses résistances. Pulsions familières, tu te retrouves entre ton ire et ton désir, déterminé à assouvir les deux. Tes doigts libèrent un troisième bouton, découvrent et dévoilent un peu plus de ta peau. Un seul subsiste, un seul résiste. Impatient, tu avises la quatrième porte une seconde, la brise d'un regard assassin. Perte de temps inutile, stérile. Tu te détournes, tournes vers lui. Tes doigts arrachent le dernier bouton de ta chemise, le portent au suicide, les pans de tissus retombent, libérés de leurs liens, de leur prison. C'est la vue de ton torse nu que tu offres à ses yeux affamés, ses iris éblouies. Peau diaphane contraste avec l'encre noire de tes tatouages, et tu vois, tu sens ses prunelles te dévorer. Ca n'est pas assez. Jamais assez. Tu veux ses mains sur toi, son corps à nouveau contre le tien. Tu as encore mal du moment où tu t'es arraché à lui pour démolir son foutu jeu et sa patience. Tu continues à cramer, te consumer. Coeur à vif, corps écorché vif. Tu es meurtri par l'envie, dévoré par la douleur. Le tissu qui te couvre encore semble soudainement insupportable, comme si soudainement, il irritait brutalement ta peau, brûlait ta chaire. Tu veux te délester du moindre centimètre carré de textile, et le soulager de chacun de ses fichus vêtements qui le dissimulent encore à tes yeux. Tu le veux nu devant toi encore une fois, d'une façon qui dépasse de loin la nudité physique. C'est son vrai lui que tu veux, sans masques derrière lesquels se camoufler, sans jeu ni faux-semblant derrière lesquels se cacher. Tes doigts traînent sur son ventre, froissent le tissu comme une menace. Tu les retiens de s'y refermer pour arracher, pour s'infiltrer, alors que tu le vois déglutir. Tu le troubles, tu tortures ses nerfs et sa patience. C'est ce que tu veux, ce que tu cherches à distiller en lui. Tu veux le faire abandonner ce défi débile, oublier ces résistances futiles. Vous savez tous les deux comment ça finira. Parce que vous en crevez d'envie autant l'un que l'autre. Vos anatomies s'acclament et se réclament, vous implorent l'abandon. Stupidement vaniteux, vous persistez dans un combat qui ne connaît pas de vainqueur unique. Vous serez deux à gagner, ou deux à perdre. Mais vous continuez à vous mentir, à croire que seul l'un des deux l'emportera, reléguant l'autre au rang de perdant. Si tu n'étais pas autant aveuglé, tu le saurais. Si ça n'était pas vous, tu ricanerais probablement en traitant les concernés d'imbéciles. Sauf que tu es dans ce foutu rôle jusqu'au cou, incapable de voir plus loin que lui et tes fantasmes, que la victoire ou la défaite.

Tes propositions se font affolantes, menaces à peine voilées sous la concupiscence de tes paroles. Tes pas te ramènent à lui, une partie de tes doigts commence à libérer les boutons de sa chemise sous le couvert d'une tentation narquoise. C'est faux, entièrement faux. Ta patience commence à atteindre ses limites, tu es incapable d'attendre plus longtemps. Tu le veux maintenant. Pourtant tu maintiens tes résistances déjà trop entamées, presque achevées. Un coup de grâce, c'est tout ce qui manque pour les annihiler. Ses mots tardent à venir, et lorsqu'ils sortent enfin, sa respiration haletante les ponctue, les sépare. Ses expirations assassines se mêlent aux tiennes dans votre trop grande proximité, nourrissent un peu plus ton brasier. Son index glisse sur la peau offerte de ton torse, et son tracé laisse une marque indécente, incandescente. Tu frémis, à ton tour troublé. Tu commences à avoir du mal à te concentrer sur ses paroles alors que son doigt continue sa descente éhontée. C'est trop. Ca n'est pas assez. Tu ne sais pas, ou plus, tu t'en fous. C'est à ton tour de répondre entre deux souffles à ce que tu as compris, faible tentative pour te prouver... quoi ? Qu'il ne te tiens pas au creux de ses mains ?

- We'd never even get out of this hallway with those pretty eyes of yours.

Ta répartie est mal articulée, troublée. Tu ne rétorques pas vraiment, ça n'est pas, de toute manière, comme si tu voulais vraiment le faire dans ce foutu couloir. Des mots pour faire agir, réagir. S'il refusait toujours de te montrer sa chambre, tu en serais tout à fait capable cependant, jamais la pudicité ne t'a étouffé. Tu veux qu'il arrête la torture et te touche vraiment, pas comme ce semblant de toucher, cet effleurement qui fait affleurer la folie. Son index s'arrête sur un endroit précis, met fin au supplice en amenant un semblant risible de douleur. Tu baisses les yeux sur ton torse, presque surpris d'y surprendre une tâche violacée qui s'étale sur le côté de ton abdomen. Tes pupilles étudient l'ecchymose, ce sang mal placé, avant que tu ne te rappelles. Tes épaules se haussent légèrement, tu arques les sourcils d'un air négligent.

- I might had trained my power on him some years ago. Nothing to make a fuss about, silly revenge. He should have thanked me to reveal his and not killing him.

Fugace, un éclair cruel passe dans tes prunelles, sourire sanguinaire sur tes lèvres. La fraction suivante, ils ont déjà disparu comme s'ils n'avaient été que mirage. Ses paroles reprennent leur flot, et à nouveau ton ouïe se fait attentive au son de sa voix, aux nuances qui la parent, aux mots qu'elle t'apporte. Tu sens son impatience comme il doit sentir la tienne, elles s'entremêlent et imprègnent l'atmosphère. Envahissent votre air jusqu'à le rendre palpable, irrespirable. La tension est partout. Ecrasante, électrisante. Démente. Rappel cruel que jamais personne d'autre ne t'en a fait connaître pareille. Attentif, tu inclines légèrement la tête sur le côté, mouvement infime pendant que tu l'écoutes, observe le chemin de tes doigts qui le débarrassent d'un autre bouton. Ils remontent sur la surface offerte, s'infiltrent sous le tissu à moitié ouvert, viennent éprouver les vibrations provoquées par les mots contre sa gorge. Tu es absolument incapable de garder tes mains pour toi, autre part que sur lui. Incapable de te retenir de le toucher. Tu as besoin de sentir sa peau. Tes lèvres prennent une courbure aussi narquoise qu'insolente lorsqu'il dénigre son propre jeu, mais tu le laisse poursuivre sans rien dire des mots qui te brûlent la langue -évidemment que c'était un jeu stupide-, intéressé par les phrases qui les ont précédées. La suite pique ta curiosité à vif, et tes prunelles intriguées retrouvent les siennes, l'encouragent à poursuivre. Tu veux savoir ce qu'il a à te proposer, ce que tu dois accepter. Lorsqu'il y arrive cependant, tu ne peux réprimer l'amusement qui vient teinter ton sourire en coin, luire dans tes yeux clairs. Tu le laisse toucher ta joue sans rien dire à l'endroit de ton ancienne ecchymose, si bien qu'ils s'y trouvent toujours quand l'éclat d'un rire t'échappe. Ton sourire s'agrandit, s'épanouit pour dévoiler tes crocs carnassiers alors que tes yeux brillent d'une lueur sauvage mais néanmoins intéressée. Tes extrémités se glissent dans ses cheveux, s'infiltrent sans demander ni opinion ni permission.

- I'm not one of those to ever have a king, let alone a master, sexy. I'm not one to serve. Ever.

Ta main libre se glisse sous le peu de tissu qui couvre encore son torse, atteint sa hanche. Tu sais qu'il l'a sensible, et tes attentions visent, touchent, atteignent. Tes pupilles rivées aux siennes, aucunement inquiétées par le pouvoir qu'elles recèlent, tu veux lui montrer encore une fois que tu ne joues pas dans la même cour que ses anciennes conquêtes. Lui non plus. Ce pourquoi tu bifurques vers son oreille, murmure sournois en son creux tandis que vos torses s'effleurent.

- However...  - C'est presque tendrement que tes lèvres effleurent sa peau.- I'm willing to let you have this for tonight. I'm willing to listen to what you say, to do as you want. But I also have ideas for tonight. I'll let you control, if you do the same afterward. And don't worry I don't want to rush this either.

Tu te redresses, lentement. Tes lèvres suivent la ligne de sa mâchoire en un effleurement lascif avant de frôler ses lèvres plus légèrement encore. Tes doigts quittent ses cheveux, dévalent son cou, dégringolent le long de son bras pour se refermer sur son poignet. A nouveau, tes yeux rencontrent les siens. Ils cherchent son accord, son acceptation. Tu acceptes de suivre ses règles. A la condition qu'il suive aussi les tiennes. Parce que jamais tu ne laisses le contrôle sur ta personne. Tu tiens toujours les rênes, aussi lâche que puisse être ton contact. Mais parce qu'il est lui, parce qu'il est un peu ton égal, tu veux bien les lui laisser pour un temps, un instant. Mais tu n'es pas une bataille gagnée. Jamais tu ne donnes gratuitement. Finalement, un sourire insolent, et tu t'éloignes légèrement. Tu recules mais l'attire à toi à mesure de tes pas, vous ramenant lentement de l'autre côté du couloir.

- Now, should we find your room, принцеса ?  



© charney


I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
Desire ; Years & Years.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.tumblr.com/blog/adament-grapharts
avatar

Feuille de personnage
statut: administrateurclasse deltaangry unicorns
- Halvard Stinson -
duco corporis

Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
11/03/2014
Tom Felton
Avatar : @Adament; Gifs profil & Signature : @brooklynofrph, @Adament, Tumblr.
1456

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Ven 14 Aoû - 3:51


Halvard & Blake

But whichever way I go, I come back to the place where you are…

Mais qui est-il? Comment y arrive-t-il? Que fait-il? Des questions posées en vrac à l’imagination stérile. Tu as l’impression d’être dépassé, voiture obsolète sur l’autoroute des bolides. Il est le plus rapide de tous, en tête de course, accélérant sans prendre en compte le reste des concurrents. Il est un astre. Dont les rayons te guident. Ou plutôt, c’est plus complexe que cela même. Car il n’est pas l’un de ces points dans l’horizon, qui voguent et se dispersent dans le ciel. Pas de ces minuscules et lointaines entités dont on ne peut saisir la complexité. Pas ce rassemblement de signes qui excitent l’imagination humaine, qui leur fait croire à leurs rêves d’enfants. Autre chose. Sur laquelle tu n’arrives pas à mettre le doigt malgré tous tes efforts. Une silhouette des vents nocturnes. De ceux qui s’insinuent jusqu’à dans les os. Un seau d’eau glacée qui fait trembler tous les membres. Un spectre vorace qui te bouffe tout cru. La lumière dans le noir total. C’est un Phébus moqueur qui s’éclipse derrière une lune sadique. Il est millénaire, pourtant il n’est pas poussière. L’immortel dévoile sa prestance, perpétue l’offense. Un sourire concupiscent, prometteur de nuits d’aliénation. Un sourire que tu voudrais effacer dans les affres d’une domination impitoyable. Pas ce genre de pouvoir à exercer. Pas celui qui concerne uniquement les barrières physiques, les orifices physiologiques. Tu veux le posséder intégralement, en anatomie comme en esprit. Tracer des cicatrices ineffaçables sur son corps d’albâtre. Faire couler le carmin avec tes empreintes de feu, sur la peau crayeuse. Griffer, mordre, sucer chaque recoin, chaque partie. Et puis il y a cette envie lancinante qu’il te supplie, qu’il implore ta pitié, qu’il se traîne dans la boue pour ta chaleur.  Qu’il se confonde en excuses, en adjurations pour un peu de toi, que tu lui accorderas dans une munificence charitable. Mais est-ce seulement possible? Tu en as dressé des bêtes. De ceux que l’on ne croyait jamais pouvoir apprivoiser. Arriveras-tu à faire de même pour lui? Il est adversaire redoutable, incomparable. Le meilleur. Tu doutes que le mater soit partie facile. Mais depuis quand penches-tu pour ce qui l’est? Tu prends ton pied dans des matchs qui opposent les titans. Très peu pour toi les batailles inégales où l’issue est déterminée à l’avance. Tu préfères les paris où miser sur le bon cheval s’avère être une tâche particulièrement ardue. Violemment soumis à tes instincts, tu l’étrangles passionnément dans tes songes éveillés. Tes mains en réalité restent serrées en des poings rageurs. Tes ambitions, quant à elles, trébuchent sur les escaliers de ta psychose. Tu as beau battre des ailes, tu es un oiseau pris dans les deux serres invisibles d’un aigle. L’expérience et les pulsions assouvies depuis l’adolescence te permettent de tenir en laisse la soif qui tiraille. Mais dans une annonce fatidique, il vient toujours cet instant où la gorge sèche réclame. L’esprit se distrait, oublie ses objectifs et s’épanche à la frénésie. Depuis que vous avez pénétré les lieux, tu en es à ce stade. Le désir cogne contre tes tempes avec violence, déterminé à t’arracher des peines insoutenables. Et il te chuchote des obscénités maladives, tordues.

Une douce brise dans un purgatoire bouillant. Les boutons révèlent la conflagration de ton épiderme. Tu t’étonnes presque que tes expirations ne revêtent pas la forme de vapeur. Tu te sens saturé par la température de vos étuves, alors que les braises flamboyantes de votre passion t’arrachent des halètements désespérés. Un toucher te brûlerait-il irrémédiablement? Un seul index descendant le long de sa chair. Rien si ce n’est la déraison qui sonne en écho dans les entrelacs de ton cerveau. L’effet créé en lui est dévastateur, et c’est la satisfaction qui t’attend au tournant. Mais tu ne te contentes pas de celle-ci. Il te faut l’euphorie. Quelqu’un l’a déjà marqué. Il est à toi. Juste à toi. Personne d’autre n’a le droit. Alors, tu le punis. Tu le châties d’avoir laissé quelqu’un d’autre le bousculer. Tu trahis ton ire qu’il se soit fait amocher par quelqu’un qui n’est pas toi. "Yeah, I get that. At least, with my power, even if I experiment on someone, they wouldn’t remember." Tes yeux louchent sur la clavicule que tu voudrais couvrir de baisers fiévreux. "Unless I want them to. Like you. I know how much you liked figuring out what I can do that other night." Toi qui pensais toute à l’heure à l’asphyxier, voilà que ses doigts se placent de chaque côté de ta gorge. Il te déconcentre, alors que tu parles. Quel… Quel… Quel connard de… Toutes les insultes veulent quitter le seuil de ta bouche, et tu fournis tous les efforts du monde pour ne pas te laisser avoir par tes penchants. Et puis ces foutus iris qui te déglinguent… Tu le soutiens même lorsque ta proposition a l’air de tomber à l’eau. Tu n’essuies jamais de refus. Jamais. Il devrait le savoir, sinon il va l’apprendre à ses dépends. Ses articulations dans tes cheveux t’arrachent des trémulations que tu ne peux refréner. Tu ne profères pas mot, attendant la suite ou prêt à le laisser ici, tout seul, dans le froid glacial de sa solitude. S’il se soustrait à tes exigences, il ira trouver quelqu’un d’autre. À cette idée, il y a ce pincement au cœur qui te déstabilise et qui te remue de fond en comble. Non, cette nuit est la vôtre. Il ne peut pas tout gâcher. Et qu’il laisse cette putain de hanche tranquille. C’est son arme secrète, ton point faible. Tu détestes avoir cette zone trop sensible à ton goût. Il suffit d’un toucher pour que tu fondes, pour être emporté dans un autre monde. Si en plus de cela, il t’impose cette contiguïté opprimante… Délicieux friselis qui hante tes veines lorsque ses lèvres caressent tes écailles. "That’s…" Une liesse incomparable trouve en toi sa source sûre. Il a accepté, tu jubiles. C’est toi qui fixeras les termes, c’est toi qui dicteras les règles. Et ce que tu as en tête et qui ne demande qu’à être concrétisé va tellement le tourmenter qu’il t’implorera à genoux de recommencer. "That’s better."

Il joue avec ta patience, entame ta persévérance. Tu ne réponds pas à ses caresses, tu ne fais que les laisser s’échouer sur ta sensualité. Il a dit oui… Il émet des conditions, mais il a commis l’erreur suprême en te laissant gouverner. Il est sous ta botte, à ta merci, et il ne sait pas encore ce que ça va lui coûter. Non, cela ne virera pas à la 50 Shades of Grey. Ce ne sont pas là le genre de péchés mignons auxquels tu t’adonnes. C’est autre chose, que tu as réservé pour lui. Pendant toute ta vie, tu as gardé ça précieusement pour quelqu’un comme lui qui ne mouillerait pas son pantalon pendant les premières minutes. Il est ton équivalent. Vous êtes les deux faces d’une même pièce. Et c’est pour ça que tu sais. Que tu sais que c’est lui. Tu te laisses traîner, la félicité emplissant ton fort intérieur. Laisse-le croire qu’il te régente. Il se rendra compte bien assez tôt dans quel pétrin il s’est fourré. "You’re making the same mistake again." Un silence de mort s’installe. Tu veux qu’il te dévisage, qu’il te questionne. Roulant des yeux, tu tapes le bras pour qu’il arrête de serrer. C’est fini. Tu es le pilote de cet avion qui est voué à s’écraser dans une explosion encore jamais vue. "Do you know where the room is? Suit yourself then, I’ll follow." Ta paume s’échoue sur sa nuque tandis que tu te mets en face de lui. Il est plus grand que toi, tu es obligé de hausser tes pupilles pour pouvoir le fixer. Tu cognes vos fronts avec un semblant de violence, un peu plus brusquement que dans la délicatesse. Pas assez pour le vexer, pas assez pour lui inspirer de la rancune. "Don’t do something that’s useless and that’s only wasting both of our times." Il y a comme une vibration qui régit toujours autour de vous. Résultat du choc de vos deux crânes. Tu te demandes s’il a eu mal. Il faut dire qu’il a vraiment la tête aussi dure dans le sens propre comme dans le figuré. Tes dents s’installent sur ta lèvre inférieure, puis sans lâcher le dos de son cou, tu le trimbales derrière toi comme un jouet. Devant la porte tant recherchée. Devant la porte tant convoitée. Tu tends la main pour qu’il y dépose le pass, geste que tu récompenses par un baiser à lui en couper le souffle. Tu introduis celui-ci là où il faut, et dans un bruit sinistre, elle s’entrouvre. "I just want to add…" Tu ne le touches plus, il n’y a plus de connexion lorsque tu fais un pas sans lui à tes côtés. "If you really think you will be able to do anything after what I have in mind for you… You’re just delusional." Tu sors le pass de son endroit pour le deposer à son emplacement à l’intérieur, illuminant la pièce qui sera assistante exclusive de folies que personne n’aurait pu concevoir. "You will be so tired… Your body won’t answer to you anymore. You’ll lose control with me tonight." Ta chemise se retrouve à même le sol, tandis que tu déboutonnes ton pantalon afin de lui infliger le même sort. "And you will love it." Plus qu’un boxer à retirer, tu introduis tes deux pouces sur les bords avec un de ces sourires ravageurs dont tu as le secret. Tu adores comment il étudie le moindre de tes faits et gestes, avec une sorte de magnétisme déroutant. "Don’t forget, Blake. If you set one foot in the room… You are mine."
Code by Fremione.


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Feuille de personnage
statut: modérateurclasse alphamadmen krakens
- Blake Whisper -
duco corporis

Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
Ash Stymest
Adament
553

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Dim 16 Aoû - 5:06


Halisper



Le sang s'étale sous ta peau, tâche aux contour flous comme si elle n'était là qu'une flaque d'une encre trop peu diluée aux nuances soignées qui avait été abandonnée là. Elle réside contre ton abdomen, juste un peu plus bas que sous tes côtes, traversant ta peau diaphane, contrastant avec l’albâtre de ton épiderme. Et la pâleur de son doigt qui s'y arrête. Un moment, tu as la sensation qu'il suffirait de ça, d'un peu de cette chaleur qu'il distille en toi à chaque ébauche de toucher, esquisse de caresse pour que l’ecchymose s'évapore doucement. Tu as l'impression qu'il suffirait de se brasier insoutenable qu'il éveille en toi à sa vue, ses sourires provocateurs, ses yeux concupiscents qui te bouffent vivant, pour que le liquide s'évapore, vapeur qui s'étiole et s'envole. Tu préférerais arborer toutes les marques que laissent ses doigts contre ton corps, ces tracés nouveaux qu'il dessine sur toi. Invisibles, mais parfaitement tangibles, tu es certain de sentir une cicatrice partout où son corps s'était déposés contre toi l'autre fois. Tu es certain de tressaillir lorsque tu effleureras la marque incandescente, longue plaie à vif à l'agonie lente qu'il a ouvert tout le long de ton torse, et de tous les autres endroits attaqués. Son contact t'inflige des souffrances insupportables et irrésistibles, et tu te noies dans le flot de ce qu'il fait naître en toi. Tu suffoques en plein cœur de la tempête, trop plein d'oxygène qui te monte à la tête. C'est une putain de tempête de vents paradoxaux, ouragan qui remue des torrents aux oxymores furieux. Tu t'y complais, t'y prélasses tandis que lentement tu crèves. Et d'une manière incompréhensible, même la sensation d'étouffer, de suffoquer, de sentir ton myocarde échapper aux réflexes vitaux que lui dictent ton cerveau sont jouissance. Pourtant, ton épiderme est toujours aussi lisse si ce n'est pour ce bleu affreux, dénué de cicatrices autres que celles que tu t'es infligées à l'encre noire. Tu as un peu de tes ténèbres dans la peau ; c'est physiquement que tu fusionnes à cette obscurité qui ne te quitte jamais.

L'éther de tes yeux dévoré par les pupilles avides bouffent ses lèvres lorsqu'elles se mettent en mouvement, le son de leur grondement ne te parvenant qu'après l'éclair, la compréhension ne t'atteignant qu'après encore une nouvelle fraction. Tu remontes à ses yeux, ses prunelles claires qui rêvent ce que ta chemise ouverte dévoile de ta clavicule. Un sourire lascif étire tes lèvres, et la douce folie de la décadence de tes envies déraisonnées, la délicieuse démence du désir qui te dévaste s'installe un peu plus. Tu perds la tête, tu perds pieds, tu perds tout et tu t'en fou. C'est mauvais, vraiment mauvais. C'est toi que tu vas perdre, bientôt, et tu n'arrives pas à t'en soucier parce que tout ce qui compte, c'est que tu te retrouves dans un putain de lit avec lui. Maintenant. Tout de suite. T'en as plus rien à foutre que quoi que ce soit, tu balances tout au diable et aux enfers, qu'est-ce que ça peut faire ? C'est là qu'est ta place de toute manière, démon caché sous ta gueule d'ange. Sous ce regard que tu ne veux pas autre part que sur toi, tu bouges un peu, doucement, trop légèrement. Mouvement infime qui pourtant, froisse doucement la surface lisse de l'océan qu'est ta peau sous l'ondoiement de tes muscles, de tes os sous ta chair. Une douleur risible naît à l'endroit de ton ecchymose, pincement négligeable : ça n'est rien. Rien en comparaison de la manière dont ton corps agonise du sien, résonne jusqu'au creux de tes os. Tu pourrais le faire se dissiper comme celui sur ta pommette s'est évaporé, presque sans y penser. Ca serait facile, rapide. Pourtant tu n'en fais rien. Tu as aperçu la colère que ces marques laissées par un autre ont fait naître en lui, tu as deviné l'ire qui agitait ses prunelles. Et tu ne te mens pas au point de ne pas avouer que ça te plaît. Le savoir un peu possessif à ton encontre fait croître plus encore cette chaleur au creux de tes entrailles, désir ravageur et.. différent, tout à la fois. C'est un sourire insolent, entachés de mystères pourtant complices qui incurve tes superposées alors qu'Halvard continue de parler, cambrure éternelle sur le coin de tes lèvres. Tes doigts remontent à sa gorge, viennent sentir les vibrations physiques dont naissent les sons intangibles. Tu montes encore. Ton index effleure sa lippe et dans l'interstice se glisse, sournois une fraction. Il continue son ascension et c'est contre ces chaires sur lesquelles tu rêves de fondre que doucement il se presse. Moqueur, tu le forces au silence, tu le fais gardien de vos secrets sibyllins. La vérité, c'est que tu avais détesté perdre le contrôle de ton corps, tu avais haïs le sentir résister aux ordres que tu lui donnait, sentir tes yeux et tes jambes se rebeller contre toi pour écouter ses exigences. Et pourtant, il a raison. Tu avais adoré découvrir son don. Tu exècres que l'on te force à quoi que ce soit, que l'on t'impose la moindre chose, pourtant dans certains de tes rêves, fantasmes nocturnes prohibés contre lesquels tu n'as aucun pouvoir, il t'avait encore hypnotisé. Dans tes songes, le but avait été tout autre que le simple fait de se révéler à tes yeux. Et à ses mots, tu les sens qui résonnent lointainement, là où tu les as enterrés profondément. Appelés par cette chaleur inadmissible qui te suffoque, tu les sens se réveiller, tu t'empresses de les écraser. Geste rageur, l'ire s'en mêle à nouveau, s'instille dans tes veines, file par le moindre de tes pores. Elle s'incarne, se partage ton être pour nourrir encore l'incendie ambulant que tu deviens. Cruel, tes doigts redescendent, abandonnent ses lèvres tout juste atteintes pour retourner à sa gorge. Tu serres légèrement cette fois, pression indéchiffrable qui pourtant ne le prive d'aucune molécule d'air. Est-ce que ton contact le crame autant que le sien t'embrase ? Ta voix est trop basse, velours rauque, pour ne pas se teinter de ce mélange étrange de sensualité et de danger.

- I don't care if they remember, I don't fear anybody nor anything. And if it's revenge they pursue, they're the ones shattering down, there's the ones being crushed to death.

Et pour prouver tes propos, tes doigts enserrent sa gorge une seconde durant. Pression plus forte, pas trop cependant. Pas assez pour lui faire vraiment mal, pas assez pour l'étouffer. Déjà, tes extrémités l'ont relâché, dégringolent le long de son torse jusqu'à son abdomen pour finir le long de ton flanc. Tu ne sais pas pourquoi tu lui dis tout ça, pourquoi tu lui avoues ce que tu cherches ordinairement tant à cacher. Tu ne sais pas pourquoi tu as ce besoin impérieux qu'il sache réellement ce que tu es, qui tu es. Le monstre que tu caches. Non, tu ne te comprends même pas, tu ne vois pas pourquoi c'est aussi important. Tu pourrais le faire fuir, se sauver. Mais c'est le contraire que tu veux, tout à toi, rien que pour toi. Tu veux qu'il fasse plus qu'apercevoir ce que tu es, que deviner ce qui se cache dans les tréfonds de tes ténèbres. Tu te contrefous de ce que les autres peuvent en penser, tu te complais dans la terreur que tu leur inspire, l'horreur que tu insuffles jusque dans leurs os. Alors pourquoi à tu besoin de sentir qu'il accepte toutes les facettes, les démons que tu incarnes ?Tu veux qu'il te veuille tout entier, plongé dans ton obscurité, d'une manière qui devient plus que physique, dépasse la limite de l'attraction magnétique. Tu repousses ces pensées stupides, inutiles. Tu les étouffes, étranglement violent cette fois, tu les balances aux flammes, à la mer. Qu'elles disparaissent, tu ne veux pas t'en encombrer, tu ne dois pas t'en soucier. Tu préfères te concentrer sur le brasier qui tempête en toi, sur la proposition qu'il te fait et te dévoile. Tes doigts trouvent ses cheveux, et tu en ris. Il croit vraiment pouvoir te dominer comme il le souhaite ? Non, tu es fauve indomptable, incontrôlable. Tu ne fais que ce qui te décide de faire, que ce que tu veux, et personne ne te dicte ta conduite ni tes actions, encore moins tes pensées. Pourtant, tu acceptes. Pas par obligation, ni peur de le voir fuir. Tu le fais parce que tu en as envie, que tu veux découvrir ce qu'il te réserve. En échange cependant, tu veux pouvoir faire de même. Tes doigts retrouvent sa hanche, tes lèvres s'échouent un instant contre son épiderme. Est-ce qu'il croit vraiment pouvoir te dominer entièrement, de t'asservir, te conquérir parfaitement? Tu as l'esprit sauvage, les mains cruelles. Mais s'il doit y avoir une personne de pouvoir le faire, rien qu'un peu, quelques minutes, partiellement, c'est sans doute lui. En acceptant cependant, tu lui reprends ce pouvoir. Tu acceptes pour tes propres motifs, sans te soumettre. Et tu sens sa jubilation, perçois son excitation après ton acceptation. La manière dont il répète son premier mot, comme si tu l'avais fait trébucher entre les deux. Et tu te retrouves soudainement un sourire sur les lèvres dont tu ne connais la provenance, la vague de liesse qui t'atteint et t'emporte brusquement.

Tu l'entraîne à ta suite. Tes pas vous portent de l'autre côté de ce couloir qui a faillit se faire prison. Tu t'amuses de ce qu'il te lance, mais tu gardes ton rictus pour toi, tes mots soigneusement dissimulés dans ta gorge. Tu sais qu'il quémande ton attention, tu devines qu'il veut que tu t'arrête pour le regarder, peut-être aussi que tu le questionnes quant à la signification de cette phrase. Et c'est précisément pour ça que tu ne le fais pas. Tu l'ignores et continues de l'attirer à toi. Ca n'est que lorsqu'il te tape le bras que tu acceptes de desserrer l'écrin de tes doigts autour de son poignet. Tu t'arrêtes, pivotes vers lui pour le gracier d'un regard narquois. Sa main qui se glisse à ta nuque t'arrache un frémissement, la manière dont il cogne vos fronts, un sourire insolent qui mue pour se faire carnassier à l'entente de ses mots, de sa voix qui te caresse les tympans. La douleur pulse un instant, futile, sans que tu ne prennes le temps de vraiment la ressentir.

- You're actually the one wasting our time by not deciding yourself to show the way, дорогий. You took too long, there's no mistake made.

La moindre trace de patience t'a déserté, abandonné. Pas question d'attendre, ni de perdre du temps, alors c'est sans le faire que tu l'avais traîné, l'instant immédiat. Maintenant cependant, c'est à son tour de t'entraîner à sa suite. Sa main te tire inconfortablement par la nuque, et tu décides de remédier à cela, pour aussi peu de temps que ce soit. Tu allonges tes pas, te retrouves à marcher à ses côtés, vos hanches s'évaluant, se frôlant à chaque foulée lorsque tu entoure sa taille de ton bras. Mieux. Ca n'est pas parce que tu as accepté de l'écouter, de le laisser faire pour une partie de la nuit que tu vas te laisser trimballer de la sorte. Tes doigts s'enfoncent légèrement dans son flanc alors qu'à chaque mètre que vous passez, l'excitation te bouffe un peu plus. Et puis enfin, la porte tant promise, celle qu'il a voulu te faire trouver dans son foutu jeu abandonné à peine après avoir été commencé. Tu lui donnes le pass sans te faire prier, le fourre dans sa main sans cérémonie pendant que tes doigts s'attardent sur l'intérieur de son poignet. Le baiser qu'il t'offre fait fluctuer ton souffle et tu l'attires un peu plus contre toi, refuses de laisser filer ses lèvres quand il le demande. Ca n'est pas assez, toujours pas. Tu veux virer ses vêtements, arracher le moindre bout de tissu qui t'éloigne de son anatomie, tu veux sentir son corps nu contre le tien, sa peau qui fusionne avec la sienne. Tes dents attaquent sa lèvres, impatientes, impulsives, avant que tu ne le laisses finalement filer. Le déclic causé par le pass, la porte qui s'entrouvre s'ensuivent, mais il te coupe avant que tu n'aies pu faire le moindre pas vers la chambre. Pourquoi n'y entre-t-il pas ? Ton regard se fait plus noir alors qu'il s'esquive, que les contacts entre vous ont déclinés jusqu'à se faire inexistants. La colère te dispute à l'énervement, orage brutal dans tes yeux clairs alors que tu te refais prédateur dans ta manière d'observer le moindre de ses gestes alors qu'il entre dans la chambre. Dans la façon que tu as d'étudier le moindre de ses mouvements, de la manière dont ses muscles bougent sous sa peau alors qu'il se déshabille devant toi, pour toi. Tu oublies presque d'écouter ses paroles alors que l'eau te monte à la bouche. Tu le veux pour toi, pour toi, rien que pour toi. Ton regard s'attarde sur ses pouces qui s'introduisent sous l'élastique de son boxer d'une manière qui te rappelle l'autre fois, votre première fois. Tu remontes pour croiser ses yeux, dévorer son sourire. Un pas. C'est tout ce qui te sépare de cette nouvelle nuit. Et la manière d'énoncer à son tour sa possessivité accélère le rythme de ton foutu myocarde. Tu te mords la lèvre, franchit la limite sans remord, sans le moindre regard en arrière. Il est rivé au sien, sourire insolent, reflétant son côté ravageur. Tu te rapproches à pas lents, abandonnes ta chemise sur ton sillage. Une impulsion suffit à la porte pour amorcer son lent chemin du retour. Tu t'approches encore, si près que vos chaleurs se mêlent à nouveau. Ta voix retrouve ses rauques, caresse féline qui vient cajoler le silence tandis que tu susurres, promesses provocantes d'une luxure que tu ne cherches aucunement à cacher.

- Then make me lose it, Halvard. Make me love it. And if I can't move anymore as you seem to be promising, I'll take my part another time.

Tes yeux ne le lâchent toujours pas, alors que dans un froissement de tissu, ton pantalon rejoint le reste de vos vêtements au sol. Et dans un claquement presque silencieux, la porte vous abandonne à l'intimité tant désirée.



© charney


I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
Desire ; Years & Years.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.tumblr.com/blog/adament-grapharts
avatar

Feuille de personnage
statut: administrateurclasse deltaangry unicorns
- Halvard Stinson -
duco corporis

Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
11/03/2014
Tom Felton
Avatar : @Adament; Gifs profil & Signature : @brooklynofrph, @Adament, Tumblr.
1456

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Jeu 27 Aoû - 5:27


Halvard & Blake

But whichever way I go, I come back to the place where you are…

Des coups de reins. L’un après l’autre. Incessants, comme si la fatigue n’était plus de ce monde. Les corps qui se plient aux exigences d’une alchimie incontestable. Une sorte de compétition qui s’installe, mais qui a pourtant toujours été là. C’est à propos de celui qui flanchera le premier, qui se laissera emporter par les vagues de l’extase. Alors que l’autre restera conquérant dans le rivage, vainqueur de par sa résistance. Les bouches courent sur les peaux nues et exposées. Les mains caressent la moindre parcelle de chair, cherchent à provoquer une fusion quelconque. Devenir un seul être alors que vous vous laissez happer par les affres d’une soif sans fin. Des jeux nouveaux, inconnus. C’est le moment de la découverte. L’autre fois était beaucoup trop empressée, négligée. Le seul but était de faire en sorte d’atteindre l’orgasme. Cette nuit, pas seulement une fois. Pas seulement deux. Le changement fait grimper l’anticipation. Les passés, les vices qui différent de l’un à l’autre. Des aveux à moitié murmurés, un amour qui frôle la vénération, et tout ça dans un aveuglement total. Yeux dans les yeux, lui à l’intérieur de toi, et ça recommence. Des ébats éternels, comme une ritournelle. Les gémissements sincères, qui ne cherchent pas à être étouffés. Puis un choc qui interrompt la cadence. Un grognement de douleur mêlée à la félicité. Griffures sur un épiderme rudoyé, réduit en lambeaux. Morsures sur des lèvres revêtant la couleur du carmin. Oreilles frôlant le violet, la température ambiante étant celle d’une fournaise. Tu me baises, et je t’aime. Souffle chaud sur tes lèvres, chuchotant l’indécence. C’est le démon, celui qui t’enchaîne et qui t’entraîne. Loin, trop loin pour que tu puisses fuir. Pour que tu le veuilles non plus. Tu me baises, mais je te haïs. Des milliers d’aiguilles insérées dans la fragilité de la carapace. Des brûlures au troisième degré qui provoquent la souffrance lancinante, oubliée par les soins de l’adrénaline. Tes entrailles hurlent la faim de lui. Encore. Plus. Pitié. Son goût, son pouls. Son odeur, son bonheur. Sa vigueur, ses humeurs. Les minutes défilent avec une lenteur considérable. Et pourtant, le temps passe vite. Et bientôt, c’est une heure. Puis après, c’est deux heures. La lassitude trouve le moyen de les achever. Qui va donc abandonner? Qui va capituler et avouer l’échec d’aller plus loin? L’effondrement tient ses victimes entre ses mains. Il coupe les fils des marionnettes, qui deviennent inanimées et s’effondrent sur le lit presque devenu bancal.

Une porte qui claque au loin, avec violence. Qui est donc l’insatisfait qui ose réveiller tout le peuple? Il mériterait un châtiment exemplaire. Tu grognes, agacé. Sommeil sans rêves interrompu. Tempérament excité, état d’esprit fatigué qui ne demande qu’à dormir. Tu cèdes à la colère qui finit par te réveiller. Immergeant de ton coma avec la nonchalance exécrable d’un mollusque. Dans le brouillard infâme, tu tends le bras pour te saisir de ton téléphone. Sur l’écran est affiché le nombre du malheur, le 13 que le commun des imbéciles redoute. Avec un soupir, tu essaies de te lever. Et enfin, tu le remarques. Tu les remarques. Ce bras entourant ton ventre avec possessivité. Cette chaleur qui dévaste ton dos et la chute de tes reins. Le myocarde se débat, essaie de quitter sa prison osseuse. Ton souffle se coupe, interrompu par l’impossibilité du fait. Tu as… bien dormi. Tu ne sais pas quand tu l’as fait, mais tu ne t’es pas réveillé de toute la nuit. Pas une seule fois, jusqu’à treize heures. Et la raison, c’est lui. Lui et ce cocon qu’il a formé autour de vous, vous protégeant des nuisances de l’insomnie. Lui et ses doigts qui s’impriment sur ton ventre, qui demandent à ne jamais le quitter. Tu restes immobile, n’osant pas le réveiller, dans la terreur la plus totale. Celle que tu n’as jamais expérimentée, et qui te paraît tellement incongrue, tellement ridicule.  Dans la liste de tes interdits, celui se situe au sommet. Te narguant, te réprimandant pour ton infraction. Coupable de ta faiblesse, toi qui n’as pas du supporter l’idée qu’il s’en aille et qu’il te laisse dans vos draps défaits. Ceux où il y a encore les effluves de vos batifolages. Tu as passé la nuit avec lui. Dans tous les sens du terme. Sexuellement, puis juste pour la perspective de presser ton corps contre le sien, dans la nuit solitaire et froide. Tes pensées s’égarent et viennent tambouriner contre tes tempes qui expérimentent la migraine. La tête, assoiffée de vengeance par cette réflexion, te somme d’arrêter de trop méditer. Tu manquerais geindre de contrariété, comment as-tu pu être aussi stupide, aussi imprudent? Le mal est fait, et tu te détestes pour la violation de tes propres principes. Ceux qui sont les plus élémentaires, ceux avec lesquels tu ne joues pas. Tu t’es improvisé pyrokinésiste, et tu as joué avec le feu. Maintenant, tu te dois d’assumer tes brûlures comme il se doit.

"Fuck me…" Frémissement que tu t’adresses dans le calme de la chambre. Ponctué par ses respirations paisibles. Monsieur est toujours dans les vapes, tu peux le sentir sans autant le voir. T’emparant doucement de son avant-bras, tu le soulèves pour le déposer derrière toi, et fausser compagnie à la tentation qui t’a kidnappé cette nuit. Roulant sur le lit, tu t’éloignes et tu te retournes, lui faisant face alors qu’il n’y a qu’une trentaine de centimètres qui vous séparent. Ses traits paisibles, la courbure de ses lèvres qui est comme figée dans un rictus sadique. Tu ne l’as jamais vu dormir. Tu n’as jamais vu personne dormir, sauf tes colocataires dégoûtants qui dorment la bouche ouverte, avec leurs ronflements sonores. Lui, il est parfait. Pas de cruauté lorsqu’il est calé contre Morphée. Une gueule d’ange, littéralement, une aura de pureté qui contraste avec ce qu’il dégage lorsqu’il te hante. Sa respiration est douce, à peine perceptible. Sa poitrine qui se soulève pour signaler la vie qui l’habite. Tu n’oses pas. Mais si. Tu ne résistes pas à son appel. Tes doigts se tendent, hésitants. Ils se recroquevillent, puis se décident, et s’abandonnent sur sa joue pour la caresser avec tendresse. Putain, non. Tu ne peux pas. La rage s’empare de toi, t’enlace avec  violence. Tu as envie de le bousiller, de lui crever les yeux, de l’étouffer avec l’oreiller sur lequel tu reposes. À ses putains de côtés. Toi, tu n’as rien demandé d’autre qu’une nuit sauvage. Sans regrets, sans attaches. Et te voilà à te comporter comme ces insupportables dans les films à l’eau de rose. À t’émerveiller devant la beauté de l’endormi. À souhaiter le réveiller et l’accueillir avec un baiser par le biais duquel tu n’exprimerais qu’une affection qui t’handicape le muscle cardiaque et qui le comprime dans une brutalité assassine. Ce n’est pas ton genre. Ce n’est pas toi. Pourquoi a-t-il en sa possession le pouvoir de te faire sortir de l’ombre de tes tromperies mais aussi de te faire ressentir des choses, de t’en faire vouloir d’autres dont tu n’as jamais soupçonné l’existence en ton for intérieur? L’injustice te fait dégueuler ton animosité, et tu cèdes aux caprices de ta révolte. Il n’aura pas le dernier mot. Il ne t’aura pas. Il ne te détruira pas. Tu demeureras intact, intouché. Tu ne seras pas déréglé par ses soins, tu ne le permettras jamais. Il n’a pas voulu jouer selon les règles, il t’a eu et tes représailles ébranleront les fondements-mêmes de son quotidien.

Tu te sens un peu pris d’une panique étrange. Tes mains trouvent refuge au niveau de ton visage, passant sur ce nouveau qui ne t’appartient pas.  Cette facette de toi qui t’a été inconnue. Même avec Riley, elle n’était pas aussi … intense. Connard de Blake. Son affront ne demeurera pas impuni. Les plantes de tes pieds trouvent contact avec le sol, celui où tes vêtements traînent depuis que tu les y as délaissés. Dans ta nudité, tu te lèves et te diriges vers la salle de bain. C’est ta chambre, tu mérites une foutue douche, ou même un putain de bain. Mais tu ne peux prendre le risque d’en découdre et de revenir le trouver dans la même position déconcertante, qui t’arrache des bouffées de tendresse. Avisant ses propres habits, tu t’en empares et tu les jettes sur lui, sans retenue, espérant que ça lui fasse mal. "Wakey wakey, Blaky. Now is the time to go, you got used to this." Tu voiles l’ire derrière la raillerie, le supplice derrière la malice. Vous avez accompli le péché, tous les deux. Il n’est pas le seul fautif, et tu ne l’es pas non plus. Tu es partagé entre l’envie de le rouer de coups, de lui foutre tes poings partout sur son corps maigre. Et celui d’aller te mettre au-dessus de lui, de le réveiller de la manière la plus approprié qui soit. Ce paradoxe qui crie dans les tréfonds de ton être, et qui jure la complication. "When I’m done, I want you gone. Staying was really…" Tu es interrompu toi-même, le courant de tes paroles ne trouvant plus où puiser son flot. Tu en as marre de cacher l’évidence. Pourtant tu t’évertues à te mentir, à te trahir. Tes crevasses s’élargissent en failles gigantesques, et les parties de ton être s’exposent. Fragiles, difficiles, incompréhensibles. "Whatever." Tes pas te portent vers le lieu de tes futures ablutions, et tu refermes la porte derrière toi. Le verrou n’est pas mis, négligé. Tu es peu habitué à la pudicité. Devant le miroir, tu contemples le changement, tu t’attends à voir une toute autre personne. C’est pourtant le même regard, les mêmes cheveux, le même nez, la même bouche. Le sang s’est bloqué dans cette dernière, la faisant paraître rouge à l’excès. La concupiscence a incité à l’imprudence, et te voilà vulnérable.
Code by Fremione.


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Feuille de personnage
statut: modérateurclasse alphamadmen krakens
- Blake Whisper -
duco corporis

Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
Ash Stymest
Adament
553

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Ven 28 Aoû - 14:35


Halisper



Au cœur de la fournaise c'est une douce démence qui vous gagne. Les coups de reins s'accordent, se perdent dans les mouvements de vos corps. Soif intarissable, faim insatiable, tes envies voraces, tes convoitises avides s'étalent sur l'autel couvert des draps dérangés par vos ébats. Encore. Encore. Toujours plus. C'est presque trop parfois, et pourtant ça n'est jamais assez. Tu le veux tout entier. Les mains s'égarent dans la redécouverte de chaque parcelle de vos anatomies, les doigts se perdent dans les touchers lascifs, les caresses assoiffées, pour mieux assassiner. Tu veux ses mains partout sur toi, son corps partout contre le tien. Tu veux sentir la moindre courbe, apprendre la moindre montée, la moindre déclivité. Chaque aspérité, chaque fragment de son être. Tu veux savoir tous ses secrets, l'écouter te les murmurer entre deux inspirations essoufflés, entre deux gémissements échappés. Ces souffles qui se mêlent aux tiens, respirations qui fusionnent. Elles se font unique et tu inhales contre sa bouche dans un rythme erratique. Tes lèvres ne peuvent avoir assez de lui. Jamais assez de son goût, jamais assez de la sensation de sa peau et de ses lèvres pressées contre les tiennes. Tu laisses des marques possessives, trahissant ton amour, révélant ta possessivité. Il est à toi. Mensonge par omission, ou vérité trop écrasante pour que tu la vois toute entière sans te risquer à ce qu'elle comprime ta poitrine jusqu'à te faire suffoquer ? Il n'en reste que c'est un peu vrai, filet de vérité perdu dans l'aveuglement fabulateur. Hypocrites effrayés à la fierté mal placée, vous persistez à vous leurrer, à ignorer les aveux que se murmurent vos anatomies fusionnées.Mais il est à toi pour ce soir, pour cette nuit. Rien qu'à toi, jusqu'au matin, jusqu'à ce que sonne l'heure de la séparation cruelle, inévitable. Tu te leurres dans l'idée d'une éternité dangereuse à laquelle tu n'avais encore jamais songé. Tu te mystifies dans la perspective d'un soleil qui ne se lève pas pour chasser la lune. Jamais tu n'as pensé comme ça, jamais tu n'y as songé. Tu te rirais de toi, tu mépriserais ces pensées insensées, si tu avais entendu tes espoirs imbéciles, débiles. Perdu dans un océan sans rive, une obscurité inconnue trop profonde pour être percée, tu pars à la dérive. Tu perds pieds, coulé par la folie pernicieuse. Tu perds la tête, poignardé par une démence aussi douce que délicates. Il t'assassine et danse sur tes ruines. Et tout ce que tu es capable de faire, c'est d'en demander plus, d'en exiger toujours plus. Le jeu depuis longtemps métamorphosé vous a amené à vous bousiller, vous dérégler, vous entre-dévorer. Auto-destruction simultanée, mutuelle. Tu l'anéantis, il te démolit. Et c'est l'extase que tu frôles tout du long de vos batifolages, avec une proximité jamais connue auparavant. Une intimité inconsciente dont le sens t'es incompréhensible, peut-être parce que ça dépasse la simple baise. Il te fait toucher la félicité avant de t'y balancer, de t'y plonger tandis que tu l'y emmène, l'y entraîne avec toi. C'est à deux que vous commencez, à deux que vous l'atteignez, à deux que vous y mourrez. C'est la meilleure nuit de ta vie. Littéralement, dans tous les sens du terme. Personne ne l'égale, il est l'adversaire parfait, l'amant exceptionnel. En dépit des différences, les similarité se font aimants et la fusion de vos corps forme un tout complémentaire, indissociable malgré vos volontés illusionnées.

Tu es réveillé, brusquement arraché des bras délicieux de Morphée par l'agression inattendue. La douleur attaque ta hanche, pulse jusque dans l'os là où la boucle métallique de ta ceinture t'a frappée. Tu sursautes, te redressant soudainement en position assise, l'un de tes bras retenant les vêtements qui t'ont atterrit dessus. Les tiens. Tes yeux cherchent l'auteur de ton agression pour trouver les yeux bleus d'Halvard, son corps abîmé par les marques que tu lui as laissé pendant vos ébats. Il te faut quelques fractions pour enregistrer son ton railleur, quelques secondes de plus pour décrypter ses paroles d'une façon compréhensible et non pas dans une succession de mots sans sens réel. Tes muscles crispés se détendent, ton rythme cardiaque ce calme. Il n'y a plus d'autre signe d'attaque, aucune autre agression ne se prépare. Ta main quitte les draps pour venir masser ta hanche où la douleur subsiste, pique, glissant paresseusement sur ton ventre. Tu lui lances un regard un peu noir, probablement un peu atténué par les nimbes de sommeil qui refusent de te quitter, par la brume qui engourdit encore ton corps et ton esprit, ton être entier. Il n'est pas difficile de comprendre qu'il veut que tu partes, cependant, mais tu n'as aucunement l'intention de te presser. Pourtant, ses paroles oscillent, s'éteignent à peine son argument entamé. En dépit du fait que tu ne sois pas encore bien réveillé, tu le vois hésiter, se replier. Se leurre-t-il, se ment-il ? Tu l'observes, un peu intrigué, se raviser, reprendre ses derniers mots. Tu veux savoir. Trop fatigué pour pouvoir analyser, trop endormis encore pour réussir à comprendre ce que tu captes de ses réactions, tu as besoin de ses mots. Ta voix est un peu éraillée de votre nuit lorsqu'elle quitte ta gorge, un peu rauque de sommeil lorsqu'elle franchit ta bouche, un peu plus grave lorsqu'elle passe tes lèvres.

- Staying was what ?

Qu'il te le dise. Qu'il ose te dire que c'était une mauvaise idée, que c'était une erreur. Qu'il ose te mentir. Ca ne te prouvera que le contraire. Il n'agirait pas ainsi, si c'en était une. A moins que ce ne soit le contraire ? Qu'il ait retenu son aveux ? Une drôle de sensation naît dans ton ventre, émotion inconnue dont tu ne sais bloquer la propagation. Pas vraiment agréable, elle te trouble et tu l'ignores, observant la manière dont il tourne les talons et s'éloigne de toi pour disparaître dans une pièce attenante. La porte se referme, cruelle séparation après plusieurs heures à partager sa chaleur, t'immerger dans son odeur. Après plusieurs heures à avoir ton corps pressé contre le sien, son corps blotti contre le tien. Un soupir qui quitte tes lèvres, le bruit étouffé de tes vêtements qui s'écrasent au sol. L'affaissement du matelas alors que tu te laisses retomber sur le lit, le bruissements des draps lorsque tu bouges, roules de ton dos à ton ventre. Tu enfouis ton visage dans l'oreiller et son odeur caresse ton odorat, empli tes poumons. Tu retiens de justesse un soupir de contentement, étouffes le son qui menaçait de monter dans ta gorge avant même qu'il ne soit créé. Les réminiscences de sa chaleur imprègnent encore le tissu, te rappelant que c'est à cet endroit qu'il dormait il y a encore à peine quelques minutes probablement, lové contre toi, dans le creux de tes bras. Tu déglutis un peu difficilement, remarquant soudainement à quel point ta gorge est sèche. Seule explication plausible quant à cette impression qu'elle te serre légèrement. Les yeux fermés, tu laisses tes pensées errer, déranger ta mémoire de la nuit passée. La simple évocation, les simples flashs de vos corps enlacés, des sons qui vous échappaient suffit à refaire chauffer ton sang qui diffuse sa chaleur dans le creux de tes reins. Non, non, pas déjà. Tu ne peux pas te laisser allumer comme ça, à peine réveillé, par de simples souvenirs encore trop vifs, trop vivants... Tu tâches de les repousser, mais, allongé à l'endroit même du crime, ce sont d'autres réminiscences qui te reviennent. Tu crois te souvenir qu'il t'a retenu. Tu crois te rappeler de ses doigts qui s'enroulent autour de ton poignet pour te faire rester. Mais c'est flou, trop flou. Tu pourrais aussi bien l'avoir imaginé, avoir rêvé de la chaleur de ses extrémités s'égarant contre ta peau pour un peu plus de temps, un peu plus de toi. Et c'est peut-être le plus inquiétant. Non pas que tu ais rêvé de lui, habitué à ce qu'il te hante, à ce qu'il s'installe dans tes songes, aussi frustrant, agaçant que cela s'avère souvent. Non, c'est le fait que tu ais rêvé de quelque chose de tout autre de tes fantasmes habituels. Non pas de chaire et de fournaise, de désir et de plaisir, mais d'un geste qui trahit la douceur, l'affection. Il est en train de te retourner la tête, de te faire perdre ta putain de raison. Tu ne comprends pas pourquoi tu aurais rêvé de ça, invention de ton esprit pour expliquer l'instant où l'épuisement vous a rattrapé, où vous vous êtes effondrés enlacés. Tu t'avoues, partagé entre une honte et une fierté paradoxale, que ce soit vrai, souvenir plutôt que songe. Le fait est, aussi, que malgré le brusque réveil qu'il t'a infligé, tu as encore cette sensation de plénitude paisible qui te berce agréablement et qui pourtant noue tes entrailles. Tu as particulièrement bien dormi, mieux que depuis bien longtemps. Tout ça parce qu'il était dans tes bras ? Ou simplement par épuisement ? Qu'est-ce qui te prend ? Il fait naître en toi des sensations que tu ne connais pas, des pensées que tu n'aurais jamais cru avoir. Tu pourrais te leurrer dans l'idée qu'il t'a hypnotisé encore une fois, qu'il joue avec toi, mais tu n'y croies pas. C'est juste ce putain d'effet qu'il a sur toi, qui attise ton ire et dont tu ne peux pourtant pas te passer, drogué, accro à l'alchimie, au magnétisme, à peu importe ce que ce soit qu'il y a entre vous.

Les secondes s'égrainent, les minutes s'entraînent. Combien, tu ne le sais pas. Tu es encore un peu plongé dans ce monde qui n'appartient qu'à vous, qui se détache du reste de l'univers lorsque vous vous retrouvez au même endroit. Le temps s'écoule différemment. Alors, tu es incapable de savoir si ça fait une minute, ou deux, ou dix, ou encore trente que tu es allongé là, dans les draps témoins de vos ébats. En proie à tes souvenirs, tes pensées, tes émotions. Tout ce que tu n'as pas l'habitude de ressentir. Sans doute pas trente. Halvard n'a pas bougé de la salle de bain, et tu n'es tout de même pas assez paumé, pas assez déréglé, pour savoir que ce ne sont pas plus de quelques minutes qui sont passées. Tu te tournes à nouveau sur le dos, délaissant l'oreiller qui porte vos odeurs qui se mêlent et s’emmêlent, et tu repousses les draps de quelques coups de pieds. Tu restes encore assis quelques instants, passant une main sur ton visage, puis dans tes cheveux quelques peu ébouriffés par vos activités nocturnes. Décidément, tu as bien du mal à émerger, ce matin. Bien plus que d'ordinaire. Ton regard fixe la porte derrière laquelle il a disparu, l'étudie, l'évalue. Tu ne te rappelles pas l'avoir entendu la verrouiller. Tu te lèves, traverses la pièce en quelques enjambées. Tes doigts se referment sur la poignée, et la porte s'ouvre docilement sous son action. Sans pudeur, tu entres nu dans la pièce, sans un regard pour lui. Tu t'approches du lavabo, ouvre l'eau pour t'en passer doucement sur le visage puis pour étancher la soif qui te noue la gorge. Seulement après t'être essuyé dans une serviette luxueuse de l’hôtel, tu lèves ton regard vers le miroir pour y observer son reflet. Toute gêne, tout embarras pour votre nudité serait futile, stupide après cette nuit. La pudicité ne t'a jamais étouffé, et même si vous aviez déjà baisé une fois, tu as redécouvert son corps dans toute sa magnificence, dans tous ses détails cette nuit. Pas encore assez à ton goût, toute fois. Tes mains rêvent déjà de retrouver le chemin de sa peau, ta bouche de retrouver ses lèvres rougies, son goût particulier. Les fractions s'écoulent, les secondes coulent. Tu finis par te tourner vers lui pour erle voir vraiment. Son reflet n'est pas assez, à peine plus que son image qui te hante, tout aussi intangible toutefois. Le sommeil commence doucement à te quitter, pourtant ta voix en est encore embrumée alors que tu arques un sourcil pour déclarer :

- I won't leave without a shower and a coffee.

Tu ne peux t'empêcher d'ajouter malicieusement, avec l'un de ces fameux sourire en coin qui ne te quittent jamais longtemps, se nuançant à l'infini, au gré de tes envies. Ta voix se teinte d'une équivoque rauque, presque complice.

- You'll have to share if you still ''want me gone before you're done''. Except if you've changed your mind in the meantime.


© charney


I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
Desire ; Years & Years.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.tumblr.com/blog/adament-grapharts
avatar

Feuille de personnage
statut: administrateurclasse deltaangry unicorns
- Halvard Stinson -
duco corporis

Tu t'accroches à la seule personne qui t'a filé le frisson éternel.
Métamorphose en serpent : Transformation en python royal. Persuasion par contact visuel : Hypnose permettant de donner un ordre à la cible.
Branleur, glandeur, élève perturbateur que tu es, détesté par les surveillants et la source de désespoir des enseignants.
11/03/2014
Tom Felton
Avatar : @Adament; Gifs profil & Signature : @brooklynofrph, @Adament, Tumblr.
1456

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Dim 20 Sep - 3:32


Halvard & Blake

But whichever way I go, I come back to the place where you are…

Des marques, partout sur ton corps dénudé. Les siennes, celles qu’il a perpétré sur la faiblesse de ton épiderme. Des tâches qui parsèment les différentes zones de celui-ci, de couleurs et d’intensité différentes. Tu peux presque te rappeler de chacune d’elle dans des détails qui t’arrachent le frisson au cœur de l’âme. Il y a le brouillard dans tes yeux, dans ta mémoire. Des sortes de flashs fugaces viennent enivrer ta raison à l’aide de tremblements aliénés. Dans une déflagration de tes sens, ils font apparition et t’encastrent violemment sur le sol de tes désirs. Fulgurant, le manque se déchaîne. Puissant, le manque t’entraîne. Bouillon de sensations qui remue dans l’étuve, aux multiples effluves. Rage sauvage, qui ne demande qu’à perpétrer des carnages. Inhibition de l’excitation, qui te tracasse et te surpasse. Souverain des empires des désirs, te voilà réduit à néant, éconduit tel un soupirant. On te refuse ta liberté, et dans une prison on t’a enfermé. La transition d’un état à l’autre, exténuante, perturbante. Des manifestations physiques, psychiques, tragiques. Trop tard. Tu es dans le noir. En terrain inconnu, complètement nu. Ridicule, tu es une proie qu’on accule. C’est juste pour cette fois, et ça te met en émoi. Le chasseur a accompli l’irréalisable, en se montrant aussi désirable. Foutu Blake. Tu siffles, tu persifles. Le masque revient se loger sur tes traits, ce qui relève de l’impitoyable domine le désormais altéré. La plante de tes pieds se fait autoritaire et meurtrière. Pour échapper au déluge, tu prends un autre pour refuge. Les gouttes tombent sur la carapace de torture, elles apaisent les blessures. Les yeux fermés, déniant la vérité. La respiration retenue, la tête sous le flot continu. Et puis une main qui passe d’abord sur le visage, pour aller s’attarder dans la chevelure. Dans le pétrin. Le résumé d’une situation où demeure l’incertain. Qui sait où tout ça te mènera? En tous cas, tu as le pressentiment que ce sera loin d’être agréable. Tes pensées t’emportent loin, aussi loin que cela est possible. Jamais tu n’as ressenti ça. Jamais tu n’as éprouvé cette faim qui te perdra. Elle gronde, elle se fait immonde. Tu voudrais le dévorer, t’entêter à l’abîmer. Il t’arrache le cœur, dans la plus insupportable des douleurs. Et tu ne peux que te laisser faire, spectateur de ton propre Enfer. Il incarne tes plus grandes peurs, mais aussi tes vœux les plus enfouis à l’intérieur. C’est une bile amère avec un soupçon de douceur, un semblant de bonheur. Dévastatrice, elle envahit tes papilles et te torpille. Impératrice, elle régit tes rêves de trêve. Le fantasme serait de partager des moments complices, par le biais desquels on n’endure plus totalement le supplice. Plus rien à se prouver, plus d’entêtement à vous en lasser. Des plaisirs divins et assassins. Tes nœuds se détendent, la résultante d’une lassitude latente. Le jet malaxe tes muscles exténués, le chaud les revigore d’une énergie dissipée. Avec lui, c’est tellement bon mais tellement éreintant.

Tes instincts crient, tes iris le vrillent. Ils ont pressenti la présence intruse, celle qui commence à te peser beaucoup trop. Tu peux aisément observer vos deux reflets sur le miroir opposé. Ta colère se fait primaire et guerrière. L’impertinent ne s’encombre d’aucune décence et te reluque ouvertement. Même dans son expression que tu peux plus ou moins visualiser, il y a cet air suffisant qui te fait enrager. Dans tes veines se mélange à ton sang une ire sourde et lourde. Il te faut le rompre, ce sort. Autrement, il causera ta mort. Tes billes s’écarquillent, descendent le long de son dos. Elles finissent par atteindre la chute de ses reins, marquant la fin. L’eau chaude devient froide en comparaison avec ce qui se dégage de toi. Les poils se dressent, et tu subis le souvenir de ses caresses. Terrifiant, accablant, enivrant. Tu n’arrives pas à t’en détourner, infiniment retourné. Au grand jamais tu n’as contemplé l’absence de vêtements sans que des ébats ne soient imminents. Et rien que ça suffit pour qu’à nouveau tout s’écroule autour de toi, conséquence de tes émois. Les erreurs se multiplient, la raison se raréfie. Tu le maudis. Lui et son regard perçant, son physique provocant. Sa posture, image même de la déchéance et de l’insolence. Tu parcours la moindre parcelle de ta lueur rebelle. Vénérant les monts, les merveilles où tu voudrais voir s’étaler le vermeil. L’anéantir, le faire souffrir. L’affront qu’il te fait subir te donne envie de le détruire. Il serait tellement facile, tellement futile de quitter l’eau pour le beau. Des envies terribles et risibles qui t’asphyxient et qui te lient. Insatiable, ta convoitise est presque insurmontable. Tes sens rudoyés te font défaut, explosant sous l’emprise du bourreau. Des songes éveillés qui te font halluciner, qui te font regretter le cocon protecteur dans lequel tu étais installé. Ton sommeil a été réparateur et fixateur des maux. Le temps n’a jamais eu de commisération pour toi, il a pris l’habitude de toujours continuer à s’écouler pendant que tes paupières restaient grandes ouvertes. Les bruits de la nuit étaient là, mais ta respiration paisible ne s’y ajoutait pas à chaque fois. Tu as fini par t’accoutumer à l’insomnie dérangeante, à la somnolence fuyante. Même lorsque tu dors, ton cerveau travaille encore. Et l’exception s’est faite lorsqu’il a osé, encore et toujours. Ce n’est pas seulement ta couche qu’il a partagée, mais aussi cette aptitude à pouvoir flirter avec une sorte de torpeur totale. Il est le porteur de la flamme d’espoir, que tu n’aurais jamais cru pouvoir s’allumer, qu’il te fait éteindre sans patienter.

Le tonnerre de ses graves résonne, et à l’intérieur de ta poitrine, ton myocarde déconne. Il ne connaît pas de limites, l’émérite. Bravant à chaque fois le prohibé, il persiste dans sa liberté. Celle-ci est attrayante et charmante. Ce n’est pas une requête, c’est une injonction toute faite. Vire-moi si tu le peux. Un défi qu’il te lance en toute outrance. Un challenge que tu es prêt à relever, avec déjà en tête une petite idée. L’impertinent aura droit à son châtiment. Dans des mouvements volontairement lents, tu ouvres la porte. L’air frais s’infiltre, mais il n’a aucune importance. Tes dix doigts s’enfouissent dans les cheveux d’or, et les rabattent en arrière après que le liquide ait été interrompu dans sa course folle. Non pas par souci d’économie, à vrai dire, tu t’en fous comme de presque tout dans ce bas monde, mais pour être entendu. Pour que chaque syllabe compte et ne soit pas noyée dans le tintamarre du torrent. D’une démarche assurée, tu fais ployer les centimètres sous ta volonté. Une cinquantaine parcourue à chaque fois que les cuisses se soulèvent. La salle de bain n’est pas si grande que ça, pourtant tu fais preuve d’une nonchalance considérable. Qu’il te provoque en s’avançant également, et tu te mettras à reculer. Comme une bête craintive, qui est fascinée par son persécuteur mais qui en a quand même peur. Tu te donnes comme mission de l’effacer, son putain de sourire presque condescendant. Il est trop sûr de son charme, il croit savoir ce qui se trame. Il ne sait rien. Il ne connaît pas les tortures, les injures qui te passent par ton esprit sans arrêt. Une ritournelle répétée qui te remue de fond en comble. "Share?" La moquerie dans le ton, tu répètes le mot suivi d’un petit rire où pointe la nervosité subtile. En toi, il installe le trouble, et tu détestes tellement ça. Une douche avec toi serait la bienvenue, Blake. "You shared my bed for a lot more than necessary, now you want more?" Quand tu ouvres la bouche, tu t’efforces d’interrompre ta progression. Un moyen d’atteindre ses nerfs, de lui faire anticiper le moment où le rapprochement sera entier. "What’s it gonna be next? Shall I lend you my toothbrush?" Il est là, et te voilà. Offert aux touchers qui brûlent, assez proche pour que tes ailes se consument. Face au soleil criminel, aux insolations éternelles. Et c’est toi qui engage la première caresse. Un index et un majeur qui vont se déposer sur son cou pour descendre tout le long et continuer sur le trapèze avant de finalement atteindre l’épaule. Puis, dans une indécision brusque, c’est toute la main qui va se loger sur la nuque pour attirer Blake vers toi. Tu glisses sa lippe entre tes deux superposées, la mordant d’abord doucement puis avec une brutalité non réfrénée. Pour te faire pardonner, c’est un baiser passionné que tu lui offres, dernier cadeau d’un au revoir prochain. Tu peux sentir son excitation plus bas, mais ça, c’est uniquement parce qu’elle est mutuelle, parce que tu en es la proie également. "You share only one thing with me, Whisper. And it’s this. We are having fun. Though I know you’ll keep these moments in your mind for the rest of your life." Une promesse que tu lui fais, de toujours le hanter. Si seulement au fond, tu pouvais être aussi confiant. "I’d be lying if I said it would not be the case to me as well." Pas la force de jouer à le laisser deviner si tu auras les cicatrices jumelles aux siennes. Tu admets volontiers ta défaite. Mais tu sais pertinemment que lui aussi a perdu. Vos deux échecs sont évidents. Après tout, vous avez dormi dans le même lit. "Now…" Trop tard pour lui. Trop tard pour réaliser qu’il a commis l’erreur de trop. Le magnétisme opère, ses yeux ne peuvent plus se détacher de l’envoûtement que leur jettent les tiens. "Leave." Pas un souffle de plus. Une simple cajolerie sur son torse, que tu redessines calmement, avant de t’écarter pour qu’il exécute l’ordre contradictoire avec tes pensées qui t’obnubilent.
Code by Fremione.


I'M DYING FOR ANOTHER TASTE
Baby, you're like lightning in a bottle, I can't let you go now that I got it. And all I need is to be struck by your electric love.
BØRNS - Electric love
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Feuille de personnage
statut: modérateurclasse alphamadmen krakens
- Blake Whisper -
duco corporis

Tu persistes à te dire que ce n'est rien pourtant t'as cette putain de chaleur dans les entrailles à chaque fois que tu le vois. Foutue addiction.
Tu le sens pulser régulièrement, s'affoler parfois, trahir les émotions de son propriétaire au rythme de son myocarde. Le sang ne ment pas, le sang est le traître à même leur corps tandis qu'il répond à la moindre de tes volontés. Aucune prison de chaire ni de tissu veineux ne t'arrête et, si tu sais soigner les hémorragies, tu préfères le pouvoir cruel qu'il t'accorde. Tu peux le diriger où tu le souhaites, tu peux en modifier le cours, la pression et l'état. Le rendre aussi solide que du métal, le faire flotter si tu le souhaites, chauffer jusqu'à imploser si la fureur te dévore de ses crocs acérés. Capable d'agir au niveau moléculaire aussi bien que plus général, les possibilités et applications te semblent presque infinies et, acharné, tu n'as de cesse d'expérimenter de nouvelles choses. Hémokinésiste, ton don est aussi nécessaire à ta survie que le sang que tu sens couler dans la moindre de tes veines.
Entraîner ton don et continuer d'ouvrir les yeux des autres mutants quant au fait que les humains vous sont inférieurs. Et accessoirement assister aux cours. Tout pour essayer de ne pas trop penser au mec qui hante tes pensées et qui semble prendre un malin plaisir à l'éviter.
09/07/2014
Ash Stymest
Adament
553

MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   Sam 10 Oct - 19:58


Halisper



Après la nuit passée entièrement avec lui et le sommeil véritable que Morphée vous a enfin accordé, les quelques instants séparés semblent se faire éternité. Le manque de son corps dans tes bras, de sa chaleur contre toi. L'odeur laissée dans l'oreiller n'est pas assez. Les entrailles se plaignent de leur manque de lui, dans un cri de furie. A moins que ce ne soit un murmure, premier souffle d'un cœur qui aspire à une goutte pernicieuse de bonheur ? Mais déjà, tu le nies. Tu te leurres, comme si ce que tu pensais, ce que tu ressentais n'est qu'une erreur. Que ce n'était rien, alors que sur une impulsion tu le rejoins. Tu cèdes à l'envie de retrouver sa présence, pendant que tu plonges dans le déni. Tu as besoin de te réveiller, d'une douche où tu ne rechignerais pas à le retrouver. Des excuses. Ce ne sont que des putains d'excuses dont tu te convaincs, tout ça juste par peur de te noyer si tu te risquais à ouvrir l'écluse. C'est futile, tu es ridicule. Sous ta main la porte cède, mettant fin à la solitude de l'intermède. Un peu intrus, c'est sans gêne mal placée que tu t'introduis dans la pièce, toujours dévêtu, complètement nu. Impossible de ne pas entendre l'eau qui tombe en pluie sur son anatomie. Les gouttes s'éclatent, s'étalent sur sa peau, dévalant les courbes, dégringolant chaque angle. Souvenirs de l'errance de tes lèvres sur son corps. Tu résistes pourtant à l'envie ; tu n'as pas besoin de le voir pour le savoir. Tu l'ignores sans un regard. Tu le punis de ton désintérêt apparent alors que pourtant toute ton attention se retrouve piégée. Captivé contre ton gré. Persistant dans l'indolence, tu repousses l'échéance. Atteignant le lavabo, l'eau sur ta peau n'efface cependant aucun de tes maux. Ces marques qu'il a laissé partout sur ton corps, réminiscences aussi réelles que cruelles des morsures et des griffures. Des coups de reins perdus dans les heures éphémères d'un extase délétère. Le pire est peut-être que tu en veux encore, et encore. Tu n'en as pas eu assez, à une éternité d'en être lassé. Jamais rassasié. Toujours assoiffé.

Dans ton dos, tu sens son regard te vriller, te dévorer. Contempler encore la vue de ton anatomie exposée. Résultat voulu, attendu. Possessif, tu veux t'accaparer son attention, le hanter jusqu'à provoquer sa déraison. Te drapant dans l'insolence pour cacher les prémices de ta déchéance, c'est presque lentement que tu relèves les yeux, croises les siens dans le miroir. Mais son reflet n'est pas assez, tu te retrouves trop vite frustré. Nonchalamment, tu te retournes pour le jauger, l'observer de haut en bas. Parfois tes yeux s'attardent sur l'une des tâches violacées abandonnées sur son épiderme, d'autres, un sillon que tu avais tracé. Affichant un calme narquois, tu tâches d'ignorer la satisfaction toxique qui vient brûler tes veines, le grondement de colère qui tonne à l'intérieur. Tu te retrouves partagé, énervé par ce pouvoir qu'il a sur toi, pourtant tenté de t'y laisser aller. Tu le désir à l'en haïr. Et dans la haine, es-tu sûr que tu ne l'aimes ? La vénération quand tu caresses son corps, la passion naissante que tu ignores. Tu nies, persistes dans le déni. A la place, tu annonces tes intentions dans une injonction, ajoute une phrase d'une malice presque complice. Tu oses même l'un de tes fameux sourires en coin provocateurs, un peu prédateurs. Non, ça ne te dérangerait pas du tout de venir prendre ta douche avec lui, de prolonger encore un peu l'éternité de la nuit qui pourtant se finit. Le soleil a beau être levé depuis longtemps, les heures ont peut-être déjà défilé, ça ne change rien. L'univers change lorsque vous vous retrouvez, c'est dans un autre monde que vous vivez. Coupé du reste dans une aliénation manifeste.

Il coupe l'eau et ouvre la porte, rabat ses cheveux en arrière d'un geste. Ses mouvements insidieux et lents captivent tes yeux comme des aimants. La démarche assurée, l'avancée mesurée, le moindre pas calculé. Tu te contentes de patienter, de l'observer sans bouger. Les mains posées sur le rebords du lavabo, nonchalamment appuyé, tu incarnes l'insolence. Tu résistes, pourtant, à la tentation de t'avancer, de le rejoindre et rompre l'attente, la distance. Tu rêves de retracer la moindre de ses lignes, du bout des doigts ou de la pulpe de tes lèvres, mais tu n'en fais rien. C'est la clarté de tes yeux qui le dévore. La moquerie de sa voix n'y change rien, tu n'y crois pas. La nervosité qui pointe dans le rire qui passe ses lèvres, voilà ce qui le trahit. Il veut tout ça autant que toi. Arme à double tranchant, elle te blesse en même temps qu'elle susurre sa faiblesse. Ebahi, tu te vois touché, frappé par ce que tu n'avais jamais soupçonné représenter le moindre danger. Il te faut rassembler toute ta volonté, pour ne pas porter ta main à ton ventre où la chaleur se répand, explose en un milliers d'étincelles subsidiaires.Des sensations inconnues qui te font tomber des nues. Feux d'artifices qui pétillent, tu te retrouves désarçonné, dérouté par l'éclat d'un rire. Un putain de rire. Bordel ! Tu t'insultes de tous les noms, tu te traites de con. Déboussolé, tu te retrouves paumé en quête d'un chemin qui désormais ne ressemble à rien de ce que tu connais. Il te bouleverse, et imbécile tu t'égares à sa poursuite, comme si tu n'attendais plus qu'il te renverse. T'injuriant, la fureur te ravage tandis que dans tes yeux naît l'orage. Et dans la tempête, tu te hâtes de balancer ce que tu ne peux encore accepter. Quitte à sombrer, tu veux l'entraîner, te venger. Dans la danse, la déchéance. Dans ces enfers où tes ombres prolifèrent. Un sourire cruel qui se dessine sur les lèvres, déforme un instant les traits. La voix qui susurre dans ses graves rauques, caresse aussi vengeresse que provocante

- And what exactly was necessary, Halvard ? Fucking all night long ? A little more of, let's say, sharing wouldn't change anything at this point.

Un peu incisif, tu retournes pourtant aux propos insinuatifs. Ravageur, peut-être un peu séducteur. Tu veux l'attirer un peu plus près, toujours plus près. L'air s'alourdit à mesure que les centimètres disparaissent, et tu pourrais presque sentir sur ta peau l'électricité annonciatrice d'orages si tu y prêtais la moindre attention. Mais non. Il s'arrête à moins d'un pas, si bien que pour le toucher, tu n'aurais même pas à tendre le bras. Tu ne le fais pas, résiste à la tentation de son anatomie exposée, des beautés exhibées. C'est lui qui, le premier, amorce le toucher. Caresse légère qu'il débute à ton cou, t'assassinant un peu d'un simple frôlement. Tu suis sa progression, la manière dont ses doigts dévalent ton trapèze en empêchant tes paupières de se fermer, sans rien faire pour cacher le frémissement qui te prend au corps. A nouveau, tu as la gorge un peu sèche, une palpitation étrange qui te prend au cœur. L'épiderme qui tremble pour un peu de sa chaleur, te foutant bien de montrer que tu en veux encore. Tu es troublé, perturbé. Ca ne te ressemble pas, qu'est-ce que tu fous ? Est-il aussi confus, perdu par ces contre-coups inattendus ? Coupé net dans tes questions aussi futiles qu'imbéciles, c'est presque brusquement que sa main se saisit de ta nuque pour t'attirer à lui. Ses lèvres retrouvent enfin les tiennes pour les soumettre à la torture de ses dents. Un grognement qui naît dans ta gorge, entre douleur et goutte de bonheur. Enivré par son odeur, son goût te porte jusqu'à l'ivresse. Pas la moindre délicatesse, pas de tendresse. C'est la passion brute, sauvage, la violence qui ravage. L'excitation est mutuelle, l'envie, perpétuelle. Cinq de tes dix doigts viennent se lover entre ses reins tandis que c'est sa hanche que conquiert ton autre main. Tu commences à l'attirer plus près de toi, désireux de retrouver le cocon que vous aviez quitté, lorsqu'il rompt le baiser. Un regard un peu noir que tu lui envoies avant qu'il n'entame la fin.

- This is not what I call just ''fun''.

Alors quoi ? Tu ne sais pas. Autre chose, plus que ça. Pour marquer le point, tu arques un sourcil, le défiant de contredire ton constat. Tu ne prends pas la peine de nier ni de confirmer le reste, tu ne te fatigues même pas à entrer encore dans le déni. Oui. Il va continuer à te hanter, ton esprit affolé toujours se rappeler des moments partagés. Les marques que vous vous êtes laissées ne sont pas que physiques. Psychiques, cicatrices à jamais inscrites. Et à ses mots, tu sais ce qui se trame, ce qu'il profile. Déjà, ses yeux se fondent aux tiens et tu ne fais rien pour t'esquiver, pour t'échapper. L'insolence toujours présente, attendant de voir s'il arrivera jusque là. Ca ne rate pas. Tu te sens happer, envoûté par le pouvoir de ses yeux. Un mot unique qui sonne comme le glas. Leave. Et sans que tu ne puisses rien y faire, tes mains quittent sa peau, dévalant ses hanches et le bas de son dos pour une caresse qui sonne comme des au revoir. Tu ne résistes pas pourtant, comme si c'était de ta volonté propre que tu le quittais. Un sourire qui s'étale sur tes lèvres, l'air de dire en silence que tu sais ce qu'il garde secret. Mais que sais-tu vraiment au fond ? Rien, trop perdu dans ta confusion. Un dernier regard qui le jauge par dessus ton épaule. L'adieu de tes yeux.

- You won't always be able to flee by making me go, змія. Don't forget this.

Une promesse, ou des prémisses de plus ? Tu es incapable de le dire. La seule chose que tu sais, lorsque tu disparais de salle de bain pour enfiler tes vêtements, lorsque tu quittes la chambre d'hôtel définitivement, c'est que les choses ont changé. Pour toi, pour lui. Pour tous les deux. Et tu n'as aucun moyen de pouvoir prédire comment.



© charney


I WANT TO KEEP US COMPROMISING
Open your arms and pray. To the truth that you're denying. Give in to the game. To the sense that you've been hiding. I can't be blamed. I want you to want me again.
Desire ; Years & Years.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.tumblr.com/blog/adament-grapharts
- Contenu sponsorisé -


MessageSujet: Re: Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…   

Revenir en haut Aller en bas
 
Halvard & Blake ◊ I want to touch the light, the heat I see in your eyes…
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Demeure d'Anita Blake
» I can't wait to kiss the ground, wherever we touch back down. [PV Willy]
» F.T. d'Alexander Blake
» (n°16) Rêves et Réalité [PV Jason Blake]
» La séduction est la clé de l'amour. ♔ ft. Blake (terminé)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
mutant and proud :: NEW YORK CITY :: manhattan-