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 I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.

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Elle peut ressentir le futur et le passé. L'entendre, en sentir des odeurs, en subir les douleurs ou simplement ressentir des sentiments liés aux moments de la vie d'une personne ou d'un lieu. Elle pousse aussi un cri qui effraie et fait souffrir la personne physiquement. Ce cris prévient d'une mort éminente.
Intendante. Professeur à remplaçant de maths, sciences et biologies.
09/12/2013
Elizabeth Olsen.
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MessageSujet: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Jeu 8 Jan - 2:15


Allô, maman, bobo.
Tu bricoles, jusqu'au bout de la nuit, c'est ce que tu fais depuis quelques petits jours, seule dans ta chambre devant tes écrans, tu bosses à peine, tu fais tout pour ne croiser personne et tu fais la morte quand on vient frapper à ta porte. Tu n'es ni triste, ni en colère, ni même déçu, tu sembles totalement perdu dans tes propres sentiments, tu continues de sourire en fabriquant tes petits bijoux technologiques, sans vraiment ressentir une quelconque joie. Corps et coeur vident de tout. Tu es là sans être là. Tu es vivante sans vraiment l'être. C'est dans ses moments que tu inventes les objets les plus sophistiqué, en vingt-quatre heures tu avais construit ce petit casque capable de transcrire ce que tu penses, plutôt utile. Tu l'avoues, une vision auditive du futur t'a aidé dans la tâche, mais peu importe, tu y serais parvenue un jour de toute façon, alors maintenant ou dans deux ans, quelle importance. Tu y penses d'ailleurs, à ce petit détail. Tu le sais, la plupart des visions que tu as et qui te concerne sont liées à des futurs lointains, ce qui sous-entends que tu seras toujours là dans quelques années, à construire tes petites machines, alors que maintenant et depuis un moment, tu te dis que mieux vaudrait partir plus tôt que les autres. Naturellement, oui, c'est ce que tu te répètes, mais l'idée est là, l'envie de vivre ne suit plus.

Il est presque vingt-deux heures, lunettes-loupe sur le nez, tu peaufines ton œuvre, assurée, plus que la Seven qu'on connait, car tu sais ce que tu fais, ton intelligence prends le dessus. Pendant ce temps ton singe s'amuse à sauter sur ton lit, libre de ses mouvements. Rien ne pourrait venir te déranger, si ce n'est la voix stridente de Lohélia, ton intelligence artificielle. « Vous avez un vidéo appel. Il s'agit de votre génitrice. Dois-je activer le répondeur? » Génitrice, c'est comme ça qu'elle appelait ta mère, surement pour ne pas t'accabler et te rappeler à quel point cette femme était tout, sauf l'image idéale d'une maman. Cela dit, tu sembles surprise, tu relèves la tête, te demandant pourquoi elle brise son silence maintenant. Un espoir renait subitement. Et si elle voulait te souhaiter de joyeuses fêtes? Si elle avait pris conscience du mal qu'elle avait fait? Peut-être ne voulait-elle que se racheter en cette période si symbolique pour toutes les familles. Peut-être, oui, peut-être. « Décroche. » Tu parles, étonnamment plus depuis que tu avais avoué ton secret à Wade. Évidemment, seulement à ta tablette, mais c'était tout de même un pas important. À ta mère, par contre, tu es prête à utiliser ton ipad, tu sais à quel point elle déteste entendre ta façon de parler. « Seven? Ha je te vois. » Elle, par contre, tu ne la voix pas, tu ne fais que l'entendre, ou plutôt lire ce qu'elle dit sur ton écran. Un dysfonctionnement, ou sans doute ne voulait-elle pas se montrer. Mauvais signe. Tu t'apprêtes à poser la question, mais elle te coupe, sans douceur, sans amour, sans regret. « Il fallait que je te parle. Je vais fêter Noël chez ta grand-mère demain, comme toutes les années... Papa n'est plus là, et elle est fragile. Je sais qu'elle t'a invité... » Effectivement, tu avais reçu l'invitation il y a quelques semaines et tu réfléchissais à encore à la possibilité d'y aller, tu pensais que seule ta grand-mère y serait, apparemment non. Tu hoches la tête, tu ne dis rien, comme si tu sentais le couperet se rapprocher de ton cou. « Ne viens pas. Ta grand-mère n'a plus toute sa tête et il est hors de question que tu viennes perturber ce repas de famille. Tu n'as rien à y faire, surtout pas après cette histoire de procès... » Elle continue sa tirade, toujours sans aucune compassion, comme si elle en était indéniablement dénuée, cherchant à légitimer sa cruauté. Toi, tu ne dis rien, tu n'écoutes plus vraiment, tu as saisi le principal. D'ailleurs, sans politesse aucune, elle réitère son ordre et met fin à la conversation. Joyeux Noël à toi aussi maman.

Tu devrais ressentir tellement de choses à cet instant et pourtant, étrangement, tu es encore et toujours vide, comme si trop de choses explosaient en toi pour que tu puisses ressentir leurs effets. Le désespoir annulant la rage, la rage annulant la tristesse, la tristesse annulant la déception et ainsi de suite. Un cercle vicieux duquel tu ne te voix plus sortir. Tout s'enchaine trop vite en ce moment, trop brutalement. Tu as besoin de bouger, de faire quelque chose. Tu ignores pourquoi, tu ignores comment, mais tu te retrouves dans la cave à vin à sélectionner quelques grands crus dont tu ignores la valeur, tu commences à les boire, sans aucune pitié, bouteille après bouteille et c'est avec l'une d'entre elles à la main que tu montes les escaliers jusqu'au toit de l'école. Tu ne sais pas trop pourquoi tu veux venir là. Peut-être pour voir les étoiles. Peut-être pour quelque chose de pire. Tu ne sais pas. Tu ne sais plus ce qui se passe et le raille de coke que tu t'es fait quelques minutes avant n'arrange en rien ta façon d’appréhender ton monde. Tu souris, tu chantonnes même, ou plutôt tu murmures, balançant tes bras, tournoyant. Tu fais des aller-retour sur le rebord du toit, la hauteur ne t'effraie pas, tu la remarques à peine, alors que tu tiens tout juste sur tes jambes. Tu manques d'ailleurs de tomber, ce qui te fait rire malgré le danger, et tu reprends de plus belle ton macabre ballet. Tout est fini. Tu aimerais tant que ce soit vrai.
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T'as pas le choix, tu ressens rien, tu es vide, froid. Un cerveau dans une boite alimenté en oxygène par un muscle qui te ment. Tu peux pas.
empathie & apaisement par le toucher: il ressent tout ce que les autres ressentent. Il les comprend mieux que n'importe qui et peut même les apaiser en les touchant. Lui, ne ressent rien par lui-même. Seulement les sentiments des autres lui font vivre ces émotions qu'il a perdu depuis des années.
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Ven 9 Jan - 1:31

you won't fall
I can't stop this feeling deep inside of me girl, you just don't realize what you do to me. when you hold me in your arms so tight you let me know everything's all right I'm hooked on a feeling I'm high on believing That you're in love with me Lips as sweet as candy Its taste is on my mind Girl, you got me thirsty For another cup of wine

Tu tapes ta cigarette avec ton pouce, laissant la cendre accumulée s'étaler sur l'herbe du jardin. L'hiver installé te mordait la peau, pourtant tu semblait t'en ficher pour ces quelques minutes passées à l'extérieur. Tu cherches l'air, le repos. La froideur de l'hiver pour te rappeler que t'étais capable de sentir le froid, tout comme la chaleur réconfortante de l'institut que tu retrouverais une fois ton mégot écrasé. Tu cherches la solitude. Une solitude bien méritée, depuis le bal, depuis que tu avais fait ce trop plein d'émotions. Trop de choses pour toi, qui ne peut controler ta mutation. Y'avait pas de controle possible, pas le moindre, hormis ta seule volonté d'homme, ta seule persuasion que rien n'était à toi, que rien n'était pour toi. Une volonté qui avait tendance à s'amenuir sous l'intensité de ton ressentit. Puis tu finissais par implosé dans une migraine douloureuse, un coup au coeur qui semblait te l'arracher de la poitrine. En général tu fuyais ces situations avant que tu ne te mette à hurler ta colère ou ta peine, seuls ressentits que tu étais capable d'exprimer par toi même, tes deux choix, face à une telle situation. Pourtant tu tires sur ta cigarette, longuement, avant d'expirer l'air dans un souffle de fumée à peine visible sous le coup de la nuit. Rien n'avait l'air de s'être passé il y a quelques jours, tu étais calme, tu étais neutre, comme toujours. Rien ne pouvait te toucher, rien ne pouvait t'atteindre une fois que tu étais tombé dans la solitude. Parfois tu en étais satisfait, parfois, tu aurais préféré pouvoir réagir. T'as été balancé trop jeune dans les pattes de l'âge adulte, dans l'insensibilité de ta mutation. Trop vite, ton travail était devenu ta seule enive, ton seul but, ton seul chemin. Aider, t'aider.
Il était passé vingt-deux heures et l'institut était déjà presque vides, beaucoup étaient rentrés chez eux pour les fêtes, restait vous, ceux qui attendaient encore quelques jours et ceux qui n'avaient pas de famille. Tu attendais la fin de la semaine, désireux de retrouver ta mère et surtout ta soeur que tu vois si rarement. Celle qui te connaissais mieux que n'importe qui et qui t'aimais à se faire un sang d'encre pour toi. Tu aurais voulut la rassurer il y a quelques jours. Lui dire que tout allait bien, que tu étais heureux ici, que tu avais des amis, une amie, qui maintenant voyait en toi ce que tu voyais en elle sans en avoir le choix: rien. Tu n'es rien, juste un grand rien.

Le souvenir du bal t'effleure, mais ne fait même pas mal. C'est aussi fade que le reste de ta vie, un truc de plus s'accumulant sur une pile de rien, sans le moindre pincement au coeur. Tu savais que ce n'était pas normal, que ça devrait t'arracher une grimace de tristesse, un élan de rage, quelques choses qui donnait à cet interlude gâché une importance à tes yeux. Quelques choses qui te ferait bouillir de se mélange de colère et de tristesse qui t'emportait dans ces moments où tout s'accumule. Tu ne t'en souvenais pas, mais c'était très humain comme réaction, pleurer de rage. T'avais juste envie de pleurer de rage, malgré la découverte de ce pouvoir mutant qui représentait pour toi un "espoir" - dans le sens véritable porte de sortie plutot qu'espoir du terme espérance- sans nom. Si, il en avait un: Mathias. T'avais prévu de reprendre tes recherches assez vite, t'avais prévu de lui demander de l'air, de lui expliquer. Pouvait-il refuser ? Oui, peut-être et à ce moment là tu t'en fichais presque, tu ne pourrais être attristé. Tu continueriais à chercher, pour savoir, pour en avoir le coeur net une bonne fois pour toute. Tu as arrêté de faire les cents pas depuis un moment, malgré le froid gelant tes pieds déchaussés. T'es sorti à moitié habillé, par forcément conscient, te moquant légèrement d'avoir froid avec pantalon de pyjama batman et un gilet trop grand sur le dos, dont tu tirais les manches pour y cacher tes mains froides.  T'as envie de rester là un moment à fixer un hiver qui peinait à s'installer cette année à penser à rien, à te concentrer sur ce rien. Tu ne ressentais rien de précis et pourtant un fredonnement attira ton oreille. Tu décroches tes yeux du paysage, te retourne et pourtant tu ne vois personne, n'entendant qu'une faible mélodie s'éloignant, se rapprochant de façon tout à fait étrange. TU ne peux pas avoir peur, tu ne peux pas t'inquiéter. Ce n'est qu'un bruit dont tu ignorais la provenance jusqu'à ce qu'un bruit de glissade se fasse entendre au dessus de toi encore, couvert par un rire que tu connaissais pour l'avoir entendu récemment. Tu savais que c'était elle, entrain de rire sur un toit et qui plus est, venait surement de manquer de se casser le cou en tombant. Crétin comme t'es, tu t'étais préparé à hurler à plein poumon le prénom de la jeune femme avant de te souvenir, elle ne pouvait pas t'entendre, alors de là à ce qu'elle se penche vers le sol pour te voir, t'étais pas dans la merde malgré l'éclairage qu'offrait la baie vitrée par laquelle tu étais sortit.

T'étais jamais monté sur le toit, t'avais jamais vraiment eu l'envie d' aller, pas que tu n'aimais pas la hauteur, c'est juste qu'une personne normal ne fait pas ce genre de choses. T'étais même pas là depuis assez longtemps pour savoir comment on y accédait, du coup, toi, professeur, te retrouvas à demander à une élève de passage si elle en connaissait l'accès. Oui à vingt-deux heures, aller sur le toit, c'était tout à fait normal évidemment. Pourtant elle te l'a indiqué, peut-être face à ton calme olympien rassurant, t'avais toujours l'air d'être bon, d'être un gars bien. Tu l'étais. En grimpant sur le toit tu n'avais pas trop idée à quoi t'attendre. hormis trouver une Seven chantonnante et riante sur un toit en pleine nuit...Tu n'as pas envie de croire en ton hypothèse, non. Il devait y avoir une explication logique comme Francis échappé sur le toit. Elle devait avoir une meilleure raison qu'un rail de cocaïne. Elle devait. Tu surgis alors sur le toit, te hissant sur celui-ci avec facilité -au moins, tu n'étais pas maladroit toi. Tu savais pas trop quoi lui dire, elle était un peu trop loin pour lire sur tes lèvres si elle daignant te regarder. Tu attendais qu'elle te remarque, en la surveillant des yeux. Tu tentais de comprendre, puis, tu as vu la bouteille. Tu restas muet, tu attendais.  

(c) sweet.lips


LOVE SONG FOR A ROBOT
A heart that's full up like a landfill, A job that slowly kills you, Bruises that won't heal, You look so tired-unhappy, Bring down the government, They don't, they don't speak for us. I'll take a quiet life, A handshake of carbon monoxide, With no alarms and no surprises, just silence silence, no alarms and no surprises please. ©️endlesslove.
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Ven 9 Jan - 2:26


Allô, maman, bobo.
Tu divagues. Tu chantonnes un air que tu ne connais pas vraiment. Tu observes le ciel, les étoiles, elles te font rêver et te rappelle cette enfance où tu essayais de prendre en photo le ciel, la nuit, par ta petite fenêtre, seule vu sur le monde que tu avais, simplement pour en tapisser ta chambre et te donner l'impression de vivre parmi les astres. Ce soir, ce n'est plus la même naïveté qui observe ses douces sphères lumineuses, non, tu l'as perdu il y a longtemps, à l'époque tu croyais encore que ta vie pouvait prendre une tournure magique, tu attendais qu'un preux chevalier vienne te sauver, tu étais sur que ça arriverait un jour ou l'autre, alors tu subissais en silence, presque souriante, pardonnant à ceux qui t'ont fait du mal, à ceux qui justement ne te pardonnait pas d'être ce que tu es, car pour toi, ce n'était que passager. Tout irais mieux. Pour eux comme pour toi. Tu voulais les voir sourire, tu voulais les voir heureux, peu importe qu'il te déteste et tu savais que ça arriverait et que tu n'en serais que toi-même plus heureuse. Puis tu as grandis, les déceptions et les trahisons t'ont forgés, t'ont appris que jamais rien ne fonctionnerait bien chez toi, que la solitude serait le seul compagnon qui ne t'abandonnerait jamais, que la confiance n'existait nulle part et que tu devrais affronter ce monde sans l'aide de personne. C'est cette femme-là qui observe le ciel ce soir, cette femme vide que l'expérience t'a appris à accepter, que ta vie a créée. Bouteille à la main, tu ne te rends compte de rien, tu continues de rêver, sans ressentir de peine, ni même de joie, tu as juste froid, et en même temps trop chaud, tu as mal, mal partout, comme si quelque chose se consumait à l'intérieur de toi et détruisait chacun de tes muscles, chacun de tes os. Surement un effet du mélange que tu t'es permis de faire, de ta poudre de perlimpinpin et de cet alcool pas si fort que ça, mais qui n'en demeurait pas moins un doux poison. Tu manques de tomber, encore, mais tu en ris, te retournes sur toi même et remarques enfin cette présence qui peut-être est là depuis plus de temps que tu ne l'imagines. Mais tu t'en moques. Tu souris, tu lèves les bras, comme si tu étais heureuse de le voir, et au fond, ce n'est pas si faux que ça, en fait, tu n'es rien en le voyant, tout comme tu n'es rien à ses yeux, hormis une amie qu'il abandonnera dès qu'il en aura l'occasion. Comme tout le monde. Ta propre mère l'avait fait. Ton père aussi. Alors, dit-moi, pourquoi pas lui? C'est la question qui te taraude, ou plutôt la réponse qui hante ton esprit.

Il ne t'a pas brisé le coeur, il a fait bien plus que cela. Il a été cette goutte qui a renversé un vase trop plein d'émotions néfastes, il n'a été que le bouton qui a servi à faire exploser une bombe construite depuis déjà trop longtemps. Tu ne lui en veux pas. Tu savais que ça arriverait, tu n'avais juste pas imaginé à quel point son choix déterminerait le reste de ta vie, le reste de ta survie. Pourtant, tu souris et oses parler, trop saoul, trop défoncée, pour penser à ta voix brumeuse et à tes phrases trop saccadées. « Wade! Tu veux boire avec moi? » Tu soulèves ta bouteille, comme pour la lui proposer. Tes mots étaient flous, dit avec la même maladresse qu'avant, mais tu n'avais plus la même douceur dans la voix, tu semblais juste trop enthousiaste, trop étouffée par ta propre souffrance. « J'ai rien pris ce soir! Promis! » Tu mens bien sûr, de la drogue tu en as pris. Trop peut-être. Pas assez, qui sait. Tu continues d'avancer sur le rebord du toit, encore une fois, tu manques de trébucher et fait même tomber cette bouteille qui explose au sol, en bas, ça te fait rire et en même temps, tu sembles faussement déçu, une déception que tu ne ressens pas vraiment, tout est faux ce soir, rien n'est plus ce que tu es vraiment, surement parce que tu ignores finalement la personne que tu es ou juste celle que tu as envie de devenir. « Ho non! Tant pis! J'irais en chercher une autre tout à l'heure! » Tu ne bouges pas de ta zone de confort, tu recommences à marcher, en équilibre entre le toit et le vide, tu n'as pas peur. Tu n'as plus rien.
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T'as pas le choix, tu ressens rien, tu es vide, froid. Un cerveau dans une boite alimenté en oxygène par un muscle qui te ment. Tu peux pas.
empathie & apaisement par le toucher: il ressent tout ce que les autres ressentent. Il les comprend mieux que n'importe qui et peut même les apaiser en les touchant. Lui, ne ressent rien par lui-même. Seulement les sentiments des autres lui font vivre ces émotions qu'il a perdu depuis des années.
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Ven 9 Jan - 23:50

you won't fall
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La bouteille était levée vers le ciel et l'invitation à boire devait découler de celles-ci, ça sonnait étrange, qu'elle t'acceuille avec cette bonne humeur qu'elle ne ressentait pas, qu'elle te parle presque normalement, sans détacher ses mots. Ils sonnaient très faux, très exagérés, amplifiés par un alcool dérobé dans les réserves de l'école surement. Tu savais que personne ne lui en voudrait de toute façon, en tout cas pas toi. Elle devait etre trop attachante pour qu'on puisse lui refuser ses écarts, pourtant, t'avais réussi à tout arrêté d'un coup, à dire stop. Toi qui n'est pas si humain que ça. Tu sourais à peine. Toi aussi tu mens, te cache derrière cette grimace amicale censée lui montrer que tout allait pour le mieux. C'est vrai, c'était ce que les gens faisaient même si c'était faux. L'hypocrisie humaine, c'était des sourires forcés et des excuses que l'on fait semblant d'accepter. Tu ne répondis pas encore, préférant ne pas l'empêcher de parler. T'en revenais pas encore, qu'elle puisse parler. T'as passé ton temps à croire à son mutisme, alors que vous auriez pu parler depuis que t'étais là. Quelques mois, et tu connaissais à la fois trop peu et trop bien les autres. Tu espionnais trop contre ton gré comme tu ne cherchais pas trop à parler à certains. T'étais plus à l'aise avec les élèves qu'avec tes collègues. T'étais plus bavarre, t'avais pas la treintaine et l'esprit d'un ado qui aimait un peu trop l'alcool et fumer clope sur clope dans le dos de son frère, ça leur allait, ça suffisait, t'étais pas un prof sévère après tout et puis, t'étais juste Wade. Pas le Professeur Lester.


Elle fait cette promesse qu'elle n'a rien prit aujourd'hui et tu n'es pas capable de savoir si elle disait vrai ou non, elle ne vivait rien, ne sentait rien. C'était aussi perturbant que se retrouver seul avec toi-même. Sans le savoir, elle le vivait en direct, la bouteille à la main et l'envie de prendre l'air, de sortir, comme tu l'avais eu te rappelait fortement tes soirées, whisky à la main, persuadant tes réflexions qu'il était temps de se taire. Tu avançais un peu, refermant ton gilet pour ne pas mourir de froid, toi aussi tu marches en regardant où t'allais, pour pas te faire mal. « Si tu le dis. » réponds-tu à la volée, dans le vent qui soufflait doucement à cette hauteur. Elle voulait surement pas que tu t'approches de trop, t'avais été assez près comme ça, t'en avais assez fait. T'es maladroit avec les autres et pourtant, tu fais tout pour ne faire de mal à personne. Elle semblait pas t'en vouloir, elle semblait pas être en colère, merci peut-être à la bouteille qu'elle tenait du bout des doigts. TU tournes ton regard vers elle, planté là, les mains dans tes proches. T'étais assez près pour dire qu'elle était pas seule. Assez pour qu'elle sache, si elle voulait, que t'étais là, aussi présent qu'avant, aussi sarcastique et sans le désir de la repousser loin de toi. T'avais gâché ta chance de faire bien les choses, de faire ce qui était juste. Soudain elle bouge, trébuche un peu et là bouteille vint s'écraser sur le sol dans un bruit d'éclat, sans que cela ne la fasse reculer, sans qu'elle n'est eu la moindre peur de tomber, imperméable, et t'aimais pas ça. Du tout.

Elle reprend sa marche et tes mains se posent sur ses épaules, la stoppant. Tu n'avais pas la moindre peur qu'elle découvre ton secret, ça n'avait pas d'importance et elle n'en serait même pas capable. Tu n'avais rien à soulager chez elle, rien qui lui fasse comprendre. T'es pas violent, t'es calme, doux. Trop, comme toujours, pour que ta gentillesse et ta patience soit normale. Tu attends qu'elle te regarde, avant de parler. « Je crois que effectivement c'est pas le moment d'aller chercher une autre bouteille Seven, on ira tout à l'heure si tu veux. J'en ai bien besoin aussi. » Tu as marqué une légère pose, comme si tu hésitais à préciser ce genre de choses. Les gens étaient pas forcés de savoir qu'il t'arrivais de te torcher pour espèrer ressentir un peu d'hilarité. Ridicule, peut-être, au final tu savais bien que comme le reste ça ne te faisait presque rien. Tu finis pas la relacher, c'était bien mieux comme ça, après tout, avant de reprendre. « Qu'est-ce que tu fabriques sur le toit, y'a d'autres endroits pour boire qui sont moins..dangereux ?» Tu les connaissais assez d'ailleurs. Comme ta chambre, ou n'importe quelle salle de classe vide à cette heure-ci. La cave à vin elle-même devait être suffisante, au pire, une réunion de gens qui ont besoin de boire s'y tiendrait et tout s'arrangerait pour tout le monde, les alcooliques anonymes à l'envers, un truc comme ça. « Tu pourrais tomber et te tuer à faire l'imbécile si près du bord. » Vous étiez encore beaucoup trop près d'ailleurs, tu regardes le vide qui ne t'émeut pas plus qu'elle, ça te faisait rien à toi non plus, mais tu étais plus adroit, tu craignais moins les chutes et là, de si près, tu arrêterais la sienne. Tu étais là pour ça.

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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Sam 10 Jan - 1:39


Allô, maman, bobo.
Tu te moques de ta bouteille qui s'est brisée, tu te moques de tout, tellement que ça en devient redondant, d'un ennui mortel, mais même ça, tu ne le ressentais plus, plus vraiment. Tu mets même une petite minute avant de comprendre que Wade est plus près que tu ne l'avais imaginé, il pose même les mains sur tes épaules, surement pour te ramener à la raison, pour rendre tes actes moins dangereux, toi tu t'en moques, royalement, tu souris même lorsqu'il commence à parler, comme si tu ne comprenais pas la moitié de ses paroles. Évidemment, tu lis sur ses lèvres et tu captes les mots, mais honnêtement, tu sembles t'en moquer, comme si ça n'avait aucun sens, comme si ça te passais au-dessus de la tête. Tu sais que tu iras chercher d'autres bouteilles plus tard, avec ou sans lui, ou que tu t'amuseras à prendre un autre rail de coke, qu'il soit d'accord ou non, alors au final, ses mots t'importaient peu. Cruel sans doute, mais tu n'avais plus envie d'apporter la moindre importance aux autres, pas à ce qu'ils disaient, à leur mensonge qui sentait tant la vérité, mais dont tu sais maintenant qu'il ne s'agit que de paroles en l'air, destiné à te faire souffrir. Tu acquiesce tout de même, faussement souriante, sans penser à cette proximité entre vous qui avait causer quelques jours auparavant un tel déclic en toi, un tel déclin, une explosion incontrôlable qui avait détruit chaque parcelle de ton âmes, simplement parce qu'il s'agissait là de l'explosion de trop, d'un énième rejet, d'une énième déception que tu ne pouvais contrôler et accepter. Plus maintenant. Plus jamais.

Il finit par te relâcher, tu ne perds pas ton sourire, et tu reprends ta marche, si on peut dire, en vérité, tu te contentes de tournoyer sur toi-même, laissant tes cheveux blonds se balancer au gré d'un ballet dangereux. Peu importe. Qu'est-ce qu'il pourrait arriver après tout. Ta mort? Si seulement. Il en parle d'ailleurs, du fait que ce lieu atypique n'est pas franchement l'endroit le plus sur au monde, mais encore une fois tu souris, vide, tu n'a que faire du danger, tu ne le ressens pas, tu ne ressens plus rien, comme si tu étais totalement anesthésié, protéger de tout, tu aurais du y songer avant d'ailleurs, ça t'aurait épargné tant de chagrins, tant de cruauté. « Et alors? » Tu lâches ça sans la moindre empathie, sans le moindre ressentit. La question n'en était pas moins pertinente. Et alors? Que se passerait-il si tu venais à te tuer ce soir? Qui organiserait tes funérailles? Ta mère? Celle qui ne cesse de te rejeter, de te cacher aux yeux du monde par honte? Ton père? L'homme qui avait été capable de témoigner contre toi à un moment où tu aurais eu besoin de son soutien, l'homme que tu n'as vu que trois fois dans ta vie? Ta grand-mère? La femme qui pendant plus de vingt ans a refusé de te voir, non seulement parce que tu es née hors mariage, mais aussi parce que tu es mutante? Qui irait te pleurer? L'homme qui t'a rejeté avec une violence sourde et incompréhensible après t'avoir fait miroiter une chance de bonheur? L'homme que tu considères comme un père de substitution, mais qui n'est autre que le frère du premier? Ou peut-être ton avocat, celui qui semble tant t'apprécier et pourtant te cache un terrible secret qui te tuerait sans doute si tu l'apprenais? Ou même le garçon au bras d'acier, qui, clairement, finira par te laisser tomber un jour ou l'autre pour quelqu'un d'autre, un homme qui plus est? Non, personne, personne n'irait te pleurer. Peut-être pendant vingt-quatre heures, puis tu deviendras un nom sur une tombe, un murmure qu'on oublie et dont on ne fait pas le deuil, pas besoin, tu n'es pas assez importante aux yeux de qui que ce soit pour ça. Tu n'es que le second rôle de l'histoire de ta vie et on le sait tous, les seconds rôles sont dispensables, on les sacrifie pour les besoins des autres, ils ne servent même qu'à ça.

« Ce serait pas grave! Si ça arrivait, ma mère serait tellement contente! Elle pourrait enfin me cacher pour toujours aux yeux de sa nouvelle famille! Elle n'aurait plus besoin de m'appeler pour me dire de ne pas venir fêter Noël avec eux! Elle pourrait vivre tranquillement sa vie sans cette grande honte que je suis, la terrible mutante handicapée, intendante invisible d'une école pour monstre! Elle serait enfin fière de moi! » Tu parles toujours en souriant, tu t'éloignes même de Wade, légèrement, reprenant cette danse entêtante au son d'une musique invisible. Tu te stoppes finalement, le regarde à nouveau et lance avec cette voix qui n'est plus la tienne, avec cette maladresse du à ton handicape, qui rends tes paroles si saccadées. « Pourquoi t'es là d'ailleurs? Tu dois avoir tellement de choses plus importantes à faire! Pleins de gens à voir ! » Tu entendais par là, pleins de filles, mais inutile de préciser, tu avais eu assez de vision auditive de Wade couchant avec un peu n'importe qui, des visions du passé sans doute, que tu aurais préféré ne pas avoir, mais c'était ainsi, ça se passait comme ça avec tout le monde. Tu ne jugeais pas, au contraire, mais tu ne comprenais pas vraiment qu'il perde son temps avec toi maintenant au vu de toutes les choses intéressante qu'il pourrait faire maintenat. Il valait mieux que ça. Mieux que toi.
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T'as pas le choix, tu ressens rien, tu es vide, froid. Un cerveau dans une boite alimenté en oxygène par un muscle qui te ment. Tu peux pas.
empathie & apaisement par le toucher: il ressent tout ce que les autres ressentent. Il les comprend mieux que n'importe qui et peut même les apaiser en les touchant. Lui, ne ressent rien par lui-même. Seulement les sentiments des autres lui font vivre ces émotions qu'il a perdu depuis des années.
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Sam 10 Jan - 2:57

you won't fall
I can't stop this feeling deep inside of me girl, you just don't realize what you do to me. when you hold me in your arms so tight you let me know everything's all right I'm hooked on a feeling I'm high on believing That you're in love with me Lips as sweet as candy Its taste is on my mind Girl, you got me thirsty For another cup of wine

T'enfonces tes mains dans tes poches et te mets toi aussi a marcher, t'as pas bu, mais t'as pas besoin de ça pour suivre ses pas de façon moins bancale, certes. Elle se tourne de nouveau vers toi, t'as envie toi aussi de boire, de sourire faussement plus facilement.  Pourquoi elle a balancé le vin bordel. « Et alors ? Et bien, t'es pas faite pour mourir connement sur un toit parce que t'as un peu trop bu.  » Ces mots sonnaient d'une façon trop particulière, comme si vraiment, ça ne la concernait même pas. Comme si tu parlais de la bouteille écrasée au sol. Pas le moindre amour propre, pas la moindre considération. Ça aurait dû t'offusquer, mais rappel toi de tes jours de tristesses et du sang versé. Rappel toi la cicatrice qui courrait sur ton ras cachée par des tatouages, qu'on pouvait sentir mais non voir pour éviter les malaises. On savait très bien en la voyant que ce n'était pas un couteau qui avait maladroitement glissé. C'était pas toi. Toi, tu étais beaucoup plus abjecte avec toi-même, tâche alors de comprendre que les autres puissent l'être aussi. Tu la laisses filer un peu plus loin, la suivant, toujours près à tendre ce bras abimé de ta propre main pour l'aider. Pour pas la laisser dans un coin. T'es poussé par le souvenir doucereux du bal, des toilettes. Ce Wade, a ce moment la de ta vie n'aurait pas supporté de la perdre, cette fille qui aujourd'hui n'était que des discussions et une empreinte laissée sur tes lèvres. Tu t'étais mît à mordiller les tiennes alors qu'elle recommencer à parler, sans amertume d'une femme qu'elle disait être sa mère sans en avoir le comportement, sans en avoir les mots. Tu te crispes sur le mot monstre, celui que tu n'aimes pas. Toi, le généticien qui faisait tout pour faire changer des vies et des mentalités, tu ne pouvais pas accorder ce terme de monstre alors que tu te qualifiais toi-même d'être sans humanité. Douce ironie que cela.

« Nous ne sommes pas des monstres, tout comme tu n'es pas invisible ou que tu dois avoir honte. On doit être fier, de notre mutation, de nous. Quoi qu'on soit. » tu te motivais à y croire, alors arrow seul désir était de couper a ton pouvoir pour quelques minutes de vie normale. T'avais tellement envie de ressentir, de ressentir ta propre joie, ta propre peine. T'avais tant envie de savoir si tu avais tout gâché pour une bonne raison. Que tristement tu ne ressentes rien pour elle, et lui aurait épargné une douloureuse vérité ou si c'était toi, qui souffrirais en silence d'avoir tout gâché. Tu reviens a la réalité, à la conversation la plus neutre du onde sur un toit évidemment désert. Vous étiez de niveau capable d'être qui vous vouliez.

Elle marche un peu, puis se retourne de nouveau vers toi, pour parler directement de toi, de ta vie, de ces choses et ces gens qui t'attendent. Concrètement dans la vie tu n'avais rien hormis tes recherches et un chaton. Un frère, une sœur et des amis qui te rendaient malade a s'aimer si passionnément. Tu n'avais rien qui attendait après toi dans ta chambre, dans ton ancien appart, nul part. Tu ris alors jaune, rapidement. Tu respires l'ironie, la non-chalance. T'avais rien, tu voulais rien. « Personne n'a besoin de moi et mon chat à ses croquettes. » C'est sûrement le seul être aussi ravis de te retrouver tous les jours. Le seul qui venait a ta rencontre et qui restait dans ton lit plus d'une nuit entière. Ton meilleur ami ? Ton chat. Tu fais légèrement de la peine a voir.  

« Elle t'as vraiment demandé de faire ça ? Pour Noël, je veux dire. » Pour toi Noël c'était une réunion des gens qui t'aimais. Ça sonnait très étrange a dire, mais c'était le cas. Tu n'étais pas capable de dire si tu aimais ta fratrie ou ta mère, mais ils t'aimaient. C'était réconfortant, dans un sens. Tu savais que tu pouvais venir n'importe quand t'allonges a côté de ta sœur et qu'elle t'écouteras parler pendant des heures, sans se sentir ennuyée par ta présence. C'était ces moments ou tout allait bien, où tout le monde était heureux même sans votre père, cet homme qui avais encore trop de mal a accepté la mutation de l'un de ses fils et ignorait la tienne, ta traîtrise à son sang. Pourtant le plus ironique a tes yeux était que c'était lui, l'auteur de vos gènes mutés. C'est lui, le fautif. Tu ne comprenais pas ces parents haineux, qui ne savaient aimer leurs enfants correctement, plus handicapés que toi pour des choses si simple. Tu aurais fortement envie de discuter avec cette femme, d'un coup. Tu n'es pas prit par la colère, mais juste par l'envie de lui expliquer que vous n'étiez en rien des montres. La vérité effleurait tes lèvres au même instant. « Si oui c'est elle le monstre. » tu avais raison, trop raison. C'était eux les monstres. Les gens sans âmes, sans cœur. Sans bonté.

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A heart that's full up like a landfill, A job that slowly kills you, Bruises that won't heal, You look so tired-unhappy, Bring down the government, They don't, they don't speak for us. I'll take a quiet life, A handshake of carbon monoxide, With no alarms and no surprises, just silence silence, no alarms and no surprises please. ©️endlesslove.
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Elle peut ressentir le futur et le passé. L'entendre, en sentir des odeurs, en subir les douleurs ou simplement ressentir des sentiments liés aux moments de la vie d'une personne ou d'un lieu. Elle pousse aussi un cri qui effraie et fait souffrir la personne physiquement. Ce cris prévient d'une mort éminente.
Intendante. Professeur à remplaçant de maths, sciences et biologies.
09/12/2013
Elizabeth Olsen.
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Sam 10 Jan - 4:51


Allô, maman, bobo.
Tu continues de gigoter, de tournoyer, oubliant le danger, te traitant toi-même de monstre, parlant de ta mère sans vraiment te rendre compte de ce que tu dis. Tu te considères comme un monstre, c'est un fait, ta famille te la fait comprendre bien trop souvent pour que tu l'ais oublié, mais tu n'as jamais traité un autre mutant de cette façon-là. Tu détestes la mutation et aimerait trouver la solution qui t'en débarrasserais pour toujours, cela dit, tu respectes tes frères à l'ADN si unique, ou en tout cas,tu ne les détestes pas, il n'y a que toi-même que tu hais, inconditionnellement. Pour la fierté, ça t'arrache un sourire moqueur. Pourquoi serais-tu fière de ta mutation? Fière de ressentir des choses que tu n'as pas envie de ressentir? Te t'immiscer dans l'intimité des autres? De leur faire du mal? En quoi cela pouvait-il être une fierté. Tu n'en avais aucune idée, vraiment aucune.  « Tu dis que des bêtises! » Voilà tout ce que tu arrives à articuler, riant de bon coeur, si on peut dire, le rire était là, le bon coeur, pas vraiment. Lui aussi se met à rire, mais jaune, tout du moins c'est ce que tu ressens, comme s’il se moquait de tes paroles, presque de lui-même. Personne ne l'attend, hormis son célèbre chat. Tu as du mal à y croire, tu as eu trop de visions de lui avec des femmes différentes pour imaginer qu'il puisse passer une nuit seule dans son lit. Tu l'idéalises peut-être trop. Surement. Tant pis, ça ne t'empêche pas de rire à sa phrase tout en tournoyant sur toi-même, manquant une nouvelle fois de tomber, tu te rattrapes à lui, touchant au passage ce bras sur lequel tu sens une cicatrice. Tu recules rapidement, souriante, te mettant encore à virevolter comme s’il ne s'était rien passé. Tu n'oublies pas cette cicatrice que tu as sentie, mais c'est lui qui lance la conversation en premier, alors tu gardes tes interrogations pour plus tard.

« Évidemment qu'elle a fait ça! Ma maman est formidable! » Tu ne le dis pas sans une certaine ironie et pourtant, quelque chose dans ta voix transpire une espèce d'espoir, comme si malgré tout, tu y croyais encore, à l'idée qu'un jour, elle change et t'aimes sincèrement, comme toute mère le devrait. « Quand j'étais petite, elle m'enfermait dans ma chambre, elle avait mis des cadenas partout! J'avais pas le droit de regarder par la fenêtre, pour pas que les autres enfants me voient! Mais je le faisais quand même! Et ma mère me punissait pendant des heures! » Tu racontes ça comme s’il s'agissait d'une histoire drôle, d'un souvenir super amusant qui t'aurait marqué pour tout le bonheur qu'il t'a apporté. Alors que non, tu as toujours souffert de sa maltraitance et de celle d’autres. Tu ne sais pas pourquoi tu en parles, tu le fais c'est tout, tu te serais senti stupide en d'autres circonstances, mais pas là, trop enivré. Tu aurais aimé l'être un peu plus, car tu le sens, une vision commence à faire son apparition. Ta tête tourne, tu entends des voix, tu ressens un vide, encore plus que le tient, tu reconnais la voix de Wade, tu l'as déjà entendu dans d'autres visions. Il parle, te parle peut-être ou à quelqu'un d'autre, dur à dire, à cause de la drogue tout te semble incertain, ou trop flou. Tu captes quand même certaines choses, pose une main sur ton front, tu te sens mal, nauséeuse, comme si tu avais le mal de mer. Puis tu lèves les yeux vers Wade, tu n'es plus souriante, tu es abasourdie. Tu te sens mal, vraiment mal, pas mentalement, non, physiquement, tu te sens partir et commences à tomber dans les vapes. Tes visions ont trop d'effet sur toi, surtout lorsque tu es drogué et alcoolisé. Heureusement, Wade te rattrape, tu as la tête qui tourne, tu ne tiens pas debout, alors tu poses tes mains sur son torse pour tenter de te remettre droite, sans grand résultat, mais tu essaies quand même.  

« Wade... c'est quoi ta mutation? » Tu l'as compris, mais tu veux qu'il le dise, tu veux être sur que tu n'as pas mal interprété ta vision qui était si floue, tu as besoin de l'entendre, de le comprendre, même si ton état ne te le permettait qu'à moitié. « Pourquoi tout le monde me déteste? Pourquoi tout le monde me rejette? » Tu ne sais pas pourquoi tu lui dis ça, les mots sortent, les uns après les autres, sans que tu puisses y faire quoi que ce soit, tu as les larmes aux yeux, mais aucune tristesse ne t'envahis. Une simple déchirure béante fait office de coeur à présent, tu n'es pas triste et pourtant, tu ressens à nouveau se bien être que tu as d'être à côté de lui, ses sentiments que tu as pour lui, cette attirance, malgré le vide froid qui emplis ton âme. Tu as mal à la tête. Tu as mal au ventre. Tu voudrais juste t'allonger. Loin de tout, loin de tes ordinateurs trop lumineux pour te laisser dormir tranquillement, loin de ton singe, que tu aimes plus que tout, mais qui se montre parfois trop encombrant, tu veux juste t'allonger quelque part, seule, et ne plus penser à rien. Entretenir ce vide qui est désormais tien.

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T'as pas le choix, tu ressens rien, tu es vide, froid. Un cerveau dans une boite alimenté en oxygène par un muscle qui te ment. Tu peux pas.
empathie & apaisement par le toucher: il ressent tout ce que les autres ressentent. Il les comprend mieux que n'importe qui et peut même les apaiser en les touchant. Lui, ne ressent rien par lui-même. Seulement les sentiments des autres lui font vivre ces émotions qu'il a perdu depuis des années.
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Sam 10 Jan - 6:05

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Tu ne chercheras pas a débattre sur la mutation, elle ne t'écouteras pas. Toi tu le savais, même si c'était difficile tous les jours, même si t'aimerais  être un peu plus normal: mutant and proud, c'était tout ce qu'il comptait. La roulette de la chance vous a désignée pour faire de vous ces humains controversés, mal aimé. Une sous-espèce de l'humanité qui devait se battre pour avoir ses droits, sa place et ceci depuis des années. Vos êtres l'évolution, pas un déchet qu'ils pourront jeter à la poubelle. Vous devrez co-exister pour survivre ensemble. Vous devez vous battre. C'est ce que tu as apprit, c'est pour ça que tu étais encore là pour la rattraper dans ta chute ou plutôt qu'elle s'accroche à toi. Elle saisit ton avant-bras gauche pur se rattraper, enserrant quelques seconde la marque se baladant sur ton bras, mais ne s'en formalise pas, trop alcoolisée sûrement tu remercie la boisson de t'avoir épargné l'explication d'une dépression que tu avais vécu de façon beaucoup trop vive.

Elle, elle te raconte bien pire que cette torture subie plusieurs mois dans ton appartement, elle parlant d'année de peur, de maltraitance. Une enfance gâchée qui l'ai at sûrement conduite a vous appeler des monstres, on lui a dit, qu'elle en était un. Tu ressert un peu plus ton gilet contre toi, et croise les bras contre ton torse trop légèrement couvert. De toute façon elle devait être trop torchée pour être mal à l'aise, c'était mieux comme ça. « C'est pas le comportement d'une mère ça. » Pas du tout même, loin de là. Tu avais une toute autre image de la parentalité, même si peut-n'être elle pensait faire ce qu'il y avait de mieux a faire. Elle n'a pas aider Seven, loin de là. La famille c'était important pour toi, ça primait, même si c'était un faux intérêt que tu te plaisait a croire réel, tu ferais tout pour eux, juste pour le lien de votre sang, juste pour cette logique. C'est ta famille, comme tous les mutants étaient de ta famille. Tous les gens ici que tu serais toujours prêt a rattraper.

Ce que tu fais, essayant de la maintenir debout tu la laisses s'appuyer sur toi, contre toi pour qu'elle ne tombe pas en retenant son dos. Et la question tombe, la question redoutée dont elle devais avoir partiellement la réponse. Mince, tu étais donc mal barré pour évite la question que tu tentais pourtant d'éluder. « Pourquoi tu veux savoir ça ? » oui, pourquoi ? Tu crains sont moment de faiblesse, ses visions. C'était ça qui t'avais vendu ou votre contact un peu plus ancien ? Tu n'as pas de réponse, pas plus qu'à sa question suivante qui te semble adresser, quelques part, caché. Tu l'as rejeté, tu l'as abandonné. Alors a ses yeux tu devais être comme ce "tout le monde" qui la détestait, la rejetait. Tu étais loin d'être tout le monde, c'est ce que tu lui prouves, quand les larmes commencent a humidifier ses yeux. Tu ressens sa douleur, le mal qui l'envahit, incapable de savoir laquelle, mais elle était présente quelques par en elle. Tune cherchais qu'à l'apaiser en délogeant une de tes mains pour venir, doucement, poser ta paume sur son front, comme elle l'avait fait. Tu étais supposer guérir les peines, toutes les peines, même celles-ci. « Je suis capable d'apaiser les gens en les touchant. C'est stupide hein ? Mais parfois très utile. » Tu souris avec un pincement au cœur, du au retour de ses sentiments, après êtres restés muets, durant quelques jours. Elle t'aimait encore Wade. Tout n'était pas perdu. C'était ça qui gênerait ton sourire, qui faisait que ta voix était si douce, si calme. Ça allait aller, c'est ce que tu lui dis, avant de reprendre, de nouveau. « Sache que je te ne déteste pas, Seven. Je ne voulais pas te faire du mal, je te l'ai dit, je ne voulais que ton bien. C'est la seule raison pour laquelle j'ai fait ça. » parlais-tu des baisers que tu n'avais pas évité ou de ton départ, un peu des deux sûre lents. Tu voulais la rendre heureux et te rendre heureux en répondant à son baiser tout comme tu avais brisé tout ça, pour son bien futur qu'elle ne pouvait comprendre encore. Le plus tard serait le mieux. Tu seras d'avantage prêt.

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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Sam 10 Jan - 7:20


Allô, maman, bobo.
Il avait sans doute raison, ce n'était pas le comportement d'une mère que celui de ta génitrice, mais tu n'en connaissais pas d'autres, tu n'avais jamais eu d'autres modèles parentaux que ta mère et ton abominable grand-père. Elle, s'occupait surtout de te briser psychologiquement, lui, il s'en chargeait physiquement. La bonne paire si on peut dire et à tes yeux, c'était tout ce que pouvait faire une mère ou n'importe quel membre d'une famille, faire souffrir le plus faible, le torturer, ne lui montrer plus aucune compassion, plus aucun amour. Et aujourd'hui, aussi dramatique que cela puisse être, c'était ta définition du mot famille. Tu avais tort, incroyablement tort, mais tu ne t'en rendais pas compte, car admettre que ce n'était pas normal, ce serait admettre que tu avais souffert pour rien, que tu avais enduré pour rien et que finalement, ils avaient raisons, tu étais peut-être l'unique responsable de ta propre souffrance. Tu tombes, il te rattrape, ta vision t'accable d'une vérité que tu n'as jamais soupçonnée et tu comprends certaines choses, plus ou moins, peut-être pas tant que ça finalement. Tu lui as posé la question, et pourtant tu n'attends pas la réponse, enchainant avec une autre interrogation, qui au fond ne lui est qu'à moitié destinée. Tu avais envie de savoir, de savoir pourquoi tout le monde autour de toi t'abandonnait ou te rejetais. Non, en fait, tu voulais surtout que quelqu'un te dise que ce n'était pas de ta faute, que les autres étaient le problème, que tu n'étais que la victime innocente et redondante d'un destin tragique, mais que rien, non rien, n'était fait par ta faute. Tu en a besoin.

Il finit par te répondre, à la première question, il t'avoue son pouvoir en déposant sa main sur ton front et étrangement, tu te sens réellement apaiser, comme lorsque vous étiez seuls tous les deux, comme au début. Tu ne sens plus ce poids qui te pèse tant, même si ce vide continue de coexister avec cet éphémère bien-être. Il peut soulager les gens, leur voler tout leur mal-être. Un pouvoir tellement beau quand tu y penses. Il pouvait faire tellement de bien, alors que toi, tu ne pouvais faire que du mal. Tu comprenais pourquoi il était fier d'être mutant, pourquoi il ne se considérait pas comme un monstre. « C'est pas stupide... C'est un très beau pouvoir... » Ta voix est toujours un peu saccadée, mais plus douce, plus apaisée. Tu te relèves un peu plus, pose ton regard humide dans le sien, tu l'écoutes, lis sur ses lèvres que tu désires tant. Il ne te déteste pas. Tu aimerais le croire, mais tu as du mal, tu n'es pas capable de croire qui que ce soit de toute façon, trop heurté par la vie pour que tu puisses faire confiance, même à une personne que tu aimes tant.

« Moi non plus je te déteste pas... pas du tout... » Tu ne veux pas dire les mots concrètement. Peut-être parce que tu sais qu'il les ressent, ou simplement parce que tu as peur de les rendre trop réels, plus douloureux qu'ils ne le sont déjà. Tu restes toujours collé à lui, comme il y a quelques jours, mais les données sont différentes, parce que tu connais son secret comme il connait beaucoup des tiens. « C'est pas ta seule mutation... Tu ne ressens pas tes sentiments... je le sais maintenant... mais tu ressens les miens... tu ressens ce que je ressens... et c'est peut-être suffisant... » Tu t'approches de plus en plus de lui, de son visage et tu murmures dans un souffle léger. « Embrasse-moi s'il te plait... Aime moi juste ce soir comme moi avec toi... juste cette nuit... et j'attendrais après... j'attendrais que tu contrôles ton pouvoir, parce que je sais qu'un jour ça arrivera, que tu trouveras un moyen, et que tu ressentiras ce que tu veux... j'attendrais peut-être pour rien... mais j'aurais au moins cette nuit en souvenir...  s'il te plait... Me rejette pas... » Les larmes viennent malgré tout, incontrôlable. Tu veux qu'il le fasse. Tu es peut-être saoul, tu as peut-être la tête qui tourne, mais à ce moment précis, il est la seule chose qui te maintient hors de l'eau. Un baisé. Une nuit.

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T'as pas le choix, tu ressens rien, tu es vide, froid. Un cerveau dans une boite alimenté en oxygène par un muscle qui te ment. Tu peux pas.
empathie & apaisement par le toucher: il ressent tout ce que les autres ressentent. Il les comprend mieux que n'importe qui et peut même les apaiser en les touchant. Lui, ne ressent rien par lui-même. Seulement les sentiments des autres lui font vivre ces émotions qu'il a perdu depuis des années.
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Sam 10 Jan - 15:44

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I can't stop this feeling deep inside of me girl, you just don't realize what you do to me. when you hold me in your arms so tight you let me know everything's all right I'm hooked on a feeling I'm high on believing That you're in love with me Lips as sweet as candy Its taste is on my mind Girl, you got me thirsty For another cup of wine

La beauté de ton pouvoir t'avais toujours laissé perplexe. Tu savais qu'il était bon, tu savais, qu'il était d'une grande poésie, d'une grande aide. Tu pouvais guérir les gens dans un sens bien précis. On t'avais donné cette capacité à apaiser par tes mots également, une voix trop douce, des gestes trop tendre. Ton âme n'avais pas d'autres choix que t'être juste, bonne, réconfortante. Pourtant tu ne voyais trop souvent que le piège qui se refermait sur toi, que l'aspect plus sombre, moins beau pour toi. Un cerveau dans une boite, alimenté par une pompe à oxygène qui générait chez les autres une drogue naturelle, qui rendait le sourire. « Disons que c'est déjà un pouvoir humain..Juste qu'il est renforcé. Techniquement toucher quelqu'un rassure déjà, c'est chimique, ça sécrète de la sérotonine qui rend positif, qui calme les gens à un certain degré et ça permet de. » Tu t'arrêtes, ton explication est si inutile qu'elle t'interrompt en plein milieu de celle-ci pour avouer qu'elle te te détestait pas non plus. Tu le savais si bien, trop bien, puisque ses sentiments tu les partageais sans savoir si tu les désirais. Ils t'appartenaient à toi aussi, réchauffant une âme trop souvent éteinte, dans l'attente d'un bout d'humanité qu'elle a perdu quand tu as grandit. Tu retires ta main de son front, caressant ses cheveux en silence. Tu ne pouvais pas lui répondre quelques choses qui aurait pu l'illuminer un peu plus, attisé un feu qui brûlait déjà de lui-même. Elle n'attendait surement pas à une réponse de ta part de toute façon. Tu ne la détestais pas, cela devait suffire à la réconforter un peu, cela devait suffire.

Surtout qu'elle continua à s'exprimer, si près, trop près de toi pour que ce soit bon pour vous deux. Tu savais comment ça c'était terminé la fois précédente, tout comme elle le savait. Elle en savait plus sur toi que tu ne le voudrais d'ailleurs. Toi et ton incapacité à ressentir par toi-même, ce qui t'avais poussé à la rejeter, ce qui te pousse à être si loin de tous les gens qui t'entourent. Tu ne sais pas si c'est une bonne chose ou non, qu'elle sache. Ca pouvait être rassurant pour elle, si elle comprenait que ce n'était pas de ta faute, que tu n'y pouvais rien si tu étais si nonchalant à un moment et à fleur de peau à d'autres. Que tu ne pouvais t'exprimer sur ton ressentis à propos de quelqu'un ou si quelques chose ne pouvait te bouleverser, te faire peur. Seven retrouve partiellement sa capacité à t'émouvoir, comme si elle sortait d'un sommeil lourd, duquel tu l'avais réveillé aussi simplement que tu l'y avais fait plonger, par des mots. Alors elle savait. Alors, ses visions qu'elle avait lui avait surement avoué cette vérité que tu cachais si bien, que peu savaient. Elle n'avait pas honte que tu saches. Tu l'aurais deviné par toi-même de toute façon, non ? C'est bien elle qui était venue capturer tes lèvres dans un instant de faiblesse, d'isolement qui vous avait fait pousser des ailes. Vous n'avez rien à craindre ici, encore moins que dans ces toilettes de l'institut bondé.

Mais que pouvais-tu dire sous ses demandes, qu'est-ce qui étais le plus juste pour elle, pour toi. Le pour et le contre se balancent dans ta tête, tu sais pas, tu ne veux pas revivre ces silences comme tu ne voulais pas la blesser d'ici quelques mois, quelques années. T'attendre, alors que tu savais que tes espoirs étaient presque tous morts, que les solutions tu les cherches depuis des années et que tu ne trouve rien. Que tu ne peux te doper à cette sérotonine que tu propageais, que les années passaient, cruelles, mais que tu étais toujours aussi démuni. Tu refusais qu'elle t'attende pour une certitude que tu n'aurais peut-être jamais. Elle avait trop été gâchée, cachée au monde par les autres pour que toi aussi tu la prives du monde. Elle aimera ailleurs, elle aimera d'autres gens et oublieras ton existence. C'était tout ce que tu pouvais lui souhaiter, c'était tout ce que tu voulais. Comme cet autre jour, ta main se pose sur sa joue avec une douceur extrême, la tendresse d'un amant que tu ne devais pas être, pour son bien.

Tu te pinces les lèvres, pèse tes mots, cache ton cœur. Tu ne pouvais pas écouter ses murmures incessant qui portaient des louanges à cet attirance qui ne pouvait être qu'à sens unique, mais qui se reflétait sur vous deux, tragiquement. « Mais ce ne sera pas moi..Même si j'en ai l'impression. Je peux pas changer, même si j'essai, même si je voudrais. Je peux pas contrôler ma mutation, même si je fais tout pour, il semblerait que j'en sois pas capable... Mais je cherche des solutions. Peut-être un jour j'y arriverais, peut-être jamais. Je ne veux pas que tu m'attendes, tu gâcherais d'autres années pour rien...Je veux pas de ça. Tu te trouveras quelqu'un d'un peu plus..normal. Je veux pas que t'attendes et je ne veux pas te rejeter... Tu sais pas à quel point j'aimerais que ce soit vraiment moi. » Les larmes commençaient déjà à couler avant que tu ne parles. Lui ferais-tu plus de mal que de bien en lui cédant ? En cessant de te battre pour le mieux, pour le juste, pour l'avenir. Si tu laissais tomber, un soir, une nuit pour la rendre heureuse. Ta volonté s'effrite sous ses pleurs, ressers sa taille contre toi. Tu résistes mal, tu veux arrêter votre peine, ses larmes. Tu ne sais pas dire non aux gens, tu ne veux que leur bonheur et le sien, si fragile, si abîmé par dessus celui des autres. Son bonheur, c'était ce qui comptait, pas la morale, pas ta logique, pas ton apathie. Tu laisses tomber ta raison, encore une fois, prenant son visage entre tes mains vos lèvres se retrouvent avec une extrême facilité, pour un baiser qui ne portait plus la douceur de vos premiers moments, non. Il est la preuve d'un désir qui vous brûle, qui t'écrases, qui s'accumulait en silence depuis que tu en avais sentit les prémisses. t'as pas envie de vous retenir, il était trop tard pour ça, tu lui offrais ce qu'elle voulait sans penser à cet après. Ce soir, tu es à elle, rien qu'à elle.

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A heart that's full up like a landfill, A job that slowly kills you, Bruises that won't heal, You look so tired-unhappy, Bring down the government, They don't, they don't speak for us. I'll take a quiet life, A handshake of carbon monoxide, With no alarms and no surprises, just silence silence, no alarms and no surprises please. ©️endlesslove.
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Elle peut ressentir le futur et le passé. L'entendre, en sentir des odeurs, en subir les douleurs ou simplement ressentir des sentiments liés aux moments de la vie d'une personne ou d'un lieu. Elle pousse aussi un cri qui effraie et fait souffrir la personne physiquement. Ce cris prévient d'une mort éminente.
Intendante. Professeur à remplaçant de maths, sciences et biologies.
09/12/2013
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Sam 10 Jan - 20:38


Allô, maman, bobo.
Il commençait à parler de son pouvoir, en utilisant des termes un peu trop techniques pour que tu y trouves un quelconque intérêt. En règle générale tu aimes philosopher, tu es une mathématicienne après tout, tu aimes tout ce qui est compliqué, mais là, tu n'étais clairement plus en état de vouloir le faire, tu voulais simplement lui parler de lui, lui parler de toi, lui parler de vous. Tu le sais maintenant, il ne ressent pas ses propres sentiments, et une part de toi-même ce demande comment il fait pour vivre, comprends qu'il soit si distant avec les autres, qu'il soit si solitaire, il n'a pas d'autres choix, il n'a rien qui lui dicte sa conduite, rien qui le pousse à aller vers le monde, si ce n'est la logique. Ni envie, ni rejet, il vit comme un cocon vide de tout, et quelque chose en toi se brise à cette idée, quelque chose que tu ne peux pas voir maintenant, trop apaisé et trop consumé par cette affection que tu lui portes, ce désire que tu as pour lui. Peut-être est-ce l'alcool qui te fait parler ainsi, la drogue qui te pousse à être aussi direct, mais tu t'en moques, tu en as besoin, tu as envie qu'il se rapproche de toi, qu'il s'offre à toi juste ce soir, pour que tu puisses pour toujours te souvenir de ce moment, même s’il venait à ne jamais rien ressentir pour toi. Cette idée te glace, mais en même temps, elle ne t'effraie pas tant que ça, car ça sous-entend qu'il ne ressentira jamais rien pour une autre femme, pas sincèrement, tu pourrais donc facilement lui pardonner qu'il fasse quoi que ce soit avec qui que ce soit. Tout du moins, c'est ta théorie. Dans la pratique, peut-être que ton coeur ne résisterait pas de le voir avec quelqu'un d'autre, peu importe que tu sache ou non qu'il est sans sentiments, ça te briserait sans doute, mais peu importe. Pas maintenant. Tu ne dois pas penser à tout ça, tu ne peux pas, ton esprit est trop embrumé, trop calme pour que tu puisses y songer, pour que ton côté cartésien reprenne le dessus. Tu songeras à tout ça demain, lorsque tu essaieras de construire une machine qui pourrait lui permettre de contrôler ses sentiments, ou en tout cas, d'en ressentir. Après tout, il est capable de logique, et s’il avait un objet technologique, qui lui permettrait de sélectionner les sentiments qu'il pense vouloir ressentir? Certes, ce ne serait que se duper, mais au moins, il aurait le choix, le choix de ses sentiments, mauvais ou bon, ce qui pourrait sans doute changer beaucoup de chose pour lui. Tu y songeras plus tard.

Tu le supplies presque de se laisser approcher, de t'approcher toi, tu écoutes son discours et sans t'en rendre compte, des perles salées glissent sur tes joues, car tu as l'impression que ses mots ne présagent rien de bon, qu'il va au final te rejeter, encore, soi-disant pour ton bien-être futur. Tu n'avais que faire de ton futur, de gâcher d'autres années, quelle importance, ta vie n'avait pas assez poids pour toi pour que tu y vois un quelconque problème, tu étais prête à attendre, à espérer, même en vain, ce serait toujours mieux qu'une existence remplis de désespoir et de tristesse. Tu l'écoute, tu lis sur ses lèvres, mais tu ne sais pas quoi dire, tu n'as plus aucun argument valable à annoncer, pas dans ton état, tu en aurais sans doute eu d'autre si tu avais moins bu, mais ce n'est pas le cas. Alors, tu laisses la peur du rejet t'envahir, tes larmes couler, lorsque finalement, il se rapproche de toi, laisse vos corps s'écraser l'un contre l'autre et capture tes lèvres, ardemment, laissant se désire qui se consume en toi, et surement en lui, bruler et respirer enfin à l'air libre. Tu passes tes bras autour de son cou, intensifiant cet échange dont tu avais tant besoin. Tu ne souffrais plus, il n'y avait plus de peine en toi, ni de craintes, simplement ton désire et un amour sincère. Tu laisses tes mains glisser sur son torse sans briser votre baisé, mais là quelque chose te frappe, ton inexpérience dans le domaine. Cette situation, tu l'avais voulu, c'était un fait que tu ne pouvais nier, cela étant, une autre vérité était que tu n'avais pas passé le cap depuis un certain nombre d'années, pratiquement une décennie, alors que lui, tu le savais, était beaucoup plus expérimenté que toi sur le sujet. Trop, mais mieux vaut ne pas y penser. C'est ce qui t'oblige à laisser tes lèvres s'échapper des siennes, doucement, toujours tes mains poser sur lui. Ton innocence et ta naïveté refont surface, que tu le veuilles ou non. Tu n'es pas gênée, tu crains juste qu'il t'en veuille de ton inexpérience. Tu murmures alors. « Je suis désolée... Je veux vraiment, mais j'ai... j'ai pas beaucoup d'expérience... je sais pas quoi faire pour que ce soit vraiment bien pour toi... » Seven, la naïveté, acte deux. Je crois qu'elle aurait du s'appeler cute-woman et non Banshee en tant que mutante. Tu souris malgré tout, toujours consumé par ton désir et cette dose de crainte qui t'habite. Tu es toi. Juste Seven.


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T'as pas le choix, tu ressens rien, tu es vide, froid. Un cerveau dans une boite alimenté en oxygène par un muscle qui te ment. Tu peux pas.
empathie & apaisement par le toucher: il ressent tout ce que les autres ressentent. Il les comprend mieux que n'importe qui et peut même les apaiser en les touchant. Lui, ne ressent rien par lui-même. Seulement les sentiments des autres lui font vivre ces émotions qu'il a perdu depuis des années.
professeur de biochimie et chercheur de l'institut
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Sam 10 Jan - 23:27

you won't fall
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Tu abandonnes ta raison pour des yeux trop humides et des sentiments qui te frappent en plein coeur. Te laisses enflammer la situation en venant chercher ce baiser qu'elle t'avais réclamé, qui prouvais que ta bonne foi. Tu ne voulais pas la rejetter au fond, t'en avais pas la moindre envie et tu étais prêt à tout pour qu'elle ne cesse d'être là, ne cesse de t'aimer comme elle le faisait. C'était égoïste de ta part. Tu lui demandais de partir autant que tu la voulais pour toi..C'était elle, qui faisait ça ? Son désir de t'avoir près d'elle ou bien c'était toi. Ta volonté, ton besoin. T'avais pas la tête à ça, tu te laisses entrainer par le bien-être qui vous envahit. Tu te sens bien, tu te sens vivre. T'as envie de ce baiser autant qu'elle, ça te brule les lèvres, ça te coupe la respiration et tu restes avide, t'as envie que ça dure longtemps, surement trop pour vos pauvres respirations et vos coeurs en émoi. Tes bras ne quitte pas sa taille que tu enlaces, la serrant contre toi du mieux que tu le pouvais. Tu en avais absoluemtn pas fini, comme elle et pourtant elle met fin à votre baiser, avec douceur; Tu ne lui en veut pas, elle reprend la parole, ses maisn toujours sur toi. Comment pouvais-tu remettre en question ces choses que tu ne comprenais pas ? Tu te satisfais d'entendre qu'elle te désirait, qu'elle désirait ce moment, plutôt, où vous étiez bien seul au monde sur un toit. Un toit, Wade. Vous n'aviez rien trouvez de mieux pour cette seule et unique fois qu'un toit et du vin qui l'enivrait plus qu'il ne faudrait ?

Tu souris avec tendresse, reprenant contact avec elle en glissant tes mains dans son dos, sous son vêtement. Pas loin, juste pour permettre au bout de tes doigts de toucher sa peau, de briser une anxiété inutile qu'elle avait déjà semblé montrer, la première fois où vous vous êtes retrouvés seuls, trop proches. Pour toi ça semblait si normal, si naturel les relations humaines que tu n'avais jamais réfléchis à la peur que ça pouvait être, à l'anxiété qui brulait les autres de se dévoiler, de ne pas trop savoir quoi faire. T'as appris bien vite, trop vite. T'as trop eu l'occassion d'avoir ces moments à deux où tu finissais par partir. Sauf que là, t'en avais pas envie. Là, il n'y avait pas que le désir qui comptait, il y avait son affection. « C'est pas grave ça. » Tu tenterais du mieux que tu pouvais de la rassurer. Même si tes pouvoirs agissaient, sa tête continuerait de fournir son imagination, ses réflexions qui n'avaient pas vraiment sa place, dans votre moment. Tu lui avais dit déjà, y'a pas vraiment de règles, du moins t'en as jamais croisé, vécu. Peut-être que t'étais trop à part, que t'avais pas de besoin précis. Elle n'avait surement pas du réfléchir à cette partie de ton pouvoir, mais c'était un fait. Tu ne ressentais nul plaisir, sauf si quelqu'un d'autres que toi, près de toi le ressentais. C'était comme tout le reste, tu dépendais des autres en grande majorité. Tu ne faisais que ressentir ce que tu donnais et non l'inverse. T'en avais alors rien à faire qu'elle fasse bien les choses, tout dépendait de toi. Son plaisir était le tien. La situation te fit rire, elle devait avoir un peu trop bu pour avoir même songé à ça, c'était pas au programme et pourtant, elle était dans tes bras, beaucoup trop porche de toi, t'avais abandonné trop facilement tes bonnes résolutions. C'était ça qui était drole, ta faiblesse.

Tes doigts quittent sa peau quelques secondes, tu retires ton gilet que tu balances un peu plus loin avant de la reprendre dans tes bras. Si toi tu n'avais aucune pudeur à te montrer, tu prendrais ton temps avec elle, très patient. Trop, patient. « L'avantage avec moi, c'est que t'as rien besoin de faire hormis..apprecier ? » T'es charmeur, t'aimes bien l'être. T'aimes causer chez les autres se désir pour toi, cet intérêt pour ta personne se résumant à l'appréciation de tes mots et de ta gueule d'ange déchu qui enchainait les histoires sans lendemain, qui ne faisait que se nourrir de l'appétit des autres, sangsue du ressentis, vampire des émotions. Tes mains retrouvent le chemin de son dos, de sa peau. Tu ne précipite rien, tes caresses sont douces, lentes, à peine appuyées. « Si t'en as vraiment envie..Ce que je sais..Ca viendra tout seul, alors. Tu ne peux rien faire de travers. En attendant, embrasse-moi. » Ca ne durera qu'un soir. C'était la condition n'est-ce pas ? Tu lui offrais un soir sans savoir ce que toi, au fond de toi, tu voulais. Sans savoir si toi aussi tu en crevais d'envie, si c'était elle, toi, ou vous deux à la fois. La, maintenant, c'était vous. C'était vous tous les deux, c'était toi qui rapprochait de nouveau ton visage du sien, c'était ses mains, contre ton torse. C'était toi et elle, c'était tout ce qui comptait. Ton chat avait des croquettes.

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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Dim 11 Jan - 1:37


Allô, maman, bobo.
Son toucher t'apaise, c'est un fait, tant grâce à son pouvoir que parce que tu te sens bien lorsqu'il est là, mais ton imagination reste fertile, tout comme ton manque de confiance en toi-même. Tu as peur de le décevoir, de faire quelque chose de travers ou quelque chose de stupide comme tu sais si bien le faire. Tu as tendance à tout gâcher, tu le sais mieux que personne, on te l'a assez rabâché pour que tu en-soi pleinement consciente aujourd'hui, alors tu te sens nerveuse, ou tout du moins, d'une certaine façon, tu es envahi par trop de sentiments contradictoires, à la fois consumés par ton désir et glacés par ton mal être. Pourtant, il est là, il reste toujours là, il ne part pas et te rassure même avec ses mots. Son touché te transperce, il ne fait qu'effleurer ton dos et pourtant en ressort une excitation que tu n'as pas connus depuis longtemps, je suppose que le fait que cette partie de ton corps te soit particulièrement sensible n'est pas étranger à cette sensation de plaisir si intense. Il t'arrache un souffle de désir, tu ne peux quitter son visage du regard, tu lis sur ses lèvres, tu écoutes ses paroles tout en tentant de dissimuler cette fougue qu'il créer en toi. Pourtant, tu le sais, il ressent tes émotions, toutefois, à ce moment précis, tu es trop obnubilé par ce délice qu'il t'a sans doute offert sans imaginer l'effet qu'il aurait sur toi. Ce n'est qu'une caresse, il ne fait qu'effleurer ton dos, pourtant tu le ressens comme milles baisés fougueux, comme cent nuits d'étreinte amoureuse. Le fait que tu n'es pas connu d'homme depuis si longtemps doit sans doute entrer en ligne de compte, ou alors c'est simplement lui qui a encore davantage d'emprise sur toi que tu ne l'imaginais. Peu importe, tu ne veux pas y songer, tu n'as pas la tête à ça, il occupe toutes tes pensées à cet instant et ça te va très bien ainsi.

S’il occupe tes pensées, il les trouble aussi, surtout lorsqu'il décide de s'éloigner pour retirer son haut. Ça te va. Ça te va même très bien, car honnêtement tu étais en train de réfléchir à une manière un peu prêt potable de le lui retirer, tu revisionnais dans ta tête quelques films intéressants que tu avais vus pour trouver la clé. Tu es une mathématicienne, tu as besoin de logique et tu penses que tout peut s'apprendre y compris cet acte de passion que tu désires tant. Tu n'a pas assez confiance en toi pour te laisser aller aussi facilement, sans réfléchir, malgré la confiance que tu avais en lui, le peu de confiance que tu peux offrir à un autre être humain, mais c'est déjà ça, c'est déjà beaucoup pour toi. En tout cas, tu ne peux t'empêcher d'afficher un sourire, amusée par sa confiance et le laissant te reprendre dans ses bras avec un plaisir non dissimulé. Il te charme, tu l'écoutes, ou plutôt tu le lis avec ce même désir dans les yeux, un désir grimpant en flèche minutes par minutes, secondes par secondes, il sait y faire, mieux que tu ne pourras jamais le savoir. Ses caresses recommencent, toi tu te contentes de hocher la tête, mordillant ta lèvre, une nouvelle fois emportée par la douceur de son touché. Il t'intime maintenant de l'embrasser et tu souris à nouveau, tu n'attends pas, tu veux passer ce soir avec lui, uniquement avec lui et ne pas laisser tes pensées, ton imagination, ta peur, prendre le dessus, pas encore, pas cette fois. Et puis, entre son touché et ton taux d'alcoolémie, il n'y a pas de place à l'hésitation. Tu capture donc à nouveau ses lèvres, sauvagement, sans la moindre hésitation, tu passes tes bras autour de son cou, te colle à lui comme tu n'as jamais osé le faire jusqu'ici, tu ne veux plus attendre, tu ne veux plus perdre de temps à cause de ton idiotie naturelle. Tu te laisses porter par ton bien-être, tu ressers ton étreinte, mais brise votre baisé quelques secondes, tu as trop chaud, le froid ne semble plus t'atteindre, tu commences à enlever le haut de ta robe, sans totalement la retirer, ses lèvres te manquent trop, tu les captures à nouveau avant même d'avoir totalement fini. En d'autres circonstances, tu aurais eu du mal à te dénuder ainsi, mais tu te sens trop à l'aise ici et maintenant avec lui et surement un peu trop enivré par les bouteilles de vin haut de gamme et ton raille de coke. Tu n'y penses pas. Tu ne penses qu'à lui, plaçant ton corps presque nu contre le sien, tes mains se baladant sur son cou, profitant de chaque instant, car tu sais que ça ne serait que pour cette nuit. Tu te sens tellement bien, tu ressens tellement de plaisir, tu ne rêves que d'une chose ; que ça ne s'arrête jamais. Et ton singe, lui, n'a pas de croquettes, tant pis.
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T'as pas le choix, tu ressens rien, tu es vide, froid. Un cerveau dans une boite alimenté en oxygène par un muscle qui te ment. Tu peux pas.
empathie & apaisement par le toucher: il ressent tout ce que les autres ressentent. Il les comprend mieux que n'importe qui et peut même les apaiser en les touchant. Lui, ne ressent rien par lui-même. Seulement les sentiments des autres lui font vivre ces émotions qu'il a perdu depuis des années.
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Lun 12 Jan - 0:51

you won't fall
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Tes doigts se perdent dans son dos et l'électrisent trop facilement. T'en souris contre ses lèvres, satisfait. T'aimes sentir cet effet que tu lui fais, ça te rassure, ça te conforte que tu dois pouvoir arranger ta condition. Si seulement tu pouvais, si on pouvait réaliser ton vœux, alors peut-être que ça ne pourrait pas être qu'un truc éphémère, qui ne durera pas. Peut-être que tes souvenirs sans émotions retrouveront tout leur intérêt. Que tu te souviendras de chaque détail, de chaque moment avec le ressentit qui aurait du te traverser. La possibilité d'un mieux s'éveille. T'aimerais y croire assez fort pour que ça se réalise un jour, vite, assez pour qu'elle ne t'oublies pas dans les bras d'un autres, assez pour qu'elle n'ait pas gâché trop de temps. Te revoilà égoïste, pas partageur, envieux. Tu sais très bien que tu n'as plus beaucoup d'espoir sur lesquelles compter, mais elle te fournis une raison de t'accrocher à ça, à tes travaux, à tes recherches. Ta mauvaise raison, ta sotte raison qui allait vous briser tous les deux. Il n'y a rien de pire que l'amour pour rendre faible quelqu'un. Voilà pourquoi tu l'étais si souvent, toi qui respirais celui des autres, qui t’entichais sans trop le vouloir. Si on te balançait dans al vraie vie, si on échangeait ton cœur contre un autre moins cassé, tu serais bien faible, bien perdu, incapable de maîtriser ce qui t'arrivais. Tu redécouvrirais l'humanité, plus forte, la tienne que TU dirigerais et ça te perdrait, ça te changerait, tu saurais pas où mettre les pieds, tu tomberais.

En attendant c'est toi qui la prie de t'embrasser maintenant. Toi qui te retrouve piégé, envahit par son désir qui était devenu le tiens, qui te faisait souffler lorsqu'elle soufflait, mourir de chaud quand elle brûlait dans tes bras. Plus de patience, plus de limite. C'était aujourd'hui où jamais qu'elle pouvait t'embrasser autant qu'elle le désirait, qu'elle pouvait s'accrocher à toi comme tu pouvais le faire avec elle. Rapprocher vos corps pour tous ces jours de frustration causé par une distance que tu avais imposé. Voilà pourquoi tu l'avais fait. Pour éviter ça, pour éviter que vous creviez d'envie, pour éviter l'impatience de retrouver ses lèvres et vos peaux se touchant sans la moindre pudeur, sans plus le moindre secret. Tes mains remontent contre sa gorge sans quitter sa peau, tu voulais pas, tu pouvais plus. Ta volonté se résumait à ça, à vous deux, aux baisers et à vos caresses incessantes. T'avais pas le cœur prêt à réfléchir. Il te hurlait de l'aimer, pur une fois, pour un peu plus longtemps et tu l'écoutais raisonner avec plaisir dans ta cage thoracique, un peu plus à chaque fois que vous vous touchez, un peu plus à chaque fois que vous vous abandonner. Tu quittes ses lèvres, quelques instants, quelques minutes. Elles non plus ne quittent pas sa peau, descendant dans son cou, suivant le chemin de tes mains venus parcourir ses épaules. T'as envie d'embrasser chaque parcelle d'elle. D'avoir une fois dans ta vie cette impression d'un amour réciproque qui te rendait si heureux, si euphorique. Drogué par elle, elle pas touché, vous n'aviez rien à craindre du mal et c'était bien, si bien, trop bien.

Tu relâches son épaule et effectue le chemin inverse, sans cesser tes baisers sans songer une secondes à le faire jusqu'à ses lèvres que tu retrouves non sans plaisir, on s'en fichait au final de qui le désirait, c'était ce que tu voulais aussi aujourd'hui. Tu ne veux plus quitter ses lèvres, t'en as toujours pas eu assez, t'as l'impression que t'en voudras toujours plus, toujours plus intensément, plus enflammée. T'as plus peur que le froid ne te morde la peau, pas plus que pour elle. Tes phalanges se perdent sur ses côtes, descende pour rejoindre une robe qui l'encombre, qui vous dérange. Tout est un obstacle vous empêchant de vous retrouver. Tout vous empêche de vous appartenir réciproquement. Le tissus tombe, s'écrase au sol et ne vous dérange plus. Tu ne peux t'empêcher de la toucher, de l'explorer. Tu veux la connaître, tu veux savoir. C'était un jeu sans fin où tu apprenais ses faiblesses, où tu en jouerais. Tu as mentis peut-être pour ces règles établissant ces relations charnelles, peut-être qu'il y en avait quelques unes et les autres..Les autres dépendaient de chacun, de ce qui pouvait lui arracher un souffle de plaisir contre tes lèvres.
Tu ne la quitte pas non, tu l’entraînes avec toi, un peu plus loin sans rompre vos baisers, sans vous séparer le moins du monde. C'est le muret qui t'intéressais, contre lequel tu l'appuyais. Tout d'un coup qu'elle soit si près du vide était encore moins inquiétant que tout à l'heure. Tout d'un coup, ça t'attirais beaucoup plus. Elle s’accrocherait suffisamment à toi pour que ce soit inoffensif, n'est-ce pas ? Après tout ce n'était qu'un muret, après tout, vous aviez que ça ici.  

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Elle peut ressentir le futur et le passé. L'entendre, en sentir des odeurs, en subir les douleurs ou simplement ressentir des sentiments liés aux moments de la vie d'une personne ou d'un lieu. Elle pousse aussi un cri qui effraie et fait souffrir la personne physiquement. Ce cris prévient d'une mort éminente.
Intendante. Professeur à remplaçant de maths, sciences et biologies.
09/12/2013
Elizabeth Olsen.
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Mar 13 Jan - 0:57


Allô, maman, bobo.
Tu as le cœur qui bat la chamade, chaque seconde un peu plus vite, un peu plus fort, ton plaisir s'accroit dès qu'il bouge, dès qu'il se rapproche de toi et ose des gestes tendres et sensuels dont jamais tu n'aurais osé rêvé avant. Trop réservée. Trop mal dans ta peau. Mais tout s'efface ici et maintenant, il est comme un baume, il t'apaise, te rends plus assurée, te transforme en cette Seven que tu aimerais tellement être tous les jours. Ce soir, tu n'as pas envie d'y penser, tu ne peux pas, trop enivré par cet amour et ce désire que tu lui portes, mais aussi, sans doute, par l'alcool et la drogue qui coule dans tes veines. Tu les sens, parcourir ton corps au même rythme que ses caresses, tes pensées raisonnent dans ton crâne, une douleur se fait parfois sentir, ça n'a pas d'importance, tu t'en moques, tu ne veux que lui, même si étrangement, tu ressens quelque chose de familier dans ce qui se passe, comme si tu avais déjà vécu la même scène. Un échange emplis de désir entre un être parfait et toi, drogué et vide, tu as la sensation que tu l'as déjà vécu ce moment, des images te reviennent, comme des flashbacks que tu as à peine le temps d'analyser, tu y reconnais tout juste Harryn et encore, rien n'est vraiment sur, tu y vois cet asile qui t'a tant fait souffrir, mais tu n'y éprouves pas la même crainte que d'habitude, quelque chose est différent, plus léger, plus doux. Il ne s'agit que de sensations que tu sens en toi, ce bien-être, cette joie de partager avec quelqu'un un moment intime dont tu rêves secrètement et que tu n'oses espérer, le même qu'à cet instant. Tu ne veux pas y penser, ce ne sont que des mirages, l'alcool tente sans doute de te leurrer, et tu n'as pas l'envie d'y songer, ni même le besoin. Cette nuit, il n'y a que lui et toi. Même si tu sais que demain se sera finis, même si tu sens, que d'ici peu de temps, tu redeviendra pour lui un énième contact dans son téléphone, une cause perdue qui ne vaut pas la peine qu'on s'y attarde, la petite sourde mutante, incapable d'être utile hormis lorsqu'il s'agit de s'occuper du réassort des boites de petits pois. Tu redeviendra un petit rien à ses yeux, comme il se doit, car tu ne le mérites pas, tu ne mérites pas son attention, ni celle de personne, et c'est la pensée qui t'aurais traversé l'esprit si la drogue ne te donnait pas l'illusion d'un courage idiot, l'illusion d'un espoir inutile et futile.

Chacun de ses gestes t'arrache un soupir de délice, des soupirs de plus en plus présents, de plus en plus puissants, vos corps se touchent et se repoussent aussi ardemment que deux aimants, destinés à ne jamais se croiser et pourtant, brulant de désir pour se retrouver. Tu brules. Tu le laisses se débarrasser de cette robe qui vous encombre, tu le laisses faire, tes mains caressant son corps avec une assurance que tu ne reconnais pas toi-même, comme si tu savais quoi faire, comme si tout te semblait acquis, alors que non, tu restes une novice, toutefois, pour la première fois, tu laisses ton instinct naturel prendre le dessus, contrôler tes gestes, doper par cette luxure qui te consume. Tu le laisses conduire. Tu le laisses vous guider vers un muret non loin, sans rompre ce baiser qui te semble aussi important pour lui que pour toi, tu veux y croire, au moins ce soir, avec pour seuls témoins les étoiles. Tu n'as pas peur du vide, tu n'y penses même pas, tu ne pense qu'à lui, qu'à ses sentiments qui te dévore, cet amour de plus en plus présent et cette bestialité amoureuse qui semble se faire de plus en plus vivante en toi, éclipsant ta douceur naturelle, laissant cette affection que tu as pour lui se transformer en passion. Tu veux en profiter. Juste ce soir. Juste maintenant. Le reste n'a pas d'importance.

Alors sans hésitation aucune tu t'attaches à lui, accentue l'ardeur de votre baisé, tes mains passent sur son dos, tu y laisses même des traces sans vraiment t'en rendre compte, indomptable, incontrôlable, guider par cette lascivité qui t'habite, tu le veux lui, tu ne veux que lui. Tu veux qu'il t'aime, juste quelques heures et qu'il le prouve par une étreinte sauvage et tellement désirée. Tu veux qu'il t'apprenne les règles de ses gestes qui te paraissent maladroits malgré leur naturel désarmant, tu veux qu'il te consume autant que ton amour pour lui le fait. Tes lèvres jouent avec les siennes. Ton corps dénudé s'abandonne contre le sien. Tes hanches se colles aux siennes avec mollesse. Tu te permets même de mordiller sa lèvre, prise d'un nouvel élan de courage, désireuse d'accentuer son plaisir, même si honnêtement, c'est surtout le tien que tu vois grandir. Tu as chaud, terriblement chaud. Et pourtant, tu ne veux pas que ça s'arrête, tu veux davantage et tu laisses ton regard sensuel et tes caresses de plus en plus audacieuses le lui faire comprendre. Tu veux plus. Tu veux lui. Tu veux vous.
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T'as pas le choix, tu ressens rien, tu es vide, froid. Un cerveau dans une boite alimenté en oxygène par un muscle qui te ment. Tu peux pas.
empathie & apaisement par le toucher: il ressent tout ce que les autres ressentent. Il les comprend mieux que n'importe qui et peut même les apaiser en les touchant. Lui, ne ressent rien par lui-même. Seulement les sentiments des autres lui font vivre ces émotions qu'il a perdu depuis des années.
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Dim 18 Jan - 11:58

you won't fall
I can't stop this feeling deep inside of me girl, you just don't realize what you do to me. when you hold me in your arms so tight you let me know everything's all right I'm hooked on a feeling I'm high on believing That you're in love with me Lips as sweet as candy Its taste is on my mind Girl, you got me thirsty For another cup of wine

Ton corps joint le sien, s'y accorde, s'y confond. Tu n'as envie de rien d'autres, tu ne désires rien de plus au monde qu'elle. Si, peut-être. Tu voudrais elle tous les jours, tout le temps. Cette pensée t'effleure, peut-être que tu pourrais faire en sorte que ce ne soit pas l'unique fois. Cela ne coupe rien à ton ardeur, ne change rien à la fièvre qui t'emporte, qui guide tes gestes et affole ton poul. Vos baisers sont loin de ressembler à ceux que tu vous imaginais, vous aviez perdu la douceur et l'innocence contre la passion dévorante de ce moment, de cette unique chance. Vous n'aviez pas une seconde a perdre, car vos le regretterez sûrement demain. C'était une course contre le temps, c'était rendre cette nuit aussi inoubliable que possible pour vous deux. Pour vous. Elle oublie sa peur sous tes mains toujours plus provocantes, l'explorant sans la relâche. Tu voulais pouvoir te souvenir la courbure d'un dos trop sensible contre lequel tes doigts courraient, te souvenir de ce que ça pouvait lui faire, te faire, comment c'était sur le moment. Demain, tu sauras plus. Demain, tu viveras plus ça. Le temps jouait contre vous deux, vos gestes se pressaient de plus en plus. Tu décolles tes lèvres des siennes juste pour pouvir la regarder, l'observer. Tu ne voulais pas la brusquer, pas aller trop vite, toi qui était trop habitué à ses liens et ta patience mise à mal par le désir. Elle te conforte, t'intime du regard à continuer, à aller plus loin. Tu ne réfléchis plus, vous ne craignez pas d'être brisé. Plus maintenant.Tes hanches épouse les siennes, vous n'être rien à par vous.
Tu n'arrives pas à te soustraire de son regard, hypnotisé, votre conversation est silencieuse mais évidente, vos gestes sont assurés, votre ressentit réel. Tu veux pas que ça s'arrête, perdre cet océan dans lequel tu voulais couler, crever, mais l'appelle de ses lèvres est de nouveau trop fort pour toi. Ca te semble si évident, limpide, parfait. C'est toi qui mènes la danse, toi l'habitué, l'expérimenté et Seven se laisse faire contre toi, s'abandonne quand toi tu t'offres sans autre désir que vouloir faire son bonheur.

Tu perds ton souffle contre sa gorge, t'en veux pourtant encore, tu es insatiable. Tu la désire toujours plus, encore plus. T'aimerais lui dire a quel point là, tout de suite, maintenant, tu pouvais l'aimer, tu te sentais l'aimer du plus profond de toi-même. Tu l'aimais maintenant, autant qu'elle pouvait t'aimer, aussi fort.  N'étais-ce pas ce qu'elle voulait ? Que tu l'aimes, une fois, rien qu'une fois. Tu ne voulais rien gâcher, rien compromettre, ne rien faire espérer qui ne soit vrai. Vos corps crient votre amour, mais tes mots s'écrasent dans ta gorge, morts avant l'heure. Tu ne lui diras pas, mais tu lui feras comprendre comme tu le pouvais, comme elle l'attendais de toi: de tous tes gestes, par tous tes gémissements que tu ne dissimulait même plus contre son cou. Ça ne servait plus a rien, c'était a vous, ça venait de vous. Tu es porté par ce que tu ressents, ces faux sentiments qui pourtant avaient tellement l'impression d'être réel, vrai. Elle était la seule chose que tu étais capable d'aimer ce soir. Une délicieuse vérité dont tu profiterais chaque minutes, chaque secondes avant que cette nuit offerte ne se brise. Jusqu'à ce que tu quittes ce doux rêve en ouvrant les yeux demain matin..

**************

Ton index s'échappe sur sa peau dénudée, suivant des patrons sans importances, des dessins que toi seul devait être capable d'identifier sur son dos, te faisant face. Ton geste était souple, léger, puisqu'elle ne s'était pas réveillée depuis que tu avais commencé tes esquisses il y a peut-être une heure, tu ne savais pas vraiment, tu ne voulais pas savoir. Alors seul, tu souriais. Comme un amant, comme un amoureux se réveillant près de la personne qui faisait battre un peu plus son cœur, qui piquait son ventre, à l'évocation de leur première nuit passée ensemble, reflétant ces moments intimes de tendresses, d'affections matinaux.

Cependant ce matin, comme tous les matins, ton cœur restait silencieux. Ton ventre ne subissait pas ses maux d'amour qui t'emportais trop souvent à ton goût, lorsque tu étais trop près de tourtereaux. C'était un cruel silence qui gouvernait dans ta chambre, coupé par vos respirations lourdes, lentes, à une rythme régulier; tu te calais sur le sien. Le matin avait fini par naître et avec lui, vos adieux. Alors, tu profitais encore un peu. Tu imitais ces gestes influencés par les autres, qui tu voyais parfois. Des automatismes sans aucun sens, sans aucun bienfait pour toi, sans aucune incidence sur toi. Rien ne venait t'enivrer, ni ta main serrant la sienne, ni tes doigts dans son dos. C'était triste, mais tu n'étais pas capable de le sentir. Ce n'était rien, ta vie entière était fait de ces moments ou simplement, tout t'étais refusé. Ou tu n'avais pas le droit d'aimer, ou tu n'avais pas le droit de pleurer, de sourire, de vivre rien que pour toi. C'est pour ça que tu ne passais ta nuit avec personne. Tu préférais partir vite, éviter ce moment où, seul à être réveillé, tu subissais ce silence pesant. Cet échec te pousse à vouloir sortir du lit, à prendre un café et à continuer ta vie comme tu l'avais envisagé avant: chercher, jusqu'à trouver. Tu dégages doucement ta main de la sienne sans la réveillée, c'était absolument pas ce que tu voulais faire. Tu aurais préféré qu'elle reste là à dormir indéfiniment. Ou plutôt le temps qu'il faudrait. Le temps que cela te prendra de mettre au point une solution à ton problème. Qu'elle reste assoupie, qu'elle reste sur cette image de vous deux jusqu'à ce que tu sois capable de lui dire, de savoir. Cela semblerait d'une logique infinie, comme si c'était inévitable. C'est peut-être pour cela que tu étais tant prêt a régler tes soucis. Au fond, vraiment tout au fond, tu te connaissais assez pour savoir que tu avais déjà la réponse a cette grande question. Tu te dégages enfin, ne manquant pas de déposer avant cela un dernier baiser sur son épaule. Ça n'avait plus le même sens, mais c'était fait. C'était fini.

Tu te levas du lit en silence, enfilant par la suite des vêtements au hasard dans ton placard, tu n'avais pas forcément le temps de réfléchir à ça maintenant. Ta priorité était sûrement remplir ta tasse de café qui trainait sur ton bureau près de la machine au système peut-être ancien, pas qui avait le mérite de te préparer une cafetière pleine d'un seul coup, ce qui semblait t'aller. Tes souvenirs te hantent l'esprit. Ils sont ternes, sans goût, dans sensation et pourtant tu sais que tu dois les chérir, tu sais que sur le moment, c'était bien, c'était important pour toi. Ça t'avais semblé si réel, si évident. Ton moment le plus tangible, tes baisers les plus censés. La cafetière se remplissait doucement de la boisson chaude, tu patientais, espérant ne faire pas ton de bruit pour réveiller ta belle. C'est derrière la porte pourtant que provenait le bruit qui était un danger à son sommeil: des raclures de griffes contre la panneau en bois, ton chat, sûrement. Tu ouvrais donc la porte, laissant Francrick rentrer enfin dans son chez lui, suivit de prêt par nul autre que Francis sûrement à la recherche de Seven. Ton chat était une balance en fait. Tu refermes la porte derrière les animaux qui commencent à chahuter au milieu de ta chambre, t'as pas la capacité de t'énerver, tu hausses juste le ton en appelant ton chaton -qui certes était aussi gros que le capucin- à se calmer un peu, ce qui fu sans effet alors que, café en main, tu te retournes pour découvrir ta boule de poil grise et le singe sur le lit, entrain de jouer par dessus une Seven qui sembla émergée de son sommeil sous les cris des animaux s'amusants. Oups.


(c) sweet.lips


LOVE SONG FOR A ROBOT
A heart that's full up like a landfill, A job that slowly kills you, Bruises that won't heal, You look so tired-unhappy, Bring down the government, They don't, they don't speak for us. I'll take a quiet life, A handshake of carbon monoxide, With no alarms and no surprises, just silence silence, no alarms and no surprises please. ©️endlesslove.
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Elle peut ressentir le futur et le passé. L'entendre, en sentir des odeurs, en subir les douleurs ou simplement ressentir des sentiments liés aux moments de la vie d'une personne ou d'un lieu. Elle pousse aussi un cri qui effraie et fait souffrir la personne physiquement. Ce cris prévient d'une mort éminente.
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Lun 19 Jan - 1:26


Allô, maman, bobo.
Tu t'es endormi dans ses bras, comme tu en as tant rêvé, et pourtant, tes songes n'ont été que remplis de cauchemars, de visions que tu t'imagines dans ta tête lorsque tu les entends, peut-être même que ce sont réellement tes visions, tu l'ignores, mais c'est la seule façon que tu as de les visualiser, aussi désagréable soient-elles. Malgré tout, le sommeil t'a frappé plus doucement que d'habitude, tu t'es sentie sereine avec lui et peut-être à cause de toutes les bouteilles que tu as bu, difficile à dire, tu étais apaisée, juste sereine, presque heureuse comme tu ne l'a pas été depuis un certain temps, depuis trop longtemps. En tout cas, malgré tes cauchemars, tu te sentais bien, comme si quelque chose t'enlever le poids de tes malheurs, le poids de tes soucis, tout était parfait, et en même temps comme avant. Quelque chose en toi sentait que ça n'allait pas, quelque chose te gênait, sans que tu puisses dire quoi, un simple ressentit, comme lorsque tu as une de tes fichues visions auditives, tu ne vois rien, tu es aveuglé, tu ressens, et c'est tout. Tu souris, sans t'en rendre compte, alors que tes yeux son clos, car tu sens une caresse sur ton dos, sur le coup, tu ne comprends pas ce que c'est, tu n'y réfléchis même pas, tu dors et tu apprécies simplement ce bien-être qui t’envahit soudainement lorsque tout aussi promptement tu sens des pressions moins agréables sur ton corps. Une gêne, quelque chose t'embêtant, qui te bouscule dans tes rêves, tes cauchemars, tu grognes, tu bouge, balance ta main au hasard, comprenant à demi-mot qu'il s'agit de Francis, tout du moins, tu t'en doutes, il fait toujours ça, te réveiller sans aucune pitié.

Tu l'attrapes et le ramènes jusqu'à ton visage, commençant à lui parler avec ta voix somnolente, douce, saccadée, comme toujours. « Francis... arrête. Tu. M'en. » Tu ne termines pas ta phrase, car tu commences à ouvrir les yeux, tombant nez à nez avec un chat pas si gros que ça, mais qui ne devait pas être si vieux non plus. En tout cas, une chose est certaine, ce n'est pas ton capucin, ou alors il s'est passé quelque chose de grave cette nuit. Si seulement tu savais. « Tu. N'es. Pas. Francis. » Effectivement, il n'est pas Francis, ce dernier, lui, arrive rapidement, posant sa tête sur la tienne, ses bras autour de ton visage, il fait aussi ça tous les matins, plus câlins, il te permet d'afficher un sourire, de démarrer la journée de bon pied, même si aujourd'hui ça ne semblait pas vraiment marcher. Tu as mal au crâne, tu as mal partout, mais plus important, quelque chose dans ton crâne ne semble pas trop à sa place, comme si truc n'allait pas, sans pouvoir dire quoi, comme quand tu as un nom sur le bout de la langue sans pouvoir le dire à hautes voix, perdu dans tes songes, perdu dans tes souvenirs, cacher sous tout un tas de sentiments et de mots différent, tu ne peux pas le trouver, c'est trop dur, trop bien dissimuler. Mais tu as un problème plus urgent, que fait ce chat dans ta chambre. « Hooo. Francis. Tu. As. Encore. Kidnapper. L'Animal. De. Quelqu'un. » Oui, ton singe est un psychopathe, il enlève des animaux aux hasards, chats, oiseaux et même chiens de temps à autre, essayant sans doute de te faire comprendre qu'il veut un compagnon à poil. Hors de question pour toi. Tu as déjà du mal à cacher ton singe, alors un chat ou même un hamster, c'était trop de pression pour ton petit cœur fragile.

Tu comptes maugréer à nouveau, mais tout du coup tu remarques des détails, ça te coupe dans ton élan. Tu grimaces, pose une main sur ta tête, alors que ton singe, lui ne bouge pas, s'accrochant doucement à tes cheveux. Tu observes les alentours et tu te rends compte d'une chose, de deux en fait, tu n'es pas dans ta chambre et tu es nu sous cette couverture. Ce qui clairement n'est pas ton genre. Tu dors souvent à moitié habiller, t'endormant directement après avoir bossé sur tes inventions toute la nuit, ou au pire, en pyjama petits lapins roses, mais clairement en tenue d'Ève. Non, c'était pas ton genre. Ta grimace ne quitte pas ton visage, tu te relèves un peu, attrapant la couverture pour te couvrir, tu ne remarques pas sa présence tout de suite, tu observes la pièce, les yeux mi-clos, endoloris, Francis sur la tête. Qu'est-ce qui se passe? Qu'est-ce que tu fais là? Où es-tu? Toutes ses questions te taraudent, jusqu'à que finalement ton regard se pose sur Wade. Wade. WADE??!! Tu fais de gros yeux, totalement choqué par sa présence, qui signifie que tu es dans sa chambre et que le chat qui te caresse le dos, tel maitre tel chat, est le célèbre Francisque que tu voulais tant voir il y a quelques jours mais qui signifiait aujourd'hui trop de choses pour que ça se réalise un jour. Tu ne sais pas quoi faire. Tu ne sais pas quoi dire. Tu ne sais pas quoi ressentir. Tu cherches tes mots. Tant de questions se bousculent dans ta tête, ta tête qui raisonne un peu trop, tu a un mal de crâne carabiné qui t'arrache quelques grimaces de temps à autre. Tu finis par briser le silence tout de même, maladroitement. « Qu'est-ce. Que. Tu. Fais. Dans. Ma. Chambre... » Tu ne termines pas ta phrase, parce que tu sais que ce n'est pas ta chambre, tu t'en es rendu compte compte, tu le sais, mais cette phrase t'a échappé, sans savoir pourquoi. Le stresse sans doute. Ou simplement l'envie violente de disparaitre qui prend le pas sur ton intelligence supérieur. « … Je. Veux. Dire. Qu'est-ce. Que. Je. Fais. Dans. Ta. Chambre? » À moitié nue dans son lit, mais ça, ce n'est qu'un détail que tu ne préfères pas soulever pour l'instant, non, tu dois comprendre ce qui s'est passé, un tas de potentiels scénarios se bousculent dans ta tête, le plus probable est le suivant : Tu as trop bu. Tu es venue pleurnicher chez lui. Et te voilà endormi dans son lit après une tentative de charme qui a obligatoirement échoué. Tu sais ce que l'alcool te fait. Tu sais que tu deviens moins réservé, trop bavard, trop libre. Tu te sens blessée, par toi-même, honteuse presque, même si la douleur fait passer tout tes sentiments au second plan, tu t'y oblige en tout cas. Des flash te reviennent, flous, une voix étrange, comme si quelque chose en toi te murmurait les stupidités que tu as faites la veille, ou était-ce simplement tes craintes. Tu poses ta main sur ton front, alors que Francis est toujours là, fixant Wade bizarrement, tout en ayant sa tête plaquée sur le haut de ton crâne et ses pattes sur tes joues. Tu grimaces, tu as mal, preuve qu'hier, tu aurais du boire de l'eau et sniffer de la vraie poudre de perlimpinpin. « Je. Suis. Désolé. » Tu ne sais pas pourquoi, mais tu ressens le besoin de le dire. Si seulement tu savais.
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T'as pas le choix, tu ressens rien, tu es vide, froid. Un cerveau dans une boite alimenté en oxygène par un muscle qui te ment. Tu peux pas.
empathie & apaisement par le toucher: il ressent tout ce que les autres ressentent. Il les comprend mieux que n'importe qui et peut même les apaiser en les touchant. Lui, ne ressent rien par lui-même. Seulement les sentiments des autres lui font vivre ces émotions qu'il a perdu depuis des années.
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Jeu 22 Jan - 21:43

you won't fall
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Observant, incapable d'annuler ce que les animaux avaient causés, tu te contente de rester immobile, le plus discret possible. Tu pouvais au moins lui laisser un réveil en douceur, tu pouvais au moins faire semblant que tout allait bien. Que tout continuerait d'aller bien malgré tout, malgré le matin qui est venu, malgré la découverte de ton secret. Elle savait, elle pouvait donc te comprendre plus facilement, ne pas t'en vouloir de faire ce qu'il y avait de mieux pour elle, au cas où. Ton chaton est soulever au dessus de sa tête, mais très vite elle se rend compte que ce n'est pas son singe, heureusement d’ailleurs. Elle fini par se relever, fini par réaliser qu'elle n'était pas dans un endroit habituel et puis, elle te voit. Vous vous regardez, l'espace d'une seconde où tu te contentes de sourire tendrement, comme tu le faisais trop souvent, par pure habitude. Tu ris même à son erreur, de bon cœur. Peut-être que ça pouvait aller. « Qu'est ce que tu fais nue dans ma chambre en effet... C'est une excellente question. » Taquin, tu souris, avalant une nouvelle gorgée de ton café. Sa question semble relativement étrange, mais tu ne relevais pas, une certaine bonne humeur que tu te donnais gravé sur le visage et l'intention de ne rien rendre dramatique, froid. Tu n'allais pas tout gâcher de nouveau, pas maintenant qu'elle savait, maintenant qu'elle pouvait comprendre les raisons de ton rejet. Tu pourrais presque croire à ton humeur positive, ou bien était-elle provoquée par celle de ton voisin de chambre qui sifflait au rythme d'une mélodie entraînante. C'était sûrement cela même, ça te réchauffait un peu le cœur, autant que ton café. Avoir quelqu'un de si positif à côté de toi t'allait parfaitement parfois. Tu t'autorisais à croire que ce ne serait pas si horrible que cela, que tout allait être mieux, incroyablement mieux. Tu ne te posais absolument pas de question, sa gêne masquée par la mélodie que tu percevait de ta place de l'autre coté de ta chambre. Mais soudain, trop vite à ton goût, sa voix s'élève, et tu réalises.

Tu te figes dans ton geste et lui adresse un regard interrogateur. Tu semblais comprendre. Tu comprenais la gêne, les mots. Elle ne se souvient pas. Si elle était désolée, toi aussi tu l'étais. Pour elle, pour toi, pour vous deux. « Combien de fois je t'ai dit de ne pas t'excuser quand il n'y a pas de mal... Tu ne serais pas là si ça m'avait dérangé de quelques façon que ce soit. » Tu resserrais la tasse contre toi, les yeux maintenant plongés dans l'océan brun, amer, sans la moindre quantité de sucre. Tout un tas de questions se bousculent dans ta tête, dans un calme olympien, seules tes pensées se manifestaient, indécelables sur ton visage pour elle. Tu avais l'air dans un grand vide, quelques instants. La contemplation de ton café terminée, tu lui jette un coup d'œil accompagné d'un sourire supposé apaiser la gravité de tes mots, les rendre peut-être moins pensant que le silence que tu avais provoqué à leur suite. T'avais l'air fatigué, tu l'étais sûrement un peu aussi. La cafetière émet un nouveau bruit, signifiant qu'elle s'éteint enfin, cela te rappelle à une certaine réalité.

Tu saisis un mug que tu remplis du café brûlant encore que tu viens lui apporter comme si expliquer la situation n'avait pas d'importance, ou plutôt, parce que tu ne savais pas trop ce qu'elle avait oublié d'hier, de vous. T'en savais rien, tu voulais pas vraiment le savoir d'ailleurs. Qu'étais-tu censé savoir de plus ce matin sur elle, étais-tu de nouveau l'étranger sans cœur, l'amant d'un soir incapable d'éprouver des sentiments ou le Wade d'avant, ni l'un ni l'autre, le scientifique qui souriait un peu trop et qui parlait d'un chat qui avait pour habitude de fuir les autres. Vos phalanges ne s'effleurent pas, tu y veilles, tu ne veux rien provoquer, rien rappeler. La neutralité te plaît soudainement, la neutralité voulait dire que tu n'avais rien aggravé, que tu n'avais rein fait de mal, au final. « Tu ne te souviens absolument de rien, n'est-ce pas ? » Ta question n'en n'est pas une, elle affirme tes réflexions comme ses réactions. Elle est l'ironie de ton sort, la morale d'une histoire qui avait pourtant bien commencé. Tu ne fais rien comme il faut, jamais comme il faut. Le robot qui croit un peu trop savoir comment fonctionne l'humanité, mais qui, parfois, en oublis les vis et les faiblesses. Tu avais sous estimé l'alcool et sa cruauté, berné par des illusions d'amour et une demande qui te aurai eu du mal à refuser. Mais jamais les choses ne sont simple pour toi. Tout n'aurait pas pu être aussi idylliques que tu l'avais pensé. Tu pris soin de reprendre ta place, en retournant vers ton bureau sur lequel tu t'asseyais. Et si tout ce simplifiait grâce à l'odeur du vin dont les effluves de la veille te devenaient à l'esprit ? Sans aucun doute tu prendrais le soin d'en boire un verre ou deux dans ta soirée studieuse. Quelques part, tu en aurais besoin.



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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Dim 25 Jan - 13:02


Allô, maman, bobo.
Il te taquine, toi tu es trop pensive pour t'en offusquer, tu essaies de comprendre ce qui s'est passé, tu essaies de te rappeler de ta soirée d'hier, certaines choses te paraissent claires tout d'un coup, certains passages te reviennent en mémoire, captant ton attention, assez pour ne pas vraiment réagir à ses premières paroles. Tu te revois en train d'utiliser ta désormais célèbre poudre de perlimpinpin, ce qui t'arraches un sentiment de culpabilité, tu lui avais dit que tu n'en reprendrais plus, tu lui avais en quelque sorte promis avant que tout ne parte en vrille et pourtant, tu t'étais permis de recommencer, comme si ça n'avait pas d'importance. Pour toi, au final, même si tu le regrettais, c'était un peu le cas, il t'avait brisé plus que le coeur, alors une promesse face à cela ne valait rien, il t'avait trahi en premier en un sens, tu ne faisais que te venger en continuant se manège dont il avait été témoin, cette addiction qu'il te connaissait désormais et dont il devait foutrement se fiche maintenant. C'est sa seconde phrase qui te fait un peu plus réagir, tu n'as pas besoin de t'excuser, c'est ce qu'il dit, tu essaies de le croire, mais quelque chose en toi te répète que tu as toutes les raisons de demander pardon. Pourtant, tu ne réponds rien, tu souris, timidement, sans joie ni peine, comme une mauvaise habitude, poliment, c'est tout ce qu'il restait entre vous, de la politesse. Tu le vois ainsi, peut-être a tu tort, mais ça te permet de moins souffrir de te dire ça, de moins repenser à tout ce que tu avais perdu, à tout ce qu'il avait fait, sans doute sans vouloir te faire du mal, et pourtant, le mal avait été fait, plus que tu n'aurais pu l'imaginer.

Tu replonges dans tes pensées, cherchant la vérité dans tes souvenirs tout en attrapant le mug de café, sans même vraiment regarder Wade. Tu détestes le café sans sucre, tu y mets en général plus de sucre que de liquide, mais tant pis, ce matin tu n'y penses pas, tu portes l'infusion sombre à tes lèvres, grimace un peu face au goût sans vraiment t'en rendre compte, essayant de scruter tes pensées, de stimuler ta mémoire. Tu as quelques flashs, quelques ressentiments, tu te souviens de la cave à vin, des bouteilles que tu as ingurgitées, plus ou moins, tu te souviens aussi du message de ta mère, ce qui te rend malade l'espace d'un instant, puis tu te vois sur le toit, tu y vois Wade aussi, mais tout est flou. La seule chose qui semble nette c'est cette vision que tu as eue, comme si tu l'avais à nouveau à cet instant, comme si elle raisonnait dans ta tête. Son pouvoir. Tu le connais maintenant. Tu sais ce qu'il est capable de faire ou plutôt ce dont il n'est pas capable, ressentir ses propres sentiments. Un pouvoir aussi cruel que le tien finalement, mais peut-être plus beau, car il apaise les gens par son toucher, toi tu ne fais que les détruire. Sa voix t'interpelle, te rappelle à la réalité, en fait, c'est une vision prophétique de seulement quelques secondes, qui te fait comprendre qu'il s'apprête à parler, ce qu'il fait très vite. Tu lis sur ses lèvres, toujours cette tasse entre tes mains. Tu n'oses pas lui dire que tu as oublié une bonne partie de ta soirée, que seulement quelques bribes reviennent, floues, incertaines, quant à d'autres, elle semble avoir totalement déserté ton esprit, peut-être pour ne pas te faire davantage souffrir. « Heu. Je. Me. Souviens. De. Certaines. Choses. Ton. Pouvoir. Par. Exemple. Je. Crois. Mais.... » Tu ne termines pas ta phrase, comme si tu espérais qu'un flash de toute ta soirée apparaisse d'un coup, clair, net, précis, évidemment, rien ne vient, hormis ton agacement de toi-même. « … J'ai. Oublié. Ce. Qui. C'est. Passé. Après. » Tu veux t'excuser, mais les mots ne sortent pas. Même si tu parles avec lui, utiliser ta voix reste un fait dont tu n'as pas l'habitude, certaines politesses ne s'échappent pas aussi facilement que tu le voudrais, comme si tu t’imaginais que le penser était suffisant.

Tu passes une main sur ton front, comme pour te réveiller davantage, tu ne peux t'empêcher de laisser libre court à une grimace face à l'amertume de ton café, avant de chercher du regard tes vêtements. Tu dois t'en aller. Le plus vite possible. Et oublier cette énième humiliation. Car tu es sur d'une chose, quoi qu'il se soit passé, tu as été pathétique comme toujours, sinon tu ne serais pas nu dans son lit sans aucun souvenir. « Je. Suis. Désolé. J'ai. Du. Perdre. Connaissance. Après. Peu. Importe. Ce. Que. J'ai. Fait. On. Oublie. Et. Je. M'en. Vais. » Dans ta tête, tu te vois déjà perdre connaissance après avoir fait un striptease des plus idiot et maladroit, mais tu ne veux pas y penser, ni même y croire, tu veux juste courir jusqu'à ta chambre, boire un chocolat chaud et passer la journée devant ton pc à regarder des pornos japonais, le truc qui te vide bien... l'esprit. Tu poses ton café sur le bureau, gardant bien les draps contre toi, tu attrapes tes vêtements, Francis semble même t'aider à les rattraper, puis tu te retournes vers Wade. « Hum. Tu. Peux. Fermer. Les. Yeux. Cinq. Minutes. S'il. Te. Plait? » Tu t'es assez donné en spectacle pour toute une vie, inutile d'en rajouter. Courage, fuyons.

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T'as pas le choix, tu ressens rien, tu es vide, froid. Un cerveau dans une boite alimenté en oxygène par un muscle qui te ment. Tu peux pas.
empathie & apaisement par le toucher: il ressent tout ce que les autres ressentent. Il les comprend mieux que n'importe qui et peut même les apaiser en les touchant. Lui, ne ressent rien par lui-même. Seulement les sentiments des autres lui font vivre ces émotions qu'il a perdu depuis des années.
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Lun 26 Jan - 19:41

you won't fall
I can't stop this feeling deep inside of me girl, you just don't realize what you do to me. when you hold me in your arms so tight you let me know everything's all right I'm hooked on a feeling I'm high on believing That you're in love with me Lips as sweet as candy Its taste is on my mind Girl, you got me thirsty For another cup of wine

Il te fallait une excuse valable à sortir, une histoire à dormir debout qui la satisferait. Qu'avez vous fait, comment était-elle arrivée dans ton lit. T'étais resté là ? Ou tu venais de revenir. C'était quoi l'explication la plus plausible, qui vous épargnerait ces interrogations inutiles. Elle ne se souvenait de rien, alors, il ne s'était rien passé. Absolument rien. Malheureusement de tout ce qu'elle aurait du se souvenir, que tu aurais préféré qu'elle se souvienne elle a tout éludée, hormis ça, ton pouvoir. Tu ne voulais pas qu'elle sache, pas du tout même. Pourtant, il était trop tard. Tu portes l'imagine du mutant avec un immense creux dans la poitrine, amputé de son humanité, agissant sans vraiment se rendre compte du bien ou du mal de ses propos. Tu n'en avais pas a moindre fichue conscience, tu jouais, expérimentait, quitte à rattraper le tir ensuite alors les autres. La vérité qu'elle connaissait alors, était que tu n'étais pas tout à fait humain, qu'on pouvait pas forcément t'en vouloir pour ce que tu pouvais faire..Tu ne savais pas à quel point ça pouvait faire mal de se faire rejeter même avec les mots les plus doux du monde..Pas jusqu'à l'expérimenter à travers elle.

« Ne t'excuses pas, j'ai dit...T'as rien fait de mal ou de bizarre. Je pensais jusque que tu t'en souviendrais...» C'est exactement pour cette raison que cela s'était passé. Pour ça que tu avais cédé, pour ça que tu n'étais pas parti comme un voleur, toi qui détestais tant dormir accompagné de quelqu'un d'autres que ton chat : pour qu'elle se souvienne de vous et du matin qui y avait mit fin. Mais rien ne devait se passer comme tu le voulais, n'est-ce pas ? Comme toujours rien ne va, rien n'est parfait ; Tu gâches tout, tu rates tout, même ton café qui lui semble trop amer et qui pour toi, n'a même plus de goût. Tu es l'amertume, sombre, sans la moindre dose de sucre.Tu finis d'une traite le liquide brûlant. Dans un sens, son amertume envers toi, sous-jacente, te parvenait quand-même. Elle t'en voulait peut-être un peu dans le fond, elle continuerait à t'en vouloir un moment, tu supposes, malgré qu'elle ait apprit la nature de tes pouvoirs. Que pouvais-tu y faire..Lui dire ? Lui balancer ce qui c'était passé comme si cela avait au final de l'importance ? La vérité était là, ça ne changerait rien au final, vous n'aviez pas d'avenir. Pas le moindre avenir, tant que tu ne t'étais pas débarrassé de ta pseudo malédiction.

Une forme de gêne envahie la pièce, elle était prévisible, voir même obligatoire vu la situation peu pittoresque. Tu la regardes quitter ton lit, ton mug vide à la main que tu tritures sans trop y penser. Tu espères pouvoir comprendre ce qu'elle avait en tête avec le peu d'information que son ressentit te donnait. Tu voulais tellement savoir si ça allait, si c'était vraiment tout ce dont elle se souvenait, que tu mit un moment à comprendre sa demande, celle de te cacher les yeux. « Si tu veux oui. » Comme si tu ne l'avais pas déjà vu nue hier, voir même, ce matin. Pourtant tu te contentes d'obéir, fermant tes prunelles. Tu écoutes pour savoir quand tu pouvais les rouvrir, tu veux lui formuler une explication, une excuse pour vous deux. As-tu peur de la perdre ? Non. Mais tu sais que c'était possible, tu sais que tu devenais, de plus en plus, la personne qu'elle chercherait à éviter. Tu voudrais parler mais rien ne te dit qu'elle puisse lire sur tes lèvres, tu n'as pas d'autres choix que la patience. Tu te dois d'être patient.




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A heart that's full up like a landfill, A job that slowly kills you, Bruises that won't heal, You look so tired-unhappy, Bring down the government, They don't, they don't speak for us. I'll take a quiet life, A handshake of carbon monoxide, With no alarms and no surprises, just silence silence, no alarms and no surprises please. ©️endlesslove.
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Elle peut ressentir le futur et le passé. L'entendre, en sentir des odeurs, en subir les douleurs ou simplement ressentir des sentiments liés aux moments de la vie d'une personne ou d'un lieu. Elle pousse aussi un cri qui effraie et fait souffrir la personne physiquement. Ce cris prévient d'une mort éminente.
Intendante. Professeur à remplaçant de maths, sciences et biologies.
09/12/2013
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Sam 31 Jan - 15:06


Allô, maman, bobo.
Pourquoi ça n'arrive qu'à toi ce genre de chose? Je veux dire, statistiquement, il n'y avait presque aucune chance que tu te retrouves nu, dans le lit de l'homme que tu aimes un beau matin, après une soirée de beuverie improvisée pour l'oublier lui, tout ça, sans qu'il ne se soit passé quoi que ce soit d'un tant soit peu intéressant. Car oui, de toute évidence, il ne s'était vraiment rien passé entre vous, il te l'aurait dit si jamais tu avais passé la nuit avec lui, tu ne pouvais pas imaginer qu'il puisse te mentir ou omettre ce détail si important, il n'y avait aucune raison qu'il le fasse ou en tout cas, mal réveillé, tu ne comprenais pas pourquoi il aurait pu le faire. Donc c'était certain, entre vous, à part une situation extrêmement gênante pour toi, il ne s'était strictement rien passé et une partie de toi-même ne pouvait s'empêcher de le regretter. Tu aurais voulu connaître ça au moins une fois avec lui, partager l'amour que tu ressens à son égard, tu connais son pouvoir maintenant, tu te dis que si tu l'aimes, lui aussi peu t'aimer, différemment, en ressentant simplement ce que toi tu ressens, mais peut-être que c'est suffisant, peut-être que ça peut suffire à sa peine et donner lieu à une relation particulière entre vous. Après tout, il y a des couples qui se forme sur moins que ça, qui restent ensemble par dédains, par haine, par orgueil alors pourquoi pas à cause d'un amour faussement ressentit par l'un et tellement réelle pour l'autre. Tu penses à cette éventualité lorsque tu te rhabilles, profitant qu'il est les yeux fermés pour observer sa chambre et chercher tes affaires. Tu te sens réellement honteuse qu'il t’ai vu dans un tel état, tu n'as qu'une envie, attraper Francis, qui semble se moquer royalement de la situation jouant tranquillement avec le chat de Wade, et fuir de cette pièce pour ne plus jamais y revenir. Pas comme ça.

Les choses sont peut-être un peu différentes maintenant, car tu connais son secret, tu sais, en un sens, pourquoi il a décidé de te rejeter, mais ça ne change rien à la souffrance que tu ressens, ou plutôt au vide que cette bombe à provoquer en toi, l'élément de trop qui t'a fait perdre pied trop facilement. Tu ne sais pas si tu lui en veux, si tu t'en veux à toi-même, ou si simplement tu t'en moques, tu ne sais plus trop ce que tu ressens, tu ne sais plus trop comprendre tes sentiments, tout te semble fade et amer en même temps. Tu as mal, mais la douleur est telle qu'elle en devient presque sourde, invisible, imperceptible, elle est là, quelque chose en toi te dit qu'elle est là, mais tu n'arrive à la décrire. Tu finis te t'habiller, rapidement, trop rapidement, puisque tu mets ta robe à l'envers sans t'en rendre compte, comme si ton but dans la vie était de subir les pires humiliations, et tout en enfilant ta seconde chaussure, sautillant sur place, tu prends la parole. « C'est. Bon. Tu. Peux. Ouvrir. Les. Yeux. » Tu manques de tomber, comme toujours, mais te rattrape à temps au lit, terminant de t'habiller, tu regardes les alentours une énième fois, cherchant d'autres objets qui pourrait t'appartenir, tu ne sais pas si tu avais ta tablette avec toi, ou ton téléphone, tant pis, tu n'as pas envie d'y songer, tu veux juste t'en aller et ne plus jamais le voir, pas dans cette situation, pas de cette façon. Tu passes une main dans tes cheveux, ton singe vient se poser sur ton épaule. Tu souris, bien malgré toi, vide, poli, courtoise, mais nullement heureuse.

« Je. Sais. Que. Je. Ne. Dois. Pas. M'excuser. Mais. je. Veux. le. Faire. Quand. Même. Désolé. » Aucune importance s’il n'est pas content, pour la première fois de ta vie, faire plaisir aux autres n'est plus ta priorité, tu es fatigué, fatigué de tout perdre quand on t'offre l'opportunité de tout gagner, fatigué de tout prendre dans la gueule si facilement, fatigué de subir les caractères des autres, fatigué d'être détruit chaque jour un peu plus par les gens qui disent t'aimer ou qui devraient t'aimer. T'en as assez d'être la victime des autres, tu en prends conscience, à cet instant précis, sans raison apparente, tout devient incroyablement clair, alors que quelques secondes auparavant, tu voulais juste fuir, encore et toujours. Plus maintenant. « Je. vais. partir. quelque. temps. de l'institut. Tu n'y. es. pour. rien. Tu. es. comme les. autres. c'est. tout. je. ne. peux. pas. t'en. vouloir. pour. ça. C'est. ma vie. je. m'y. suis. faite. J'ai. juste. envie. de partir. de. me concentrer. sur. mes recherches. on. m'a proposé. plusieurs. jobs. dans des. labos. je. vais. dire. oui. Je. ne. t'en. veux. pas. Je. suis. désolée. pour. ton. pouvoir. J'espère. que. tu. trouveras. une. solution. Tu. diras. merci. à. Graham. Il. est. génial. » Tu souris. C'est la première fois que tu parles si librement, ton cœur est vide, tu ne songes même pas à sa souffrance ou à la tienne, tu ne ressens rien, tout redevient comme la veille, hormis la fatigue, tu ne vois rien en toi. Tu veux partir, voir autre chose, en attendant la prochaine personne qui te trahira ou t'abandonnera. Il est peut-être temps d'inverser la donne et d'être celle qui abandonne tout le monde après avoir lancé des promesses qu'elle ne tiendra pas. Trop souvent désabusé, tout est fini.

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T'as pas le choix, tu ressens rien, tu es vide, froid. Un cerveau dans une boite alimenté en oxygène par un muscle qui te ment. Tu peux pas.
empathie & apaisement par le toucher: il ressent tout ce que les autres ressentent. Il les comprend mieux que n'importe qui et peut même les apaiser en les touchant. Lui, ne ressent rien par lui-même. Seulement les sentiments des autres lui font vivre ces émotions qu'il a perdu depuis des années.
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Dim 1 Fév - 1:05

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Les yeux clos, la soirée revient à ta mémoire. Elle avait trop bu, tu semblais l'avoir trop vite oublié au profit de votre proximité, de votre amour étrange qui te laissait indifférent aujourd'hui. Tu aurais peut-être triché un peu, si tu n'avais pas ce doute qu'elle soit tournée vers toi et te surprenne. Le concept d'intimité t'étais totalement inconnu et inutile, surtout maintenant, elle n'avait plus besoin de se cacher à toi, quoi qu'il se soit passé, elle était bien nue dans ton lit..tu avais du t'en rendre compte quand-même, c'est le genre de détail qu'on remarque vite. Pourtant tu obtempérais, suivant ses directives en rouvrant les yeux au moment où elle en faisait la demande. Tu remarques le sens inversé de sa robe, mais ne dit rien pour le moment, ne cherchant qu'à écouter ce qu'elle avait à te dire.

Tu détestes ces excuses sans raisons, sans sens. Tout ceci n'était pas sa faute mais la tienne, juste la tienne. C'est toi, qui t'étais approché, toi, qui t'étais laissé faire dans votre premier baiser, qui y a répondu sans se rendre compte du mal que tu engendrerait ensuit. Tu n'y avait pas du tout pensé, tu étais amoureux ce jour là, comme tu l'étais hier, comme tu ne l'étais plus aujourd'hui. C'est la cruauté de ton pouvoir qui t’empêchais de ressentir la moindre émotion face à ses mots. Un départ imprévu, que tu n'avais aps venu venir et dont tu n'étais pas le responsable, d'après elle. Tu y croyais moyennemmnt, toi le déclencheur de sa perte de bonne humeur, toi qui l'a cassé, pour t'avoir touché. Tu étais censé faire l'inverse, non ? Réparer les gens, les reconstruire. le saint sauveur, le bon sait maritain, l'ami de tous. C'était le toi, c'est pour ça que tu existais, pour ça que ta mutation était. Aider les autres, ne pas être égoïste, donner. Pourtant, tu semblais être un homme bien égoïste en restant muet ce matin, tu ne lui dirais pas ce qui c'était ppassé, le garderait comme une honte et un bonheur héphémère unique. Tu ne laisserais personne d'autres faire son erreur, oui. Tu ne pouvais pas l'aider, elle serait malheureuse avec toi au fond, même si tes bras la forceraient à croire le contraire, même si tu serais capable de porter son amour. TU ne serais qu'un jouet, une peluche dont elle pensait recevoir un amour qui n'était que le reflet du sien. TU n'étais pas égoïste, tu semblait vouloir la protéger de ce moment où elle le réaliserait, pas maintenant, dans des années peut-être que tu ceci, tout vos moments, n'ont étés qu'une mascarade grotesque dont elle tirait les ficelles toute seule et toi, le pantin, sans coeur et sans ame, qu'elle désirait pour elle-même. L'injustice de ton sort au final t'étais égale, tu t'étias bien offert à elle pour lui faire plaisir, tu continuerais surement si tu n'avais pas d'autres choix, vampirisant ses sentiments pour les faire tiens, pour te croire aimant et aimé, te croire humain quelques heures en sa compagnie. Aors au fina, étais-tu comme les autres ? Non. Loin de là. Tu n'étais pas le type lambda, pas le type qui collectionnait les conquêtes pour s'amuser. Ca te laissais profondément indifférent. Tu ne voulais froisser personne, blesser personne, te laissant être dirigé ou suivant les ordres donnés par un pouvoir que tu ne pouvais pas maitriser.

Tu es inexpressif, les lèvres entres ouvertes sur un silence, parler les long. Quoi dire, faire, tu n'en savais rien; Qu'attendait-elle de toi ? La meme chose que la veille ? C'était peut-être tout ce qu'elle voulait et tu étais un peu trop optimiste quand à ses nombles sentiments. Qu'est-ce qu'elle voulait de toi, tout en sachant que tu étais pieds et poingts liés, enfermé dans ton pouvoir, incapable de désirer la prendre dans tes bras, incapable de savoir si tu aimais ou non la peinture gris recouvrant les murs de ta chambre. C'était juste la couleur de ton chat, c'est tout ce qui t'avais importé au moment de la choisir. Tu jettes un oeil d'ailleurs à celui-ci qui revient vers toi, maintenant que Francis est remonté sur l'épaule de sa propriétaire. Il avait sentit qu'il devait retourner à sa place, se posant tout près de toi après t'avoir frolé lourdement, juste pour que tu fasses attention à lui. Tu vas trouver une solution. « J'essaie de guérir. Je veux savoir ce que je ressens, pour toi. C'est ce à quoi je travaille, tous les jours, sans grand succès la plupart du temps..Mais j'ai peut-être la solution. Pour une fois, je suis presque certain que ça marcherait, même sur..une très courte période de temps. Même si tu dis que ce n'est pas de ma faute..peut-être, tu pourrais y réfléchir encore un peu ? Attendre ? Je ne peux rien promettre et si ça ne fonctionne pas...Il sera toujours d'aviser, je supposes. Parce que si tu pars, et que j'y arrive...alors ça n'aura servit à rien, que ce fut réciproque ou non.» Tu décolles de ton bureau, te rapproche un peu d'elle, pas trop, pas encore, ça viendrait. « Mais Je comprends ton point de vue, j'aurais jamais du faire ce que j'ai fait. Je me suis..laissé emporté par ce que je pensais ressentir. Mais la vérité c'est que ce n'était pas moi, pas encore, pas vraiment. Je n'ai rien de tangible à te dire qui pourrait te faire rester hormis ça, une possibilité. Pourquoi je te détesterais, franchement. Comment tu pourrais ne pas me plaire, ou plaire à n'importe quelle personne...Je ne te retiendrais pas, en tout cas. Et Je le dirais, à Graham quoi qu'il arrive. » Tu t'arrêtes enfin, en finissant par ton frère. Le plus grand soutient que tu ais, ton protecteur depuis toujours comme il pouvait prendre autant soin d'elle. Un brave type dans l'ombre duquel tu vivais, le troisième enfant lester, celui sur le coté dans les portraits de famille, celui qui n'aimait pas trop etre regardé, c'était toi, le gosse, planqué derrière ses long cheveux sur un des cadres de ta chambre. Tu avais bien grandis, trop surement. Cette époque te manquait. Tu décolles tes yeux de la photographie pour les poser de nouveau sur Seven et plus particulièrement sur sa robe, qui te dérange fortement.
« Tu as remis ta robe dans le mauvais sens, au fait.» Comme si tu n'en avais pas déjà assez fait, Wade.

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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Dim 1 Fév - 2:26


Allô, maman, bobo.
Tu lui as avoué ton plan, ton idée de juste partir, quelques temps, peut-être pour toujours, tu ne t'étais pas décidé, une chose était certaine, tu avais assez souffert ici pour tout une vie et tu ne voulais pas attendre que les restes des personnes pour qui tu as de l'affection décident de te trahir ou de t'abandonner. Tu sais que ça arrivera, comme ça arrive toujours, mais cette fois tu prends les devants, tu pars avant d'être rejeté une énième fois par des gens que tu aimes. Tu as retenu la leçon à présent, tu ne t'attacheras plus à personne, tu passeras le reste de ta vie enfermé dans ton labo à essayer d'inventer des choses extraordinaires pour les autres, sans pour autant avoir le moindre contact avec eux. C'était ton plan. Ton unique plan. Et si tu lui en avais parlé, tout du moins, une partie, c'était uniquement pour rendre plus réel cette décision que tu venais finalement de prendre sans vraiment y réfléchir. Tu n'attendais rien de sa part, ni qu'il te retienne, ni qu'il t'encourage, tu lui avais dit sans but précis, juste parce qu'il était là à ce moment précis, c'est tout. Tu l'écoutes tout de même te répondre, tu ne sais pas quoi penser face à ce qu'il dit, ta force de raisonnement te pousse à te dire que s’il veut vérifier qu'il a des sentiments pour toi en contrant son pouvoir, c'est qu'il doute, c'est que quelque chose en lui le laisse à penser que c'est possible. Est-ce qu'il ressentirait plus que ce qu'il imagine? Tu ne sais, tu ne connais pas son pouvoir tant que ça. Tu ne veux même pas espérer quoi que ce soit de toute façon, non, ton cœur est trop vide, trop sourd aux appels de tes sentiments, pour que tu puisses y laisser rentrer la moindre once d'espoir. S’il a un moyen de changer la donne avec son pouvoir, grand bien lui fasse, tu n'attendrais pas de connaître la réponse, ou en tout cas, tu n'espérerais rien de cette situation. Il pourrait très bien découvrir qu'il ne ressent rien. C'était même surement probable. Tu ne voulais même pas y songer, tu n'avais plus vraiment la force d'être à nouveau déçu.

Tu ne dis rien, tu écoutes, silencieuse. Jusqu'à ce qu'il te pose cette question sans doute anodine pour lui, mais qui provoque une espèce de douleur extraordinaire en toi. Comment pourrais-tu ne pas lui plaire. C'est ce qu'il dit. Si naturellement. Tu te rends compte qu'il ne sait rien de toi ou qu'il ne voit pas ce que tu es, pas avec tes yeux. Tu ne comprends pas qu'il puisse se poser cette question, tu le vois presque comme une moquerie de sa part, comme s’il t'insultait, comme s’il essayait de t'humilier comme des tas de gens l'avait fait avant lui. Tu ne dis rien, tu le laisses même préciser que ta robe est à l'envers, tu le remarques alors aussi, mais tu t'en moques, et tu le dis. « Je. M'en. Moque. De. Cette. Robe. » Royalement. « Est-ce. que. tu. te. moques. de. moi? Comment. pourrais-je. ne pas. te plaire? Est-ce. que tu. es aveugle. Wade? Je suis. handicapée, je suis. sourde, je n'ai rien. pour moi, je suis. sans intérêt. pour qui. que ce. soit, je ne. suis pas. belle, je ne. suis pas. courageuse, et je suis. une des. mutantes. les plus. monstrueuses. qui existent. Pourquoi. tu dis. ce genre. de chose stupide! Je n'ai. jamais rien. espéré. de toi, je n'attendais. rien. de toi... parce. que c'est. impossible. toi. et moi... ça ne. se fera. jamais. Je suis. contente. que tu ais. trouvé une. solution.... mais je. crois que. je préférais. que tu ne puisses. pas m'aimer, parce. qu’il y avait. cette petite. chance qu'en. fait, tu tiennes. à moi... Maintenant, tu vas. juste te. rendre compte. à quel point. on ne peut. pas m'aimer... à quel. point tu. n'as aucune. raison de. m'aimer... Je ne. sais pas. quand je vais. partir... mais je. sais une. chose, je n’ai. pas envie. d'être là quand. tu découvriras. à quel point. tu ne portes. aucun amour. pour moi... parce que tu. mérites mieux... parce que. je suis juste. une erreur. » Tu n'as jamais autant parlé, surtout pas de toi, tellement, que tu t'es mis à utiliser le langage des signes tout en laissant ta voix transcrire tes gestes, un réflexe que tu n'a pas eu depuis longtemps. Étrangement, aucune larme ne coule sur ton visage, tu as les yeux qui brillent, mais rien n'arrivent, bloqué par cette boule que tu as dans ta poitrine, par cette force qui semble resserrer ton coeur avec tant de cruauté. Tu utilise encore les signes, tout en parlant avec cette voix douce, presque timide, malgré tes propos si graves.  « J'espère. que ton. plan fonctionnera. Que tu réussiras. à aimer. une fille. qui te. méritera tellement. Moi... je t'aime. et ça me. suffit. Je veux. pas savoir. à quel point. je te répugne quand tu sera. capable. de le comprendre. Je suis. bien toute. seule, c'est comme. ça que ça. doit se terminer. pour moi. » Tu te sens ni mieux ni pire, tu as juste l'impression d'avoir dit une vérité à laquelle il ne semblait pas faire face, à laquelle tu ne voulais pas faire face : Il ne t'aimera jamais, encore moins lorsqu'il en sera capable. Tout se termine bientôt. Lui heureux. Toi seule, dans un froid macabre. Tout est bientôt finis.


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T'as pas le choix, tu ressens rien, tu es vide, froid. Un cerveau dans une boite alimenté en oxygène par un muscle qui te ment. Tu peux pas.
empathie & apaisement par le toucher: il ressent tout ce que les autres ressentent. Il les comprend mieux que n'importe qui et peut même les apaiser en les touchant. Lui, ne ressent rien par lui-même. Seulement les sentiments des autres lui font vivre ces émotions qu'il a perdu depuis des années.
professeur de biochimie et chercheur de l'institut
02/03/2014
sebastian stan
batteryfox & tumblr
401

MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Dim 1 Fév - 13:08

you won't fall
I can't stop this feeling deep inside of me girl, you just don't realize what you do to me. when you hold me in your arms so tight you let me know everything's all right I'm hooked on a feeling I'm high on believing That you're in love with me Lips as sweet as candy Its taste is on my mind Girl, you got me thirsty For another cup of wine

Tu as longtemps été le moqué, même pas pour ta mutation, juste pour ta différence. Ton intelligence, tes cheveux long et ton gabarit d'enfant trop faible, tu as été une cible idéale avant de te prendre en main, de grandir, de ne plus te laisser écraser par les autres. Tu as mit des années à abandonner cette condition, à prendre du muscle, de l'assurance, l'envie de te battre...Mais tu ne savais toujours pas te moquer, pas te moquer pour faire mal. Plaisantin tu lances énormément de pics à ton frère, qui te le rend bien t’assénant un ou deux coups que tu chercheras à éviter où à lui rendre, c'était une sorte de tendresse, d'affection entre vous qui vous poussait à vous chamailler comme tous les frères le fond, rien n'était méchant, rien ne devait blesser. le fait qu'elle t'en crois capable te prouve encore une fois qu'elle ne te connait pas assez, qu'elle se fait une idée vraiment moche d'une humanité que tu cherchais à décrypter depuis longtemps et qu’apparemment, tu connaissais mieux. « Pourquoi je me moquerais ? » Tu ne comprends pas trop voir pas du tout d'où elle vient chercher ces propos, ces moqueries imaginaires qui n'était que le  résumé des petites certitudes que tu avais, elle plaisait aux autres, elle ne s'en rendait juste pas compte. Malheureusement pour elle, de ses hommes, elle avait choisi de s'éprendre le plus de toi, le moins en état de fonction, le plus robotique de tous. Le moins apte à lui rendre son amour.

« Je m'en contrebalance que tu sois sourde, Seven. Regarde moi, je suis aussi handicapé. Toi, tu peux lire sur mes lèvres pour me comprendre, mais moi, je ne suis même pas fichu de savoir ce que j'ai dans la tête mais celle des autres il n'y a aucun soucis. Si je pouvais je te la donnerais la capacité d'entendre, quitté a perdre la mienne, juste pour que tu te sentes comme tu devrais déjà le faire, normalement. » Tu te rends compte de tes propos rapidement après avoir parlé, emporté par ton coeur qui se serrait comme le sien devait le faire, ça t'avais échappé. D'une sincérité ravageuse, tu étais près à perdre ta capacité à entendre ta si précieuse musique pour lui donner, si cela pouvait tant lui faire plaisir. Ça n'avait peut-être pas autant de signification que ça pour toi, entendre des voix, des notes. Ca ne te servait à rien et pour elle, c'était tout. Tu soupires, reprend tes mots sans la quitter des yeux, sans t'éloigner. Tu t'approches même, comme si votre proximité pouvait faciliter les choses entre vous quand au final, ça ne faisait que tout enflammer. « Tu es intelligente, amusante, attendrissante...Je comprends pas pourquoi tu vois tant de mal partout en toi quand tu respires autant la gentillesse. Je suis peut-être pas capable de dire si j'aime quelques choses ou non, mais je sais encore dire que tu n'es pas moche du tout. Tu te vois comme ta mère t'as apprit à te voir, comme un monstre, mais je sais que tu n'en es pas un. Nous ne sommes pas des monstres, tu n'es pas hideuse, tu n'as pas à te traiter ainsi. Parce qu'à part cette idiote qui te sert de mère, personne ne pense ça de toi. Je le sais, mieux que tout le monde. » Tu le savais, pour savoir que les gens l'appréciaient, que ton frère l'aimait comme il vous aimait toi et ta soeur, qu'elle plaisait, que personne ne pensait de mal d'elle, jamais. Ce n'était pas toi qui était faussé alors par ta mutation, c'était un constat général non ? Rien de mauvais, rien de désagréable. Étrange, qu'elle ne se rende pas compte à quel point elle pouvait être aimée. Comme la plupart des gens qui le sont.

Pour ça peut-être, que ça te fait étrange de l'entendre te dire ces mots. Tu les avais déjà entendu de la bouche de gens qui ne sont restés dans ta vie qu'une nuit, des mots sans aucun sens, fait pour les âmes perdues prêtes à y croire pour remettre ça le lendemain ou dans la semaine. Toi tu savais très bien que ce n'était rien de sincère, que ce qui l'alimentait c'était le désir, uniquement ça, et qu'on ne prenait pas le temps de t'aimer pour qui tu étais. « Tu es la première à me dire ça, en le pensant vraiment. C'est pour ça que je veux m'y accrocher. Tu es la première personne que je croise à avoir des sentiments sincères envers moi et pas qu'une furieuse envie de me grimper dessus dans les toilettes d'un bar, ça change, tu sais. Parce que même si j'ai dû mettre fin à nos premiers baisers...C'était la première fois que l'on m'embrassait par amour. Et c'était bien. Mieux que bien même. C'était très important pour moi et je voulais pas que ça s'arrête, mais je n'avais pas d'autres choix. Et même si aujourd'hui ça n'a malheureusement plus le sens que ça avait sur le moment. -Stupide mutation. - Ça reste mon seul seul espoir, ma seule motivation à avoir un jour ça, une vie normale quoi, avec quelqu'un. Quelqu'un qui mérite de se sentir aimer. Toi, dans le meilleur des cas. » Tu décroches un sourire maladroit, ignorant du mieux que tu pouvais la sensation désagréable qui tiraillait ta poitrine. Tes paroles sont douces, toujours aussi calmes. Tu devais le rester, de marbre, tu ne devais pas t'emporter, ne devait pas faire de bêtises. Si elle savait que ce n'était pas votre seul échange qui te poussais à te battre, elle te décapiterait surement de ne pas lui avoir rappeler. Aîe.

(c) sweet.lips


LOVE SONG FOR A ROBOT
A heart that's full up like a landfill, A job that slowly kills you, Bruises that won't heal, You look so tired-unhappy, Bring down the government, They don't, they don't speak for us. I'll take a quiet life, A handshake of carbon monoxide, With no alarms and no surprises, just silence silence, no alarms and no surprises please. ©️endlesslove.
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Célibataire. Point.
Elle peut ressentir le futur et le passé. L'entendre, en sentir des odeurs, en subir les douleurs ou simplement ressentir des sentiments liés aux moments de la vie d'une personne ou d'un lieu. Elle pousse aussi un cri qui effraie et fait souffrir la personne physiquement. Ce cris prévient d'une mort éminente.
Intendante. Professeur à remplaçant de maths, sciences et biologies.
09/12/2013
Elizabeth Olsen.
Timeless (ava) & tumblr (gifs).
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MessageSujet: Re: I believe, i can fly. FEAT Wade Lester.   Dim 1 Fév - 22:13


Allô, maman, bobo.
Tu ne sais pas ce qui t'a pris de dire autant de choses sur toi, autant de tes ressentiment, tu ne le fais jamais normalement, tu gardes tout pour toi, le bon comme le mauvais, tu n'arrives pas à partager ce qui te blesse, ce qui te tracasse, ce qui te détruit, simplement parce que tu crois que tout le monde s'en moque, que personne n'a aucun intérêt à savoir tout ça. Après tout, pourquoi t'aiderait-il à aller mieux? Pourquoi perdrait-il du temps avec toi? Par amour? Tu connais la limite de l'amour que les gens te portes, ils t'aiment quelque temps, comme on aime un chaton ou un chiot, tout du moins, ils le clament haut et fort et le démontrent à quelques occasions, puis vint l'ennuie, le moment où ils se rendent compte que tu n'as aucun intérêt à être aimé et ils te rejettent, te trahissent, t'abandonnent sans autre forme de procès au bord d'une route, tel un animal gênant, parce que tu n'es qu'une erreur de parcours. Ils passent à autre chose, toi, tu n'oublies pas, ton cœur meurtri n'oublie pas, ça reste ancré en toi, aussi surement que savoir marcher ou respirer, c'est là, ça ne part pas, ça ne partira jamais. Malgré tout, tu l'écoutes, tu le regardes, comme si une scène de science-fiction se jouait juste devant toi, pas besoin de sabre laser ou de vaisseaux badass dans un espace étoilé, non, il suffit de te faire des compliments pour que ça te paraisse totalement surréaliste.

Personne ne te complimente jamais, personne ne l'a jamais fait ou peut-être que tu n'as jamais sut le remarquer, trop habitué à être humilié par des parents monstrueux, par des élèves moqueurs, tu n'as jamais connus de moment dans ta vie où quelqu'un fut fier de toi, fière d'être ton amie, ta mère, ton père, non, tout le monde a toujours eu honte de ce que tu étais. Que ce soit à cause de ta surdité ou ta mutation, il y a toujours eu une raison pour que les gens te rejettent, pour qu'il décide de te faire du mal, presque de te haïr, alors que toi, tu n'as rien demandé. Tu as toujours fait aux mieux, tu n'as jamais élevé la voix, tu as subi, et tu t'es habitué à cela, comme si chacune de leurs insultes, chacun de leur rejet, n'étaient au final qu'un compliment, qu'une caresse habituelle que tu ne comprends pas toujours, mais que tu acceptes, que tu encaisses sans rien dire. Trop souvent surement. Aujourd'hui tu es détruite de l'intérieur et chacun de tes sourires cache une blessure plus profonde que la précédente, moins que celle qui arrivera ensuite, inévitablement, tels des dominos tombant l'un après l'autre, sans possibilité de les arrêter. C'est ta vie, elle est ainsi, tu n'as jamais songé à la changer, tu n'as jamais cru que ça puisse arriver, même si tu l'admets, aimer Wade, côtoyer certains mutants à l'institut, t'as fait te sentir mieux, l'espace de quelques mois, l'espace de quelques heures, comme si le reste n'avait plus eu d'importance.

Tu n'as rien dit, rien répondu à toute ses phrases que tu as secrètement rêvé d'entendre, tu ne sais pas quoi répondre, tu n'es pas habitué à ça, à être le centre d'attention, à être le premier rôle d'une histoire, de ton histoire. Toi, tu es toujours le second rôle, celui qu'on peut oublier sans détruire l'aventure qui se joue, celui dont on peut se passer sans regretter, mais là, c'est à toi qu'il parle, c'est à toi qu'il dit tout ça, pour toi, pour lui, pour un potentiel vous deux et tu ne sais pas quoi répondre, tu comprends certaines choses, tu ressens certaines choses que tu n'avais jamais ressentit, comme le fait de te dire que peut-être, c'est possible, que peut-être il ne te ment pas et que c'est toi le problème. « Ma robe est à l'envers. » Heu euké. C'est un peu hors sujet, même si c'est vrai ta robe est à l'envers, mais honnêtement, y'a quand même des sujets plus urgents à traiter! « Je ne sais. pas quoi. répondre. Je crois. en rien. de ce. que tu me. dis, parce que. c'est comme. ça, parce que. quand je. commence à. croire en. certaine. chose, ça m'explose. à la figure. Je sais. pas... quoi. faire... quoi. ressentir. quand. tu me. dis ça... j'arrive pas. à me. dire que. c'est de. moi que. tu parles... j'ai un problème, c'est. mon problème. et il faut. que je le. règle, il faut... » Tu marques une pause, comme si une nouvelle évidence venait d'apparaitre dans ton esprit, une fulgurance que tu comprends à cet instant. «  ...Que je règle. les choses, certaines. choses. Je pourrais. mieux te. croire après. ça, peut-être. réussir à. me voir avec. tes yeux, de la même. façon que. tu m'aimes. à travers. mes sentiments. pour toi… mais je. dois. régler.. Ça... avant. » Tu penses à ta mère, le déclencheur de tout, elle l'a toujours été, trop important, trop cruelle, tu devais lui parler, lui dire ta façon de penser et une bonne foi pour toute cesser de conditionner ta vie en fonction de ce qu'elle pense et de ce qu'elle t'a inculqué. Ne serait-ce que pour avoir une chance de vivre ta vie. De vivre quelque chose avec lui. « Si tu. arrives à. trouver. un moyen … de ressentir. tes propres. sentiments... J'espère que. tu réussiras... mais je peux. pas te faire. de promesse. sans avoir. régler ma. vie... j'espère. que je serais. là... j'espère. que ça. marchera... j'espère que. tu aimeras. quelqu'un... même si. c'est pas. moi... mais. avant... il faut. vraiment... que. je finisse. certaine. chose. » Tu attrapes sa main, premier geste tendre que tu as pour lui aussi naturellement, sans être sous l'effet de quoi que ce soit, juste en étant toi-même. « On doit. tous les. deux. réparer. certaines. choses. en nous, pas de. la même. façon, pas les mêmes. choses, mais on pourra. rien faire. avant ça. Mais... même si ça. ne marche. pas... Je ne. regrette pas. d'être tombée. amoureuse. de toi... » Une nouvelle fois, tu as signé avec une main, tout en parlant, réflexe, que tu aime avoir. Tu te sens apaisé à son contact, comme à chaque fois, mais ce n'est plus seulement son pouvoir qui agit, c'est toi, toi-même qui te sens étrangement mieux, peut-être parce que tu viens de comprendre que quelque chose en toi cloche et que la seule façon de régler ce problème, c'est d'affronter tes démons. D'affronter celle qui a tout déclencher.


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